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Vivrez-vous plus longtemps en vous affamant?

Temps de lecture : 14 min

Si vous voulez vivre plus longtemps, la qualité des aliments que vous mangez importe davantage que leur quantité.

Monkey eat banana! / Tom Coppen via FlickrCC license by
Monkey eat banana! / Tom Coppen via FlickrCC license by

Les macaques rhésus ne font pas souvent la une du New York Times, mais le 10 juillet 2009, ils étaient deux à y apparaître, côte à côte: Canto, 27 ans et Owen, 29 ans. En termes simiesques, il s'agit d'un âge canonique, mais c'est la différence physique entre ces deux primates qui sautait le plus aux yeux: Owen aurait très bien pu être le père de Canto, un père buveur de bière et terminant une vie de patachon. Ses poils étaient clairsemés, ses traits empâtés et son corps drapé de bourrelets de graisse. A l'inverse, Canto arborait une épaisse (même si grisonnante) fourrure, une silhouette élancée ainsi qu'une mine frétillante et alerte.

La différence entre les deux? Leur régime alimentaire. Depuis leur entrée dans l'âge adulte, Canto avait été nourri 30% de moins qu'Owen. Les deux singes faisaient partie d'une étude au long cours sur les restrictions diététiques et le vieillissement, menée au sein du Wisconsin National Primate Research Center [Centre national de recherche sur les primates du Wisconsin] de Madison. A partir de la fin des années 1980, les chercheurs avaient délibérément sous-alimenté Canto et quelques autres de ses malheureux congénères. A la fin 2008, suffisamment d'animaux étaient morts pour permettre aux scientifiques de publier des résultats significatifs dans Science.

Les différences profondes étaient aussi frappantes que sur la photo: les singes caloriquement limités étaient en bien meilleure santé, en termes de mesures basiques comme la pression artérielle, et connaissaient une incidence bien moindre de maladies liées à l'âge, comme le diabète et le cancer. Et ils vivaient aussi visiblement plus longtemps: si 37% des singes appartenant au groupe de contrôle étaient morts de causes liées au vieillissement au moment de la rédaction de l'étude, ils n'étaient que 13% du côté des singes à la diète.

Ces résultats semblaient confirmer l'une des convictions les plus anciennes sur le vieillissement: que moins manger – beaucoup moins – vous aidera à vivre plus longtemps. Depuis les années 1930, des scientifiques ont observé qu'un régime alimentaire pauvre en calories augmentait la durée de vie de nombreux animaux, de la drosophile à la souris en passant par la truite, que ce soit en moyenne ou au maximum. Le phénomène est connu depuis si longtemps, et a été observé si souvent, qu'il s'est vu accorder un statut de quasi dogme dans certains cercles. Un groupe de fervents croyants, qui pense que le principe devrait être étendu aux humains, pratique couramment la restriction calorique, en mangeant parfois à peine 1.200 calories par jour.

La restriction calorique inefficace?

Mais aujourd'hui, un nouvel article vient de paraître dans Nature et fait état d'une étude parallèle menée sur des singes par le National Institute of Aging (Institut national du vieillissement – NIA). L'étude du NIA a commencé à peu près au même moment que celle du Wisconsin, avec des conditions expérimentales comparables. Mais les auteurs de Nature n'ont trouvé aucune augmentation de la durée de vie: les animaux caloriquement limités n'ont pas vécu plus longtemps, statistiquement, que leurs cousins bien nourris. Encore plus étrange, les singes appartenant au groupe de contrôle – ceux qui mangeaient beaucoup – dans l'étude du NIA ont vécu en réalité aussi longtemps que les primates caloriquement limités de l'étude du Wisconsin. Que faut-il donc en conclure?

Nous sommes nombreux à simplement hausser les épaules et aller voir ailleurs quand une nouvelle étude médicale en contredit une autre – oui, bon, quoi de neuf? Le café vous fait du mal, jusqu'au jour où il vous fait du bien – pareil pour le vin rouge. Les antioxydants sont essentiels, jusqu'au jour où ils deviennent inutiles. Et ainsi de suite. Les études contradictoires sont un élément essentiel du flux d'informations scientifiques – et, de fait, un élément essentiel de la science en elle-même. Mais cela ne les rend pas pour autant moins frustrantes.

Ces deux études parallèles sur des singes sont parmi les expériences sur le vieillissement les plus importantes et les plus étroitement surveillées à être menées à notre époque. On présageait, et même présumait, que les résultats du NIA allaient montrer que la restriction calorique augmentait la longévité – le saint Graal de la recherche sur le vieillissement.

Le fait que cela ne soit pas le cas, et que les deux études s'opposent, fait entendre sans vouloir un autre son de cloche sur le lien entre régime alimentaire et vieillissement. Dans les deux études, les singes qui avaient le moins mangé étaient en meilleure santé, selon de nombreuses mesures – et souffraient beaucoup moins de maladies liées à l'âge. Encore mieux, prises ensemble, les deux études dévoilent une autre façon d'accéder à une vie en bonne santé – qui n'implique pas d'auto-affamement. Pour comprendre ces nouvelles conclusions, commençons, pour nous mettre en appétit, par visiter le monde étrange et fascinant de la restriction calorique.

Un mécanisme de survie profond

Le concept remonte aux années 1930, quand un jeune professeur de diététique nommé Clive McCay remarqua que les truites d'élevage semblaient vivre plus longtemps quand on les nourrissait moins. A l'époque, il cherchait un moyen plus économique d'élever ces poissons (nous étions en pleine Grande Dépression, après tout) et les vénérables et sous-alimentés salmonidés étaient trop petits pour intéresser quiconque. Mais le phénomène l'intrigua suffisamment pour mettre au point, dans son laboratoire de Cornell, une expérience dans laquelle il allait nourrir un groupe de rats environ 1/3 de moins qu'un autre. Dans son papier extrêmement cité de 1935, il montra que les rats ayant suivi un régime hypocalorique vivaient 60% plus longtemps que les animaux nourris normalement – soit plus de 800 jours, contre une moyenne de 500 jours.

Ce résultat extraordinaire signifiait en termes humains une vie dépassant les 125 ans. Et le plus incroyable, c'est que l'expérience fut réplicable, et pas seulement sur des souris et des rats. Dans les années qui suivirent, de nombreux chercheurs montrèrent comment une restriction calorique pouvait augmenter la durée de vie de chauves-souris, de chiens, d'araignées, jusqu'aux vers nématodes et aux organismes unicellulaires comme les levures. Après des décennies de recherche, c'est toujours le seul moyen d'augmenter la durée de vie maximum d'être vivants. Les enjeux sont donc énormes, scientifiquement parlant.

L'idée a aussi fait son chemin dans la culture populaire. Dans Sur la route, Jack Kerouac écrit:

«[...] la voiture qui s’est arrêtée pour me prendre était conduite par un échalas hagard, qui prônait les vertus du jeûne. Chemin faisant, quand je lui ai dit que je mourais de faim, il m’a répondu: «Très bien, parfait. Il n'y a rien de meilleur pour la santé. Ça fait trois jours que je n’ai pas mangé moi-même. Je vais vivre cent cinquante ans.» [[traduction de Josée Kamoun, pour Gallimard]]

Dans les années 1990, Leonard Guarente, du MIT, découvrit dans des levures une classe de gènes de la longévité, les sirtuines, activée visiblement par le manque de nourriture. Les sirtuines auraient été «conservées» dans l'évolution, ce qui signifie qu'elles apparaissent chez pratiquement toutes les espèces, jusqu'aux humains. Les sirtuines auraient évolué pour permettre aux animaux de survivre pendant les périodes de famine. Leur mode de fonctionnement consiste visiblement à réguler certaines voies métaboliques et à réduire les dégâts que subissent les cellules.

La restriction calorique activerait donc apparemment un mécanisme de survie profond commun à quasiment toutes les formes de vie. Si les chercheurs arrivaient à identifier et à isoler ce mécanisme, ils seraient alors extrêmement proches de la pilule de jouvence. Exception faite de cet inconvénient: en soi, la restriction calorique ne marche pas à tous les coups.

Un travail de longue haleine

L'étude publiée aujourd'hui est, en elle-même, un exemple de longévité scientifique, remontant à la fin des années 1980, peu de temps après la création du NIA, en 1985, au sein des Instituts nationaux de la santé américains (NIH). L'un des premiers objectifs à long-terme de ce nouvel institut était de tester les effets de la restriction calorique (RC) sur des singes, l'animal de laboratoire le plus proche des humains. Chez les humains, comme on peut l'imaginer, de telles études sont problématiques, car il n'est pas simple de convaincre des individus de s'affamer volontairement pendant des décennies – et même dans ce cas, vous devriez attendre toute une vie pour obtenir les résultats (et même encore plus longtemps, si les choses se passent comme on voudrait). Les singes ne peuvent ni tricher sur leur régime alimentaire, ni s'en plaindre, et leur espérance de vie dépasse rarement les 30 ans.

Le premier groupe de 60 singes fut divisé en deux. La moitié pouvait manger des rations entières de nourriture, quand les autres en recevaient environ 25% de moins. Ces singes furent rapidement rejoints par 60 autres animaux; certains jeunes, entre 0 et 8 ans, et d'autres plus âgés, entre 6 et 23 ans au début de l'expérience.

Les données commencèrent à sortir au compte-gouttes, dans un premier temps dans de banales études descriptives. Puis, en 2003, l'équipe du NIA déclara avec optimisme que «les données préliminaires laissent entendre que la RC aura des effets bénéfiques sur la morbidité et la mortalité». Si 80% des singes étaient encore vivants, les animaux à la diète avaient de meilleurs résultats en terme de santé cardiovasculaire, de niveaux hormonaux et de gestion de la glycémie, un indicateur précoce de risque de diabète. Ce fut donc assez surprenant, huit ans plus tard, d’observer que les singes affamés n'avaient pas vécu en réalité plus longtemps que les autres.

Résultats contradictoires selon les espèces

Ce fut surprenant, mais en même temps pas tant que ça. L'histoire des recherches sur la restriction calorique est truffée de résultats étranges qui (au mieux) n'ont pas été expliqués ou (au pire) ont tout simplement été ignorés. Quand Steven Austad, de l'Université du Texas–San Antonio, testa des souris capturées dans la nature, par exemple, il ne trouva aucune augmentation de leur longévité induite par la restriction calorique. Dans une autre étude, des chercheurs créèrent 42 lignées hybrides de souris et trouvèrent que dans un tiers des lignées, la restriction calorique semblait en réalité diminuer la durée de vie. Et même Clive McCay, le père de la restriction calorique, trouva des résultats surprenants: dans son étude de 1935, la restriction calorique ne fonctionnait que sur les mâles.

De fait, la restriction calorique semble parfaitement fonctionner chez les souris de laboratoire standard. Peut-être parce qu'elles sont prédisposées à manger un maximum, prendre du poids et se reproduire tôt – et sont donc plus sensible à une prise alimentaire restreinte. (Sur Slate, Daniel Engber a montré comment la recherche scientifique a pu être faussée à cause d'une souris de laboratoire sur-alimentée).

Mais dans une étude sur des singes comme celle-là, très attendue et très bien financée, le résultat «bizarre» ne peut pas être ignoré. Encore plus bizarre, le fait que même si les singes sous-alimentés sont en meilleure santé que les autres, ils n'ont pas vécu pour autant plus longtemps. Ils avaient une incidence moindre de maladies cardiovasculaires, mais aussi de diabète et de cancers – et même si ces maladies apparaissaient, elles apparaissaient plus tard. «Selon moi, c'est l'une de nos découvertes les plus intéressantes», explique l'auteur principal de cette étude, Rafael de Cabo. «Nous avons un effet spectaculaire sur la durée de vie en bonne santé, sans pour autant améliorer la survie».

Et encore encore plus bizarre, le fait que les singes du groupe de contrôle semblaient s'en sortir bien mieux que ceux du même groupe, dans l'étude du Wisconsin. En effet, ces singes semblaient pouvoir vivre aussi longtemps, voire plus longtemps, que les singes du Wisconsin caloriquement limités. Certains approchaient les 40 ans, soit jusqu'à présent le record de longévité observé chez un macaque rhésus. (Quatre singes de l'étude du NIA ont désormais dépassé les 40 ans, au moment où j'écris ces lignes). Que faut-il donc vraiment en conclure?

Singes bobos du NIA

A première vue, tout cela ressemble à un cauchemar scientifique. Le groupe de contrôle est impossible à distinguer du groupe test. Dans des essais cliniques, un résultat comme celui-ci aurait tué tout médicament putatif. De Cabo a donc ensuite regardé de plus près les différences a priori mineures entre l'étude du Wisconsin et celle du NIA: les régimes alimentaires des animaux.

De Cabo est un fin gourmet. Né en Espagne, il est réputé pour faire l'une des meilleures paellas de Cadix. «J'adore faire la cuisine», explique-t-il. «Est-ce que je voudrais pratiquer la restriction calorique? Je ne pense pas».

Il ne mit pas longtemps à réaliser que la nourriture des animaux était plus importante que tout ce qu'on avait pu penser auparavant. Les singes du NIA suivaient un régime naturel, composé de brisures de blé, de maïs, et d'autres aliments complets; dans le Wisconsin, les animaux avaient suivi un régime «purifié», soit des aliments extrêmement raffinés qui permettaient aux chercheurs de contrôler plus précisément leur composition nutritionnelle. Parce que les singes du NIA ont mangé davantage d'aliments naturels, a réalisé de Cabo, ils ont aussi absorbé davantage de polyphénols, de micronutriments, de flavonoïdes et autres composants qui peuvent avoir des effets bénéfiques sur la santé.

De plus, le régime du NIA était composé de 4% de saccharose – tandis que dans le Wisconsin, la saccharose représentait 28% des calories totales. Une consommation élevée de sucre serait l'un des premiers facteurs de l'obésité, du diabète, et même de certains cancers. «En physique, une calorie est une calorie», explique de Cabo. «Mais en diététique et en physiologie animale, de plus en plus de données montrent que l'état de l'animal va dépendre du type de calories qu'il absorbe».

En d'autres termes, il importe de savoir si vous mangez des aliments achetés à l'épicerie bio, comme les singes bobos du NIA – ou des plats préparés industriels, comme les primates du Wisconsin. Devinez ce qui marche le mieux au final?

Quel effets chez l'homme?

Mais qu'est-ce que cela signifie réellement pour les humains? Est-ce réellement «meilleur pour la santé» de s'affamer, comme le pensent certaines personnes? Ou cette dernière étude sur des singes va-t-elle enfin nous permettre de manger à notre faim, sans complexes?

Les données sur les effets de la restriction calorique chez les humains sont assez parcellaires, et pour cause. Essayez de réduire de 30% votre prise alimentaire et voyez ce qui se passe. (Emily Yoffe a tenté de le faire pour Slate voici quelques années; lisez ici ce qu'elle en a pensé). La plupart des études ont été menées sur le court-terme, et aucune n'a mesuré la longévité, pour des raisons évidentes. L'une des rares études longitudinales sur les humains a été menée dans le cadre du dramatique projet Biosphère, à la fin des années 1990.

Financée par le milliardaire Ed Bass, Biosphère était un environnement clos de 1,2 ha construit dans le désert de l'Arizona et censé simuler la vie dans une station spatiale. Le bâtiment devait être totalement autonome, avec des serres produisant toute la nourriture de l'équipage, mais aussi l'oxygène dont il avait besoin pour respirer. Un des scientifiques embarqués, Roy Walford, était comme par hasard l'un des premiers et des plus prolifiques spécialistes de la restriction alimentaire. (Et il ressemblait aussi étrangement à M. Propre).

Quand, peu après le lancement du projet Biosphère, il fut évident que la «station spatiale» terrestre n'allait pas produire suffisamment de nourriture pour alimenter un équipage de huit personnes, Walford sauta sur l'occasion pour faire suivre à ses coéquipiers un régime alimentaire contrôlé – riche en nutriments, mais réduit caloriquement de 30%. Dans son étude fondée sur deux ans d'expérience, Walford montrait que l'effet principal de la restriction calorique était de diminuer largement le taux de cholestérol de ses coéquipiers, le faisant passer en-dessous des 3,5 mmol/L – soit bien en-dessous de la moyenne de la population dans les pays industrialisés. Walford conclut qu'un régime hypocalorique aurait les mêmes effets bénéfiques sur ses coéquipiers et lui que ceux observés chez les souris.

Walford n'a jamais pu tester son hypothèse jusqu'au bout: il est mort en 2004, de la maladie de Lou Gehrig, et à la fin de sa vie il attribua sa mauvaise santé à son passage dans le projet Biosphère. D'autres expériences d'importance et menées sur des humains ont des conclusions similaires: à court-terme, la restriction calorique a des effets bénéfiques sur les personnes obèses ou en sur-poids, ce qui n'est pas surprenant. Et une étude à long-terme menée sur des individus suivant volontairement un régime hypocalorique montre une amélioration de la santé artérielle, de la gestion de la glycémie et autres marqueurs du vieillissement.

Mais actuellement, rien ne prouve que les humains gagnent en longévité grâce à la restriction calorique. «Ces données n'émergeront pas avant 2040», affirme Brian Delaney, président de la Calorie Restriction Society.

Et quand ce sera le cas, il y a des chances que les effets de la restriction calorique varient selon les individus, en fonction de la génétique. «C'est compliqué», explique Nir Barzilai de l'Einstein Medical College, de New York. «Pour certains, cela pourrait marcher, mais pour d'autres cela pourrait s'avérer dangereux».

Plusieurs études ont montré que la maigreur excessive – qui se rencontre souvent chez les humains fanatiques des régimes hypocaloriques – peut présenter autant de risques que l'obésité. Prises ensemble, ces études laissent entendre que l'indice de masse corporelle (IMC) optimal avoisine les 25, soit la limite du sur-poids.

Mais si un léger sur-poids est convenable, cela ne payerait pas non plus d'aller au-delà. Une autre différence fondamentale entre les deux études sur les singes repose sur la définition du «ad libitum». Si les singes du groupe de contrôle du Wisconsin pouvaient se gaver, soit l'équivalent d'un buffet à volonté servi pendant plusieurs heures aux moments des repas, les singes du NIA se voyaient proposer une quantité fixe de nourriture. «Vous pouvez voir comment les singes du Wisconsin se sont vraiment laissé aller, comme le reste de la population américaine», explique Rozalyn Anderson, membre de l'équipe de chercheurs du Wisconsin. Comparés avec leurs frères du Wisconsin, les singes du NIA appartenant au groupe de contrôle pratiquaient donc une forme modérée de restriction calorique – ce qui, souligne Anderson, peut avoir fait une différence.

Vivre plus longtemps en bonne santé

Depuis des décennies, depuis les premiers travaux de McCay, le saint Graal des recherches sur le vieillissement a été d'augmenter la durée de vie maximum – de dépasser les frontières de la longévité humaine, après 100, 120 ans, voire plus. Mais si, en théorie, ces limites semblent malléables, ces études sur les primates pourraient montrer qu'il n'en est rien, en pratique. Quand bien même, la restriction calorique semble diminuer – parfois de manière spectaculaire – le risque de développer des maladies liées à l'âge, comme le cancer et le diabète. Que la restriction calorique vous fasse ou pas vivre plus vieux, l'obésité vous fait dans tous les cas mourir plus jeune. Et si le fait de moins manger n'augmente pas forcément la durée de vie, cela pourrait au moins augmenter la durée de vie passée en bonne santé.

Dans les prochaines années, nous allons en apprendre beaucoup sur la manière dont différents types génétiques réagissent aux médicaments, aux régimes et autres. Et si nous ne savons pas (encore) comment vivre éternellement, nous serons de plus en plus nombreux à pouvoir éviter un triste et long déclin, et vivre plus longtemps en bonne santé. Et si nous pouvons y arriver simplement en mangeant les bons aliments, en quantité modérée et en évitant de devenir obèse...le simple fait de le savoir est déjà un bon début.

Bill Gifford

Traduit par Peggy Sastre

Bill Gifford

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