Maïs OGM Monsanto, l'étrange affolement du gouvernement français
Une expérience contestée sur deux cents rongeurs de laboratoire affole le gouvernement français. Bruxelles dit s’inquiéter. De quoi, au juste, s’agit-il?
- A DeWitt, dans l'Iowa, en juin 2012. REUTERS/Adrees Latif -
Au départ, c’est un article à paraître dans une revue très spécialisée du groupe Elsevier: Food and Chemical Toxicology. Un article de recherche en toxicologie animale comme il s’en publie des centaines chaque semaine. Celui-ci est intitulé «Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize». Il est signé d’une équipe dirigée par Gilles-Eric Séralini et Joël Spiroux de Vendômois (Criigen, université de Caen), deux spécialistes connus de longue date pour être opposés aux organismes végétaux génétiquement modifiés.
Les chercheurs y expliquent avoir nourri, durant deux années, deux cents rats (mâles et femelles) soit avec du maïs normal soit avec le maïs génétiquement modifié «R-tolerant NK603» de la multinationale américaine Monsanto; une manipulation destinée à rendre ce végétal résistant à l’herbicide Roundup. Le maïs OGM NK603 est autorisé à l'importation en France et en Europe, où il est notamment utilisé dans l'alimentation du bétail.
» A lire aussi: Le militantisme anti-OGM est-il compatible avec la science?
L’alimentation de ces rats comportait jusqu’à 11% de ce maïs. Ils ont aussi ajouté dans l’eau de boisson de ces rats le même herbicide à des taux équivalents à ceux qui sont autorisés (aux Etats-Unis notamment) là où il est permis de cultiver ce maïs et de le traiter contre les mauvaises herbes avec du Roundup. Tel qu’il est présenté, le bilan de ce travail est hautement inquiétant. Les rats nourris avec le maïs génétiquement modifié développent entre deux et trois fois plus de tumeurs que ceux qui ne le sont pas. Au 24e mois, entre 50 et 80% des «femelles OMG» sont touchées par des processus tumoraux mammaires contre 30% de leurs congénères non-OGM. Des lésions rénales et hépatiques ont d’autre part été observées lors des autopsies, de même que la biologie a montré l’existence de déséquilibres des hormones sexuelles.
«Après moins d’un an de menus différenciés au maïs OGM, c’était une hécatombe parmi nos rats dont je n’avais pas imaginé l’ampleur», a confié le Pr Séralini au Nouvel Observateur qui consacre sa une à cette étude avec ce titre: «Les révélations d’une étude de scientifiques français. Oui, les OGM sont des poisons!».

En dépit de cette hécatombe précoce, les autorités sanitaires ne semblent pas avoir été immédiatement prévenues. Et l’étude a été conduite jusqu’à son terme. Elle a été adressée le 11 avril 2012 à la revue qui va la publier, après l’avoir accepté le 2 août. L’imminence de cette publication et la médiatisation coordonnée de son contenu vulgarisé par les opposants à l’usage des végétaux génétiquement modifiés dans l’agriculture a, le 19 septembre, déclenché un phénomène rarement observé. Quelques heures après les premières informations les ministres de la Santé, de l'Ecologie et de l'Agriculture publiaient le communiqué de presse suivant :
«Le Gouvernement a pris connaissance des informations, rendues publiques aujourd'hui, sur l'étude menée par des chercheurs français, mettant en cause l'innocuité à long terme du maïs transgénique NK 603 sur les rats. Les conclusions de cette étude font l'objet d'une saisine immédiate de l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire. Elles feront également l’objet d’une analyse par le Haut Conseil des Biotechnologies. Elles seront également transmises en urgence à l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments.
En fonction de l'avis de l'ANSES, le Gouvernement demandera aux autorités européennes de prendre toutes les mesures nécessaires en termes de protection de la santé humaine et animale, mesures qui pourront aller jusqu’à suspendre en urgence l’autorisation d’importation dans l’Union européenne du mais NK 603, dans l’attente d’un réexamen de ce produit sur la base de méthodes d’évaluation renforcées.Cette étude semble confirmer l'insuffisance des études toxicologiques exigées par la règlementation communautaire en matière d'autorisation de mise sur le marché de produits transgéniques. Elle valide la position de précaution prise par le Gouvernement français sur le moratoire des cultures OGM. Le Gouvernement demande aux autorités européennes de renforcer dans les meilleurs délais et de façon significative l'évaluation des risques sanitaires et environnementaux.»
Au même moment la Commission européenne annonçait avoir demandé à l'Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) d'examiner les résultats de cette étude, précisait ne pas l’avoir lue mais promettait d'en «tirer les conséquences». Bruxelles a fait savoir que la première conséquence était le gel de l'examen de la demande de renouvellement de l'autorisation de culture accordée au géant américain Monsanto pour sa semence OGM MON-810. «Il est trop tôt pour faire un commentaire sérieux. Dès qu’elle sera disponible nous étudierons la publication scientifique, a fait savoir la filiale française de Monsanto rappelant que plus de 300 études sur l'alimentation OGM des animaux sont déjà disponibles. Nous aurions aurait trouvé beaucoup plus crédible de la part des auteurs qu'avant de se répandre dans la presse avec des propos anxiogènes, ils se confrontent avec d'autres comités d'experts pour mesurer la robustesse de leur étude.»
Pour leur part, les anti-OGM souligne que la nouveauté de l'expérience française porte sur la taille de l'échantillon et sa durée de deux ans, soit le temps de vie d'un rat. Ils font valoir que ces paramètres donnent une image plus réaliste et plus autorisée que les précédentes études qui se résumaient à une période de quatre-vingt dix jours. Des affirmations contestées en France, notamment par les experts de l’Association française des Biotechnologies végétales (Afbv):
«Contrairement à ce qui est affirmé, la dernière étude du Criigen n’est pas la première à avoir évalué les effets à long terme des OGM sur la santé, fait valoir cette association. Il existe en effet de nombreuses études toxicologiques qui ont évalué les effets à long terme des OGM sur la santé des animaux. Ces études réalisées sur des rats mais aussi sur d’autres animaux par des chercheurs d’horizons différents n’ont jamais révélé d’effets toxiques des OGM. Bien entendu, si cela si cela avait été le cas, les Agences d’évaluations nationales et internationales en auraient tenu compte.»
L’Afbv précise «tenir à la disposition la liste de ces études et leurs références pour tous ceux qui veulent disposer d’une information diversifiée». A l’étranger, d’autres voix se sont déjà élevées pour contester les résultats. Interrogé par Reuters, Tom Sanders, directeur du département des sciences nutritionnelles au King's College de Londres, note que Gilles-Eric Seralini et son équipe n'ont pas fourni de données chiffrées sur la quantité de nourriture donnée aux rats, ni sur leur taux de croissance:
«Cette race de rat est particulièrement sujette aux tumeurs mammaires lorsque les ingestions de nourriture ne sont pas contrôlées. Les méthodes statistiques sont inhabituelles et les probabilités ne permettent pas de comparaisons multiples. Il n'existe pas de projet d'analyse de données et il semble que les auteurs n'ont retenu que les chiffres les intéressant.»
En d’autres termes, les chercheurs français auraient élaboré une méthodologie expérimentale susceptible de fournir les résultats qu’ils souhaitaient obtenir. C’est là une accusation grave dans le milieu scientifique.
Le Pr Mark Tester (Université d'Adelaïde) s'étonne lui que les précédentes études toxicologiques n'aient pas soulevé les mêmes inquiétudes. «Si les effets sont aussi importants que rapporté et que l'étude est vraiment pertinente concernant l'homme, pourquoi les Nord-Américains ne tombent-ils pas comme des mouches, observe-t-il. Les OGM font partie de la chaîne alimentaire depuis une décennie là-bas et la longévité continue de s'accroître inexorablement.»
Moins que l’intense médiatisation assurée par ses auteurs et les écologistes qui partagent leurs convictions, c’est la réactivité, totalement inhabituelle, du gouvernement français, qui ne peut manquer de surprendre. Tout se passe, une nouvelle fois, comme si les responsables politiques tenaient à se prémunir d’une éventuelle responsabilité sanitaire future en saisissant les différentes institutions en charge des expertises scientifiques; des institutions qui ont déjà été sollicitées de nombreuses fois sur les différentes facettes de la toxicité potentielle du maïs génétiquement modifié de Monsanto.
On peut par ailleurs observer qu’avant même d’avoir pris connaissance de cette étude la Commission européenne décide de geler une demande de renouvellement d’autorisation de cultures de semences Monsanto. Dans l’attente des suites que connaîtra cette affaire, il se confirme que la production scientifique peut servir des causes les plus diverses et générer des comportements plus ou moins rationnels.
Jean-Yves Nau
Mis à jour le 20/09/2012 à 9h51















































Ce qui paraît très peu contestable, c'est l'augmentation des cancers, notamment du sein, dans les pays occidentaux durant la dernière décennie.
Nous avions déjà la candidature du bisphénol, pourquoi pas un renfort des OGM ?
Allons nous voir débarquer une fois encore l'inénarrable pr. Allègre, mercenaire de tous les lobbies négationnistes ?
Le biphénol? On trouve plus de biphénol chez les obèses ou chez les consommateurs de plus grande quantité de junk food, notamment de soda? Personne n'a réussi a fait le lien.
Plus de cancer du sein? Source? Dans la publie référence que j'ai mis dans mon commentaire précédent quasiment toute les femelles des rats de l'expérience ont des tumeurs à deux ans.
Cette nouvelle étude de GES et sa clique, financé par Carrefour et Auchan est évidement totalement bidonné, comme la totalité de sa production sur les OGM ou les Round Up depuis dix ans.
http://tpx.sagepub.com/content/33/4/477/T1.expansion.html
Cette étude, qui date d'avant la mise sur le marché des OGM, montre l'état de rat de deux ans de la même souche utilisé par GES et sa clique. Vous en conviendrez que les problèmes dénoncés par GES sont aussi présent chez ces rats.
GES a fait des comparaisons deux à deux avec des micro lots de dix rats pour avoir des chiffres sympa pour les médias. Ca n'a aucune valeur scientifique. C'est un escroc.
Je suis surpris par votre commentaire qui semble adopter la meme approche que celle que vous reprochez aux auteurs de l'etude a savoir tirer des conclusions excessives.
Il est clair que les rats utilises sont tres sensibles (mais apres, tout, cela donne plus de lisibilite)
Il est tres probable comme vous le dites que cette etude est insuffisante (peu de rats,...) mais il faut bien commencer quelque part et, clairement, ces etudes ne sont pas financees par Monsanto (dont les interets sur cette question se chiffrent en milliards de dollars) et leurs auteurs ont des moyens limites.
Il convient donc de considerer cette etude pour ce qu'elle est et pas plus: un signal que d'autres etudes plus approfondies (repondant donc a votre requete d'etudes a valeur scientifique) doivent etre menees. Bien sur, les autorites, compte tenu de la pression mediatique, doivent absolument apparaitre comme adoptant une position prudente. On les comprend meme si parfois on peut aussi le deplorer.
Par ailleurs, l'emploi de termes tels que clique, bidonne (comme tout ce qu'ils font) et escroc decredibilise un peu votre propos. Pourquoi faut il que l'examen de tout probleme potentiel devienne un echange d'insultes entre integristes (ou lobbyiste?) extremistes?
Je n'ai pas d'opinion sur le sujet a ce moment si ce n'est que je souhaite que d'autres etudes soient entreprises sans delai par des organismes independants instruites par les autorites sanitaires et dont les couts doivent etre supportes par la societe qui souhaite continuer a commercialiser ces semences.
Il faut appeler un chat un chat, un escroc un escroc. Informez vous sur GES et son entourage.
Bonjour
Au vu de vos nombreuses interventions ici, je suppose que vous êtes concerné par ce sujet. Pourriez-vous nous expliquer en quoi ?
Merci par avance,
/Shill
Et pourquoi ne pas nous donner directement ces informations?
Merci Mr NAU pour cet article;
En effet, toutes les souches de rats ne réagiessent pas de la même manière.
De plus, il serait utile de savoir quel est le % de protéines qui a été donné par ces chercheurs, car il y a une corrélation directe netre le taux de protéines et l'appartition de tumeurs chez le rongeur.
Enfin, pour répondre à Shiva, il lui suffit d'aller voir sur les plages, entre 12 & 16H, soit les pires heures de la journée, pour comprendre la recrudscence de certains cancers.
DOnc, il faut attendre de voir la publi, et juger sur pièce.
Je ne suis pas spécialiste du sujet, mais on peut quand même s'étonner du nombre de produits, substances, et autres aliments qui se retrouvent décriés et interdits après quelques années d'existence (farines animales, bisphénol, amiante...). A chaque fois, des scientifiques liés à de grosses firmes nous disent lors de l'introduction sur les marchés qu'il n'y a pas de souci, et quelques années après, le scandale éclate... Un moment donné, il va falloir arrêter de prendre les consommateurs pour des cobayes et faire en sorte que des experts indépendants fassent des expertises un peu sérieuses avant d'autoriser la mise sur le marché de nouveaux produits.
GES travaille pour Carrefour et Auchan, donc il ment? CQFD
Le vrai probleme est qu'on comprend l'interet que Monsanto a a vouloir continuer a commercialiser ses produits (milliards de Dollars) et, en consequence, est pret a faire ce qu'il faut cote lobbying, financement d'etudes favorables...
On comprend aussi que les Etats sont tres endettes et ont des moyens limites pour sponsoriser des etudes qui permettraient de mieux evaluer les risques lies a l'utilisation de produits.
L'etude en question n'est pas une etude sur les OGMs comme le titre lamentable du Nouvel Obs semble l'indiquer mais une etude evaluant (plus ou moins bien) l'utilisation d'un herbicide et d'un OGM particuliers. Que cet OGM ou l'herbicide soit responsable de problemes importe peu, ce qui importe puisqu'on n'utilisera pas l'un sans l'autre, c'est de savoir si la combinaison pose probleme ou non.
Personnellement, je percois l'interet (forcement limite mais reel) marketing que Auchan Carrefour... peuvent avoir a financer des etudes pas trop onereuses donc sujettes a contestation, je ne comprends pas l'interet qu'ils auraient a vouloir fausser les resultats pour demontrer que les produits Monsanto sont dommageables.
Un animal nocif, qui pullule au détriment de l' humanité, selon nos dires.
Ou sommes- nous devenus des super- rats? Des animaux nuisibles dont la croissance artificielle est devenu un fléau pour eux- mêmes, pour leur environnement, pour la nature.
Koros, Hubris, Aty. Peut être dommage que l' on n' enseigne plus les classiques Grecs.
En 2006 l'équipe avait publié sur le MON 863 et des problèmes hépatiques et rénaux détectés chez le rat. Moins de boucan à l'époque.
http://ww.w.rapaluruguay.org/transgenicos/Maiz/Genetically_Maize.pdf
Publication elle aussi bidon démonté par l'EFSA:
http://www.efsa.europa.eu/en/press/news/gmo070628.htm
* L'analyse statistique des auteurs ne prend pas en compte certaine considération. Les hypothèses qui sous entende la méthode statistique employé par leurs auteurs mène à des résultats trompeur.
L'EFSA considère que cette étude ne présente pas de justification scientifique solide dans le cadre de la question sur sur la sécurité du MON 863.
Les différences statistiquement significative sont rapporter par Monsanto, GES et al. and l'EFSA, mais nous les considérons comme étant sans signification biologique. En l'absence de la moindre indication que les effets observés soit révélateurs d'effet indésirable, le panel OGM considère que cette étude ne soulève pas de nouvelle question sur la sécurité du Mon 863. Par conséquence le panel OGM ne voit pas de raison de changer son opinion précédente: le Mon 863 n'a pas d'effet indésirable dans le contexte de son usage proposé.
http://www.science20.com/science_20/blog/gm_maize_causes_tumors_rats_here_how_experts_responded-94259
GES vient d'humilier la recherche française, les anglo-saxons s'en donnent à cœur joie, en souligant notamment le fossé entre les déclarations de GES au médias et les chiffres annoncés dans l'étude qui montre plutôt un effet protecteur des OGM à partir de 33% de la ration (résultat sans aucune signification statistique vu la taille de l'échantillon).
Merci pour ces précisions.
Je me doutait bien qu'il y avait une manip. En Anglais je dirais : " I smelled a rat." Une fois de plus les médias se sont jeté sur cette histoire sans faire une analyse profonde. Le vieil adage britannique "do not let the truth get in the way of a good story" se vérifie.
Que Monsanto soit une bande de criminels insupportables, je n'avais pas besoin d'une étude pour le confirmer. En fait, l'étude ne met pas en évidence la nocivité des modification génétiques, mais plutôt celle du Roundup, autrefois nommé Agent Orange. C'est l'impacte du défoliant que l'on mesure, pas la modification de l'ADN.
Les chefs d'accusation qui pèsent contre Monsanto sont suffisamment nombreux et comme disait la pub pour Maxwell Qualité Filtre, ce n'est pas la peine d'en rajouter. D'ailleurs, si cette étude est si grossière, elle finira par donner raison à Monsanto. On ne combat pas des mensonges, ceux de Monsanto en l’occurrence, avec d'autres mensonges. Ce qui est criminel dans Monsanto ce n'est pas qu'il modifie l'ADN des plantes. L'homme à sélectionné et manipulé les plantes depuis la nuit des temps. Non ce qui est criminel c'est :
1/ Rendre stérile les graines pour obliger les fermiers à acheter leur semences. Les contrats léonins qui sont signés entre Monsanto et les agriculteurs doivent être déclarés nuls et non avenus.
2/ Déverser des tonnes de pesticide et désherbant sur la terre. C'est un crime contre la nature insupportable. Ces produits ce retrouvent dans les nappes phréatiques et finissent au milieu des océans.
Nous devons considérer des peines de prison contre les actionnaires et gestionnaires de Monsanto.
L'aspect modification génétique, si c'est bien celui qui marque le plus les esprits, est en faits, mineur dans l'équation. Il existe des milliers d'autres plantes comestibles et modifiées et aucune étude démontre clairement quelque nocivité que ce soit. Ces plantes souffrent essentiellement de leur gout lamentable. Elle sont à l'image de notre société, belles, jeunes, colorées et lisses, mais sans substance et saveur : les bimbos chirurgiées du monde végétal.
Le risque c'est qu'en diabolisant les OGMs, nous rendions la recherche génétique difficile. Les OGMs de demains, c'est nous les humains, et le sens de l'histoire, avec les cellules souches et autres, c'est la génétique. Alors ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain.
Pourquoi recopier ici la propagande de groupe écologiste financé par les multinationales de la distribution?
Bonjour Stephane-Chalangeas
Entièrement d'accord avec vous !
Modifier les plantes, on l'a toujours fait, autrefois par des méthodes plus artisanales de sélection dirigée.
Le problème n'est pas pour ou contre les OGM, mais les OGM pour quoi faire ?
La réponse de Monsanto : pour pouvoir asperger toutes les plantes consommées par l'homme et ses animaux d'élevage avec un produit toxique tellement puissant qu'aucune plante ne lui résistera, sauf celles qui auront été créées spécialement par Monsanto pour y résister.
Cette réponse ne me convient pas car je ne suis pas moi-même un OGM créé par Monsanto pour pouvoir me gaver de Roundup impunément.
Bonjour,
Je me suis senti interpellé par une petite phrase de votre commentaire, et... j'ai donc consulté Wikipedia :
citation :
"L'agent orange est à la base un mélange de deux molécules herbicides...
...Ce poison peut être à l'origine de plusieurs sortes de cancers, comme le lymphome non-hodgkinien, la maladie de Hodgkin et la leucémie lymphoïde chronique. Dès lors, le 2,4,5-T a été interdit dans de nombreux pays.
Le 2,4-D ne contient pas de dioxine et reste un des herbicides les plus utilisés dans le monde. "
fin de citation
Mystérieusement, Wikipedia ne précise pas sous quel nom ce deuxième herbicide est vendu...
Le Round Up n'a pas "officiellement" la même appelation chimique, mais je ne serais pas surpris qu'ils ne soient, au moins, de très proches cousins !
@Shiva: Vous le faite exprès? Vous avez écrit le nom de l'herbicide en question dans votre commentaire, c'est le 2.4.5T. Il est interdit depuis au moins 30 ans. Le round Up dérivé de l'agent orange? Si vous savez utiliser wiki, vous n'avez qu'a regarder la page dédié.
@alexandrecessateur
Moi "recopier" la propagande de la grande distribution et des écolos ? Merci, vous m'avez fait bien rigoler.
Mon opinion c'est que les écolos sont plus bêtes que méchants (les stupides), et la grande distribution est plus méchante que bête (les cupides).
Il est curieux que seule la France montre une résistance quasi hystérique aux OGM, vus ailleurs comme un progrès technique intéressant. On sourit même sur les faucheurs des champs d’OGM destinés à étudier l’apport de ces produits.
Y-t-il un lien entre ce refus de savoir et le fait qu’aucun OGM n’est sorti d’un laboratoire français ? Et n’est-ce pas vrai que la commercialisation importante d’OGM en France serait désastreuse pour les céréaliers français qui n’ont pas pris le soin d’étudier cette filière ?
La production céréalière française est une des plus grandes industries françaises – à défendre coute que coute.
Et pourtant ailleurs en France on permet allégrement la pollution des eaux et des plages à cause de l’utilisation abusive de nitrates – sans doute elles produites par l’industrie française – et la production trop intensive porcine.
Je ne suis pas expert comme Jean Yves Nau mais déjà il me semble clair qu’il y a confusion dans ce rapport entre la présence d’OGM et les effets de l’herbicide Roundup. La taille de l’échantillon et l’absence de certaines informations me paraissent aussi suspicieuses.
Ce qui est certain par contre est le constat qu’en matière d’alimentation le Français fait preuve de nostalgie et même d’hystérie quand il est confronté par des démarches modernes – surtout des démarches américaines – avant de s’écrouler dans la masse (exemple le phénomène McDonald’s) une fois que la ferveur initiale se calme.
Ce qui est désolant dans cette histoire est de constater encore une fois la présence de scientifiques aux soldes des lobbys ce que démasque cet article très rassurant de Jean Yves Nau.
Cher Peter Wright,
Les OGM, dans la réalité :
- gains de productivité : tout à fait négligeables (voir de nombreuses études à ce sujet, les gains de productivité acquis ces dernières décennies n'ayant aucun rapport avec les OGM)
- risques : renforcement évolutif des espèces contre lesquelles certains OGM essayent de lutter, appauvrissement des sols, toxicité des produits, etc, etc, etc...
En analyse financière, quand un produit présente un rapport gain/risque très faible, on passe son chemin. Vous, apparemment, vous achetez ! Mais enfin, il faut de tout pour faire un monde, n'est-ce pas ?
Cher extraisreloaded : Je n'achète rien! Je suis simplement surpris que d'autres pays et leurs agriculteurs utilisent les OGM tandis que la France non. Pourquoi?
Ils n'ont sûrement pas pu bénéficier de votre expertise.
Mais comme vous dites si sagement, il faut tout pour faire un monde. Toutefois quand le reste du monde semble faire autrement que moi je me pose au moins des questions.
Pas vous, apparemment.
@Extrarealoaded: Pourquoi la quasi totalité des paysans indiens, américains et même africains (là où c'est autorisé) utilisent des OGM? Ils sont idiots? Vous prenez les 9M (au bas mots) d'agriculteurs qui plantent des OGM pour des crétins.
C'est donc à vous urbain occidentale qu'il revient le droit et le devoir de décider de ce que plante un paysan pauvre indien? Ils n'a pas le droit d'acheter une semence qui lui évite au moins 4 traitements insecticides, double le rendement et lui permet de dégager 100$ de revenu supplémentaire, parce que cela choque votre morale d'écologiste de salon?
http://gmopundit.blogspot.fr/2008/11/indian-genetically-modified-cotton.html
Merci pour cet article bien documenté!
D'autres information sur cet affolement non justifié ici :
http://alexnewsblog.com/2012/09/19/hoax-ogm-vers-une-alerte-mondiale/
Si on n'a pas compris que Slate aime bien les OGM, eh bien cet article est là pour nous le rappeler !
En plus, si c'est pour citer des guignols du genre du Pr Mark Tester, c'est fantastique... parce que la production de maïs transgénique est devenue prépondérante aux USA qu'à partir de 2006-2007 (et celle de soja transgénique à partir de 2000-2001). Pour les curieux : http://extraisreloaded.blogspot.fr/search?updated-max=2012-03-08T23:26:00%2B01:00&max-results=100
Etc etc sur les autres arguments pro-OGM cités dans l'article...
Pourquoi ne parle-t-on pas de biolistique ou d'interactions entre gènes ? Ah mais c'est vrai, il ne faut pas employer de mots trop compliqués...
Avouez simplement que vous vous êtes plantés en long en large et en travers sur ce coup-là, ne soyez pas aussi puérils...
Ce qu'il faut bien appeler l'illettrisme scientifique de nos dirigeants* posera de plus en plus de problèmes.
*et de l'essentiel des media
Moi je parlerais de dépossession du savoir, ou de segmentation du savoir.
Y'a encore 50 ans, quel que soit le domaine, le quidam pouvait comprendre les tenants et les aboutissants de n'importe quel sujet pour peu qu'il ai accès aux informations et y consacre un peu de temps.
Désormais, c'est en pratique toujours possible, mais il faut y passer beaucoup plus de temps, et la rétention de savoir/information est plus forte, et on constate que pas mal de "sachant" cherchent moins à informer qu'à convaincre.
Suvann
Je pense le contraire. Aujourd'hui, grâce à Wikipedia et autres, la quantité de connaissances facilement accessible est immense. Par contre il y a un mouvement de rejet de la science et du progrès, attisé par les écolos et sur lequel ils surfent, contre lequel il faut lutter.