Pétition sur les blouses d'hôpital: Histoires de fesses à l'hosto
On s’émeut, sur la Toile d’un nouveau scandale sanitaire: pourquoi imposer aux malades hospitalisé(e)s des blouses laissant parfois entrevoir certaines des parties les plus intimes de leur anatomie?
- Capture d'écran d'une vidéo sur des blouses d'hôpital qui ne dévoilent pas l'intimité des patients. -
«Pour quelques boutons de plus». Ce n’est certes pas une plaisanterie. Encore moins une tragédie. C’est pire: une incompréhension à la fois superficielle et de circonstance. On ne s’y prendrait pas mieux si on voulait opposer deux camps.
D’une part celui qui, souvent de loin et sans les toucher, œuvrerait au saint nom de la dignité des malades à l'hôpital. D’autre part celui qui consacre sa vie à prendre en charge ces mêmes malades hospitalisés, à les soigner voire à les guérir.
Ce n’est pas une plaisanterie. C’est l’une de ces histoires modernes qui n’a pu naître que sur la Toile, avant de fleurir puis bourdonner grâce notamment à l’hyperréactivité communicationnelle d’une ministre: en l’occurrence celle de la Santé, Marisol Touraine.
Une pétition contre les chemises d'hôpital ouvertes dans le dos
Résumons pour ceux qui ne sont pas au parfum. Au départ –fin juillet– c’est une pétition dite «contre les chemises d'hôpital ouvertes dans le dos». Elle a été lancée en ligne par «farfadoc» une femme médecin blogueuse anonyme. Que vous incite-t-on à signer?
Ceci:
«Dans la plupart des établissements hospitaliers, les patients sont affublés de la même chemise. Taille unique, ouverte dans le dos, quelques boutons pression à l'arrière, et le plus souvent, découvrant leurs fesses au moindre mouvement.
Le respect de la dignité des patients est un principe inscrit dans la charte de la personne hospitalisée, dans le code de santé publique, dans le code de déontologie des médecins.
Tout patient a le droit de participer aux décisions le concernant. Il doit recevoir une information claire et loyale. Il a aussi droit au respect de sa dignité et de sa pudeur.
Ces chemises d'hôpital ne respectent ni l'un, ni l'autre.
En se levant et en marchant un peu, un patient ainsi affublé se retrouve à moitié nu devant son voisin de chambre, ou devant les soignants, soignés, familles et amis, se trouvant en même temps que lui dans le couloir.
Nous refusons de considérer comme normal le fait de devoir renoncer à sa pudeur, simplement parce qu'on est hospitalisé.
Des alternatives existent. Des chemises de patient se nouant sur le côté, façon cache-coeur, ou ayant simplement une fermeture plus adaptée.
Nous incitons les patients hospitalisés à signaler systématiquement ce problème sur les questionnaires de sortie qui leur sont souvent remis à la fin de leur séjour.
Nous demandons aux directeurs d'établissements hospitaliers de prendre en compte le respect de la pudeur et de la dignité des patients lors des prochaines commandes de chemises d'hôpital.
Nous souhaitons simplement que le code de santé publique et la charte de la personne hospitalisée soient respectés: le respect de l'intimité de la personne doit être préservé à tout moment de son séjour hospitalier. La personne hospitalisée est traitée avec égards.
La mise en application de ces principes passe par un changement de modèle ou quelques boutons en plus en bas des chemises des patients.»
A l’heure où nous écrivons ces lignes (le dimanche 12 août) cette pétition frôle les 9.500 signatures. Elle atteindra donc sous peu son objectif (modeste) de 10.000 signatures. Sans doute ce succès devra-t-il beaucoup à l’initiative prise par Marisol Touraine.
Une ministre de la Santé qui «partage» ce «sentiment»
Ce vendredi 10 août, la ministre de la Santé a jugé nécessaire de s’adresser directement par courriel à Farfadoc. Mme Touraine a d’ores et déjà «saisi les services du ministère» sur ce sujet brûlant. Des propositions de l’administration centrale devraient être rendues publiques «dès le retour des congés d’été».
«Les situations très concrètes évoquées sur vos blogs décrivent parfaitement la gêne, pouvant parfois aller jusqu'à l'humiliation, qui peut être celle des patients, âgés ou non, dans de telles circonstances. Il y va tout simplement de la dignité de la personne. Je partage le sentiment qui est le vôtre, à savoir que l'intimité de la personne doit être respectée dans l'ensemble du processus de soins, sans toutefois que ce respect perturbe la pratique des personnels soignants.»
Qui ne «partagerait» ce «sentiment»? Pour Marisol Touraine cette question n'est en rien secondaire. Or la même Toile laisserait penser que tous les soignants, hospitaliers ou pas, ne partagent pas l’opinion de leur ministre de tutelle.
Certains défendent haut et fort le port hospitalier de cette chemise légère à l’échancrure inversée, invoquant généralement les facilités qu’elle fournit quand il s’agit de dénuder la personne alitée pour des raisons d’hygiène; ou thérapeutiques.
Il en est d’autres qui soutiennent non sans expériences vécues au quotidien, que la «blouse» facilite la réalisation collective des gestes soignants dans l’univers hospitalier et qu'elle participe de ce fait très précisément au respect de la dignité de chacun des hospitalisés qui la porte.
Face à ces tenants du statu quo les pétitionnaires réclament, au plus vite, le changement. Ils font valoir que d’autres tenues existent (qui se ferment façon «cache-cœur» notamment) qui se drapent ou se superposent, alliant l’indispensable respect de la dignité au non moins nécessaire entretien du corps malade sous-jacent.
Une question d'égards
Devant tant d’incompréhensions mutuelles il importe de revenir aux textes. Soit, en l’espèce, à la Charte de la personne hospitalisée. Il s’agit là d’un documente essentiel contenant les déclinaisons pratiques des principes éthiques fondamentaux qui s’imposent à tous les établissements hospitaliers publics et privés. Dans l’actualisation qui en a été faite en 2006 par Xavier Bertrand, alors ministre de la santé et des solidarités, la direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins n’avait pas jugé utile de traiter spécifiquement de la question de la blouse et des parties anatomiques qu’elle laisserait ou non entrevoir.
Extrait de la circulaire au chapitre, non pas du «respect» ou de la «dignité», mais bien des «égards» qui sont dus aux patients:
«Le respect de l’intimité de la personne doit être préservé lors des soins, des toilettes, des consultations et des visites médicales, des traitements pré et post-opératoires, des radiographies, des brancardages et, plus généralement, à tout moment de son séjour hospitalier. La personne hospitalisée est traitée avec égards.»
Quel budget?
Tout laisse penser que cette direction ministérielle a été rappelée en urgence au ministère et qu’une nouvelle version, complétée en son chapitre VIII, sera diffusée dès la rentrée. Les mesures qui seront édictées quant aux blouses devront toutefois, malheureusement, tenir compte des contraintes budgétaires nouvelles: il est de notoriété publique que les établissements hospitaliers publics français sont confrontés à des déficits considérables. Et, sous les scialytiques administratifs, les économies de bouts de chandelle ne vont pas tarder; quand elles ne sont pas déjà mises en œuvre.
Et ce n’est pas tout. Les futures mesures ministérielles tissulaires, (boutons pression supplémentaires ou pyjamas drapés) devront également s’intégrer aux projets d’ouverture vers de nouveaux marchés extérieurs; à commencer par celui de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris.
Comme l’a révélé il y a peu le Journal du Dimanche les responsables du plus grand hôpital d’Europe souhaitent en effet non pas se délocaliser mais attirer en leurs murs des malades étrangers et fortunés pour les faire bénéficier du savoir-faire de ses meilleures équipes médicales et chirurgicales du pays. La blouse hospitalière réglementaire qui-laisse-voir-les-fesses leur sera-t-elle fournie? Son port leur sera-t-il imposé? Echancrures ou pas, l’automne hospitalier ne devrait pas être tiède.
Jean-Yves Nau
Mis à jour le 12/08/2012 à 15h54
















































Certes la question de la blouse relève d'un comportement anormal de la communauté hospitalière : on a en face de soit un patient et non un humain. Il en découle d'autres conséquences comme par exemple celles ayant pour but d'alléger le travail des soignants au détriment des malades ( j'ai actuellement un ami hospitalisé, parfaitement continent mais auquel on met des couches pour ne pas avoir à répondre aux appels pour bassin).
Mais le plus important dont on ne parle jamais, c'est la violation permanente par le ministère du droit à l'information des patients. Le PMSI permet de connaître les performances de chaque équipe et de chaque médecin dans l'hospitaliser public et privé. On y relève des taux de complication ou de mortalité dépassant quelquefois un rapport de 1 à 10.
Bien évidement ces chiffres ne sont plus publiés depuis 1998 car ils faisaient trop de peine à certains maires (également députés ou sénateurs) dont le bel établissement et premier employeur de la commune était et demeure en fait un couteux traquenard pour les malades et la collectivité.
Alors docteur NAU à quand une grande campagne pour la vérité sur les performances hospitalières ?
s'il n'y avait que la blouse qui pose question sur le respect du aux personnes et non aux malades...
cette blouse est en effet le marqueur du corps objet dans le milieu médical
votre corps entre à l'hôpital avec son matricule son dossier et sa blouse laissant voir vos fesses
dans le monde animal on montre ses fesses pour décliner sa soumission
tout un symbole
j'ai eu a subir des erreurs médicales qui ont eu pour moi des conséquences tout au long de ma vie et dont la principale cause n'était pas l'erreur médicale en elle-même mais le fait qu'on n'écoute pas la parole qui sort de ce corps qu'on ne considère plus comme une personne dès qu'il a son N° de dossier
ce n'est pas la blouse du malade qu'il faut changer mais le pouvoir malsain des blouses médicales en général qui confère un statut d'infériorité ou de toute puissance qui sont d'un autre âge.
petit aparté
j'ai secouru une personne lors d'un accident de la route
j'étais par hasard habillée entièrement en blanc
dans la panique on m'a immédiatement prise pour un médecin me faisant un rapport médical des premiers constat
l'accidenté me prenant dans son malaise pour un ange inquiétant.
la blouse blanche ouverte dans le dos ou pas est empreinte d'une charge symbolique qui dépasse largement les coutures.
La question de la pudeur à l’hôpital est une question importante, et qui dépasse de loin la tenue vestimentaire, il s'agit de faire prendre conscience aux soignants comme aux patients que l'impudeur, dans notre société, choque.
La réflexion à poser est plutôt, pourquoi ce type de blouse ? En effet, rien n’empêche un patient de porter son propre pyjama, à l’hôpital, s'il est en moyen de les enfiler. Parce que ces chemises ouvertes dans le dos ne sont pas faites pour remplacer les vêtements, elles sont là en cas de besoin spécifique comme l'incapacité d'enfiler des vêtements normaux, un alitement prolongé, où porter une chemise fermée dans le dos ou un simple T-Shirt amplifie les risques d'escarre, sans compter les personnes qui souffrent de douleurs très importantes lorsque l'on doit les aider à enfiler un vêtement dit "normal".
Je pense plutôt qu'il faut limiter l'utilisation de ces blouses aux personnes qui ne peuvent faire autrement, et qu'il faut encourager les gens à venir à l’hôpital avec leurs propres vêtements afin d'éviter de ses retrouver les "fesses à l'air" et de se sentir plus à l'aise.
En ce qui concerne les autres atteintes à la pudeur et à la sensibilité, il est beaucoup plus important de noter le comportement outrancier, "je m'en foutiste" de certains personnels hospitaliers qui est bien plus grave que l'utilisation, qui devrait être restreinte de ces chemises. Encore un problème imputé au technique et au matériel qui est un fait une manière de se dédouaner d'un problème parfaitement humain !
Je viens de sortir d'hospitalisation. Sur les soins, rien à redire. Cependant j'ai eu en cours de séjour une vive altercation avec une infirmière qui s'offusquait de mon désir et de ma pratique de fermer la porte des WC quand j'avais à y être. Son argument, dit sur le ton péremptoire de l'arrogance condescendante, était que je pouvais avoir un malaise et qu'il pouvait en résulter un accident imputable aux soignants. Ah oui ? Quand on reste des heures et des heures sans voir quiconque, dans l'ergastule qu'est une chambre d'hôpital,, on ne peut que s'insurger contre cette atteinte délibérée à la pudeur des "patients", et choqué de devoir se montrer dans la plus intimes des fonctions vitales !
Comme en France! Même les blouses sont identiques.
J´ai du en revêtir une pour une operation minime dans les...narines!!!
1. Le ton sous-jacent est: "Tu ne comptes pas, laisses-nous faire et ne nous emm.... pas!" Comme en France!
2. Dignité du patient, pudeur, sentiment de honte, Respect de la personne...C´est quoi?
3. Idem la convocation du patient et le faire attendre une heure et quart avec sa blouse devoilant les fesses
Ne nous leurrons pas ! Il ne s´agit pas d´incidents divers et sans liens.
Il s´agit d´une attitude centrale dans le secteur hospitalier (et chez une majorité de médecins)
Edmond Richter, Psychotherapeute
cela traduit un esprit de partis pris et de renvoie des problèmes :
que ce soit niveau du défenseur des droits (aucune associations de patients n'est consultées) qui culpabilise toutes plaintes éventuelles de patients, et nie tout ce qui entravent l'application des législations... ou refus de s'y soumettre [niveau tv pseuco réalité pro pondage bouchère : des épisio sans accord de la patiente informée de la mutilation APRES l'acte!](port du badge obligatoire jamais fait....etc... mais aussi les défauts financiers pour que cela soit applicable...)
Que ce soit le conseil de l'ordre qui n'applique rien si cela émane d'un patient..., et arbitre entre confrères dans un esprits petits commerçants... N'est pas représentatif et entrave le droit à la contraception en ne sanctionnant JAMAIS les refus d'orientation, chantage à la prescription...
que les organismes du médicaments acceptent bênet "oui oui" toutes déclarations de fabricants sur leur produit et ne réévaluent que des années après pire quand c'est du prothétique... et quelques soient le nombre de signalement fait par les praticiens : RIEN n'est fait...
exemple : indice de pearl contre dit par les stat du CNED on dit 1.5% d'échec du DIU/SIU pourquoi avec 20% d'utilisatrices on a 7% d'IVG hors les amputations partielles (utérus + trompe de fallope) non comptabilisées pour grossesses extra utérines, ni les infection...
Tout est fait pour maintenir un antagonisme soignant/soigné extrêmement mal sain!
@Myslate :
Il est de plus en plus courant effectivement d'entendre des critiques émanants des patients quant à leur déshumanisation par les médecins, à une souvent trop grande distanciation et à une balance négative des relations soignants-soignés. La dichotomie corps-esprit est de plus en plus ancrée dans cotre société, les médecins se concentrant bien souvent (à tort ?!) uniquement sur ce premier. Laissant le soin aux "spécialistes" (psychiatres/psychologues,...) de se charger de ce dernier...
Néanmoins arrêtons de généraliser. Et également arrêtons de mettre en lumière cette inégalité entre soignant-soigné (surtout évoqué via l'opposition médecin/patient) comme étant un défaut récent de notre société ! De tout temps cette relation a été inégalitaire. D'une part parce que le médecin possède des compétences que le malade ne possède pas, d'autre part parce que ce dernier se trouve dans une position de fragilité du fait de sa pathologie. Néanmoins il convient de combler cette disparité par une relation de confiance entre les deux protagonistes et non d'opposition comme c'est malheureusement trop souvent le cas !
D'antan, le patient consultait le médecin pour qu'il objective les maux dont il souffrait, il lui vouait une confiance (voire parfois une admiration) totale, peut-être excessive. La relation était des plus inégale, le malade laissant "son avenir" entre les mains du médecin, conscient que celui-ci était là bon son bien, pour l'aider, la relation était donc celle de la confiance.
Désormais on assiste de plus en plus à des relations conflictuelles entre les médecins et les patients. Ses dernier s'arrogeant le droit de critiquer les diagnostics, de refuser ou au contraire demander des traitements qui ne leur seraient pas utiles. Le patient ne vient plus chercher la connaissance du médecin, mais bien souvent juste la confirmation d'un diagnostic qu'il a déjà imaginé basé sur ses lectures (des plus contestables cela dit) sur le net. On cherche à égaliser la relation, ce qui est des plus louable ; mais si cela se fait au détriment de l'acceptation des compétences du médecin, de se remise en cause perpétuelle, on risque de déséquilibrer la balance de l'autre côté.
Je conçois que les médecins ne sont pas la voie de la sagesse, il leur arrive de faire des erreurs, comme tout être humain. A la différence que les leurs peuvent avoir des conséquences dramatiques, car leur domaine de compétence touche l'être humain.
Enfin vous évoquez l'objectalisation du patient, qui ne serait qu'un "cas" parmi tant d'autre pour le médecin. Encore une fois ce n'est pas totalement faux malheureusement. Mais on est également de plus en plus dans une société où le patient demande également des soins rapides, efficaces. "Une opération chirurgicale ? Ok mais alors pas question de rester 3 jours dans votre hôpital, j'ai un métier moi !" Les médecins expédient les patients, le patients expédient les soins...
Pour ce qui est d'alléger le travail des soignants, quand vous êtes 2 et que vous avez une vingtaine de chambre à votre charge, sachez que ce n'est pas de tout repos et surtout pas évident en une journée d'aider tous ces patients... On ne s'offusque pas d'utiliser des machines pour "alléger" (et donc licencier) le travail de certains employés. Cela dit votre histoire de "protections" me choque et (bien heureusement ?) je n'ai jamais eu l'occasion de tomber dans un service qui avait recours à de telles pratiques !
Le PMSI n'a jamais eu pour but d'évaluer les compétences des médecins voire hôpitaux, mais à pour but de faciliter le partage d'informations concernant les patients entre les différents structures de soin, qu'elles soient privées ou publiques. Pour de telles données je vous renvoie à la HAS (Haute Autorité de Santé) qui assure l'accréditation des médecins et la certification des établissements de santé ( cf. : http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1097781/comparaison-des-etablissements-de-sante).
@rahane :
La blouse pour le patient est une manière de faciliter les actes de soin, elle est normalement portée uniquement par les patients qui sont destinés à "descendre au bloc opératoire", ou bien pour ceux qui sont alités et donc la mobilisation est difficile voire algique et enfin pour ceux qui sont venus à l'hôpital sans prévoir de rechange (si si ça arrive !!). En aucun cas elle n'a pour but de diminuer le malade, malgré vos insinuations. Le N° de dossier que vous semblez dénigrer à justement pour but d'éviter les erreurs médicales (erreur de patient, erreur d'opération,...). Quand vous faites la queue à la Poste vous avez également un numéro, et pourtant vous ne criez pas au scandale sur tous les toits, alors ne cherchons pas la déshumanisation là ou elle n'a pas lieu d'être.
Quand à la blouse des médecins (/tenue blanche des soignants) elle n'a pas non plus pour but de les mettre sur un piédestal. C'est certes un moyen de reconnaissance mais ce n'est qu'une conséquence ! A la base la blouse à un rôle d'hygiène, quant à la couleur, il est plus facile de voir des tâches sur un linge blanc. Je vous renvoie à l'histoire ( cf. Semmelweiss, etc).
Les mécaniciens officient en cotte bleue, les commerciaux/cadres en costume-cravate,... Chaque profession possède ses "codes vestimentaires", alors pourquoi tant de hargne envers les "blouses blanches" ?
@AlexNenexFirmino :
Voilà un commentaires des plus pertinent et je vous rejoins totalement sur votre point de vue.
@Mondorien :
Je crois voir la une incompréhension entre vous et la-dite infirmière. Je comprends que vous soyez offusqué mais je ne pense pas que celle-ci ait voulu que vous laissiez la porte ouverte aux regards-indiscrets. Seulement, et malgré que les portes d'hôpital en soient pourvues, il est toujours demandé au patient de ne pas s'enfermer "à clef" aux WC ou dans la salle de bain. Car il serait effectivement inconcevable de devoir défoncer une porte dans un hôpital pour devoir porter secours à quelqu'un, vous ne trouvez pas ?
@edmondrichter :
Encore une fois, les blouses sont des "tenues opératoires" qui assurent une asepsie de rigueur. Je pense que vous seriez bien mécontents si lors d'une opération aussi "banale" vous contractiez une malade nosocomiale non ?
@nimro :
Je vous prie de m'excuser mais malgré des efforts incommensurables, votre dithyrambe m'est resté parfaitement obscur !