Culture

Avant-première. Ecoutez deux titres du nouveau Stupeflip

Titiou Lecoq, mis à jour le 16.09.2012 à 15 h 06

Le groupe de hip-hop/punk/pop-hip continue à dessiner sa mythologie.

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Parler de Stupeflip sans tomber dans des clichés comme «véritables artistes multi-facettes avec un univers authentique» constitue une gageure. Même si chaque mot de cette formule toute faite leur va à la perfection, on nagerait en pleine imposture parce que ça rendrait lisse et propre un groupe qui est sale, rugueux et cinglé.

Rien que tenter de trouver le bon terme musical pour les qualifier, c’est mission impossible. Hip-hop/punk? Oui pour certains titres, mais il y a tous les morceaux de Pop-Hip, un de leurs nombreux personnages imaginaires qui apparaît sur leurs albums pour revisiter/détruire la variété française.

Parler de leurs thèmes récurrents risque de les déservir. Stupeflip parle un peu d’enfants, un peu d’animaux morts («écoute le cri des animaux quand on les enfouis dans un sac»), beaucoup de tortures et souvent de menuiserie. Terrora - Stupeflip
Présenter leur nouvel EP, le Crou, est tout aussi casse-gueule. Chacun de leurs albums se répond, ne jamais avoir écouté Stupéflip et tomber dessus au hasard c’est un peu comme commencer le Seigneur des Anneaux par la fin des Deux Tours.

En fait, à travers la mythologie qu’ils ont créée, Stupeflip réussit à la fois à se foutre de la gueule du monde et à dire des choses profondément sincères sur le refus de travailler, l’inadéquation avec la société et la lose existentielle.

T.L.

Titiou Lecoq
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