Le déclin de la social-démocratie
A l'exception de la Suède et de la Grèce, les partis se réclamant peu ou prou du socialisme démocratique ont perdu des voix et des sièges.
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Au-delà des chiffres bruts qui peuvent varier d'un pays à l'autre, la tendance générale est indiscutable : la mouvance social-démocrate a subi une défaite historique aux élections européennes du dimanche 7 juin. A l'exception de la Suède et de la Grèce, les partis se réclamant peu ou prou du socialisme démocratique ont perdu des voix et des sièges. Parfois, comme en Autriche, ils obtiennent leur plus mauvais résultat dans une élection générale depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale.
En Grande-Bretagne, un parti antieuropéen, UKIP, est même passé devant les travaillistes, formant la troisième force politique du pays avec les conservateurs. Même si le scrutin européen peut être pour certains électeurs l'occasion de se défouler contre un parti au pouvoir, la tendance est suffisamment nette dans toute l'Europe pour que les partis du socialisme démocratique ne s'interrogent pas sur leur politique voire sur leur survie.
Car la situation générale pouvait apparaître des plus favorables. Les partis nationaux regroupés dans le Parti socialiste européen (PSE) avaient réussi à adopter un manifeste commun pour ces élections. Ils avaient même en filigrane un candidat commun pour le poste de président de la Commission, le social-démocrate danois Poul Rasmussen, ancien premier ministre et président du PSE. Ils ne l'ont pas trop mis en avant parce que certains gouvernements socialistes s'étaient déjà engagés à soutenir la reconduction de José Manuel Barroso à la tête de la Commission de Bruxelles. Malgré tout, et bien qu'il ne soit pas très connu dans toute l'Europe, Poul Rasmussen aurait pu être un atout.
Mais surtout l'air du temps semblait souffler en faveur de la social-démocratie. Cette vieille force politique, née avec le mouvement ouvrier à la fin du XIXè siècle, pouvait revendiquer la paternité des thèmes qui reviennent à la mode avec la crise financière et économique mondiale: retour de l'Etat, critique du «capitalisme casino» et du libéralisme économique, insistance sur la protection sociale et la régulation des marchés, etc. Certes, au profit de la crise, elle s'est fait voler une partie de son corpus idéologique par une droite qui a senti le vent tourner. Mais ce ne peut être la seule explication à sa déconfiture et à son incapacité à imposer ses solutions.
En fait la social-démocratie n'a pas su gérer deux crises qui ont frappé tour à tour l'Europe: la crise de l'Etat-providence dans la dernière décennie du siècle passé et la crise plus récente du capitalisme libéral. Un jour, les historiens dateront sans doute le début de son déclin de la chute du mur de Berlin, en 1989. La défaite du communisme soviétique aurait pu sonner l'heure de gloire d'un mouvement, qui avait été, à gauche, la principale force d'opposition au marxisme-léninisme. Il n'en a rien été. Ni à l'Ouest, ni à l'Est, les peuples ne se sont pas tournés vers la variante démocratique du socialisme. Ils ont épousé, mariage d'amour ou mariage forcé, le capitalisme globalisé.
Une des raisons du discrédit qui semble frapper aujourd'hui les partis social-démocrates tient d'ailleurs au fait que beaucoup d'entre eux ont nagé dans le sens du courant. A la fin des années 1990, les gouvernements à dominante ou à participation socialiste étaient onze sur quinze dans l'Union européenne. On ne peut pas dire qu'ils aient profité de cette hégémonie numérique pour mettre en œuvre une politique différente des conservateurs. Bien plus, ils ont souvent mené une politique de réformes de l'Etat-providence et de dérégulation que les gouvernements de droite n'avaient pas le courage de décider. Avoir été pendant des années les compagnons de route de la mondialisation nuit à leur crédibilité quand ils se targuent d'avoir, avant les autres, dénoncer les dangers du tout libéral.
La défaite que les partis du socialisme démocratique vienne de subir ne doit sans doute pas être surestimée. La force qui pourrait les supplanter durablement en proposant une réponse nouvelle à la crise n'est encore qu'embryonnaire. On le voit en France avec le succès d'Europe-écologie. C'est une consolation pour les socialistes français qui peuvent trouver d'autres raisons à leur contre-performance que leurs propres turpitudes. Mais les sociaux-démocrates auraient tort de considérer le résultat de ces élections européennes comme une simple péripétie. C'est leur raison d'être qui est en question. S'ils ne parviennent pas à articuler un nouveau discours, ils sont condamnés à un déclin plus ou moins rapide.
Daniel Vernet
Photo: Martine Aubry et Ségolène Royal Reuters
Mis à jour le 08/06/2009 à 16h26














































La social démocratie, je ne sais pas, mais le PS français est, à coup sûr, sur la mauvaise pente.
Le grand perdant est bien en France le PS. Miné par ses dissensions internes, usé par 11 ans de Hollandisme passif, le PS n'a pas su convaincre. Usant à tout bout de champ d'un anti-sarkozysme primaire inefficace, évacuant de la campagne les préoccupations environnementales, le PS déconfit s'est trompé de discours. Cohn Bendit et Bové, que pourtant je ne porte pas dans mon coeur, ont su capter par un discours européen et vert non seulement leur électorat traditionnel ( les écolos) mais aussi, c'est une évidence, les fatigués du PS.
Alors, si j'étais militant du PS, Dieu m'en préserve, je ferai:
1) profil bas,
2) j'exigerai la démission de tout le bureau politique national,
2bis)J'interdirai à tout les dinosaures socialistes de l'ère mitterandienne de prétendre au moindre poste dans le futur appareil du futur mais hypothétique PS français,
3) j' exigerai la tenue urgente des Etats Généraux pour un Nouveau PS,
4) Je partirai vite en vacances, me mettre au vert , tenter d'oublier tant de médiocrité et rêver à des lendemains qui chanteront...peut-être.
Cordialement,
Effectivement, les élections européennes montrent que beaucoup de sympathisants socialistes n'ont pas attendu la refondation de leur parti pour se mettre au vert, au grand dam du PS et du Modem...
Cohn Bendit n'est pas assez constant il va se réfugier au parlement européen. Bové n'a pas la stature d'un présidentiable. Les verts ne forment pas un parti homogène. Le thème écologique est trop transversal pour ne pas faire l'objet de récupération sarkozienne ou autre.
Le Modem pour moi ne se remettra pas en 3 ans de ses échecs successifs. Bayrou n'a pas de parti, pas d'allié, peu d'électeurs et son image est brouillé.
Mon cher corto74 si vous étiez militant du PS vous seriez élu local, fonctionnaire à la retraite, donc toujours en vacances!
Je pense que ceux sont les barons qui vont tenter de réveiller le PS pour garder leur fief.
Pleinement en accord avec votre analyse, le sursaut de la gauche viendra, si il vient!, du PS et surtout de ses barons qui voudront garder leur bastion, le pouvoir et les finances qui y sont étroitement liés. En effet, France Écologie est un agrégat de pseudo politiciens qui ont voté de façon contradictoire sur le traité de Lisbonne et qui sont réunis pour la circonstance sur une liste commune en mettant en avant leur seul point de convergence : l'écologie ...et encore, sont-ils tous d'accord sur les OGM, le nucléaire et les biocarburants? En un mot, c'est typiquement un groupement de gens, un commando pour gagner un maximum de voix aux Européennes comme on en a connu bien d'autres (liste de Villiers - Pasqua) et qui ne sont allés guère plus loin au niveau national.
Les socialistes sont tombés dans le piège de l'obstination. Au lieu d'un programme basé sur un idéal bien conçu et structuré, ils n'avaient fait que réagir au cours des choses en faisant de l'antisarko un but!!!!
Au lieu de se battre pour un idéal commun ils se sont battus pour la place de leader du parti.
Le social démocrate restera un idéal noble et efficace. Ce sont ses millitants pour, des histoires d'égo, qui n'ont pas su faire prévaloir son concept.
La sanction des élections européennes est amplement méritée pour le "gouvernement" actuel du PS qui n'a pas été capable d'enfourcher un quelconque combat programmatique. Le Plan de relance du PS de janvier dernier comportait trop de risques et d'insuffisances pour apparaître crédible aux classes moyennes de mieux en mieux initiées à la question politique et économique. Ainsi, le biais de la relance de la consommation avec une baisse de deux points de TVA, une prime pour tous en situation de fort déséquilibre budgétaire...., ne manquait pas d'inquiéter les observateurs obligés de la chose publique ou simples citoyens que nous sommes. Il est déplorable de constater que les "gérants" du PS (y compris les prêcheurs arbitraires du néant comme Walls, Montebourg...) ne sont pas capables de tirer des enseignements du passé, reprendre les projets qui ont encore de l'actualité et définir un plan d'adhésion à un nouveau projet de société. Les thèmes porteurs et idées ne manquent pas cependant : les états généraux du social, la croissance et écologie (dont le respect des ressources naturelles et quelles richesses produire pour quels besoins actuels et futurs), la fin des privilèges (à commencer par ceux des élus), la sauvegarde d'un modèle social français (qui est à redéfinir en osant harmoniser les statuts publics/->privés, en rendant le système de soins moins lucratif, en permettant à chacun de se nourrir correctement : chèque alimentaire pour institutionnaliser les restos du coeur, et en logeant tout le monde avec la masse de crédits dédiés et immédiatement disponibles) ...
Il faut donc urgemment de nouvelles têtes (représentatives et penseuses) pour que le PS puisse réexister. La pression nouvelle du mouvement écologique, la mort du modem "présidentiel", le coup d'arrêt du NPA et autres extrêmes, l'impasse à terme du front de gauche sont les bienvenus et plutôt des atouts pour aider à ce sursaut.
Et si ce sursaut ne se réalise pas qui pleurera vraiment à l'évocation de l'Odyssée des "socialistes disparus" ?
Deux déclins aux lendemains de ce scrutin:
1. Déclin médiatique
Les médias avaient vendu la montée de Besancenot et de bayrou sous couvert d'anti sarkozysme général. Une nouvelle fois, c'est la faillite de tous les observateurs et analystes bien connus. On s'étonne encore de la crise de la presse: il s'agit bien d'un problème de contenu plus que de support avant tout. A ce niveau d'incurie, il s'agit de vraies fautes profesionnelles. Mais l'Etat verse des soultes diverses à nos chers médias et en définitive encourage cette incurie.......
2. Déclin d'une poltique sociale
La poltique sociale pour emporter adhésion ne doit pas se résumer à une administration au service de l'administration. Les effectifs du ministère de l'agriculture sont similaires à ceux des années 50 alors qu'il n'y a eu jamais aussi peu d'agriculteurs. On ne peut pas encourager une politique sociale qu'en développant la problèmatique des effectifs coûteuse et paradoxalement au détriment des récipiendaires. Il vaut mieux tenter d'apporter un point de vue et une analyse sur l'efficacité de ces poltiques au travers d'expertises sérieuses.
Mais, pour cela, il faut travailler. Finalement, la problèmatique des médias et de certains politiques est similaire: ils ne travaillent pas. Constat compréhensible au vu des discours de certains pour lesquels le travail n'est pas uen valeur importante. La boucle est bouclée.
Le Parti Socialist ne doit plus essayer de se réformer mais se désoudre - pour devenir le Parti Social ou tout autre nom qui reconnaît enfin que le socialism est mort. Il est mort, comme Daniel Vernet signale, avec la chute du mur de Berlin et la fin du désastre économique et humanitaire qui a été le socialisme pur pratiqué en URSS, en Chine, à Cuba, et en Corée du Nord. Bien sûr le PS français n'a pas pratiqué ce socialisme-là - mais les échos s'y trouvent dans son discours : l'anti-libéralisme hystérique, la défense borné des service publics manifestement défaillants - les universités, la fonction publique, les hôpitaux, le SNCF - la vote des nonistes au réferendum, le refus de reconnaître les problèmes d'insécurité sentis par beaucoup, le problème de l'immigration. Ainsi il a offert des cadeaux à l'UMP qui a pu habilement adapter son programme pour sembler de répondre à ces préoccupations. Un courant mené par Ségolène Royale a essayé de faire pareil mais, déjà peu convaincante, elle a été torpillé par les dinosaures. Le fond du problème est ceci : pour gagner en France il faut devenir président. Aucun parti, même l'UMP, peut le devenir seul. D'où le besoin de convaincre pour l'un ses cousins à gauche de la gauche et pour l'autre ses cousins à droite de la droite. Sarkozy réussit mieux ce jeu-là. En période de flottement un troisième cheval montre sa tête - un Bayrou ou, cette fois-ci, les verts. Ces troisièmes chevaux, comme Bayrou a illustré si brillamment, finissent par tirer une balle dans le pied. Résultat : victoire pour lui suffisamment malin pour sembler plaire au plus grand nombre. Le dernier malin 'socialiste' était Mitterrand. C'est une espèce rare. Pourquoi donc ne pas essayer quelque chose de complètement nouveau, quelque chose qui n'est pas 'socialist' mais tout simplement 'social'? Car le peuple a droit à des services public efficaces et bien gérés - par des managers et non pas par des chefs de services opiniâtres, à des universités et à des écoles qui figurent parmi les meilleurs du monde, à une fonction public où l'dée justement de 'service' prédomine, à un SNCF efficace, compétitif - et le tout sans grêve et avec les mêmes riques de licenciement que tout le monde. Un Parti Socialist, pardon un Parti Social, avec le courage de risquer ses votes 'garantis' à gauche en faveur de ceux du plus grand nombre des salariés -ceux par exemple bloqués dans les trains lors des grêves, bloqués à la maison par une n'ième grêve des profs, ou outrés par l'impolitesse et inefficacité de quelques fonctionnaires qui savent qu'ils ne peuvent pas être virés - n'aura plus besoin de faire chapeau bas à ces dinausaures sans cesse renouvelés (Besancenot, le plus jeune dinausaure au monde) à leur gauche qui le font perdre élection après élection. Allez, recommençons avec du social sans idéologie!
« Une nouvelle fois, c'est la faillite de tous les observateurs et analystes bien connus »
Je reprend cette phrase de fabrice à propos de la presse. Il est vrai que des récits nous ont été répétés à propos de Nicolas Sarkozy de la crise de « ce que veulent les français » Leur critique s'est aussi souvent faite sans que les questions de fond, des analyses de fond soient jamais engagées. La mutation tout le monde s'en f... c'est trop compliqué sans doute il est plus facile d'être observateurs vigilants de la surface des vagues que de de s'interroger sur les courants du fond. Ce qui se passe au fond c'est la question du Sens, n'en déplaise à certains qui se reconnaîtront.
Venons en au PS. Bonne analyses des commentateurs ici et aussi dans d'autres articles. Si on écoute plusieurs leaders du PS on aurait touché le fond, il est alors question de mort, de fin, de dernière station et éventuellement de renaissance. Tous ou presque parlent de refondation, de nécessité de traiter le problème sur le fond. Les commentateurs et la presse y font écho. Mais que voit-on en guise de questions, de remises en question de fond? Le fonctionnement du parti, les clientèles qu'il doit satisfaire, comme une analyse de marché, les rapprochements qu'il faudrait établir pour gagner les prochaines élections.
Tout se passe comme si le fond c'était le fond de commerce d'un parti avec ses récits, son organisation, ses tactiques, ses marchés. C'est à peu près tout ce que nous en livre aussi la presse, Slate aussi et que les commentateurs commentent comme je l'ai fait aussi.
Mais il y a une autre possibilité c'est que le fond ce soit le socialisme lui-même. Quelque-uns le suggèrent voulant aller jusqu'à changer de nom.
Je n'ai pas aperçu beaucoup de questionnement à ce niveau. Qu'est ce que le socialisme dont le PS serait porteur. C'est bien de commenter les évènements c'est mieux d'aller voir au fond ce qui les détermine.
J'ai voulu proposer dès la sortie de cet article une analyse des Sens du socialisme qui a été censuré je ne sais pourquoi. Cela demanderait un peu plus que la schématisation ci-dessous avec ces quatre Sens du socialisme.
- le socialisme étatique, égalitariste, système jacobin généralisé, la fonction publique comme idéal de société...
- le socialisme révolutionnaire et la lutte des classes, les collectivistes contre les « individualistes »
- le socialisme des anarchistes libertaires, contre le système et toute autorité, qui pourraient devenir facilement écolos
- le socialisme de la social démocratie qui pourrait très bien se retrouver dans un libéralisme social.
Aller dans tous les Sens pour ratisser large c'est se condamner à l'insignifiance. On y est. Mais alors il faut choisir? Les quatre Sens du socialisme se retrouvent au PS et une refondation pourrait consister au moins à prendre position sur le type de socialisme proposé. C'est évidemment la clé de l'impuissance du PS en dehors des moments ou quelqu'un tranche par son autorité et aussi la clé de l'échec de toute refondation ou gesticulation qui n'ose pas traiter le problème de fond. Ils le sentent mais ils n'oseront pas y aller, même la presse.
MAIS il y a l'Europe et ces articles qui s'interrogent sur la mort de la social-démocratie elle-même. Ce qui pourrait apparaître au PS comme une position source de pro-positions plus que d'op-position apparaît comme barrée. Il y a un deuxième problème de fond, ce n'est plus quel socialisme proposer? mais le socialisme a-t-il un avenir? Autrement dit quels sont les fondements du socialisme qui font qu'il n'est plus d'actualité ni d'avenir. Je vous livre une autre analyse à méditer.
Le socialisme est construit notamment sur une dialectique individualisme/collectivisme (libéralisme - idéal de liberté, collectivisme - idéal d'égalité). Or cette dialectique qui a dominé les siècles précédents n'est plus la problématique du futur, celle des communautés de Sens et de la participation responsable au Sens du bien commun. Les repères en sont maturités, fraternités, valeurs partagées. Pensons Europe, nations régions, démocratie participative, nouvelles communautés d'enjeux, internet comme champ de nouvelles constructions sociales communautaires cf. Obama.
La problématique du socialisme est obsolète elle a fait son temps. les électeurs ont du se donner le mot ou sentir que ce n'est pas de là que les réponses peuvent venir. Comment faire confiance à un parti qui dit ne pas avoir de projet depuis des années, donc qui n'a pas de Sens ou du moins de Sens de l'avenir. Les réponses viendraient-elles de l'écologie politique? Je crains que ce soit un détour, une façon de botter en touche (l'environnement) par rapport aux questions de fond, celles qui se trament au coeur des hommes et qui sont inaccessibles d'hélicoptère.
Cette refondation fait partie de toutes les refondations auxquelles la mutation nous provoque et sur lesquelles nous croyons sans doute pouvoir surfer pour admirer le paysage ou trembler des peurs que l'on se fait. Le PS n'a pas d'avenir mais les membres du PS peuvent participer à ces refondations, la presse aussi. Mais faut-il forcément mourir pour renaître? Les aveuglements satisfaits ou crispés y obligent bien souvent.