Lettre aux riches Français en partance
Contrairement à ce que laisse croire l'affaire Arnault, vos tentatives d'exil fiscal sont plus discrètes que jamais. Mais ne seront pas non plus éternelles.
- Vue du Lac Léman à Saint-Prex, près de Genève (Suisse). REUTERS/Denis Balibouse. -
Chers exilés,
Pardonnez ce courrier générique, aux bons soins de Slate, mais votre récente entrée en clandestinité ne facilite pas toujours votre localisation. Les supputations autour d'un éventuel départ pour la Belgique de Bernard Arnault (démenti par l'intéressé) sont trompeuses. Vos tentatives d’exil fiscal, ces temps-ci, sont plus discrètes que jamais.
Nos nerfs sont à vif sur la question des impôts, vous l’avez compris, et le tohu-bohu que provoque la décision du patron de LVMH de solliciter la double nationalité franco-belge est là pour vous le rappeler. Vous êtes plutôt couleur, en cette rentrée. Certains d’entre vous sont déjà partis, en transit dans des suites d’hôtel, à Genève ou à Bruxelles, scrutant la rue, dans l’obscurité, à travers les rideaux de voile des fenêtres; ou en partance, à la gare, à cinq minutes du départ d’un train pour la liberté, un peu tendus à l’idée de voir surgir sur le quai une patrouille du fisc; ou encore tournant en rond sur un trottoir de Paris, dans l’attente du rendez-vous fixé par votre passeur, cet avocat fiscaliste, ce spécialiste de «l’ingénierie patrimoniale», qui s’est engagé à faciliter votre salut par l’expatriation.
Votre prudence vous rend difficiles à dénombrer. Elle empêche même de vérifier l’éventuelle hypothèse d’une surestimation, par la presse, ou le pouvoir de gauche, de vos exils fiscaux, les enquêtes à votre sujet n’ayant peut-être, pour objet inconscient, que de faire resurgir, depuis la victoire de François Hollande, le spectre de ces Français, contraints, en 1981, à un exode précipité avec femme, enfants et patrimoine, par l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand. Vos propres parents, peut-être?
Toujours est-il que, réels ou imaginaires, à cent ou à quelques-uns, vous êtes décrits par vos passeurs comme lassés de la «stigmatisation» dont vous seriez l’objet, dans cette ambiance de victoire socialiste, comme vous l’étiez déjà hier, à bien vous comprendre, à la fin de la France sarkozyste. Le Figaro, l’été dernier, citait cette remarque formulée par l’un des vôtres: «Il règne comme un air de Front populaire, on est montré du doigt dès qu’on a un peu d’argent.»
Cette explication idéologique à votre départ, remake de la version de 1981, justement, ne serait toutefois que la raison d’une minorité, archaïque, et certainement pas la vôtre. Quels que soient vos désaccords, vous êtes modernes, «décomplexés», dit-on, et votre argent aussi, puisqu’il découle souvent de ce qu’on a appelé «les effets d’aubaine» de l’euro, à partir de 2002, ou du marché immobilier parisien.
Les candidats à l’évasion financière de 2012, ceux qui ont décidé d’être à eux-mêmes leur propre niche fiscale ambulante, s’en vont plus prosaïquement parce que «la France est fâchée avec la réussite». L’argent y est le diable, et l’impôt, un mode de persécution des hérétiques.
Trop d’impôt tue l’impôt, vieille rengaine. Compte tenu de sa dette abyssale, la France, par delà la couleur du quinquennat, choisira toujours d’augmenter un peu plus la part des mieux nantis, tranche supérieure de l’assujettissement ou ISF. Il n’est donc d’autre solution, à vous entendre, que d’aller physiquement baisser sa tranche ou assécher son ISF, de l’autre côté de la frontière.
Départs par anticipation
La nouveauté, c’est que, parmi vous, beaucoup n’attendent plus d’être très richissimes pour filer. Au vif plaisir de David Cameron —le Premier ministre anglais, la mine gourmande, ne manque jamais une occasion de nous le rappeler—, Londres attire de plus en plus d’actifs ambitieux, jeunes entrepreneurs, cadres juniors, bardés de masters d’économie, tout à fait préparés par nos grandes écoles à vivre dans le temple du libéralisme financier.
Ils sont parfaitement bilingues, très adaptables, résolument mondialistes. Ils anticipent: ils savent que l’argent leur viendra. Ils ne font que devancer une rupture inéluctable avec le vieux pays gaulois de leurs parents. Parmi vos compagnons de voyage, on cite même le cas d’une jeune banquière de 30 ans qui a tout plaqué pour une installation express à Singapour.
Comme d’autres, en fait, elle fuit, elle, carrément la zone euro, plus que directement la France. Nouvelle rengaine: rejoindre un paradis, parfois n’importe lequel, pour peu qu’il soit voué au dollar; ne pas payer pour les Grecs, pour les Portugais, etc.
Il n’est pas dans l’intention de cette lettre de vous accabler. Cette accusation de surtaxation disproportionnée, vous êtes peu nombreux, et pour cause, à pouvoir en parler, et en dire l’accablement possible. En outre, de lourds nuages fiscaux s’avancent à nouveau, vous avez raison, sur vos seules destinées: taxation à 75% de la part de revenus supérieurs à un million d’euros, alourdissement de l’ISF et de la fiscalité sur les donations et les successions, annulation des derniers remboursements du bouclier fiscal…
Pointe aussi cette exit tax décidée à la fin du précédent quinquennat, qui vise à imposer les plus-values réalisées sur le sol national par des Français résidents à l’étranger –après leur départ. Avec l’automne qui s’annonce pour nos finances publiques exsangues, la contribution des plus à l’aise va être rudement sollicitée.
Notre but n’est pas de vous enjoindre de rentrer ou de rester, de payer vos gros impôts en France au nom de la morale ou de la solidarité nationale. Vous ne le feriez pas. Pas plus que la jeune banquière de Singapour n’entendrait qu’on puisse s’étonner qu’elle ait profité d’une certaine forme de soutien public, tout au long de ses études, sans se soucier maintenant du moindre esprit de réciprocité.
Nous ne sommes plus en 1981
Non, non, nulle leçon dans ces lignes. Plutôt ce conseil, amical conseil, puisque, même au loin, vous allez demeurer nos concitoyens. Voilà: voyagez léger. N’ambitionnez pas une installation définitive. Tenez vous prêts à filer à nouveau.
Vous nous quittez, là, en 2012, au moment où s’exacerbe une mondialisation des capitaux et des opportunités. Soit. Mais un autre internationalisme, fiscal, celui-là, va lui mener, à terme, une rude concurrence, et vous rendre par là-même l’exode peut-être un peu moins serein.
Le monde n’est plus aussi simple qu’en 1981, quand des expatriés qui vous ressemblaient un peu, aux terrasses des cafés de Lugano ou de Monaco, pouvaient se plaindre de la victoire «socialo-communiste» en France, sans risquer de voir leurs «transferts de domicile» un jour menacés. Aujourd’hui, les exonérations fiscales au long cours sont devenues des abris un peu plus provisoires.
Les pays occidentaux, les pays riches, plus généralement, acceptent de moins en moins bien que leurs ressortissants tentent d’échapper à l’imposition nationale en prenant le large pour les mêmes diasporas que vous, Londres, Genève, Singapour... Les délocalisations financières seront, demain, plus systématiquement soumises aux contrôles et aux poursuites, même à distance. Les exit tax vont se répandre, et se superposer.
Nicolas Sarkozy, qui en a eu la paternité, en France, avait pris l’idée aux Etats-Unis. Et même en Grande-Bretagne, pendant que David Cameron fanfaronne, son gouvernement tente de contrarier l’exode fiscal des citoyens britanniques. De son côté, la France entend renégocier, malgré la difficulté de l’exercice, ses conventions fiscales avec le Benelux et la Suisse, comme vient de le rappeler Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie.
Des recettes nouvelles à chercher partout
La crise économique va aller s’aggravant et se répercutant. Tous les pays devront, un jour ou l’autre, rentrer des recettes nouvelles. Combien de temps leurs peuples supporteront-ils que des étrangers, sur leur sol, même bien mis, même discrets, dans les beaux quartiers de leurs villes, soient moins, souvent, assujettis qu’eux-mêmes?
Ce n’est pas rappelé ici pour vous inquiéter, mais les conditions favorables faites aux Français qui viennent s’installer à Bruxelles sont condamnées à court terme. La Belgique est endettée. Elle devra bientôt lever des impôts. Des voix alors s’élèveront, même par démagogie, pour refuser que les Belges paient davantage que les Français sur place. Le gouvernement cèdera à la rue ou à l’opposition, et s’empressera de taxer d’abord nos concitoyens bruxellois.
Et ainsi de suite, jusqu’à Singapour. Jusqu’à Shanghai, ville-mirage aussi pour nos jeunes managers. La Chine a d’ailleurs déjà entrepris de traquer ses propres expatriés fiscaux. Elle négociera à terme avec les pays d’«émigration», et ce, forcément au détriment de nos exilés, de leurs familles et de leur patrimoine.
Vous tous, chers concitoyens en partance, risquez bien vite d’être soumis à des tirs croisés, sur plusieurs continents, loin du cher pays de votre enfance. Il vous faudra vous parer, de gauche et de droite.
Monaco? Monaco, c’est fini —enfin, façon de parler. Une légende devenue fausse. Les plus fortunés des citoyens français peuvent encore habiter le quartier chic du Carré d’or, où le mètre carré coûte 35.000 euros. Mais sans abattement. La principauté a dû accepter que notre Trésor public y soit fiscalement souverain, et nos concitoyens sont soumis à l’impôt sur le revenu et à l’ISF exactement comme ils le seraient à Neuilly.
Devenir d'abord étranger?
Bien sûr, reste la possibilité de cesser au préalable d’être Français. De devenir d’abord étranger, tiens, Belge, par exemple, comme Bernard Arnault, avant de solliciter la domiciliation dans la principauté.
Avant d’aller se réfugier fiscalement en Suisse, en 2006, Johnny Hallyday avait d’abord tenté le coup d’une naturalisation bruxelloise. Il avait expliqué qu’il espérait par ce geste renouer symboliquement avec son père, d’origine belge, depuis longtemps décédé et qu’il n’a que fort peu connu, mais les Belges avaient bien rigolé, et les Français avec eux, et le chanteur avait renoncé.
Il est à parier désormais que si l’objectif du patron de LVMH s’avère être en fait un pur et simple ralliement à Monaco, si la ville wallonne d’Uccle n’est pour celui-ci qu’un transit un peu dédaigneux, les mêmes Belges, soumis aux mêmes difficultés économiques que les Français, cesseront de rire, et le lui feront savoir.
Alors, la Suisse, l’exil par excellence à un jet de pierre, sur l’autre rive du Léman? Il y est proposé aux Français «le forfait fiscal» le plus avantageux qu’on puisse imaginer dans un pays occidental; un «impôt sur la dépense» qui se résume à un multiple des loyers payés localement par le bénéficiaire du forfait. En contrepartie, ce dernier s’engage à ne pas avoir d’activités rémunérées en Suisse, et de résider au moins six mois et un jour dans son canton d’accueil.
L’ancien sénateur de Seine-et-Marne Paul Dubrule (UMP), également cofondateur du groupe hôtelier Accor, s’est publiquement vanté que son «transfert fiscal» vers la Confédération lui ait permis d’économiser chaque année 3,3 millions de francs suisses (environ 2,75 millions d’euros) par soustraction fiscale, depuis 2006. En France, il aurait été imposé à hauteur de l’équivalent de 2,5 millions de francs suisses. Il en a versé dix fois moins au Trésor helvétique.
Environ 5.400 Français bénéficient actuellement de ce forfait miraculeux, contre 2.300 en 2003. Peut-être serez-vous bientôt du nombre. Félicitations. Méfiez-vous, toutefois. Il n’est plus certain que ce passe-droit pour VIP apatrides survive longtemps. Les cantons de Zurich et de Schaffhouse l’ont déjà supprimé, le jugeant injuste. Genève devrait suivre.
La faute à Johnny
Et le même Johnny Hallyday est indirectement responsable de la suppression prévisible de cette trop belle faveur fiscale dans le canton de Berne, lors du prochain vote du 23 septembre sur le sujet. Résident, comme quelques deux cents immigrés fiscaux français, de Gstaad, la station de ski huppée, le chanteur a plusieurs fois confié qu’il ne passait guère plus de quelques semaines par an, dans son chalet. Ses enfants ne fréquentent pas l’école de ce canton de langue allemande, ce qui énerve le maire du bourg.
Puis par deux fois, Johnny a publiquement déclaré qu’il partageait son temps entre Los Angeles et Paris, et qu’il appréciait un tel équilibre. Les autorités cantonales n’ont pas apprécié que le très chic bourg de Gstaad ne soit même pas cité. Elles l’ont donc prié, ces derniers mois, de renoncer, discrètement, bien sûr, à son forfait et à sa domiciliation helvétique de complaisance.
Dans un pays régulièrement secoué de coups de fièvre nationalistes, où l’étranger est de plus en plus désigné comme un péril, il va devenir difficile, pour les autorités, de justifier longtemps encore qu’un chanteur français parvienne à payer cinq ou six fois moins d’impôts, dans la Confédération, que, par exemple, le tennisman suisse Roger Federer, pour des revenus équivalents.
Selon le quotidien helvétique Le Matin, notre Johnny national n’aurait payé que 583.000 euros d’impôts, pour des gains estimés en 2011 à 6,3 millions de francs suisses (5 millions d’euro). C’est bien sûr trop peu, du point de vue français. Et désormais non moins scandaleux, du point de vue suisse. Lequel point de vue a cessé de vouloir considérer l’Helvétie comme le havre de paix du cosmopolitisme fiscal.
Cartes postales bienvenues
Vous nous direz, chers concitoyens en partance, que ces petits arrangements fiscaux vont bien tenir encore un peu. Assez pour vous, ou pour les années à venir. Il existera toujours un pays pour se donner, même en sous-main, la réputation d’être accueillant aux ressortissants étrangers bien dotés. Peut-être.
Viendra un temps, toutefois, où les Français candidats à l’exil devront sans doute pousser plus loin, vers une ville africaine ou asiatique, avec moins de confort et de quartiers résidentiels. Ou vers l’une de ses capitales du Golfe, moins décontractées que Bruxelles ou Londres. Même en cette matière, la mise à l’abri des patrimoines en même temps que des familles, le monde se resserre.
Mais vous avez raison, nous n’en sommes pas là. En attendant, prenez de l’aise. Café et liqueurs aux terrasses du Léman ou à celle de l’Hôtel de Paris, à Monaco. Nos consulats sont à votre disposition. Nous vous souhaitons bon voyage. Vos cartes postales seront les bienvenues.
Philippe Boggio
Mis à jour le 12/09/2012 à 5h53






















































Je pense à mon grand père et à ses deux frères. L’aîné, blessé mortellement dès l'été 1914, n'a pas connu son fils. Mon grand père, blessé 4 fois, est revenu gazé, tuberculeux et révolté. Son jeune frère, blessé 4 fois aussi, est revenu lieutenant et avec la Légion d'honneur. Pourquoi ne sont-ils pas partis en Argentine avant de recevoir leur ordre de mobilisation ?
Ben oui, qu'est ce que vous voulez ! Il y a toujours eu des gens pour préférez leurs propres intérêts à celui de l'intérêt général. Mais bon, il est vrai aussi que maintenant l'argent est devenu pour beaucoup la seule raison d'exister. La société de consommation et la perte des racines familiales sont passées par là...
Il est drole de voir comment Phillipe Boggio comme la plupart des personnes traitant du sujet semble ignorer un fait fondamental :
Le danger qui mine la France n'est pas l'évasion fiscale, soyons honnetes peu de gens sont conernés par la taxe a 75%, meme dans la finance, et vivre en angleterre avec deux enfants et un bon salaire n'est pas plus avantageux fiscalement pour cause d'inexistence du quotient familial outre Manche.
LA raison principale qui fait fuir les "cerveaux" a l'étranger est la mentalité francaise : La reproduction des élites issues des grandes écoles, la chasse aux riches, la Mélanchonisation des esprits, la culture de la médiocrité, l'ascensseur social qui est cassé a tous les étages.
Dans les autres pays on est plus accueillant, on donne sa chance, on sanctionne plus vite aussi, meme dans le public. L'ascesseur a aussi beaucoup de mal a rejoindre la terasse mais au moins on a de la latitude pour l'entrevoir.
Ce ne sont pas pour les impots que les gens (jeunes) fuient, c'est pour fuir cette mentalité de looser et d'assités, ces dépréssifs chroniques du journal du 20h, et la sinistrose savament entrentenue par nos élites et nos journalistes depuis 30 ans.. "Ha c'était mieux avant..." Vivement que cette génération de soixant huitard hallucinés aux psychotropes disparaissent des écrans, on veut avancer nous maintenant !
Que vous associiez évasion fiscale et fuite des cerveaux est une entreprise pour le moins hasardeuse.
Lorsque l'on oublie que son pays l'a éduqué, soigné, protégé et peut être même financé. Et en plus, partir en courant lorsque celui-ci fait appel à la solidarité nationale ce n'est pas exactement cela les cerveaux cher Monsieur.
Et je vais vous dire une chose à vous qui persistez à vouloir dénigrer le pays dans lequel vous vivez et de stigmatiser sa population, et ceux qui ont la volonté de changer les choses en remettant un peu de bon sens dans une économie qui a perdu la tête depuis longtemps eu égard aux égarements des financiers libéraux!
Je vous souhaite sincèrement de rester dans votre déni de réalité. Si en effet, pour on ne sait quelle raison miraculeuse, vous étiez frappé par un éclair d'intelligence et de lucidité, le retour à la réalité et la soudaine conscience de vos divagations constitueraient un choc dont je ne suis pas sûr que vous pourriez vous remettre.
D'ici là n'aurez-vous surement pas trouvé de cerveau, mais peut être appris comment on l'utilise.
Bien à vous !
Vous écrivez "Dans les autres pays, on est plus accueillant" !!! ah ah, que voila une phrase bien affirmative. En tout cas, visiblement, ces jours-ci, mieux vaut encore être en France qu'en Libye, Syrie ou même en Grèce. Allez prenez votre courage à deux mains, et bye bye ... bon voyage :-)
Oui, finalement pourquoi ne pas périr tous ensemble sans remettre en cause un système de dépenses tout entier tourné vers la préservation des avantages acquis.
Ceux qui nous ont précédé ont vidé les caisses.
Pour nos actuels dirigeants l’idéal serait que cela dure encore un peu …
Les efforts sont pour les prochaines générations qui, même en truquant les comptes, ne pourront pas continuer collectivement à dépenser plus, d’autant qu’à dissuader les créateurs de richesses en tout genre il ne reste que la misère à partager.
Après avoir fait payer les pays du tiers monde, on voudrait accaparer l’argent des Riches.
Les plus malsains rêvent maintenant qu’en contaminant le monde entier leur sale mine passera inaperçue.
Il existe heureusement une autre voie : celle des efforts partagés, quand chacun est mis à contribution « dans la limite du raisonnable », pour un retour à un modèle vertueux et donc un rétablissement durable.
Rémi Dalleau
il est devenu de bon ton de stigmatiser nos pauvres riches! notre pays sans eux ne serait qu'un espace totalement sous-développé, entièrement voué aux communisme, rappelez-vous l'élection de Mitterand les chars russes devaient débarquer le lendemain sur les champs-élysées, à la place c'est par bateaux que les"patriotes" Français traversaient le Léman,ce n'est pas une blague, le trafic n'a jamais été aussi important sur le lac que cette année-là! la vérité c'est que l'histoire se répète, la "fin de l'histoire de Fukuyama" était une bonne blague, que la tendance privative et monopoliste n'a jamais été aussi évidente et déborde allègrement vers des désirs absolutistes!!la règle est captation d'un marché+élimination de la concurrence+évasion fiscale ce sont là maintenant les trois mamelles de l'aristocratie financière de ce pays pour qui le peuple français n'est devenu que de la piétaille!
Mais un peu trop optimiste, même pour moi. Malheureusement, les paradis fiscaux sont loin d'être éteints, et quand il s'agira de planquer de l'argent, il restera des moyens.
Mais on évolue au moins vers une harmonisation...
Bref, comme de toute façon, je ne comprend pas pourquoi on a besoin de plus de 4-5 millions d'euro pour se considérer riche et comme n'ayant pas besoin de beaucoup plus... franchement, l'intérêt d'avoir 3 yacht, j'ai du mal :)
Ca fait bientot 10 ans que je suis parti. Sans etre riche, je vis mieux a l'etranger (tres loin) que je n'ai jamais vecu en France. Il y a de plus en plus de Francais qui s'installent dans mon coin et j'invite tous les Francais qui revent d'un avenir meilleur a voir ailleurs qu'en Europe. Le probleme n'est pas tant la pression fiscale Francaise que de bosser pour financer les erreurs des responsables (politiques) qui n'osent pas s'attaquer aux vrais problemes. Le trou se creuse, se creuse... Il va falloir dire adieu a la retraire par repartition et a la secu les gars. Bon courrage!
Eh bien écoutez, si vous êtes heureux dans votre petit coin de paradis, tant mieux pour vous :-) Maintenant, comme on dit, la vérité d'un jour, n'est pas la vérité de toujours. Peut-être que le jour venu, au moment de la retraite, d'ennuis de santé, ou à cause d'une insécurité croissante, vous éprouverez le besoin de revenir en France et de profiter de notre misérable système de santé. Certes le trou se creuse chez nous, mais au moins, pour l'instant, on est à peu près en sécurité, on a à manger, et aujourdh'ui il fait beau. C'est déjà pas si mal, non ?
La France n'a pas le monopole du bien etre. Beaucoup de pays ont des systemes qui fonctionent tres bien, mais bases sur des choix differents. Alors il faut payer un peu plus, c'est vrais(mais pas trop!) et savoir se prendre en charge comme des adultes. Les salaires minimum sont plus eleves; ici le smic est 3x supperieur a la France. Globalement les retraites et le systeme de sante fonctionnent biens(prive/public), meme si une visite chez le medecin coute plus chere pour les bobos, les maladies graves sont prises en charge.
J' espere que la France va s'en sortir. Mais je ne vois pas comment les jeunes peuvent rever d'un avenir meilleur dans l'hexagone.
Mon conseil pour les plus jeunes c'est de choisir une formation de plombier, d'electricien, charpentier, boulanger et de partir voir ailleurs, ils trouveront toujours des bonnes places(au soleil). Tous ces metiers etaient consideres comme nuls(et pour les nuls) de mon temps, maintenant un electricien gagne plus qu'un toubib(environ 100 euros de l'heure c'est pas trop mal)
Pour autant que cela reste dans l' U. E. je ne vois pas ce qu' il y a d' "étranger".
Bien au contraire, ce sont les pionniers qui vont forcer l' U. E. de revoir ses structures, ses fonctionnements.
Comme toujours, la politique a quelques guerres de retard.
Mais mr Boggio vous n avez toujours pas compris pourquoi tant de francais,de plus en plus jeunes s éxilent?Ca veut dire que vous etes peut etre concerné par ce qui va suivre:c est la mentalité , la France est un pays sclérosé,usé par des décénnies de débats stériles et archaiques qui n ont débouché sur rien,une sorte de socialisme moraliste,pudibond l a enveloppé dans un cocon.Tout semble bloqué,ici rien n est jamais possible.C est votre génération 68 qui a fait ce pays confisqué par une gérontocratie,souvent issue de la sphère publique(ex :l assemblée nationale la plus agée d Europe).
A ce titre le "jeunes,barrez vous!" de Libé tapait dans le mille
La plupart de mes amis vivent a l étranger,Londres,Montréal,,Sydney..et ne semblent pas vouloir revenir,las bas ca bouge !
Vos arguments fiscaux sont un cache misère,vous voudriez dissuader les gens de partir mais c est un combat d arrière garde
Dans les commentaires et aussi un peu dans l articl il y a une confusion entre 2 emigraion.
la premiere est celle de "ah que" Johnny qui vise a payer moins d impots. Elle concerne relativement peu de prsonnes et meme si elle un prejudiciable a la France, elle n est pas si grave. ce sont souvent des gens en fin de carriere (typiquement l entrepreneur qui a vendu sa societe et va vivre e ses rentes) ou des sportifs/artistes. Si Johnny meurt demain ainsi que toute l equipe de france e tennis, ca va pas changer d un iota la situation de la France
le deuxieme emigration est bien plus serieuse (la fameuse banquiere de 30 ans dans l article). ce sont les jeunes francais qui quitte la France car il faut bien le dire souvent il n y ont pas leur place. La France est gouvernee par des vieux pour des vieux et le jeune est vu au mieux comme celui qui doit payer (les retraites, les dettes, la secu) au pire comme un ennemi. Il y avait il a pas longtemps un sonage qui disait que 60 % des gens avait une image negative des jeunes. Doit on leur rappeler que c est eux l avenir de la France ???
Franchement doit on condamner un jeune francais qui s en va pour ne pas devoir alterner pole emploi/CDD et payer 50% de ses revenus pour avoir droit de vivre dans 15 m2 alors que rien n est demande aux retraités qui ont un niveau de vie bien superieur au sien ?
PS: l argument majeur des retraites etait de dire qu a leur epoque la vie etait plus dure pour eux que celle d un jeune actuel. ceci est partiellement vrai mai ils oublient de dire qu a l epoque il etait impensable d avoir un retraité qui parte faire une croisiere ou un voyage a l etranger. Dans les annees 60-70 les retraites c etaient les pauvres
l auteur se fait des illusion sur la suppression des paradis fiscaux.
la plupart de nos dirigeants (et ceux d un grand nombre de pays) les utilisent aussi, soit pour mettre de cote des sommes que n ont pas a savoir leurs electeurs, soit simplement pour financer leurs activites politiques.
C est pas specifique a la France. Par exemple la CDU allelane de Kohl avait des comptes en suise