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Voisins du troisième type: quels sont les premier et deuxième types?

Fanny Arlandis, mis à jour le 20.09.2012 à 18 h 14

La classification des contacts avec les aliens date de 1972.

Photo du film Voisins du troisième type, Twentieth Century Fox France

Photo du film Voisins du troisième type, Twentieth Century Fox France

Les affiches du nouveau film Voisins du troisième type, sorti le 12 septembre, ont envahi les sucettes depuis quelques semaines. Mais si en disant «troisième type», on pense extraterrestres, à quoi correspondent les premiers et deuxièmes types?

Le terme de «troisième type» est devenu célèbre grâce au film de Steven Spielberg avec François Truffaut, Rencontre du troisième type, sorti en 1978. Mais ces différents «types» nous viennent en réalité d’un astronome américain, Josef Allen Hynek, qui a été embauché dans les années 1950 par l’US Air Force pour étudier les ovnis. Le gouvernement cherche alors un scientifique pour apporter une vision critique à la croyance des ovnis.

Mais le chercheur y croit de plus en plus et décide de s’écarter du gouvernement. A partir de ses recherches personnelles, il publie en 1972 un livre intitulé The UFO Experience: A Scientific Inquiry (qu’on peut traduire par L’expérience OVNI, une enquête scientifique) et crée un système de classification des rencontres extraterrestres. Dans le premier type (RR1), le témoin voit un ovni à moins de 150 mètres. Ce fut notamment la raison de la fermeture d’un aéroport en Mongolie Intérieure en 2010. Les contrôleurs du trafic aérien avaient alors cru voir un ovni sur leur radar.

Un alien qui n’est plus là mais qui a laissé des traces matérielles sur le sol rentre dans le deuxième type (RR2). Là, on pense aux soucoupes volantes d’environ «15 mètres de diamètres» que l’on aurait découvertes au Nouveau Mexique en 1950... affaire démentie plusieurs fois ensuite.

Dans une rencontre du troisième type (RR3), l’alien ou l’ovni est en face de vous. C’est le cas au caractère le plus exceptionnel et donc le plus utilisé par les réalisateurs de films (ET, Men in Black.. etc). Mais c’est aussi, à en croire les nombreux sites qui relatent, un phénomène que l’on a remarqué en France, notamment avec le cas d’école de «Valensole» en 1965. Maurice Masse, cultivateur de lavande, affirme s’être retrouvé en face de deux créatures et d’un vaisseau spatial dans son champ. L’homme raconte avoir tenté d’établir un contact avant que l’un des extraterrestres ne sorte un «pistolet qui le fige sur place». Les humanoïdes auraient ensuite fait quelques blagues avant de disparaitre dans un éclair.

Légitimation de l'ufologie

Hynek s’est très vite imposé comme une référence pour les intéressés et les chercheurs en ufologie, l’étude des ovnis. Il instaure aussi d’autres classifications comme les «lumières nocturnes» ou les «disques diurnes» et crée des groupes de chercheurs internationaux et des institutions («le collège invisible», le centre des études UFO studies etc.). Ses études permettent entre autres de classer scientifiquement chaque cas et de donner une légitimité à ceux qui y croient.

Depuis, le courant pour «légitimer» la question des ovnis tente de prendre de plus en plus de place. Suite à la classification d’Hynek, un autre scientifique, Ted Bloecher, crée des sous-catégories au troisième type, en fonction par exemple de si l’alien est observé dans l’ovni ou en dehors, du cas de l’enlèvement etc…

On a ensuite parlé de rencontres du quatrième, cinquième, sixième ou même septième type (la création par reproduction ou méthodes scientifiques artificielles d’un extraterrestre), mais ces dernières ne sont pas reconnues «scientifiquement».

Hynek est un personnage très important pour ceux qui croient aux ovnis et pour l’histoire de l’ufologie.  Lors de la réalisation du film de Spielberg, il était est présent en tant que conseiller technique. Pour lui rendre hommage, le réalisateur l’a fait apparaitre dans la dernière séquence du film.

Fanny Arlandis

L’explication remercie Jérôme Gorriz de l’association Divulgation-extraterrestre et Sébastien Poulain, doctorant en sciences de l'information et de la communication à l'université Bordeaux 3 Montaigne, qui a écrit un article sur «La fabrique des extraterrestres».

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Fanny Arlandis
Fanny Arlandis (271 articles)
Journaliste à Beyrouth (Liban). Elle écrit principalement sur la photographie et le Moyen-Orient.
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