Un Américain foulera le sol de Mars, un jour ou l’autre
Après l'affrontement Etats-Unis - URSS qui a envoyé l'homme sur la Lune en 1969, c'est la bataille entre les Américains et les Chinois qui sera le moteur des premiers pas sur la planète rouge.
- Une photo envoyée par Curiosity: en arrière plan, le mont Sharp. JPL -
Le rover Curiosity a commencé à rouler sur Mars le 22 août sur son site d’atterrissage baptisé Bradbury, en hommage à l’auteur des Chroniques martiennes (1950), décédé le 5 juin. Comme lors des différentes phases de l’atterrissage du robot sur la planète rouge, le 6 août, ces premiers tours de roues ont été accueillis par des cris de joies et des applaudissements dans la salle de contrôle du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa.
Un enthousiasme qui rappelle celui qui accompagnait les étapes successives du programme Apollo dans les années 1960. Et une dernière émotion spatiale pour Neil Armstrong, premier homme sur la Lune en 1969, décédé trois jours plus tard, le 25 août.
La réussite de la mission Mars Science Laboratory (MSL), dont fait partie Curiosity, constituera un succès remarquable pour les Etats-Unis. Déjà, l’atterrissage sur la planète rouge démontre à nouveau le maintien d’une supériorité indiscutable des Américains en matière d’exploration spatiale. Si Curiosity découvre des traces de vie passée sur cette planète du système solaire, l’avenir des missions spatiales en sera bouleversé en profondeur. Si le robot fait chou blanc, la Nasa aura dépensé 2,5 milliards de dollars pour analyser des rochers à quelques centaines de millions de km de la Terre en pure perte.
A moins que Curiosity ne trouve autre chose. Mais quoi? Même s’il détectait des minéraux précieux, le robot actuel ne pourrait même pas en rapporter un gramme à la maison. Il est condamné à finir sa carrière là-bas. Sans retour possible. Tout au plus peut-il prolonger son séjour opérationnel le plus longtemps possible, à l’image de son prédécesseur Opportunity qui fonctionne depuis 2004.
Certains parlent de 14 ans au lieu de deux années programmées pour la mission MSL. Mais que pourra bien faire Curiosity pendant tant d’années? Après avoir pris toutes les photos possibles de son environnement plutôt monotone et analysé toutes les sortes de roches qui sont à sa portée, le rover risque d’épuiser toutes ses ressources… de curiosité. Tel est le risque pris par la Nasa. En misant sur un lieu, que certains contestent, et un robot unique, l’agence américaine se met en situation de devoir découvrir des traces de vie. Sinon…
Orgueil national
Plusieurs hypothèses permettent de se projeter dans l’après Curiosity. Mais toutes ont un point commun: l’homme ne pourra éternellement faire l’économie d’un «pied sur Mars», un pied humain. Même si, scientifiquement parlant, le raisonnement actuel de la plupart des astronomes en faveur des robots est parfaitement justifié, leur approche fait l’impasse sur une composante essentielle de la conquête spatiale: la politique. Et son corollaire: l’orgueil national.
Revenons dans les années 1960. La guerre froide régit les relations internationales et le monde entier observe avec terreur l’équilibre qui ne tient qu’à un fil entre les Etats-Unis et l’URSS. Faute d’une troisième guerre mondiale, atomique celle-là, qu’aucun des deux protagonistes ne peut espérer gagner sans dommages insupportables pour lui-même, le conflit se déplace dans l’espace. A l’image des Horaces et des Curiaces, ce seront les agences spatiales et leurs champions, astronautes ou cosmonautes, qui s’affronteront pour désigner le vainqueur.
Après The Right Stuff (L’étoffe des héros, 1983, Tom Wolfe), la série télévisée From the Earth to the Moon (De la Terre à la Lune, 1998) rend parfaitement compte, malgré un patriotisme souvent lourd, de cette période.
Le moteur politique
Contrairement à l’époque actuelle, où ce sont les scientifiques qui tentent de convaincre les politiques de leur accorder les crédits nécessaires à l’exploration spatiale, l’avocat de l’homme sur la Lune n’est autre que John Fitzgerald Kennedy. C’est lui qui plaide devant le Congrès américain, le 25 mai 1961, et qui fixe, dans un célèbre discours, un objectif majeur aux Etats-Unis: «Avant la fin de la décennie, poser un homme sur la Lune et le ramener en toute sécurité sur la Terre».
Le mot d’ordre est, en fait, celui d’un chef de guerre, pas celui d’un simple explorateur épris de science et de connaissance de l’univers. L’ennemi n’est pas l’espace, la distance à parcourir, le vide, la technologie à développer ou le risque de sacrifier des vies humaines. L’ennemi, c’est l’URSS qui collectionne les succès dans l’espace depuis le lancement de Spoutnik en 1957.
Comme pendant une guerre militaire où l’industrie est sommée de fabriquer un navire par jour, des milliers d’avions et des millions d’obus et de cartouches, la Nasa, qui n’est absolument pas prête à réaliser un tel exploit, doit obtempérer et créer les conditions de la victoire. A n’importe quel prix. Preuve du caractère vital du projet, il survivra à la mort de JFK en 1963. Lyndon Johnson, élu en 1964, le reprendra à son compte: «Je ne pense pas que cette génération d’Américains veut se résigner à aller se coucher chaque nuit sous la lumière d’une Lune communiste».
De leur coté, les Russes mènent la même bataille et protègent l’identité du responsable de leurs projets spatiaux comme s’il s’agissait d’un agent secret.
L’homme n’est pas rentable dans l’espace
Sans les victoires à répétition des Russes à la fin des années 1950, l’homme serait-il allé sur la Lune en 1969? Certainement pas. Y aurait-il été avant aujourd’hui? Pas sûr. Autrement dit, ce n’est en aucune façon la science ou la technologie qui constituent les moteurs de l’exploration spatiale. Seuls, les chercheurs ne peuvent convaincre les dirigeants et les parlementaires de leur allouer les crédits astronomiques imposés par les missions spatiales habitées.
Pour preuve, les récentes coupes dans le budget de la Nasa, crise économique oblige, qui affectent directement les projets de telles missions sur Mars. La science ne peut convaincre ses financiers qu’avec des arguments rationnels. Or, toutes les analyses raisonnables plaident pour des missions robotisées. Pour une raison simple: l’homme n’est pas rentable dans l’espace. Son coût est loin d’être équilibré par l’apport de sa présence physique dans un vaisseau spatial.
Cette équation penche d’ailleurs de plus en plus en faveur des robots au fur et à mesure du perfectionnement de leur technologie, celle de l’être humain évoluant beaucoup moins vite… Cela signifie-t-il que l’humanité doive faire son deuil d’un nouveau grand soir comme celui du 20 juillet 1969, lorsque Neil Armstrong posa son pied sur la Lune? Pas certain…
Si l’on suit le raisonnement précédent, la seule motivation assez puissante pour rendre possible une mission habitée sur Mars relève de la politique internationale. Plus précisément de la crise internationale. En tant de paix, la faible énergie générée par le consensus n’accouche que de projets spatiaux minimalistes. La station spatiale internationale (ISS) en est le prototype le plus achevé. Normal.
Le bénéfice étant partagé par l’ensemble des partenaires, aucun d’entre eux n’en tire de réel profit nationaliste. Alors tout le monde collabore plus par devoir que par passion. Pour aller sur Mars, c’est loin d’être suffisant. D’où l’absence de projet international de mission martienne habitée. Il faudra donc que ce soit un pays seul. Mais lequel? Et pourquoi?
L’affrontement entre les Etats-Unis et la Chine
Le nombre de candidats, s’il reste limité, s’est considérablement accru par rapport au XXe siècle. Si la Russie ne semble plus dans la course depuis l’explosion de l’URSS et la manne du pétrole et du gaz, d’autres pourraient la remplacer: la Chine, l’Inde, le Japon… Le candidat le plus sérieux, à l’évidence, c’est la Chine. La bataille qu’elle livre aux Etats-Unis lors des Jeux Olympiques est symbolique. Elle illustre l’affrontement des deux nouveaux géants de la planète. L’enjeu? La place de première nation mondiale. Celle-là même que les Américains ne pouvaient se permettre de perdre dans les années 1960 face à l’URSS.
Bien sûr, à l’époque, le combat était surtout idéologique: le libéralisme contre le communisme. La démocratie contre la dictature. Aujourd’hui, l’enjeu est essentiellement économique. Mais est-il, pour autant, moins puissant? Quelle est la valeur boursière et monétaire de la place de numéro un mondial des nations? Nous le saurons le jour où la Chine annoncera son projet de mission martienne habitée.
Pour l’instant, elle en est loin puisqu’elle ne prévoit l’envoi d’hommes sur la Lune qu’en 2025-2030. Si les Américains n’y retournent pas d’ici là, nul doute que leur prestige en sera affecté. Mais le véritable défi serait la perspective d’un Chinois sur Mars. Soit les Américains le refusent et ils cèdent leur place à la Chine. Soit ils le relèvent et nous assisterons à une formidable empoignade qui marquera (espérons que ce soit la seule) le XXIe siècle.
Un drapeau chinois sur Mars ?
Etant donné leur passé et leur présent glorieux dans ce domaine, on voit mal comment les Américains pourraient supporter sans broncher de voir le drapeau chinois flotter sur Mars. Il arrivera donc fatalement un moment décisif. S’ils laissent la Chine les rattraper technologiquement, les Etats-Unis prendront le risque d’un affront historique et de la perte de leur position dominante.
Pour éviter l’irréparable, ils seront donc contraints de réitérer leur exploit de 1969 face à l’URSS. Des Américains devront alors se dévouer et sacrifier 3 années de leur vie pour aller fouler le sol de Mars. Cela ne servira sans doute à rien scientifiquement mais, politiquement, cela pourrait prolonger la suprématie des Etats-Unis au-delà de leur dépassement inéluctable par la Chine sur le plan économique.
De la vie ailleurs
Et si Curiosity trouve des traces de vie passée sur Mars dans les prochains mois? D’abord, cela constituera une victoire américaine majeure. Ensuite, le cours de l’exploration spatiale pourrait en être profondément modifié. Il est difficile d’imaginer l’impact d’une telle découverte scientifique, sans doute la plus importante de tous les temps. Il suffit, en effet, de trouver de la vie une seule fois, ailleurs dans l’univers, pour que tout change.
Car si elle a existé en dehors de la Terre dans le système solaire, elle peut exister n’importe où dans l’univers. Nous aurions donc enfin la preuve que nous ne sommes pas seuls…
Dans cette situation, il est probable que l’espace retrouverait brusquement l’attrait qu’il a progressivement perdu au cours des 40 dernières années. L’idéal, pour les Etats-Unis, serait, bien entendu, que cette découverte ait lieu aujourd’hui, au moment où leur avance technologique sur la Chine est encore plus que considérable. Comment l’homme pourrait-il ne pas se rendre sur le sol d’une autre planète qui a connu la vie? La voie de l’homme sur Mars devrait alors s’ouvrir toute grande. Et, même si les Chinois redoublaient d’efforts, le premier être humain sur la planète rouge serait Américain.
Michel Alberganti
Article actualisé le 26 août 2012 après l'annonce de la mort de Neil Armstrong.
Mis à jour le 26/08/2012 à 10h28














































J'ai bien lu votre article de bout en bout et j'ai apprécié l'allusion aux chroniques martiennes de Ray Bradbury au tout début, dont je n'avais pas connaissance de la disparition; vous me l'avez appris.
Les raisons politiques de la course à l'espace sont certainement nécessaires comme vous l'écrivez et il m'arrive de penser fréquemment, comme vous l'écrivez aussi, que les projets restent néanmoins limités, et qu'ainsi nous ne sommes pas près de fabriquer un énorme vaisseau spatial - par exemple, en orbite autour de la Terre - car celui-ci serait peu crédible économiquement.
Les progrès scientifiques néanmoins vont poursuivre leur contribution à changer notre monde, voire notre vie de tous les jours, et je ne suis pas inquiet de tout cela, pour ma part, que ces changements proviennent de la Chine dans le futur ou bien des américains...
Arte comme chaque année diffusait il y a peu de temps un série de programme dans le cadre de la nuit des étoiles, l'un d'eux "La fin des astronautes ?" mettait en évidence que le principal problème actuel de la conquête spatiale (donc pas des mission dans un environnement proche de la terre type Station spatiale internationale) était devenu quasiment impossible dans un avenir proche du fait de l'augmentation des coûts, la question "éthique" du risque humain passant ensuite.
Les Chinois ou les Indiens peuvent se mettre à envoyer leurs propres satellites voire envisager de créer leurs propres SSI, le montant astronomique d'une mission humaine vers Mars ne pourra être supporté que dans le cadre d'un projet mondial commun.
Les échecs Russe et le déclin de la NASA (qui utilise des lanceurs étrangers) me semble corroborer l'impossibilité de voir une mission humaine vers Mars de mon vivant.
Attendons de le futur télescope spatial James-Webb (encore prévu pour 2018) soit enfin mis en service pour entrevoir le pas suivant d'une conquête spatiale faite par l'homme.
Dans votre article vous omettez l'Europe. L'Europe n'est pas intéressée, et certainement avec raison, par les vols habités, ni vers la lune, ni vers les astéroïdes, ni vers mars. Au bout du compte, ça revient à dépenser des sommes énormes (injectées dans l'industrie locale, malgré tout) pour sortir la photo d'un gugusse devant un drapeau. C'est relativement similaire à jouer à celui qui pisse le plus loin, et une des caractéristiques de ce jeu est que c'est un jeu de mec, et qu'il est beaucoup moins amusant lorsqu'on est tout seul... Mais bon, avec une température moyenne de l'ordre de -80°, sur Mars, il faudra faire vite pour ne pas se geler le... matériel nécessaire :).
Une des retombées possibles est malgré tout de susciter l'intérêt du public pour la réalité de l'univers. Avec le décès aujourd'hui de Neil Armstrong, me reviennent forcément les souvenirs de cette nuit de 1969, devant la télé noir et blanc à le regarder faire un petit pas. Je ne peux pas dire que je n'y ai pas été insensible. Mais également qu'il ne me semblait pas que c'était un "américain" qui était sur la lune, mais un "humain". Si eux en ont peut être tiré un orgueil légitime, je n'ai pas ressenti de honte particulière à être français ce soir là ni aucun autre soir. Que ce soit un chinois, un américain, un russe, un javanais, peu importe.
Mais en regardant a posteriori, on peut penser qu'il est peut être plus sain d'aller sur la lune qu'en Irak, et peut être pour un peu moins cher.
Il est au bout du compte assez triste de voir autant d'argent dépensé pour des courses aussi vaines. L'éducation semble peut être mériter un peu plus de dépenses que d'aller faire le couillon sur une planète gelée, invivable et il est probable aussi que l'aura du pays en bénéficie plus. Si les américains sont allés sur la lune, c'est aujourd'hui plutôt leur image de nation agressive qui attaque injustement d'autres pays qui semble leur coller aux bottes... et ce n'est pas parce qu'ils sont "allés sur la lune" qu'on leur pardonne. Ils ont de très bons ingénieurs, et ils élisent régulièrement des golios aux postes de pouvoir... (je parle de Bush, ai pris peur en écoutant Sarah Palin, et tremble à l'idée qu'un mormon remplace Obama).
Au niveau philosophique, penser que découvrir d'éventuels fossiles de bactéries datant d'il y a 3 milliards d'années va faire progresser l'humanité et sa conception de l'univers, c'est rêver debout. Il y a déjà largement assez d'information disponible pour savoir que nous ne sommes vraisemblablement pas seuls dans l'univers, qu'on est sur une toute petite planète exceptionnelle, qu'il n'y a pas d'autres endroits disponibles, sauf très très loin d'ici, que nous devrions tous partager les mêmes ressources finies, qu'il n'y a pas de race supérieure, ou choisie par un dieu qui n'existe pas, que la vie est un phénomène naturel qui se développe dès que les conditions sont bonnes, que l'univers n'a aucun sens pour nous et pourtant les religions ne se sont jamais aussi bien portées. Les religions et toutes les autres croyances, dont celles par exemple qui consiste à croire que les américains ne sont jamais allés sur la lune, que les gouvernements sont en contacts avec des formes de vies extraterrestres, que la position des planètes dans le ciel affecte votre libido, que la fin du monde est pour dans 4 mois, etc... Mais à voir si peu d'intelligence, on pourrait ne pas s'étonner de voir un gouvernement décider d'un programme délirant juste pour aller pisser sur une autre planète. L'éducation, je vous dis...
Ce que j'aime sur Slate, c'est que quand on a fini l'article on sait que les commentaires qu'on va lire sont parfois aussi bien que celui-ci. Merci pour votre réaction drôle et intéressante!
Bonjour.
"Bien sûr, à l’époque, le combat était surtout idéologique : le libéralisme contre le communisme." : c'est faux, la visite (et non la conquête) des étatsuniens sur la Lune n'a pas été libérale ni capitaliste, mais a été faite avec des méthodes typiquement communistes : planification, aucune rentabilité économique, et le but général d'éviter la guerre directe avec les "CCCP", et non de gagner de l'argent...
@RedGuff Je ne suis, bien entendu, pas d'accord du tout. Je voulais parler du libéralisme en tant que modèle politique, et non économique, par opposition au modèle communiste. Qualifier de communiste la démarche des USA pour planifier la marche sur la Lune est intéressant... Comme paradoxe... Pour le reste, ce qui compte n'est pas le détail de la démarche mais son objectif qui était bien la conquête de la Lune et non sa visite (le planté de drapeau fut l'un des premiers gestes). Quant à l'argent, en évitant une troisième guerre mondiale, les USA cherchaient aussi à en gagner. L'établissement de leur suprématie mondiale leur a également rapporté beaucoup. Même si elle a coûté fort cher, la Lune n'est peut-être pas une mauvaise affaire, au final.
Il est certain qu'en tant qu'individu, l'espace reste hors de notre portée, sur l'échelle du temps et de l'humanité cela devient une réalité tangible.Il ne suffit qu'à retracer l'histoire humaine, qui aurait penser se déplacer en voiture il y a deux cents ans ou utiliser un four micro onde ? etc...Bien sûr que l'humanité se développera dans l'espace à petit pas certes au début et par expérience de plus plus en plus rapidement,il suffit de le vouloir et de passer outre les économies.Passer sur cette étape signifierait l'extinction de l'homme.
Observez le nombre d'astéroïdes entre la Terre et Mars qui pourraient être exploités pour leur minerai rares et précieux, l'humanité aurait des ressources pour plus de 100000 ans voire plus.Du gaz on en aurait en quantité illimité grâce à Jupiter et Saturne + astéroïdes de saturne (métaux), si on développait fr nouvelles technologies extractives, quand on regarde l'univers tout nous invite à nous surpasser et cela à commencé dès les origine de l'homme, le ciel lui a procuré des questions sur son sens, son origine, et son devenir.Quant à Dieu, bien sûr qu'il existe, je dirais même qu'ils en existent plusieurs au même tire que nous existons face aux fourmis.C'est une une question d'échelle.Quand on observe la Nature, les animaux, les proportions de l'Univers (avec ses nébuleuses d'eau, de carbone immenses ) tout est à portée mais jamais sans efforts, c'est le message.Pour grandir il faut apprendre et faire preuve de sagesse, quand celle-ci n'est point là les espèces disparaissent.Comment peut-on croire des choses par orgueil alors que lorsque nous naissons tout est déjà crée, l'homme n'a jamais rien inventé il a imité la nature et l'a adapté a ses besoins.
Pour ma part je pense , que la vie, les galaxies, les systèmes solaires sont des créations communes et répétitives dans l'Univers au même titre que les Indiens d'Amériques et Indiens Australiens vivent différemment mais ont des similitudes. L'Univers serait le paradoxe de la différence dans l'homogénéité et le hasard n'existe pas il s'agit simplement d'une question de fréquence et de concordance de conséquences physiques.Quand vous voulez regarder un programme Tv, vous accorder l'heure, le canal et naturellement vous prenez votre télécommande et allumer le téléviseur, il en est de même pour la vie et l'Univers dire qu'il n'existe pas de créateurs ou de façonneurs pensant les Univers c'est comme si vous disiez avec notre exemple précédent que le programme Tv que vous voulez regarder a débuté, qu'il commence par la fin, qu'il n'y a pas d'autre programme que celui ci, que le temps n'existe pas donc pas d'horaire pour se fixer une tranche pour le regarder, que la TV s'allume toute seule et que la télécommande est autonome et donc les éléments ont leurs propres autonomies.Voyez l'incohérence, bien sûr que les choses et êtres vivants ont un sens, ce n'est pas parce que cela n'est pas encore à notre portée qu'il n'y en a pas.
La Science est un outil, elle ne résoudra pas les questions métaphysiques.Exemple, démontrez moi physiquement la peur , l'amour la peine, l'optimisme, la volonté etc.
Demain les plus grands penseurs qui feront avancer l'humanité concilieront la Métaphysique et la Science.
Malheureusement pour nous, actuellement seul le matérialisme prévaut, la finalité pour un tel mode de pensée est l'autodestruction car quelqu'un de matérialiste voudra toujours plus ou prendre plus aux autres, sans rien en retour, avec ce genre de personnes il ne faut s'attendre à rien , elle spolie, vole, meurtri mais ne crée aucunes richesses créatrices, intellectuelles et même physique.
De nouveaux mode de pensée tourner vers les autres doivent émerger pour aller dans l'espace auquel cas, s'interroger sur l'espace et le devenir de l'homme seront devenu inutile nous aurons déjà disparu.
Quel commentaire rafraîchissant, ça me rappelle ma jeunesse... Demain on rasera gratis. La science du 21ème siècle sera celle du recyclage. On devrait d'ailleurs crée une école nationale supérieure du recyclage. Il est largement moins cher d'aller fouiller dans nos ordures et recycler tout que d'aller les chercher à un milliard de kilomètres, surtout lorsqu'on n'a plus de pétrole. Les atomes ne disparaissent pas sur terre ils sont utilisés et dispersés, mais ils existent encore. Certes les combustibles fossiles s'épuisent, et d'une façon ou d'une autre il va falloir apprendre à s'en passer, et il va falloir apprendre à consommer moins.
Pour le reste vous avez le droit de croire à la création, mais toutes les découvertes récentes prouvent absolument le contraire. Dans l'espace (et les astéroïdes dont vous parlez) on trouve des acides aminés, et je vous assure que les conditions là haut sont vraiment mauvaises. Si vous trouvez une planète comme la terre, vous laissez les choses tranquilles quelques millions d'années et vous avez des bactéries, quelques milliards d'années et vous avez des postes de télévision avec des gugusses qui regardent des niaiseries avec. Simplement en laissant faire la nature. Evidemment pour l'écolo de base l'homme est différent de la nature, mais pour toute personne dotée d'un cerveau, l'homme fait partie de la nature, il n'est que le résultat de son évolution. Pour en revenir à la vie sur Terre, la liste des conditions nécessaire est quand même assez grande : La terre est à la bonne température, avec une étoile pépére tranquille qui a et va durer longtemps, avec la bonne masse, permettant de conserver une atmosphère mais pas trop, qui a eu la chance de se former comme la nôtre (lors d'une collision avec une autre ce qui a permis d'avoir un noyau métallique important, donc un bouclier magnétique que ni la lune ni mars n'ont), de l'eau en abondance, un satellite comme la lune justement qui a permis que l'eau ne soit pas statique, etc, etc...
Pour le reste, métaphysique... ailleurs... Parlez à un spécialiste du cerveau humain il vous expliquera ce qu'est la peur, l'amour, la peine, etc... Résultats eux aussi de l'évolution. Ceux qui n'éprouvaient pas la peur (par exemple devant un tigre aux dents de sabre) sont morts plus vite que ceux qui avaient la trouille et qui se sont mis à courir.
Pour revenir au thème de la création, les gens intelligents en sont revenus. Dans le passé on attribuait à des consciences tous les phénomènes que l'on ne comprenait pas. Le vent (c'était Eole), les tempêtes en mer (Neptune en colère), l'éclair (Jupiter qui faisait des siennes). Maintenant on comprend assez bien tous ces phénomènes, donc on n'a plus de dieux pour le vent, la météo, les tremblements de terre, le climat, les volcans, etc... Présupposer une conscience implique une évolution. Si la raison pour laquelle l'univers existe est une conscience, cette conscience est le résultat d'une évolution elle aussi. Il est plus facile de créer des choses simples que compliquées. Donc il va falloir vous faire à l'idée que l'univers est le résultat d'un phénomène, que nous ne comprenons pas (ou pas encore, et certainement pour pas mal de temps), plutôt que d'un gugusse qui ne savait pas comment occuper la semaine qui venait... Et que dans tous les cas de figure, ce qui a crée l'univers (il y a 14 milliards d'années) n'avait en gros rien à foutre de notre vie sur une sous planète dans une sous galaxie, etc... Là, par contre si les gens pouvaient commencer à entrevoir ça, ça serait un gros gros progrès pour l'humanité qui comme le démontre l'évolution possède une origine unique, et possède les mêmes caractéristiques (par exemple celle d'abuser de son prochain lorsque c'est possible). Je suis d'accord avec vous sur le fait que notre conduite peut conduire à notre extinction, mais je pense que si on est capable de s'en sortir un jour, c'est parce que l'on comprendra que le reste du monde nous est utile, et pas par générosité, ce qui ne nous est pas propre. Sauf à profondément modifier nos gênes ou croire au communisme. En attendant il faut diminuer la population mondiale (par le contrôle des naissances, une terre sur le long terme ne peut pas supporter 10 milliards de gougnafiers), et éduquer, éduquer... Votre réponse montre justement le besoin...
Et pour "ce genre de personnes il ne faut s'attendre à rien , elle spolie, vole, meurtri mais ne crée aucunes richesses créatrices, intellectuelles et même physique" je citerai un de vos auteurs favoris "Il ne suffit qu'à retracer l'histoire humaine, qui aurait penser se déplacer en voiture il y a deux cents ans ou utiliser un four micro onde ? etc..", vous devez le connaître. :) Allez, on vit quand même mieux aujourd'hui qu'hier, non ?
Pour appuyer l'analyse de doux reveur, d'abord quand il dit qu'un humain ne foulera pas le sol de Mars de son vivant, je suis tout à fait d'accord avec lui et ce quel que soit son age actuellement.
Je précise que je travaille à la conception d'instruments spatiaux depuis 1973 et que j'ai participé pendant trois ans à la conception de Chemcam embarqué sur Curiosity.
Les différentes étapes de la conquete de Mars exigent une collaboration financiere et humaine mondiale si on ne veut pas que ça dure indéfiniment, ç'est pour moi une certitude et ça exige aussi beaucoup d'humilité: dans le spatial, rien n'est jamais acquis.
La première étape sera le retour d'échantillons depuis Mars pour démontrer la capacité à redécoller depuis Mars en automatique, ca peut se faire en plusieurs etapes, par exemple un vehicule européen va recueillit les meilleurs echantillons possibles et les rassemble dans un container qui sera mis a disposition d'un véhicule américain qui aura juste le role de venir chercher les échantillons et de les rapporter sur terre deux ans plus tard.
Ne pas oublier que chaque rover envoyé sur Mars nécessite l'envoi préalable deux ans plus tot d'un orbiteur martien servant de relais pour la telemesure et telecommande, ce qui complique encore les choses.
On voit bien que cette étape suivante coutera aux agences spatiales au moins un ordre de grandeur de plus que MSL/ Curiosity, soit avec l'inflation de 25 à 50 milliards de dollars.
Et je suis pret a parier qu'il y aura encore d'autres étapes avant le depart d'un equipage humain vers Mars!
De plus, des problemes technologique redhibitoires subsistent actuellement qui interdisent l'envoi d'un homme sur Mars: protection contre les radiations solaires pendant le voyage de croisière, capacité du lanceur à lancer des charges plus lourdes, meilleur débit des communications, etx
Même si j'ai légèrement dépassé la quarantaine et que je crois encore à l'amélioration exponentielle des médecines occidentales qui couplées aux médecines traditionnelles devraient me permettre de vivre très longtemps, je crains fort de ne pouvoir vivre ce moment de la conquête spatiale humaine de Mars.
Car comme vous le signalez, ce n'est pas qu'une question de coûts mais aussi de faisabilité technique.
Si l'on tient compte des vents solaires, des petits astéroides...on constate que la conquête spatiale est autrement plus complexe qu'un vol orbital que les agences spatiales nous promettent dans un avenir proche.
Ps: Bravo à vous pour avoir participé à votre échelle à cette mission.
Pps: @ tous les commentaires, si vous pouviez aérer vos réponses car certaines au combien intéressantes sont très très difficile à lire sans aucune mise en page, n'est pas Céline qui veut ;-)).
dans le premier pas il y a l'action la semelle et la puissance du sens du symbole
bien sur les chinois sont interessé à être aussi bon que les autres pour relever le défi de leur dignité retrouvée dans l'histoire humaine
mais pas sur qu'il se lancent dans un concours pour aller en premier sur mars
le chinois vous dira qu'il ne relève un défi que si le résultat du défi en lui même vaut la chandelle
et non seulement d'avoir été meilleur ou plus rapide
la symbolique du premier pas ne focntionne peut-être pas avec la même dynamique ni la même semelle coté oriental
espérons le en tout cas
et espérons aussi que l'humanité sera encore de ce monde( le notre)
s'il ya avait eu de la vie sur mars cela pourrait remettre en question pas mal de croyances selon le résultat de cette découverte
s'il n'y en a pas eu et qu'on puisse en être certains aussi
Je pense que l'exploration de mars n'est pas dénuée de sens. Sur le plan technologique, ce serait un bon immense que d'arriver à envoyer puis ramener un équipage humain. La réalité ferait un bon immense vers la science fiction. Ensuite il y'a évidemment la suprématie évidente du pays qui réalisera cet exploit. Mais après? quel intérêt? Et surtout à quel coût et quel niveau de risque? Pour quel résultat qui ne soit pas réalisable par un robot? tout ça pour une question d'égo?
De nos jours, si on en a pas la preuve physique, la dans la main, on sait que la vie existe ailleurs. Le contraire devient de plus en plus impossible. Surtout depuis qu'on a découvert des planètes "vivables". Et c'est de ce coté là que va surement s'accentuer la recherche. Voir toujours plus loin, écouter encore et de mieux en mieux, scruter le ciel aussi précisément que possible pour trouver ces preuves. ça fait surement moins film de science fiction (c'est vrai qu'un bon gros vaiseau spatiale ça a de la gueule) mais au final je pense que ça aura largement plus de résultat.
Bref, mars...