Le diktat de l'allaitement au sein
Justifiées dans le cas des pays en développement, les recommandations de l'OMS ne servent-elles qu'à culpabiliser les mères dans nos pays?
- Une femme nourrit son enfant au sein à Valparaiso (Chili), le 1er août 2012. REUTERS/Eliseo Fernandez. -
Du 1er au 7 août se tenait la Semaine mondiale de l’allaitement maternel, l’occasion pour l’OMS de renouveler ses recommandations sur le sujet: l’allaitement au sein exclusif jusqu’à l’âge de six mois minimum puis avec une alimentation mixte jusqu’à l’âge de deux ans au moins.
Toi qui as allaité pendant les trois mois de ton congé maternité, tu n’as pas fait, selon l'OMS, ce qu’il fallait pour la bonne santé de ton enfant. Et toi qui l’as collé au biberon dès l’accouchement, je ne m’adresse même pas à toi, espèce de monstre infanticide.
Question: ces recommandations sont-elles exagérées?
Toutes les mères ne sont pas égales
L’allaitement joue un rôle essentiel dans les pays en voie de développement. Comme l’écrit Elisabeth Badinter, qu’on ne peut pas vraiment soupçonner d’être pro-allaitement à tout prix, à propos du lait artificiel:
«L’eau insalubre, les conditions d’hygiène et les températures élevées en font des poisons qui tuent. Viviane Anthony-Nebout rapporte qu’en 1989, l’Unicef estimait que cinq mille enfants de moins de cinq ans mourraient chaque jour de diarrhées et d’infections respiratoires pour ne pas avoir été allaités, soit 1,5 million chaque année dans les pays en voie de développement.»
Mais l’information se transforme en campagne idéologique quand, par un subtil déplacement, elle transfère la nécessité vitale d’allaiter dans les pays pauvres aux pays industrialisés. Soyons clairs: si l’allaitement est recommandé pour lutter contre la malnutrition, les pneumonies et les diarrhées dues à l’eau non potable, les recommandations de l’OMS s’appliquent-elles vraiment avec la même vigueur en France qu’en Centrafrique?
La mortalité des enfants de moins de cinq ans dans le monde, en nombre de décès pour 1.000 naissances (cliquer sur la carte pour l'ouvrir en grand format). Source: OMS.
A priori, non, et pourtant les recommandations de l’OMS (allaiter exclusivement au sein pendant au minimum six mois) s’adressent «aux mères du monde entier», regroupant ainsi des cas très différents les uns des autres. La campagne pro-allaitement commence donc avec ce genre de généralisation, par la non-contextualisation des données.
La deuxième étape, c’est le traitement médiatique de ces annonces.
Ainsi, sur le site de l’OMS, pour l’article expliquant que l’allaitement permettrait de sauver la vie de millions d’enfants, regardez la photo choisie:

Le même texte est ensuite repris sur des sites occidentaux mais avec des images différentes:

Sur le site du Parisien

Sur le site de L'Avenir
Le choix de ces photos, loin d’être anecdotique, peut aussi se doubler, comme dans le journal belge L'Avenir, d’une partie d'une déclaration de l’Unicef:
«Dans la série d'articles scientifiques sur la nutrition publiés en 2008 dans la revue médicale The Lancet, il ressort qu'un enfant non-allaité par sa mère a un risque 14 fois plus élevé de mourir pendant les six premiers mois de son existence qu'un enfant ayant bénéficié d'un allaitement maternel exclusif au cours de la même période.»
Dans le texte d’origine, l’Unicef omettait déjà de préciser les conditions sanitaires de cette étude. Sur le site belge, avec sa photo d’un couple de jeune parent heureux, on lit:
«Une enquête publiée en 2008 dans la revue scientifique The Lancet montre que chez les enfants qui ne sont pas nourris au sein, le risque de mourir avant l’âge de 6 mois est 14 fois plus élevé que chez les enfants qui l’ont été.»
Que va entendre une maman belge? Que si elle n’allaite pas son enfant —qui va a priori naître dans de bonnes conditions sanitaires—, il a 14 fois plus de risque de mourir. Et pourtant, c’est faux. Ce 14 fois ne peut évidemment pas être le même en Belgique ou au Congo. Autant dire qu’on frise la malhonnêteté.
Des avantages prouvés, d'autres incertains
Pour autant, même dans les pays dits riches, l’allaitement au sein présente des avantages. Le communiqué de l’OMS les énumère:
«Un moindre risque d’infection gastro-intestinale pour le bébé, une perte de poids plus rapide après l’accouchement pour la mère et un retour de couches différé. La réduction des risques n’a pas été mise en évidence pour d’autres infections ou maladies allergiques.»
Ça, ce sont les avantages prouvés. Pour tous les autres, le problème est que les études sur le sujet se contredisent ou alors ne tiennent pas compte de tous les facteurs. Ainsi, une étude avait affirmé que les bébés allaités au sein avaient un QI supérieur, mais en réalité, ces résultats ne tenaient pas compte des situations sociales, économiques et culturelles des familles.
C’est étonnant de voir comment l’allaitement, sujet sur lequel on écrit régulièrement des tartines, est pourtant bourré d’approximations et d’idées toutes faites. Ainsi, on me dit lait maternel, je pense spontanément «super lait ultra bio» (c’est d’ailleurs l’un des arguments de la Leche League, le côté «bio», nos mères sont élevées en plein air, etc.). Sauf que dans un article paru sur Slate il y a quelques mois, on racontait l’histoire d’une femme qui a écrit un livre sur les seins:
«Florence Williams a commencé à s'intéresser aux seins quand, alertée par un article consacré aux toxines présentes dans le lait maternel, elle a décidé de faire tester son propre lait. Et là, surprise! Elle a découvert qu'il était bourré de toxines (notamment de produits chimiques ignifuges), qu'elle transmettait directement à son bébé.»
Je ne veux pas dénigrer l’allaitement au sein mais juste souligner que les choses ne sont pas aussi claires que ce qu’on nous dit. L’espace public est saturé de campagnes pro-allaitement maternel, or ces campagnes partisanes ne permettent pas aux femmes de faire un choix calme et raisonné.
Liberté de choix
Que certaines préfèrent allaiter, c’est très bien, du moment que l'on laisse à chacune la liberté de choisir sans la culpabiliser –ce qui n’est pas du tout le cas aujourd’hui. Pendant ma grossesse, je me suis retrouvée à effectuer de nombreux déplacements professionnels. Evidemment, ma grossesse a été le sujet de discussion n°1 avec tous les gens que je rencontrais.
On se rend compte à quel point le pro-allaitement maternel a imprégné notre inconscient collectif quand on s’arrête quelques secondes sur certaines formulations. A une femme enceinte, on demande à tous les coups trois choses:
1) «C’est pour quand?»
2) «C’est un garçon ou une fille?»
3) «Tu vas allaiter?»
Arrêtons-nous sur cette dernière question, en apparence absolument innocente. D’abord, quand on dit allaitement, on veut toujours dire allaitement au sein (mais en vrai, un bébé nourri au biberon est également allaité).
Ce qui frappe ensuite, c’est que le lait maternel est systématiquement mis en avant. Le biberon est présenté comme un choix par défaut.
Et enfin, le fait même de poser la question est révélateur. Les femmes plus âgées à qui j’en ai parlé n’ont pas le souvenir qu’on leur posait la question pendant leur grossesse. Il y a trente ou quarante ans, l’allaitement n’était pas perçu comme un enjeu.
Choisir le biberon vous met donc dans une position qui est soit celle de ne pas vouloir le meilleur pour votre enfant, soit d’entrer dans une résistance quasi-politique. C’est la même chose dans les documents d’information.
Ainsi, dans la brochure distribuée par la mairie de Paris aux femmes enceintes, on trouve une fiche sur l’alimentation du nourrisson. Après trois paragraphes sur les bienfaits du sein, on a droit à un laconique: «Si vous choisissez l’alimentation au biberon, les préparations pour nourrissons sont adaptées aux besoins de votre enfant.»
Ce qui veut dire que tout est OK avec les préparations pour biberon. Le problème, c’est qu’à ce stade de sa lecture, la future mère lit surtout: «Vous pouvez également, espèce de mauvaise mère sans cœur, choisir de nourrir votre bébé au biberon.»
(Cliquer sur l'image pour voir la page entière de la brochure)
Alors redisons-le: chers parents, aucune étude ne prouve que si votre enfant est allaité au biberon il aura une jambe en moins, un QI inférieur ou un rhume des foins chronique. Vous ne serez pas non plus poursuivis par la Ddass. Vous avez le droit de choisir le biberon.
Pendant mes déplacements, j’ai rencontré plusieurs jeunes femmes qui avaient allaité au sein parce qu’on leur avait dit que c’était mieux et qui l’ont très mal vécu. Elles n’avaient pas vraiment fait de choix libre. Ce n’était pas une décision réfléchie dont on leur aurait exposé les avantages ET les inconvénients.
C’est sans doute le plus gros souci que posent les campagnes pro-allaitement. Elles n’évoquent que les bénéfices de l’allaitement au sein, quitte à les grossir et quand la tétée, ce moment qu’on leur a présenté comme merveilleux, se passe mal, c’est vécu comme une catastrophe par les mères.
Une information juste devrait permettre de peser le pour et le contre. Mais aujourd’hui, les campagnes d’information incitent à l’allaitement au sein à tout prix et pourraient finir par devenir contre-productives.
Comme le rappelle le Pr Tounian, pédiatre nutritionniste à l’hôpital Trousseau à Paris, interrogé par le Figaro, «la réussite d'un allaitement dépend avant tout de l'envie de la femme» et «la culpabiliser est délétère et conduira seulement à ce que l'expérience se passe mal».
Titiou Lecoq
Mis à jour le 22/08/2012 à 12h13



















































Tous les prétextes sont bons, toujours, pour culpabiliser les mères! Il y a 40 et quelques années, j'ai choisi l'allaitement au sein... j'avais du temps, plein de lait, un désir fou, un bonheur immense à sentir le bébé contre mon corps... ce n'était pas la mode, on m'a traitée de "rétrograde", "bestiale", dangereuse pour les enfants de leur refuser les bienfaits du progrès... quand en plus j'ai refusé de me plier aux horaires imposés: une têtée toutes les 4 heures, et "laissez-les crier, ça leur fait les poumons" et décidé d'écouter mes enfants et de les nourrir à la demande... c'est tout juste si on ne m'a pas enfermée chez les fous!
Il y a, me semble-t-il, dans la relation mère enfant nouveau-né, quelque chose de si fort, que quelles que soient les choix de la mère (dont je suis persuadée qu'ils se font en accord avec le nouveau-né, après tout, ça fait déjà quelques mois qu'on se fréquente assidument) que les "sachants" se sentent exclus et ne réussissent à se réintroduire dans la relation qu'en instillant doute et culpabilité.
"Il y a trente ou quarante ans, l’allaitement n’était pas perçu comme un enjeu"
Il est clair que l'allaitement fait aujourd'hui partie du cortège des questions et débats: la couche lavable est encore loin, à la ramasse le baby-cook qui tente de remonter tout le monde à toute vitesse. On parle même pas du baby-phone, mort au champ d'honneur sous la violence de l'immobilier parisien et ses murs de papier à cigarette...
Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un "enjeu" véritable, lorsque la question est posée. Elle est d'ailleurs effectivement d'avantage posée par des jeunes (qui veulent savoir comment se positionner, prendre un avis: Iphone ou Blackberry?) que par les plus âgés, intéressés par le coté pratique des choses (alors, c'est qui, qui se lèvera la nuit et qui aura les poches sous les yeux au bureau? votre vie de couple va-t-elle morfler un peu, beaucoup ou passionnément? Pour ton anniv, tu veux quoi: robe d'été ou pull?)
Nous on les a nourri directement aux Nuggets de poulets, pour qu'ils aient tous les antibiotiques nécessaires dès les premières semaines. On remarque d'ailleurs que les dents ne servent à rien, vu la bouffe de merde qu'on s'inflige tous. L'évolution serait bien sentie de nous faire disparaitre tout ça, et plutôt nous faire pousser des doigts plus longs et plus fins, pour éviter les fautes de frappe sous Android...
Bien sur qu'on ne doit pas culpabiliser les mères....
Mais leur rappeler que les vaches allaitent les veaux, les chèvres les cabris.... et les femmes leurs nourrissons, et que cela ressort de la nature.
Leur rappeler aussi que leurs nourrissons ont des droits, comme ceux d'être aimés, bien entretenus, protégés,prémunis contre l’athérosclérose prématurée, l'insuffisance intellectuelle, l’obésité, et que tout cela passe par l'allaitement naturel, et donc l'allaitement au sein.
En arrivant en Afrique, le lait Nestlé n'a pas seulement favorisé le décès prématuré de nombreux nourrissons, mais cinquante ans plus tard la multiplication des accidents coronariens, jusqu'alors très peu fréquents dans ces populations....
L'artifice a toujours une utilité immédiate... on le paye cher plus tard!
J'ai fait le choix d'allaiter ma fille. Je n'avais pas fixé de limite dans le temps, les choses se sont faites d'elles-mêmes. Nous avons fonctionné exclusivement de cette façon pendant trois mois et demi, puis en mixte jusqu'à six mois et demi. A la fin je n'avais presque plus de lait, et c'est ma fille qui n'en voulait plus.
Le choix de le faire s'est un peu imposé de lui-même, car je ne voyais pas de raison de ne pas le faire puisqu'il n'y avait quasiment que des avantages : c'est bon pour le bébé ET pour la maman, et c'est économique.
Mais la raison principale pour laquelle de nombreuses femmes ne persistent pas dans ce choix une fois sorties de la maternité, c'est qu'elles n'y sont pas concrètement et GENTIMENT, PATIEMMENT aidées. Comme vous l'avez fort justement souligné, les femmes sont extrêmement incitées à allaiter au sein, mais une fois qu'elles se lancent on les y aide très peu, ou bien alors il faut faire la démarche d'aller voir une consultante en lactation une fois sortie de la maternité. Tout cela n'est pas très logique.
Cependant, je crois qu'il serait aussi juste de préciser qu'il est très français de se faire autant de noeuds au cerveau concernant l'allaitement et le "choix libre" de la maman. La France est l'un des pays riches où les mamans allaitent le moins au sein, contrairement par exemple aux pays nordiques. Elles y sont peut-être mieux aidées là-bas, je ne sais pas.
Je suis un peu agacée par ce discours du choix à tout prix et en toutes circonstances, qui est un héritage des luttes féministes. Pour moi, allaiter n'est pas une aliénation. Lorsqu'on fait le choix de devenir mère, on est responsable du bien-être de son enfant, et son bien-être passe de façon préférentielle par l'allaitement. Point.
PS : enceinte, j'avais pris 16 kilos et pas mal de cellulite (dont on sait que ce sont de bonnes graisses dans lesquelles le corps vient puiser pour composer le lait maternel), et j'ai tout perdu en deux mois...
Merci à l'auteur pour cet article, qui complète très bien le très drôle "Vos seins essaient de vous tuer", publié il y a quelques mois....
A deux mois de mon accouchement, je suis en quête d'avis sur la question, même si j'ai choisi, dès le début de ma grossesse, et en accord avec mon compagnon, de ne pas allaiter notre petite fille.
La plupart des gens que je rencontre me posent en effet quasi immédiatement la question de l'allaitement (ils me demandent aussi comment je vais l'appeler, en se permettant de commenter de manière peu subtile les choix possibles, "ah oui, comme ma tante morte d'un cancer et qui souffrait d'hyperpilosité", ou "vous savez, elle risque d'avoir des problèmes à l'école si vous l'appelez comme ça"). Bien entendu, après avoir entendu ma réponse, ils se lancent systématiquement dans un discours pro-allaitement super culpabilisant...
Cela m'étonne pour deux raisons.
Il me semble pour commencer qu'il s'agit d'un choix personnel qui n'a pas à être soumis à l'approbation toute entière du champ social (ou alors on crée une allocation d'allaitement pendant 2 ans, et on transforme toutes les mères en vache à lait, après les avoir sanglées bien fermement à leur canapé). C'est d'abord une question qui relève de la sphère intime.
D'autre part, je n'ai pas souvenir que c'était un enjeu aussi important il y a 30 ans. Ma mère n'a jamais eu droit à la moindre pression sur cette question et m'a toujours répété qu'on faisait selon ses envies. Je suis donc tombée de ma chaise dès le début de ma grossesse en découvrant qu'en fait, les choses avaient changé.
Bien entendu, il faut aussi pouvoir allaiter. Ces injonctions à l'allaitement ne prennent pas en compte certains types de carrières professionnelles, celle qui exigent de nombreux déplacements, par exemple. De fait, toutes les femmes ne travaillent pas à moins de 5 km de leur domicile, avec des horaires aménageables, et de beaux seins bien gorgés de lait prêts à nourrir leur progéniture. Et toutes les femmes ne bénéficient pas d'un congé maternité.
En ce qui me concerne, je dois parcourir plus de 500 km pour aller bosser chaque semaine, et je suis absente de mon domicile au moins 2 jours à chaque fois. Autant dire qu'il faudrait que je passe les 5 jours restant à tirer mon lait pour être sûre que ma fille mange à sa faim.
En ce qui me concerne, la grossesse se transforme donc en intense moment de politisation pro-féministe. Je n'avais pas idée que la France avait des projets aussi précis pour ses femmes. Je ne soupçonnais pas, auparavant, la multiplicité des rappels à l'ordre à venir, entre les remarques permanentes sur ce que j'aurais le droit, enceinte, de faire ou non (au choix: faire du vélo, ou de la gym, boire du coca light, manger du poisson, prendre l'avion, le train, la voiture, rester 5 minutes au soleil etc etc... et puis il faut se faire plaisir, mais attention, hein, il ne faut pas trop grossir, et puis surtout il ne faut pas stresser ou angoisser, parce que c'est mauvais pour l'enfant), les conseils sur l'allaitement, la sur-médicalisation, et les mines étonnées de ceux qui ne comprennent pas que non, je n'ai pas envie de prendre un congé parental, parce que oui, j'aime mon travail et que je n'ai pas l'intention de me transformer en femme au foyer après mon accouchement.
Et encore, je n'ai pas encore subi l'épreuve des jours d'enfermement à la maternité, qui promettent de nouvelles expériences enrichissantes...
Bref, la grossesse est une séance de rattrapage féministe, un moment physiquement, mentalement et politiquement assez compliqué, très loin des stocks images qui illustrent les dizaines de sites web super niais qui lui sont consacré.
Le discours pro-allaitement va dans le même sens, malheureusement, que le discours actuel sur l'avortement: développer une culture de la culpabilité, et tenter de rogner, petit à petit, des droits que les femmes ont acquis depuis une cinquantaine d'années en France.
Je suis aussi l'heureux parent d'un têtard occidental. Ayant refusé le sein de sa mère dès la maternité, je me suis retrouvé dans le rôle du père nourricier grâce au biberon. Rôle que j'ai tout de suite adoré et que ma compagne a également encouragé pour pouvoir s'octroyer de courts moments de pause dans ces premiers mois si énergivores.
L'enfant a bientôt 3 ans, rentre à l'école en septembre avec un QI que j'espère suffisant et, selon son médecin, il devrait atteindre la barre fatidique des 6 ans sans entrave majeure malgré cette absence d'allaitement au sein. Je croise les doigts.
L'allaitement est gratuit, et ne fait pas rentrer d'argent dans les caisses des multinationales de l'agro-alimentaire.
Allaiter n'est pas quelque chose réservé aux pays sous développés (alors que c'est bien parce que les mères perçoivent comme positivement de donner le biberon comme les occidentales et bien... Sans les conditions d'hygiène...).
La norme de l'espèce humaine est l'allaitement (quoi que certains puissent en dire). tout le reste n'est que mensonges.
Les laits industriels sont fabriqués à partir de ? Regardez les compositions sur les boites, c'est édifiant.
Sortir avec du matériel de biberon, c'est compliqué. Avec l'allaitement jamais.
Au fait, qui sort avec un stérilisateur à biberon ? qui ne réutilise jamais le biberon pas fini ? Qui prépare au moment M le biberon, sans prendre d'avance en particulier le soir ?
C'est le papa qui nourrit... Oui, c'est bien. Mais c'est r
Dingue ! "diktat de l'allaitement au sein" alors que c'est exactement l'inverse qui se passe... les sages-femmes françaises n'y connaissent RIEN et poussent les mamans qui voudraient allaiter à donner un biberon si le lait ne monte pas assez vite ou si on n'a pas pris soin de prendre un "cousin d'allaitement" avec soit à la maternité ! :)
La prévalence de l’allaitement maternel en France est une des plus faibles des pays européens : 56 % d'allaitement maternel en France au sortir de la maternité contre plus de 95 % en Finlande !!
http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/allaitement.pdf
les françaises ne seraient pas disposées génétiquement à allaiter ?! le diktat n'est pas là, il est dans les magazines qui poussent des femmes à ne pas allaiter pour (soit disant) ne pas abimer leurs seins ou à demander une césarienne de convenance.
Au niveau santé les choses sont claires et vous citez des études folkloriques qui ne reflètent pas du tout les réalités scientifiques actuelles. Le truc sur le QI c'est une "lolrecherche"...
Sous pubmed il y a plus de 5000 liens correspondants aux mots clés "breast milk health"
Un petit résumé au hasard (Kau et al., 2011, Nature)
"Breast milk is known to protect newborns from infection, in part because of the copious quantity of maternally generated antibodies that it contains. Although these antibodies have specificity for components of the microbiota, the microbial targets are not well defined for given maternal–infant dyads, or as a function of time after delivery. In addition to antibodies, breast milk contains other immunoactive compounds, including cytokines such as IL-10, growth factors such as epidermal growth factor and antimicrobial enzymes such as lysozyme. The effect of maternal nutritional status on the glycan, protein, lipid and cytokine landscape of breast milk needs to be defined further. This analysis should have a temporal axis that explores co-evolution of the immunological and nutrient properties of mother's milk and the postnatal assembly and maturation of the infant gut microbiota and of the innate and adaptive immune systems. Important feedback systems may be revealed. Similarly, knowledge of the vaginal and cutaneous microbiota of mothers before and after birth, as a function of their nutritional status, could be very informative. For example, common configurations of microbial communities that occupy these body habitats could correlate with the development of environmental enteropathy in mothers and their offspring."
Cherchons plutôt pourquoi l'allaitement au sein se passe mal en France ! il est là le problème et pas dans l'allaitement maternel lui même... Augmentons les congés mater à 6 mois au lieu de 3, formons les sages-femmes pour qu'elles puissent apprendre à allaiter. Ça ne sert à rien de dire que l'allaitement est mieux que les formules infantiles (ce qui est vrai) si on n'est pas capable d'apprendre à allaiter convenablement...
Mon principal argument pour l'allaitement maternel, c'est l'expérience du rôle d'apprentis sorcier qu'aiment jouer aussi bien les conseillers scientifiques que ceux du marketing dans toute grande aventure industrielle.
Quand je lis la composition de ces "préparations du dr Nimbus" et les justifications pseudo-scientifiques données pour vanter ou justifier leurs composants bizarres, nouveaux et exclusifs...mon sang se glace !
Il y a quelques années, les fabricants avaient trouvé l'appellation racoleuse "lait maternisé", mais cela leur a été, heureusement, ensuite interdit !
J'ai biberonné mes deux premiers enfants et allaité le troisième.
Quelqu'un peut me dire dans quelle catégorie je dois me ranger ?
Et éventuellement si je suis bien placée pour dire ce que je pense des deux méthodes ?
Super intéressant ! Est-ce que la personne qui a écrit l'article, Titiou Lecoq, sait que le lait de vache n'est pas fait pour être consommé par les humains ? Elle n'en parle pas, par contre le problème a été soulevé par gprad dans un commentaire, elle ne dit pas par quoi remplacer le lait maternel, curieux n'est-ce pas ? Et c'est pourtant important. C'est quoi son but au juste ? Si la nature a donné des seins aux femmes, c'est qu'il y a une raison et ce n'est pas pour plaire aux hommes.
Lisez ça : http://www.veganisme.fr/Un%20Monde%20Vegan/Mythelait.html#sant%C3%A9
Pour votre culture personnelle, sachez cher Monsieur, que le lait infantile n'a absolument rien à voir avec le lait de vache. C'est du lait reconstitué artificiellement sur la base du lait maternel.
Une simple lecture de la composition d'une boite de Gallia dans votre supermarché vous aurez évité de dire n'importe quoi. Et si la nature à donné des seins aux femmes, c'est avant tout pour faire bander les hommes. La vache laitière vous salue bien bas.
La question de l'allaitement est devenu quasi religieux, avec deux camps qui s'affrontent presque, oubliant qu'il s'agit avant tout d'une question de... Liberté !
Il faut dire que l'allaitement n'est pas toujours facile. En voyant mon entourage, à commencer par ma femme, il faut en moyenne trois mois avant que tout se fasse bien naturellement, sans douleur, sans problème... A peu près au moment où la mère doit reprendre le travail...
C'est horrible d'imaginer à quel point une mère est mise sous pression, doit choisir rapidement l'allaitement ou non. Qu'on laisse la liberté totale aux mères !
Ma femme allaite notre enfant depuis bientôt un an et l'on commence à sentir que l'on sort des sentiers battus ("houlàààà, ça commence à faire beaucoup : tu vas pas l'allaiter jusqu'à ses 18 ans non plus ?"). Bref, le même type de pression qu'une femme refusant l'allaitement à la naissance.
Il me semble qu'il n'y a pas de mauvais ou de bon choix, il y a juste un choix que chacun doit respecter, ce n'est qu'une question de bon sens et de respect.
L'allaitement est gratuit, et ne fait pas rentrer d'argent dans les caisses des multinationales de l'agro-alimentaire.
Allaiter n'est pas quelque chose réservé aux pays sous développés (alors que c'est bien parce que les mères perçoivent comme positif de donner le biberon comme les occidentales... Sans les conditions d'hygiène...).
Toutes les femmes sont en capacité d'allaiter, saufs cas exceptionnels (chirurgie mammaire,hypoplasie mammaire essentiellement...). En fait, il y a un déficit chronique d'information, et de formation, l’allaitement correspond à 1/2 journée de formation sur l'ensemble du cursus d'un médecin,, et avant les conseillères en lactation, payantes, il y a des associations qui donnent toutes les infos nécessaires gratuitement.
La norme de l'espèce humaine est l'allaitement (quoi que certains puissent en dire). tout le reste n'est que mensonges.
Les laits industriels sont fabriqués à partir de ???? Regardez les compositions sur les boites, c'est édifiant.
Sortir avec du matériel de biberon, c'est compliqué. Avec l'allaitement jamais.
Au fait, qui sort avec un stérilisateur à biberon ? qui ne réutilise jamais le biberon pas fini ? Qui prépare au moment M le biberon, sans prendre d'avance, en particulier le soir ?
C'est le papa qui nourrit... Oui, c'est bien. Mais c'est rarement lui qui prépare à l'avance... Et quand la maman allaite, le père est aussi présent pour aider, soutenir, câliner...
Après la question du choix est vite fait : D'un côté il y a la norme de l'espèce, pas cher et qui coule de source.
De l'autre il y a de l'argent, un maximum de pognon à faire, et toute une machine bien rodée (jusqu'à l'argument de la culpabilisation de la femme qui n'arrive pas).
Les femmes ont le choix, oui, mais pas éclairé.
Un papa d'enfants allaités.
"Toutes les femmes sont en capacité d'allaiter, saufs cas exceptionnels (chirurgie mammaire,hypoplasie mammaire essentiellement...)."
Je vous arrête tout de suite : je ne sais pas où vous avez été formé mais toutes les femmes ne sont pas du tout en capacité d'allaiter. En effet, beaucoup de femmes n'ont tout simplement pas de montée de lait à l'accouchement, et ce sans qu'il y ait d'explication.
Ce fut le cas de ma mère: pour ma soeur aînée et moi-même, pas de montée de lait donc impossibilité d'allaiter. Elle n'y pouvait rien, mais ça n'a pas empêché que le personnel hospitalier de cesser de lui adresser la parole...
Au passage, je m'étonne de lire dans certains commentaires qu'il n'y avait aucune pression sociale il y a 30 ans. Cela dépend peut-être des régions et des maternités.
Aujourd'hui, ma soeur approche la quarantaine. Le nombre de maladie, voire de simple rhumes, qu'elle a eu dans sa vie se compte sur les doigts des deux mains. Et je ne plaisante pas : elle se fait taquiner parce qu'elle passe au travers de tous les virus. Une sorte de superpouvoir. Elle a aussi fait de hautes études de sciences politiques, preuve que son QI n'en a pas trop souffert. Comment expliquez-vous ça?
"Ce 14 fois ne peut évidemment pas être le même en Belgique ou au Congo. Autant dire qu’on frise la malhonnêteté."
Non, c'est juste une histoire de moyenne, qui inclut en effet des pays où l'allaitement "artificiel" est beaucoup plus dangereux que le "naturel", entre autres, à cause de soucis d'accès à l'eau potable et d'autres où le risque est plus modéré, grâce à de meilleures conditions sanitaires
ce n'est pas de la malhonnêteté, ou alors à la limite de la part des journaux qui ont repris le chiffre en omettant de préciser qu'il s'agissait d'une moyenne, par définition entre plusieurs extrêmes et situations diverses
Moi, ce qui m'interroge, c'est pourquoi il y a un tel diktat autour de l'allaitement ? Qu'on l'OMS, le gouvernement (le message est le même sur les brochures du PNNS) à gagner en culpabilisant les femmes qui choisissent de ne pas allaiter ? Est-ce juste une histoire de contrôle, de norme ?
@ Titou Lecoq
Merci Madame pour cet article, qui permet à nouveau de mettre à jour les prises de positions partisanes des deux bords. Il me semble que vous avez essayé de rester neutre, ce que je salue, mais que vous n’avez pas trouvé les bons arguments ni pour l’un, ni pour l’autre des aspects de l’alimentation du nouveau-né. Je voudrais faire un parallèle avec d’autres questions de santé publique : pensez-vous que c’est mal d’informer et de conseiller à la population dans son ensemble
- de ne pas fumer ? Est-ce que ça culpabilise les fumeurs ?
- d’avoir une activité physique régulière ? Est-ce que ça culpabilise les sédentaires ?
- d’éviter de se goinfrer de junk-food ? Est-ce que ça culpabilise les obèses ?
Contrairement à ce que vous semblez dire, beaucoup d’avantages de l’allaitement ont été prouvés, et pas seulement chez l’enfant des pays pauvres, pas seulement pour les enfants en général, mais également pour les mères allaitantes. Pensez-vous qu’il soit anormal que l’ensemble de la population soit encouragé à aller vers une pratique qui diminue les risques de morbidité et de mortalité liées à l’hypertension, le diabète de type 2, les maladies cardio-vasculaires, le cancer du sein ?
L’accompagnement des mères et les informations données sur l’allaitement sont désespérantes en France, où le personnel réellement qualifié est quasiment inexistant. Les mères sont donc souvent confrontées seules aux (nombreux !) problèmes et questions que peut poser un allaitement au sein, dans une période où en plus les femmes se sentent souvent plus fragiles qu’à l’ordinaire. Une information claire et objective (non, ce n’est pas facile au début, oui, il faut parfois s’accrocher un peu/beaucoup, tout n’est pas rose, mais les effets bénéfiques pour la santé - et le budget - peuvent valoir la peine !) avant la naissance de l’enfant serait un pré-requis indispensable à un meilleur taux d’allaitement en France.
D’autres commentaires évoquent les aspects économiques de l’allaitement maternel, qui sont incontestables, ce qui n’est pas négligeable en ces temps difficiles.
@ Jill-tonic
Madame, je souhaite que votre grossesse et la naissance de ce premier enfant vous comblent de joie. J’aimerais que vous entendiez qu’allaitement et féminisme ne sont pas antinomiques, bien au contraire. Pensez-vous que les canadiennes ou les suédoises soient moins féministes que les françaises ? J’en doute fort !
Je suis navrée qu’on ait tenté de vous culpabiliser par rapport à l’allaitement. C’est effectivement un choix extrêmement personnel et qui ne relève que de votre couple, voire de vous seule. Mais acceptez aussi de ne pas traiter les femmes allaitantes de « vaches à lait », c’est fort désobligeant et désagréable pour elles, croyez-moi !
Je pense que votre message montre à quel point vous (comme la majorité des femmes… et des professionnels de santé, en France) êtes mal informée sur le sujet et n’élaborez qu’à partir de clichés et croyances populaires sur l’allaitement. Votre choix aurait probablement été le même en état mieux informée, compte tenu de votre mode de vie, et ceci est absolument respectable. Mais peut-être conviendrez-vous qu’une décision éclairée est plus satisfaisante qu’une décision guidée par des idées obscurantistes ?
Quoi qu’il en soit, bienvenu à vous dans le monde (très déboussolant mais) merveilleux de la maternité !
@ bleuet, AlexandreJamet, Kamoulox et Le_CPE
juste : merci !
C, pédiatre, allaitante, féministe... et même pas schizophrène !
Chère Madame,
Merci pour votre message.
Le mien ne visait nullement à critiquer les femmes qui allaitent.
Je tiens donc à préciser ma pensée: je ne souhaite blesser personne.
L'image de la "vache à lait" ne renvoyait pas à du tout celles qui ont fait le choix de l'allaitement, ce qui serait singulièrement grossier et méprisant, d'autant que c'est un choix que je respecte... elle relevait plutôt de la science-fiction et du fantasme.
Je voulais dire qu'on ne peut pas à la fois exiger des femmes qu'elles allaitent, et ne pas leur en donner les moyens. Et qu'exiger des femmes qu'elles allaitent revenait à les priver d'un libre choix, et à les transformer, précisément, en vache à lait (parce que ce serait plus naturel etc etc...).
Rien de moins naturel pourtant aujourd'hui qu'une grossesse humaine....
Je suis absolument d'accord avec vous sur un point: les femmes sont mal informées.
Et je suis tout à fait prête à entendre les difficultés des femmes qui souhaitent allaiter et ne le peuvent pas, ce qui me semble tout aussi scandaleux et triste.
Il n'est pas normal qu'une femme qui souhaite allaiter soit livrée à elle-même.
Je ne confonds pas non plus féminisme et refus de l'allaitement. M'étant renseignée en détail ces derniers mois, j'ai pu apercevoir que la frontière entre les féministes et les autres ne passait plus par l'allaitement comme, pour faire court, dans les 70-80's. Et qu'il y avait des féministes pro ou anti-allaitement.
Ce que je voulais simplement souligner, avec toute la subjectivité de mon expérience et oui, en effet, dans les premiers vertiges de cette situation fort nouvelle pour moi, c'est qu'il est devenu difficile de faire un choix libre et serein: dans un sens comme dans l'autre, les injonctions sont abondantes, contraignantes. Alors que j'aimerais pouvoir prendre une décision personnelle, et même, pourquoi pas, réagir en direct, en quelque sorte, devant ma petite fille (et oui, peut-être changer d'avis le moment voulu).
Il me semble simplement que c'est devenu très difficile, que le débat sur la question s'est radicalisé, et politisé en tous les sens, et que non seulement ça fausse la donne, mais envenime la vie des femmes au moment où elles choisissent ce qu'elles vont faire.
En un mot, j'aimerais qu'on laisse le choix (éclairé) aux femmes, et non pas qu'on leur dise, une fois encore, ce qu'elles ont à faire...
"la réussite d'un allaitement dépend avant tout de l'envie de la femme" Le Pr Tounian dit ici à mon avis, l'essentiel. Foutons la paix aux mères! c'est leur corps, c'est à elles de décider et qu'on arrête cette culpabilisation. Merci pour cet article!
Oui, le pro-allaitement est culpabilisateur, et ce d'autant que l'accompagnement à l'allaitement est quasi inexistant en France: les femmes sont souvent soumises à de nombreux conseils contradictoires par les personnels des maternités; les médecins généralistes n'y connaissent souvent pas grand-chose; et puis elles se retrouvent seules à la maison (à noter que les "mamies" se révèlent aujourd'hui souvent incapables d'accompagner leurs filles dans l'allaitement, par la grâce du lobby du "tout biberon", très puissant et dévastateur dans les années 60/70). Seule aide possible (ou presque): la leche league...
Dures injonctions paradoxales ("allaite, mais démerde-toi!"), surtout quand vient le baby-blues!
pas si anecdotique que ça la recommandation de l'OMS
bien sur cela sauverait des milliers d'enfant de par le monde
bien sur cela pose problème dans des pays où les femmes travaillent ( sans leur enfant accroché sur le dos) et où le droit ne permet pas ce type de choix avec son enfant sauf à sacrifier sa vie professionnelle.
mais aussi et bien audela de tout avantage pour le bébé ou problématique pour la mère allaitante
cela permettrait de faire d'une pierre deux coups
d'1 sauver nombre d'enfants
DE 2 de limiter automatiquement le nombre de naissances dans le monde
or nous avons un sérieux problème démographique.
faire que les enfants nés vivent mieux et surtout vivent, et que les mères diminuent le nombre de grossesses par l'effet ponctuellement stérilisant de l'allaitement est une très bonne décision qui ne va que dans le bon sens.
par ailleurs dans nos sociétés d'alimentation et de vie dénaturée remettre l'allaitement au premier plan de la constitution non seulement d'une bonne santé mais aussi d'une bonne sensorialité et de bases de développement du nourrisson pourrait aussi porter remède aux problèmes bien de chez nous.
et par ailleurs cela aurait une influence certaine sur les vies de couples l'enrichissement des liens familliaux etc
juste avant de planter bébé devant la TV et les programmes spécialement conçus pour rendre bébé plus léger à vivre.
Cet article est interessant. La France est un pays ou les debats font partie de la culture. Ca a de gros avantages, mais aussi l'inconvenient de tout critiquer ou remettre en cause en permanence.
Evidemment chacun est libre de faire ce qu'il veut et ne devrait pas avoir a se justifier. Point.
Je vis a Londres (d'ou l'absence d'accents sur mon clavier, sorry)depuis 6 ans et y ai eu mon 1er enfant il y a 2 ans. Ici l'allaitement est une evidence. Si une mere veut donner le biberon sans "raison medicale", elle doit elle-meme apporter ses biberons et son lait a la maternite des hopitaux publiques. Vecu.
Mais en amont les cours de preparation a l'accouchement incluent plusieurs seances sur l'allaitement. Et une sage femme plutot pas trop mal formee vous rend visite a la maison plusieurs fois apres votre retour. Retour au bout de 24h si tout s'est bien passe. Et le pire c'est que j'etais contente de rentrer car on partage des dortoirs de 6 avec des rideaux de separation. Et je vis dans le centre de Londres et c'est un des meilleurs hopitaux. Choc des cultures. L'accouchement en clinique privee coute dans les 20 000€, certaines mutuelles couvrent.
Bref la sage femme vous attrape le sein pour le mettre correctement dans la bouche du bebe s'il ne sait pas le prendre. Tres efficace.
Ca n'a pas empeche les crevasses et la mastite. Il y a des groupes d'allaitement pour les jeunes meres un apres-midi par semaine: vous y passez juste si vous avez des problemes et besoin de conseils. Il y a un specialiste en allaitement pour vous aider et conseiller. Moi ca m'a doublement aidee: conseils techniques et j'ai ainsi realise que d'autres meres avaient des problemes bien pires que les miens.
C'est tres important d'avoir des amies experiementees pour vous aider, a qui telephoner a n'importe quel moment. J'ai ete aidee et supportee par plusieurs amies et j'en ai aide d'autres.
Le truc est qu'il faut etre motivee, savoir que ce sera difficile et que ca fait mal. Oui ca fatigue et ca abime les seins, il faut connaitre tous les parametres avant de se lancer pour ne pas etre surprise, et ne pas abandonner au 1er obstacle. J'ai tenu 6 mois. Et je le referai pour le prochain bebe.
Il est important que le pediatre soutienne la mere aussi car la prise de poids du bebe allaite est plus lente que celle du bebe nourri au biberon.
Fondamentalement je pense que l'allaitement n'est pas "adapte" a notre societe individualiste. Ca a fonctionne pendant des milenaires par ce que les meres se faisaient aider par leur mere, soeur, voisine et que la nouvelle mere n'etait jamais seule chez elle. Ces reseaux ont disparu. Les medias sociaux aident pour le choix de la meilleure poussette mais pas pour l'allaitement! On n'allaite par ce que c'est a la mode, parce que telle star le fait! On allaite par desir personnel.
Je suis ebahie quand des amies me racontent comment la sage femme leur a dit de tirer leur lait et de le donner au biberon pour "verifier la quantite"! Ou de completer avec un petit biberon, juste au cas ou,...
Bon courage a toutes, et quelle que soit votre decision, ne culpabilisez pas. Un enfant aime et dont on s'occupe bien sera en bonne sante allaite ou pas. Point.
Merci pour cet article ! J'ignorais que l'existence de cette campagne choquante de l'OMS...
Pour expliquer cette pression pro-allaitement, j'ajouterais un aspect: à l'heure où le droit des femmes à disposer de leur propre corps semble acquis (ou presque), ce droit disparait dès lors qu'il est question de maternité. Autrement dit, quand vous êtes enceintes, votre ventre ne vous appartient plus. Que dis-je? Votre corps ne vous appartient plus! Il appartient même davantage au premier quidam venu qu'à vous-même, ce qui explique ces leçons de morale que vous entendez de la part de n'importe qui, sur ce que vous avez le droit de faire et ce que vous n'avez pas le droit de faire.
Qu'il s'agisse de prôner le "tout-biberon" ou l'allaitement à tout prix, c'est la même chose : on enlève à la femme son libre choix parce qu'on lui enlève le droit de propriété sur son corps. En dépossédant la femme de son corps, on considère qu'elle ne mène pas sa grossesse elle-même mais qu'elle la subit.
Finalement, que ce soit en culpabilisant la femme enceinte ou en accordant un statut d'être humain à l'embryon (dans le cadre des campagnes anti-avortement), on n'est pas loin des récits religieux ou mythologiques de tout poil, où la mère n'est qu'un véhicule destiné à enfanter après avoir été fécondée par un dieu. C'est dire si cette dépossession est ancienne et ancrée dans les mentalités !
Amies féministes, il y a du boulot !
Bonjour à tous,
Je ne vais pas rentrer dans la polémique pour ou contre l'allaitement maternel: pour moi cela doit rester un choix personnel.
Ce qui me fait réagir c'est de lire que les sages-femmes ne sont pas formées pour accompagner les femmes qui souhaitent allaiter !!! Cela fait partie de notre(oui oui j'en fais partie de ces incultes et ignares) formation initiale et nous continuons à mettre à jour nos connaissances tout au long de notre carrière.Il y a un manque d'information cruel des couples sur nos compétences réelles.Que ce soit pendant la grossesse, à la maternité, au retour à la maison et pendant toute la vie d'une femme( suivi gynécologique, contraception, suivi de grossesse, rééducation,...) il peut y avoir une sage-femme "auprès" de vous pour vous accompagner. Certaines d'entre nous exercent en libéral et assurent entre autres le suivi de la mère et de l'enfant pendant le mois qui suit la naissance et notamment pour l'allaitement.
Renseignez-vous , cherchez les infos sur le net, consultez les pages-jaunes et vous verrez que vous n'êtes pas seuls, loin de là, même en France, pour gérer tout cela.
:)
"C’est étonnant de voir comment l’allaitement, sujet sur lequel on écrit régulièrement des tartines, est pourtant bourré d’approximations et d’idées toutes faites."
C'est exactement ce que vous faite !!!
Vous basez sur votre expérience, vos envies vos motivation et vous appuyez sur ce qui va dans votre sens ....
La LLL pour ne parler que de ça,a aussi tout une liste de fiche sur les soucis liés à l'allaitement maternel, comment les définir comment les soigner, comment s'en sortir ! Faut pas parler que de ce qui vous conforte.
L'allaitement est à l'image du reste c'est pas le conte de fée décrit dans les livres : pas trop de prise de poids, pas de dépression post partum, pas de coup de blues, perte de poids rapide, accouchement sans douleurs, bébé parfait, nuit calmes , ... etc !
Faut sortir du monde des bisounours et penser un peu à ce que la nature à fait de nous ...
Ce n'est pas le "Diktat de l'allaitement au sein" mais le "Diktat de l'industrie" !
L'allaitement maternel est LA nutrition la plus adapté au bébé d'homme, ne pas le choisir doit être réfléchi et surtout on en doit pas oublié ce qu'il en ai : le lait artificiel est un médicament à l'origine et aurait du le rester ! On trouve plus d'information sur ce dernier ... il suffit d'ouvrir un livre ou une revue pour les futurs mamans et tomber sur toutes ces publicités !
Merci d'avoir pris le temps de me répondre. Je vois maintenant que même si nos décisions personnelles sont différentes, nous sommes d'accord sur tous les points ! Je pense qu'en discutant sereinement, comme vous venez parfaitement de le faire, tout le monde pourrait s'entendre...
Bon vent à vous pour la suite !
Caroline
Ma mère a eu huit gosses. Tous ont été nourris au sein pendant au moins huit mois chacun. C'est tout naturellement que je comptais faire de même avec mes propres enfants. Le moment venu, d'un commun accord, mon épouse et moi avons arrêtés l'allaitement au sein au bout d'un moi.
C'est que j'avais oublié que je n'étais pas en Afrique. En effet, ma mère, le jour même de l'accouchement avait une ou plusieurs soeurs, cousines, nièces qui l'aidaient pour toutes les tâches ménagères. J'en garde la relation mère avec nouveau-né égale princesse. Contrairement à nous, ma mère était moins fatigué et n'avait pas de travail à reprendre dans quelques mois. Elle pouvait allaiter sans stress et avec plaisir.
N'oublions que dans les pays développés, l'humain s'est éloigné de la nature. Du coup allaiter n'est plus naturel pour lui. Son mode de vie moderne s'y oppose ou rend la chose fort compliquée. D'où la souffrance de beaucoup de femmes occidentaux qui donnent le sein.
une amie guinéenne a eu une petite fille récemment, elle me parlait de ce statut privilégié de la jeune maman qui est très entourée au pays. N'ayant pas cet entourage en France (seule une cousine éloignée est venue quelques jours, et elle n'était pas très efficace) elle a choisi un allaitement au biberon.
« Les vaches allaitent les veaux, les chèvres les cabris.... et les femmes leurs nourrissons »
« La norme de l'espèce humaine est l'allaitement (quoi que certains puissent en dire). Tout le reste n'est que mensonges. »
Voilà les commentaires de personne qui ne prenne, ni le train, ni la voiture et qui boivent leur eau directement à la source.
Puis-je avoir leur avis sur l’homosexualité?