Les bordeaux et autres crus des foires aux vins 2012: une sélection de 2,65 à 79 euros

Cette année, il faut privilégier les millésimes 2009 en Gironde et 2010, très jeune encore.

Une dégustation de vin. REUTERS/Régis Duvignau.

- Une dégustation de vin. REUTERS/Régis Duvignau. -

Initiées par le regretté Edouard Leclerc en Bretagne, développées par son fils Michel-Edouard Leclerc, reprises par les grandes surfaces, les cavistes et les épiceries fines, les Foires aux Vins sont devenues un phénomène de société. Elles annoncent la rentrée, le retour au travail et la nécessité de remplir caves et celliers.

Plus de 70 millions de bouteilles seront vendues pour un milliard d’euros de chiffre d’affaires –15 % dans les centres Leclerc et chez Lavinia. Ce sont les rouges de Bordeaux qui mènent la danse des bouchons avec 42% des ventes devant la Bourgogne (13%), la Vallée du Rhône (11%), le Languedoc-Roussillon (5%) et la Champagne (3%).

Cette année, il faut privilégier les millésimes 2009 en Gironde et 2010, très jeune encore. Les crus classés de Bordeaux restent à des tarifs aimables, sans vrai profit pour les revendeurs: Lynch Bages 2008 à 45 euros chez Intermarché, une aubaine –hélas, le grand Pauillac est en voie d’être entièrement vendu.

Auchan Jusqu’au 30 septembre.

Les Fiefs de Lagrange 2010, second vin d’un excellent cru classé de Saint-Julien, peut vieillir, à passer en carafe deux heures avant, à garder de cinq à six ans, 17,95 euros. Château Carbonnieux blanc 2010, un graves très classique, jamais décevant, pour l’apéritif et les poissons, 23,45 euros. Château Cantemerle 2010, un Haut-Médoc très plaisant, régulier, à carafer, 27,50 euros. Domaine de Chevalier 2009, une grande réussite pour ce Pessac-Léognan dans un superbe millésime, à garder de cinq à dix ans, un « must » pour tout œnophile, à passer en carafe deux heures avant, idéal pour les fêtes. 59,95 euros.

Carrefour Market Jusqu’au 7 octobre.

Château Marquis de Terme 2010, un cru classé de Margaux en pleine renaissance, élégance et équilibre, 30,95 euros. Chablis 1er cru Jean-Michel Brocard 2010, fraîcheur, intensité, longueur, pour les poissons blancs et crustacés, bon prix, 10,50 euros. Champagne Paul Goerg, la finesse et l’harmonie d’un blanc de blancs, pur chardonnay, 22,90 euros. Tokaji 5 Puttonyos Château Impérial, le vin blanc mythique de Hongrie, une volupté de bouche, rare, 9,95 euros.

Cora Jusqu’au 13 octobre.

Château Mugron 2009, un Bordeaux supérieur dans un millésime de rêve, mieux qu’un vin quotidien, prix remarquable, 2,65 euros. Château les Pèlerins de Lafon Rochet 2009, le second vin d’un beau Saint-Estèphe dans une année de pur bonheur, à carafer pour le gigot d’agneau du dimanche, 17,50 euros. Connétable de Château Talbot 2010, le second vin d’un magnifique Saint-Julien, très recherché par les amateurs, peut se bonifier trois à quatre ans, 17,50 euros. Château La Tour Carnet 2010, le Haut-Médoc de Bernard Magrez fait comme un premier cru, vendange grain par grain, profondeur et saveur, à carafer deux heures avant, 23,50 euros.

Leclerc Jusqu’au 12 octobre.

Riesling Grand Cru Brand 2009 de la cave de Turckheim, la minéralité et la longueur du plus noble cépage d’Alsace, 10,90 euros. Château Reignac 2010, le grand vin de ce domaine très recherché, l’un des meilleurs Bordeaux de l’AOC, un défi, 15,95 euros. Château Bouscaut 2010, le Pessac-Léognan de Sophie Lurton, corpulence et finesse, à laisser vieillir cinq ans, 29,90 euros. Château Beauregard 2010, un remarquable Pomerol devenu une affaire, fruité, suavité, boisé fin, à carafer, pour les fêtes, 36,50 euros. Clos de Los Siete, un rouge argentin à base de Malbec, vinifié par Michel Rolland, puissance et exotisme, à carafer, bon prix, 10,95 euros.

Système U Jusqu’au 6 octobre.

Château Paveil de Luze 2010, un Margaux bien construit, en magnum pour les fêtes, à carafer trois heures avant, bon prix, 30,90 euros. Château Meyney 2010, une valeur sûre de Saint-Estèphe, se bonifie pleinement avec le temps, à garder huit à dix ans, excellent prix, 23,95 euros. Château Talbot 2010, un beau cru classé de Saint-Julien, à conserver dix à quinze ans, 69,50 euros. Château de Santenay blanc 2011 des Hautes Côtes de Beaune, en magnum pour les fêtes, à servir sur la première assiette de crustacés, noix de Saint-Jacques et turbot, excellent prix, 16,45 euros. Château de la Gravelle 2006, un Muscadet de Sèvre-et-Maine élevé sur lie qui a bien mûri pour s’arrondir, 8,60 euros. Château Pajzos blanc, un noble Tokaji de Hongrie, le vin des rois, proposé en bouteille de 50 cl, un régal suave pour la fin de repas, une gâterie à un prix très doux, 5,95 euros.

Simply Market Filiale d’Auchan, petit choix mais excellente sélection au 8 rue Dupleix 75015 Paris. Jusqu’au 16 octobre.

Château Peyrat-Fourthon 2009, un Haut-Médoc fruité, élégant, séduisant dans un millésime de garde, 14,95 euros. La Demoiselle d’Haut-Peyrat 2010, le second vin coulant, agréable à boire sans trop tarder, 9,49 euros. Château Lynch Moussas 2010, un cru classé de Pauillac en pleine renaissance, à laisser mûrir trois à cinq ans, 27,70 euros. Ducru 2009, le second vin d’un grand Saint-Julien, le château Branaire-Ducru, d’une subtile finesse, au boisé raffiné, 18 euros. Le second de Maucaillou 2007, un Moulis charmeur et soyeux, bon prix, 10 euros. Léo de La Gaffelière 2009, un Saint-Émilion d’un beau terroir, à faire vieillir, joli prix, 7,39 euros. Château Gloria 2008, un cru bourgeois de Saint-Julien, très convoité par les amateurs, concentré et velouté, un « must », 26,99 euros. Baron de Brane 2008, le second vin d’un Margaux stylé, bien constitué, à boire sans tarder, 18 euros.

Le Repaire de Bacchus Jusqu’au 8 octobre.

Château Hostens-Picant 2005, une jolie prouesse du cru du couple Picant à Sainte-Foy Bordeaux, à boire sur une pièce de viande ou un petit gibier, bon tarif, 12,40 euros. Château Saint-Pierre 2008, le Saint-Julien de la famille Triaud, velouté et concentré, à boire carafé pour un grand dîner, 47,20 euros. Meursault 1999 de Louis Latour, bien évolué, plénitude et harmonie pour une sole ou un homard. 19,95 euros.

La Vinothèque de Bordeaux Jusqu’au 30 septembre.

Château Les Ormes de Pez 2009, le très régulier cru bourgeois de Saint-Estèphe géré par la famille Cazes, ne déçoit jamais, emballe toujours pour sa longueur, grande année, 29,92 euros. Château Larrivet Haut-Brion 2009 blanc, rarissime Pessac-Léognan à laisser mûrir en cave pour qu’il s’exprime mieux, 33,75 euros. Château d’Armailhac 2005, l’autre Pauillac de Philippe de Rothschild, excellente année, à ouvrir pour un soir de fête, carafé, 58,31 euros. Site internet : www.vinotheque-bordeaux.com

Lavinia Jusqu’au 9 octobre.

Château Le Puy Cuvée Saint-Émilion 2009, une valeur sûre de ce caviste parisien bien achalandé, un rouge élevé en biodynamie des Côtes-de-Francs à la texture élégante et soyeuse, 13,50 euros. Château Sociando-Mallet 2005, le Haut-Médoc mythique de Jean Gautreau, pionnier des crus bourgeois, la saveur du terroir, très beau, 54,10 euros. Champagne Pierre Gimonnet 1er cru, coup de cœur de Lavinia, vif, fin, pur et frais, un régal, 26,50 euros. Les Tourelles de Longeville 2008, le second vin du Château Pichon-Longueville Baron, le style profond de Pauillac d’approche plus facile, à carafer, 40,50 euros, par six 31,58 euros. Mâcon-Verzé 2010 du domaine d’Anne-Claude Leflaive, grande viticultrice, pureté du goût, longueur et élégance, 16,50 euros par six. Clos Uroulat 2010, l’admirable Jurançon de Charles Hours, moelleux et vif à la fois, palette de fruits bien équilibrée, 18,42 par six.

3 C – Châteaux Cash and Carry

Paris Nord : 137 avenue du Président Wilson 93210 Saint-Denis. 3C Paris-Sud : 166 avenue Pierre Brossolette 92240 Malakoff. Magnifique sélection des entrepôts Moueix, à Libourne.

Château du Moulin Rouge 2009, un Haut-Médoc bienvenu, fruité et ferme, d’une année mythique, prix remarquable, 7,95 euros. La Chapelle de Potensac 2006, le second vin d’un Médoc très apprécié, régulier, idéal à table, bon prix, 10,03 euros. La Croix de Beaucaillou 2006, le second vin d’un célèbre Saint-Julien vénéré par les bordeauxphiles, prêt à boire en carafe, 28,43 euros. Château Haut-Marbuzet 2009, le Saint-Estèphe légendaire d’Henri Duboscq à laisser vieillir cinq à dix ans, pour un beau dîner, 37,63 euros. Vieux Château Certan 1999, un Pomerol superbe, rival de Pétrus, prix étonnant, 79,43 euros.

Nicolas de Rabaudy

À lire

  • Le Guide des meilleurs vins de France par la Revue du Vin de France et Olivier Poussier, Meilleur sommelier du monde 2000. Le classement des domaines et des crus, des textes clairs, faciles à lire, les millésimes, les prix et les « best » des rédacteurs. 25 euros.
  • Le Guide Bettane Desseauve. La sélection région par région de deux experts au nez fin qui font autorité dans le vignoble. Remarquables commentaires sur la Bourgogne, la Champagne et le Bordelais. Du style, des points de vue et un art de la dégustation. Indispensable pour les Foires aux Vins. Éditions de la Martinière. 25 euros.
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L'AUTEUR
Nicolas de Rabaudy est le critique gastronomique de Slate.fr Ses articles
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Publié le 23/09/2012
Mis à jour le 23/09/2012 à 16h02
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