L'impuissance européenne
Les errements de l'Europe politique rendent impuissante l'Europe économique face à la crise.
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On peut aussi se dire que la victoire de la droite, en France, en Allemagne, en Italie et en Grande-Bretagne, n'est pas si complète qu'elle pourra se passer de négocier. Avec les droites des pays de l'est, d'une part, avec les partis du centre d'autre part. Bref, la reconduction de José-Manuel Barroso , souhaitée d'avance par Paris, Berlin, Rome, Madrid et Londres, quelles que soient les réticences profondes des uns et des autres, ne se fera pas sans conditions. Conditions de forme: les grandes capitales ont repris le pouvoir et elles n'entendent plus le céder. Conditions de fond: la crise a dévalorisé le libéralisme et Bruxelles devra amender beaucoup de ses politiques dans une direction moins idéologique.
Bien. Tout cela peut sembler aller «dans la bonne direction», d'une nouvelle Europe plus «protectrice» donc plus proche des gens, du moins en théorie. Mais ces petites raisons positives il ne faut pas perdre de vue le sens général de l'histoire.
1- L'abstention record est quand même le premier fait marquant du scrutin. Le désintérêt pour l'élection européenne n'a cessé de croître depuis 1979, date de la création du Parlement.
2- L'élargissement, qui s'était plutôt mieux passé qu'on l'avait craint, a mal tourné ces dernières années. Les nouveaux membres sont déçus, de recevoir moins d'argent et d'être toujours considérés comme des citoyens de seconde zone par les «anciens» membres. La crise est venue accélérer ce délitement en plongeant les pays entrés dans l'euro dans des rigueurs obligatoires et ceux qui attendaient leur entrée comprennent qu'ils vont devoir attendre longtemps. L'est européen est redevenu un problème.
3- Le marché unique, première grande construction fédérale avant la monnaie unique, est menacé par un retour du nationalisme «industriel». Les plans de sauvetage de l'automobile, comme ceux des banques ont été bâtis sans considération pour leurs conséquences chez les autres. Cette évolution s'est installée pour longtemps au nom du bémol qu'il faut mettre au libéralisme. Une Europe plus inspirée par la politique industrielle est nécessaire mais pas en revenant au nationalisme. La menace est grave.
4- Reste l'essentiel: l'Europe a raté la crise. Celle-ci était une occasion inespérée pour coordonner les politiques économiques et pour faire des avancées institutionnelles. La Commission a été aux abonnés absents, malgré l'activisme d'un président comme Nicolas Sarkozy l'Europe des Etats nations ne peut pas en temps de crise agir comme il faudrait : au niveau des 27 et à l'échelle utile. En clair, les institutions devraient être modifiées pour les tempêtes.
L'Europe aura finalement plus souffert de la crise que ses partenaires, les Etats-Unis et les pays émergents. Avec un modèle de capitalisme tempéré qui justement aura montré sa pertinence durant la crise, elle aura paradoxalement été incapable de gagner son autonomie. Cette impuissance est inquiétante pour le monde post-crise. Les Etats-Unis et la Chine semblent avoir renouvelé leur «deal» monétaire et financier: la Chine va très lentement réévaluer sa monnaie, elle va continuer à acheter des obligations du Trésor américain. On s'oriente vers un affaiblissement contrôlé du dollar (autant que possible) par Washington et Pékin, sans que Bruxelles ni Berlin, ni Paris n'y puissent quelque chose. L'euro risque de se réévaluer durablement, taxant la compétitivité des exports européennes.
Le monde qui vient ne sera pas moins doux que celui que l'on quitte. La compétition fera rage tout autant. La guerre de la compétitivité, la recherche des talents seront plus vives encore. L'Europe aurait besoin de changer radicalement les façons de se gérer. Elle va dans la bonne direction, dites-vous ? La belle affaire: José Manuel Barroso sera renommé, le pouvoir se divisera toujours en trois dans un gigantesque ni-ni-ni de l'impuissance, ni-les-capitales, ni-Bruxelles, ni-Strasbourg. L'Europe politique tue le bon modèle de l'Europe économique.
Eric Le Boucher
Photo: José-Manuel Barroso Reuters
Mis à jour le 08/06/2009 à 16h54








































Une Europe à 27, bientôt plus avec peut-être la Turquie en prime, c'est devenu un "machin", comme disait le grand Charles! donc ingérable! au risque de froisser certains, il faudra revenir à un noyau dur ayant des pouvoirs élargis, et tout autour un premier et un deuxième cercle, en fonction de critères à définir; mais prendre des décisions à 27 en maniant plus d'une dizaine de langues, ça doit amuser nos amis américains qui peuvent remercier nos politiques d'avoir choisi l'élargissement avant l'approfondissement!!
Il vaut mieux quelques pas en arrière tout de suite qu'une fuite en avant irresponsable dans le "trou noir" de la politique européenne!!
M. Leboucher nous a souvent montré plus de perspicacité: cette Europe impuissante arrange très bien les gouvernants. Il n'y a donc pas de raison pour qu'ils en changent. Ils peuvent toujours violer le traité de Maastricht sans souci, faire ce qu'ils veulent chez eux, utiliser l'Europe quand bon leur semble...
Tout ce qui nous est doit ici n'est pas une surprise.
M. Sarkozy n'a qu'un seul souci, être réélu et continuer à jouer au roi en vivant sur la bête. Il va donc utiliser le maximum d'institutions et faire le maximum de diversions. Cette vague écologique affaibli sérieusement les socialistes, comme le FN avait affaibli durablement la droite sous Mitterrand. D'autant plus que les Ecologistes, avec seulement 16%, ne peuvent être élus nulle part dans les scrutins importants. Une Europe faible et peu efficace, une opposition éclatée, la seule solution pour éviter au pays 5 ans de plus de Sarko en 2012 c'est que tous ces opposants se mettent d'accord. C'est pas demain la veille.
L'Europe impuissante est réelle, mais c'est aussi une situation dont la plupart s'accomode bien. Parfois il vaut mieux etre un bon second, sans trop de responsabilité c'est plus facile, plus "pépère" que celle des USa par exemple. Nous ne sommes plus les leaders du monde, les américains sont en passe de partager ce pouvoir avec les chinois, pas avec nous.
Les chefs d' Etats europeens pavoisent devant leur électorat mais sont incapables de se faire à l'idée d'abandonner une part de leur prérocatives. Sarko en tête. A quand une armée europeenne, a quand une politique étrangère europeenne, nous en France on n'a plus les moyens de financer ces énormes budgets...Et qui veux partager la facture, personne, car le prosélitysme francais ne concerne que les francais, les belges ou les polonais ont assez de problèmes internes pour ne pas se mettre à supporter celui du reste de la planète, dans ces conditions rien ne bougera.
Les US sont encore pour longtemps les maitres du monde et demain avec leur copain chinois si nécessaire.
Quant à l'Euro il va aller vers les 2 pour 1$ ce qui tuera le redémarrge de la croissance en Europe.
Mais que viens faire la Turquie dans le commentaire de DEST ?? (l'adhésion Turque, souhaitable IMHO, est encore bien lointaine...)
Pourquoi la Turquie sert-elle d'épouvantail systématique (contrairement à l'Ukraine, par exemple ?)
Ah, oui, c'est vrai, la Turquie est toute pleine de Musulmans qui ne sont pas chrétiens...
Bon, comme d'hab, je suis révolté par ce racisme latent, et de plus en plus je plains les pauvres Maghrébins, noirs, et autre Français à la couleur de peau un peu différente (et aux croyances souvent plus proches qu'on ne le pense...), qui doivent se coltiner le racisme ordinaire (caché aujourd'hui derrière la question Turque...) du Français blanc de peau.
Mais l'article ne parlait pas de cela ! (alors pourquoi l'inclure dans ce commentaire ? ah oui, ça me revient)
Bon, juste une chose à dire, Mr Le Boucher : "L'Europe politique tue le bon modèle de l'Europe économique." ?? Je n'irai pas jusqu'à dire que l'Europe Économique est un mauvais modèle, mais est-ce un si bon modèle ?? gouverné par des libéraux qui n'ont rien (ou plutôt pas grand chose) de sociaux, l'Europe Économique n'a que mal réussi à faire baisser les inégalités, et à trouver de bonnes solutions pour responsabiliser l'économie Européenne (Roosevelt, après la crise de 29, avait imposé des lois qui ont permis de moraliser certains pans de l'économie et de la finance... l'Europe devrait pouvoir en faire de même, non ?)
Vous dites : "Avec un modèle de capitalisme tempéré qui justement aura montré sa pertinence durant la crise, elle aura paradoxalement été incapable de gagner son autonomie." Vous trouvez le capitalisme Européen tempéré vous ?? l'état de l'Irlande, du RU et de l'Espagne ne vous affole pas ? Ce n'est pas le capitalisme Européen qui a tempéré la crise (ce serait même plutôt le contraire), mais l'état providence des grands états comme la France ou l'Allemagne qui a permis de limiter les dégâts.
Au contraire, les politiques de l'UE ont depuis 10 ans eut tendance à préconiser un assouplissement voir un modification en profondeur de l'état providence, ce qui heureusement n'a pas eu le temps d'arriver chez nous (merci les grèves !)
L'Europe manque cruellement de "programme" multinational, cohérent, pensé pour le bien de l'économie et des peuples. Et cela est bien dommage. Mais quand je vois le PPE prendre 40% des sièges aux dernières élections, là ou le PSE (avec un programme clair et loin d'être idiot) se ramasse lamentablement, je suis finalement content de cet état de fait. Au moins, si l'Europe ne peut pas avancer dans le bon sens, elle ne risque pas d'avancer dans le mauvais en laissant les conservateurs faire ce qu'ils savent faire le mieux : aider les plus riches à rester riche, voir le devenir encore plus, et faire croire aux plus pauvres qu'ils ont, s'ils travaillent beaucoup, une chance de devenir riche.
C'est l'éternel dilemme du rêve américain, résumé dans "the West Wing" (je le fais de mémoire, hein...) :
Le problème, c'est que même les plus pauvres ne souhaitent pas voir les impôts pour les plus riches augmenter, car ils espèrent un jour parvenir à ce fameux rêve américain d'atteindre la richesse, et donc ne veulent pas à ce moment là se voir prendre leur argent. Le problème étant bien évidemment que seules quelques exceptions s'élèveront et atteindrons ce but. Les autres resteront pauvres (ou classe moyenne...), et n'auront pas un État capable de mettre l'argent nécessaire à leur assurer l'éducation, l'assurance maladie, etc. qui leur permettrait de mieux vivre.
Alors l'Europe politique est une catastrophe ?? TANT MIEUX ! Je préfère faire du surplace que de laisser une politique conservatrice qui est responsable d'une grande partie de nos maux actuels faire encore plus de mal dans le futur.
Quand les masses n'en pourront plus de voir les riches devenir encore plus riches, peut être reviendront elles voir les solutions de la gauche démocrate, qui propose de mieux répartir les richesses sans empêcher l'économie de fonctionner ! (voir parfois en la faisant mieux fonctionner que les conservateurs)
Ah, mais oui, je me rappelle maintenant, du pourquoi des victoires conservatrices... DEST l'a dit lui-même : c'est la faute à la Turquie, et par extension aux Étrangers (même s'ils ne le sont pas), aux différents, aux vagabonds, aux saltimbanques, aux frontières ouvertes, à l'insécurité (qui a tellement baissé depuis 10 ans de Chirac/Sarko), bref, à tous ces thèmes populistes que la gauche humaniste n'ose pas utiliser, là ou la droite pragmatique s'engouffre sans le moindre complexe pour voler de l'électorat à l'extrême droite !
J'ai peur de l'état de l'Europe dans 30 ans.
Il nous faudrait une bonne guerre, tiens !
Juste une remarque:
être contre l'islam ce n'est pas être raciste : En france il y a des anticléricaux et personne ne trouve cela illégitime et raciste. Miclel Onfray critique l'église catholique ouvertement c'est politiquement correct. Jésus est caricaturé, le pape injurié, c'est légal! Durban II n'est pas la seule référence de l'antiracisme.
Où ai-je utilisé le terme "Islam" dans ma réaction ?? (car j'imagine que votre remarque m'est adressée...)
Où ai-je dit qu'être contre l'Islam c'est être raciste ??
Ce qui est inacceptable, mon cher iconoclaste, c'est de cacher son racisme derrière le rejet d'une religion.
Je ne crois pas que même le plus anti-clérical des Français aurait osé refuser l'entrée de l'Italie dans l'UE de par son coté trop Chrétien ??
Où alors j'ai très mal compris votre remarque, Mr Iconoclaste, et je vous invite à développer votre pensée, et ce qui vous a amené à faire ce commentaire qui pourrait en dire long sur vos préjugés.
Trop de Français cachent leur racisme derrière l'Islam, qui est pourtant une religion aussi ouverte que la religion Juive... et certainement autant aussi que la religion chrétienne ! Doit on rappeler que la loi sur le voile a été adoubée par la plus haute instance religieuse des sunnites, car ce qui compte avant tout, c'est "le respect de la loi du pays dans lequel on se trouve" ?? Doit on rappeler que l'Islam a permis de sauvegarder des siècles de connaissances Grecques alors que l'Europe s'enfonçait dans le Moyen Age, et toutes les horreurs l'accompagnant ?? Sans la Turquie, la renaissance eut été bien triste !
Donc je repose la question, Mr Iconoclaste : Pourquoi cette remarque "être contre l'islam ce n'est pas être raciste". En quoi est-elle pertinente ?? surtout dans un débat sur "l'impuissance européenne" ?
Je vous invite à me répondre.
Je vous cite : "Ah, oui, c'est vrai, la Turquie est toute pleine de Musulmans qui ne sont pas chrétiens...
Bon, comme d'hab, je suis révolté par ce racisme latent, ..."
Je suis peut-être ignorant mais pour moi l'islam est la religion musulmane...
Je maintiens ma remarque pour moi, critiquer une religion ou les religions ce n'est pas être raciste c'est lors de Durban II que l'on a essayé d'amalgamer racisme et anti cléricalisme.
Personnellement, je ne suis pas "aller voter". Hadopi est l'illustration de l'impuissance de l'Europe. Mon vote n'aurait servi à rien. l'Europe c'est la déreglementation!!!!!!!!!! (dans les tuyaux: l'Education, le temps de travail, la Santé). l'Europe c'est la mondialisation conjuguée à une somme d'égoisme (voir l'irlande, le tchéquie, la pologne, inondées de crédits européens) . Enfin l'Europe n'est qu'un alibi qui permet à nos chers hommes politiques de se dédouaner lachement " c'est pas nous c'est l'Europe"
Rien d'autres!!!!!!!!!!Le grand vaincu de cette élection, et là aucun quotidien n'en parle, c'est l'Europe: 40% de votants avec des trucages misérables pour influencer l'électeur (ex film écolo contre le Ps). Enfin je rappelle à ceux qui avec une fausse modestie disent avoir gagné ces elections que 30% de 40% ne représente que 12%
enfin une citation d'Albert Camus:" la médiocrité exige que l'on vive longtemps quoiqu'on sache depuis Epicure qu'un imbécile ne saurait que faire d'une éternité"
16% de 40% c'est 6%
le film écolo a été projeté dans le monde entier pour la journée de la biodiversité. Je ne savais pas que Sarkozy pouvait faire des manips à l'échelle planétaire seulement pour enfocer le PS. Chapeau !
l'EN est composée de profs qui font 2/3 du temps de travail de leurs équivalents européens pour le même salaire et font quand mëme la grève, tout en "produisant" des élèves dont les connaissances sont dans la moyenne (basse) des pays de l'OCDE.
le France a le temps de travail le plus court au monde
Santé ? 96 000 administrateurs pour 88 000 docteurs. Cherchez la faute.
La "réglementation" du PS c'est le statu-quo des privilèges d'une nomenclature de fonctionnaires sans gros soucis financiers mais qui en veulent toujours plus en travaillant moins.
Les pays Scandinaves et l'Allemagne sont aussi bien réglementés que la France, la différence c'est que ce sont d'autres règles...
Ma seule mention de la Turquie, précédée de" peut-être" à propos d'une entrée éventuelle dans l'Europe, a déclenché une salve de commentaires ahurissants de l'une de ces "belles âmes humanistes et généreuses" et généralement irresponsables qui dégainent leurs anathèmes de "raciste latent!" à toute mention qui leur semble attaquer l'Islam!
parlons-en de cet Etat faussement laïque qui est un "modèle"de démocratie et de respect de la femme(demandez aux femmes turques qui manifestent et se font matraquer sauvagement)!; ce pays n'a rien à faire en Europe, et ceci n'a rien à voir avec le "racisme latent", mais cet antiracisme porté en sautoir est plutôt significatif d'une volonté destructrice de l'Europe de la part de ceux qui le soutiennent!
C'est vrai que la façon dont la Roumanie traite les roms est impeccable... et pourtant, la Roumanie est en UE, non??
Qui a dit que la Turquie est un "modèle de démocratie" ?? Pas moi, en tout cas !
Vos paroles parlent d'elles-même, et malheureusement, ce genre d'attitude se répand en Europe de plus en plus.
L'Islamophobie vaut la Judéophobie, et vous êtes un très bon exemple de tout cela.
Maintenant, que dire de plus... vous êtes tellement sur du fait que la Turquie ne soit pas "sauvable" selon les critères de l'UE que vous ne souhaitez même pas lui laisser une chance ! Alors même que les négociations pour une entrée de la Turquie en Europe sont là pour justement s'assurer qu'à moyen terme, quand la véritable intégration pourra être proposée (ce qui prendrait au moins 10 ans !!), ces critères là soient remplis.
En ne laissant aucune chance à la Turquie de montrer ce dont elle est capable, vous ne montrez qu'une chose : qu'il ne s'agit pas pour vous de critères intrinsèques, mais de valeurs (l'Islam) que vous ne partagez pas.
Et pour répondre à Iconoclaste : "critiquer une religion ou les religions ce n'est pas être raciste" : Cela est très vrai.
Mais refuser à un pays l'entrée dans l'UE pour le simple fait que 90% de sa population croit en une religion qui n'est pas la religion chrétienne, sans tenir compte de l'ouverture de ce même pays (maintenant ou dans 10 ans), alors c'est ne pas lui laisser la chance de prouver qu'on peut vivre dans un pays à majorité musulmane et pourtant répondre aux critères d'état de droit, de démocratie et de respect des droits de l'homme nécessaires. Et cela, c'est du racisme ! Pourquoi un pays musulman ne pourrait il pas réussir là où les pays chrétiens ont, semble-t-il eux réussi par le passé ?? Si vous avez une réponse qui ne soit pas "la religion musulmane l'empêche de manière intrinsèque" ou "ces populations sont trop éloignées de nous culturellement parlant", alors donnez là. Sinon, acceptez votre Islamophobie et ayez au moins l'honnêteté de la revendiquer.
Nous aimons tous la controverse, mais personnellement je n'aime pas être placer devant des ultimatums des choix binaires et des procès d'intention. Ma pensée n'est pas universelle il m'arrive de me tromper, on peut voir mon approche d'un problème évoluer, mais, ne comptez pas sur moi pour répondre à vos sommations. Vous devez sans doute trouver matière à me haïr, mais n'espérez pas que je vous déteste, au pire si vous ne changez pas de ton, je vous ignorerai.
Pour le reste:
Le Vatican, l'arabie saoudite, demanderaient leur entrée dans l'union européenne le la refuserai pour des raisons religieuses
La critique des religions est légitimes lorsqu'elles sortent du champ privée. Avez vous entendu parler du créationnisme, de la complexité irréductible, du grand dessein de la sharia etc... Le racisme l'islamophobie, la benoit16ophobie n'ont rien à voir la dedans. Le racisme consiste à croire en la supériorité ou à une hiérarchie des races Cette pensée là ne m'est tout simplement pas accessible. Mais l'UE ce n'est pas l'UEFA, l'OTAN, l'élection de Miss Europe ou le concours de l'Eurovision. Les décisions prises engagent la vie des habitants de toutes l'Europe. Je n'ai pas envie que Benoit XVI mette son veto sur le préservatif en France. Je n'ai pas envie qu'on autorise le voile partout, ou qu'on n'est plus le droit de critiquer ou caricaturer les religions. Que le Vatican l'Arabie Saoudite agissent comme ils l'entendent chez eux, cela ne vaut pas une guerre, mais je tiens à ce que nos libertés soient préserver.
Sur la turquie je ne vais pas me dérober: On nous a dit, au début," entamons le processus, cela ne présage en rien de l'adhésion". Maintenant on nous dit du moment que les négociations ont commencé on ne peut plus revenir en arrière même si des points cruciaux ne sont pas résolus. Chypre, le génocide arménien, la minorité Kurdes, le poids de la religion, le statut des femmes. Je ne veux pas être pessimiste mais j'ai l'impression que certains pays sont prêts à des concessions pour des raisons strictement économiques. Quand un pays a une religion qui possède en son sein un code précis de conduite dans la vie de tous les jours oui je crois qu'il est légitime que l'on se pose des questions. Je suis allé en turquie j'y ai fait un trés beau voyage, je respecte les turcs. Personnellement je suis Shariaophobe si vous voulez m'étiqueter pour votre collection. La Turquie n'applique pas la sharia, je ne suis pas contre l'entrée de la Turquie dans l'UE, mais pour moi, pour que les négociations réussissent il ne faut pas que cette intégration soit inéluctable
Bien à vous.
"Le racisme consiste à croire en la supériorité ou à une hiérarchie des races" : dans une définition purement académique du terme, en effet. La xénophobie, qui peut être considérée comme du racisme, est littéralement la peur de l'étranger, et c'est de cela qu'il est question ici. Et c'est bien cette peur qui s'installe de plus en plus (enfin plutôt qui ose se réaffirmer de plus en plus...) dans notre pays.
Pour la Turquie, Chypre (qui aurait pu être résolu, mais les chypriotes grecs ne l'ont pas souhaité...), la minorité Kurde (qui constate de réelles améliorations ces dernières années, loin d'être suffisante, mais notons tout de même ces améliorations), le statut des femmes et le poids de la religion sont en effet des points cruciaux non résolus actuellement. Mais en leur claquant la porte au nez, comment espérer que ces questions soient résolues un jour ?? en prônant la possibilité d'une intégration à l'UE en fonction des avancées sur ces questions, au moins laisse-t-on la porte ouverte ! et c'est cela qui est important !!
Maintenant, je persiste que la critique d'une religion est acceptable (voir nécessaire), mais que refuser l'idée d'entamer les négociations d'entrée pour la raison que ce pays est à majorité musulmane est, pour le coup, inacceptable d'un point de vue moral. Ce qui est la véritable raison (non exprimée publiquement, mais qui se révèle souvent au bout d'une heure de conversation...) de bien des gens de mon entourage (et pas que du mien, si j'en crois les réactions de certains ici ou sur tout autre forum sérieux...).
La peur de l'étranger, même si elle n'ose pas s'afficher au grand jour, reste un des cancers de la société actuelle, moins qu'avant, mais bien trop tout de même.
Cher iconoclaste, je remarque que malgré votre intention annoncée de ne pas répondre à mes "choix binaires", vous avez pourtant fait un grand effort pour finalement y répondre dans votre dernier paragraphe... à croire que même si la forme (le fameux "ton") vous a déplu, le fond vous a interpelé.
Pour finir, je vous dirai que je n'ai jamais prôné une intégration inéluctable, je me bat juste pour que l'intégration ne soit pas refusée de manière inéluctable sur la base d'arguments biaisés (qui cachent des sentiments bien moins acceptables) comme 'la Turquie ne fait pas géographiquement partie de l'Europe" ou encore "un pays Musulman n'a pas intrinsèquement vocation à entrer en Europe" (surtout s'il a 60 millions d'habitants).
Et je pense que finalement, vous n'êtes pas en désaccord avec moi là dessus...
Comme quoi ! :)
oui l'Europe est très forte pour créer des normes, interdire, règlementer, compenser des handicaps mettre au niveau les pays entrants. Mais ou est la dynamique politique? ou est l'énergie ? ou est la vision d'avenir? L'Europe c'est une voie ferré, des wagons mais pas de locomotive.
Cette vieillesse qui n'arrive pas à accoucher mais seulement à survivre, à se renfermer-egoïste et avare-sur ses positions dépassées.
L'Europe, ce vieux bébé, naîtra de ses cendres, un jour.
Pour le moment on agonise.