Convoquée au commissariat pour avoir écrit «Hou la menteuse»

Il ne faut décidément pas rigoler avec le gouvernement. Après l'affaire du «Sarkozy, je te vois», voici l'affaire du «hou la menteuse» lancée à l'adresse de Nadine Morano, Secrétaire d'Etat à la famille. Une mère de famille de 49 ans, domiciliée à Saint-Paul-lès-Dax, est convoquée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne à Paris pour répondre de ce commentaire a priori insignifiant sur Dailymotion.
Le fond de l'affaire remonte à février quand Nadine Morano, excédée de se faire brocarder dans les commentaires de vidéos YouTube et Dailymotion, porte plainte contre X pour «injures publiques envers un membre du ministère».
Dans le torrent d'insultes déversé sous une vidéo d'un passage de Nadine Morano sur I-Télé (voir ci-dessous), la mère de famille de Saint-Paul-lès-Dax laisse un timide «Hou la menteuse» qui va se noyer dans la plainte globale. Interrogée par «Sud-Ouest», la délinquante de Dailymotion ne comprend pas: «Pour moi, "Hou la menteuse", c'est avant tout une chanson de Dorothée. Je voulais faire de l'ironie.»
Face au début de polémique, Nadine Morano a dû préciser à l'AFP qu'elle n'allait «pas poursuivre une personne qui aurait écrit "Hou la menteuse". On est dans le champ de l'expression démocratique. Elle a le droit de ne pas être d'accord avec moi. Ca ne me dérange pas»
La secrétaire d'Etat à la Famille déclare avoir pris contact avec son avocat «pour veiller à ce que la procédure respecte l'esprit de sa plainte» quitte à la «réorienter» pour «qu'il n'y ait aucune dérive disproportionnée possible».
Mis à jour le 05/06/2009 à 16h41












![[Le 20'12] Manuel Valls: «Celui qui dira la vérité créera le choc de confiance» [Le 20'12] Manuel Valls: «Celui qui dira la vérité créera le choc de confiance»](http://www.slate.fr/sites/default/files/imagecache/bloc-alaune/valls.jpg)












Et elle compte sans doute porter plainte contre les autres députés de l'assemblée, y compris de son camp, qui la surnomment "la gueularde" ?
Plus sérieusement la prévenue a de bonnes chances de gagner en cas de procès puisque en l'occurence Nadine Morano ment réellement dans cette vidéo.
En tant que italienne je ne connais pas trop cette Mme Morano mais il me semble que certains des ministres du gouvernement francais se berlusconisent dangereusement...
Le fait de porter plainte a le pouvoir d'ajouter le ridicule au niveau nul de cette dame, sans compter sur le fait, gravissime, d'essayer d'intimider les gens dans leur liberté d'expression.
Puisqu'il faut mentir pour ne pas être poursuivi, il se peut que je mente... comme il se peut que je dise la vérité (là , au moins, je ne risque rien, car tous les politiques sont dans ce stratagème!)
Donc Nadine Morano ne dit JAMAIS de mensonges, les reportages où elle apparait sont de PARFAITS bidonnages, Elle est très belle et très aimée.
C'est LA ministre parfaite d'un gouvernement actuel.
Quelle chance de vivre dans ce beau pays où la Pravda fait figure de tinitin et milou pour 68ards attardés.
Nous avons une presse parfaitement honnête, pas du tout aux ordres (et d'ailleurs, de qui ???), rigoureuse et combative.
Dans l'Est ils ont une députée extrêmement généreuse, pas du tout excessive, et dont les paroles se boivent comme du petit lait.
Un vrai plaisir, je vous dis !
le seul débat de France 2 d'hier pourrait encombrer les tribunaux. Mais "menteuse" , à côté de ce que nous avons entendu, n'est pas une insulte trop grave.
Les Acteurs Politiques ne comprennent pas qu' Internet n'est pas un support traditionnel descendant comme la television, la presse papier... mais un mélange de contenus traditionnels ou autoproduits dans une constellation d'échanges humains allant de la conversation aux cris de rage.
Après il suffit de tendre l'oreille dans les rues de tous pays démocratiques pour comprendre que les citoyens insultent durement leurs politiques. L'inverse est aussi vrai (Casse toi pauv' con).
Alors Pourquoi je peux insulter Nadine lors de mes conversations au PMU, mais pas sur Internet?
La tendance répressive sur internet se fait de plus en plus ressentir.
Voici donc un parfait exemple de la loi Hadopi et comment le liberté d'expression et d'opinion n'a plus lieu d'être dans ce pays.
D'ailleurs mon commentaire posté hier n'a pas été publié: j'y évoquais le ridicule totale de cette situation: utilisation des forces de l'ordre à tout venant; enfants emmenés au poste, jeunes embrigadés pour délit d'opinion, Jeune cadre licencié de l entreprise tfi grâce aux dénonciations du ministere de la culture... ect.
Monsieur Sarkozi peut se permettre de dire " casse-toi pauvre con"mais celui qui dira "Sarkozi je te vois" sera poursuivi.
Nous serons donc obligés de nous masquer (comme Mm Morano qui fait de l'espionite chez Mm Royal)
de ne plus évoquer nos opinions (comme je le fais ici) sous peine de voir la maréchaussée débarquer chez nous!
Ce gouvernement installe peu à peu la peur, l'effroi et la méfiance.
Vraiement notre pays passe par une période grave car ne plus pouvoir dire "zut" à un homme politique montre une dérive de la démocratie. Un Coluche ou un Thierry Le Luron ne seraient plus "simplement" privé de télé mais ils seraient en permanence devant les tribunaux.
Pourquoi ne pas faire passer les hommes politiques une fois par an devant devant un DETECTEUR DE MENSONGES voilà un acte démocratique qui est volontaire???
Soutien sur ce blog a dominique broueilh
http://soutien-a-dominique-broueilh.blogspot.com
merci et revenez ensuite sur slate.fr
Ce qui me semble le plus grave, c'est que l'on paye des gens pour visiter les sites internet à la recherche d'éventuelles insultes ou diffamations. mais enfin en ces temps de chômage, il y a peut-être un débouché.
Le lien suivant permet de confirmer que Mme Morano est bien une menteuse :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/morano+royal+/video/x1a21k_nadine-morano-et-limposture-royal_politics
Le ministère de la vérité n'ayant pas encore effacé les preuves, profitons en.
Merci au journaliste d'avoir tenu tête à cette bouffonne qui décrédibilise la politique en essayant de faire des coups médiatiques, puis en utilisant la police au service de ses petites vengeances.
Une presse un peu plus libre ne se contenterait pas de parler de ce scandale, elle pousserait à la démission une femme dangereuse pour les libertés publiques. Mais depuis l'affaire Genestar, on sait ce qu'il en coûte de déplaire au Prince.