France

L'Europe ne compte pas pour Obama

Slate.fr, mis à jour le 06.06.2009 à 10 h 36

Barack Obama déborde de sourires et de propos aimables envers les deux vieilles grandes puissances d'Europe continentale France et Allemagne et leurs dirigeants. Mais, en temps passé, il n'accorde à ces dernières qu'un service minimum conforme à leurs poids réels sur la scène mondial. On est loin de l'époque où, en visite d'État à Paris, John Fitzgerald Kennedy insistait pour avoir au moins trois entretiens en tête-à-tête avec le général de Gaulle.

Le camp de Buchenwald et la plage de Colleville : Obama a choisi le champ du symbolique pour son voyage en Allemagne et en France ; le politique passe au second plan.

Auprès d'Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy, le président américain estime qu'il n'a ni conseils à prendre (ou à donner), ni aide particulière à prodiguer (ou à solliciter). «Pour Obama, l'Europe n'est pas un problème, ni même une solution à ses problèmes », résume l'ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine.

La résolution de la crise économique et financière d'un coté et la stabilisation de l'ensemble Afghanistan-Pakistan sont des sujets bien plus importants pour le président américain et dans les deux cas l'Europe en général et la France et l'Allemagne en particulier ne détiennent aucune clé.

Photo: Barack Obama et Elie Wiesel, survivant des camps de concentration, quittent Buchenwald  Reuters

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