Arnaud Montebourg et les X-Mines
Le ministre du Redressement productif court-il à l’échec? Beaucoup le pensent, certains le souhaitent. Rien n’est joué: l’homme est plus réfléchi qu’on ne le dit. Et il ne manque pas d’idées. Mais peut-on à la fois plaire aux X-Mines et aux Verts?
- Arnaud Montebourg, le 25 juillet 2012 à l'Assemblée nationale. REUTERS/Charles Platiau -
Arnaud Montebourg ministre de tutelle de l’Industrie, une erreur de casting? C’est en tout cas une des nominations au gouvernement qui ont fait le plus parler et le ministère du Redressement productif est l’un des plus surveillés. Tout le monde guette le faux pas qui, susurrent les mauvaises langues, arrivera tôt ou tard.
Déjà, la façon dont le ministre s’est comporté envers le président de PSA est jugée «limite». Et même s’il réussit à maîtriser son comportement, n’y aura-t-il pas un tel écart entre le discours et les actes, entre les déclarations d’intention et les résultats qu’il sera très vite dévalorisé, démonétisé? A ce poste, l’élu de Saône-et-Loire ne peut que se brûler les ailes. L’idée est assez répandue, mais, on le sait, l’opinion dominante n’est pas forcément la plus juste.
Montebourg a le verbe haut; sa confiance en lui, pour ne pas dire son arrogance, agace.. L’industrie, aujourd’hui, est un poste à haut risque, mais le ministre n’en a cure: il continue à s’exposer, à se mettre continuellement en avant. Pourtant, les dossiers s’accumulent et les échecs seront certainement beaucoup plus nombreux que les réussites.
Et encore faudra-t-il ne pas être trop sévère si on veut avoir quelques chances de trouver des réussites: à Aulnay, par exemple, l’arrêt de l’usine ne pourra pas être évité; le succès, ce serait d’obtenir un taux élevé de reclassement dans de bonnes conditions des ouvriers licenciés. Dans tous les cas, le ministre devra apprendre à bannir de son vocabulaire des expressions telles que: «je n’accepterai pas la fermeture de...». Des propos aussi tranchés laissent un mauvais souvenir quand la fermeture se produit…
Un travail de longue haleine
Au-delà des cas d’urgence, le succès du redressement productif n’est pas plus assuré. Même en supposant que des mesures appropriées soient prises, il s’agit là d’un travail de longue haleine dont les effets bénéfiques ne commenceront à apparaître au mieux qu’à la fin du quinquennat. C’est tout le problème des responsables politiques de la zone euro aujourd’hui: ils sont face à des marchés financiers qui attendent des actions immédiates et à des électeurs qui ne sont guère plus patients, alors que l’assainissement des finances publiques et la consolidation du tissu industriel appartiennent au moyen et long terme. Arnaud Montebourg court fort le risque de décevoir et de paraître dépassé par les événements.
L’homme a pourtant des idées. On connaît ses petites phrases, ses formules à l’emporte-pièce, on ne sait pas forcément ce qu’il y a derrière. Arnaud Montebourg s’est laissé lui-même piéger par ses trouvailles langagières. Tout le monde a entendu parler de ses propositions sur la VIe République ou la démondialisation, mais le contenu de ces propositions reste méconnu.
La démondialisation, c’est comme la décroissance: la connotation est négative, le message ne passe pas. Et pourtant, il est manifeste que les anciennes nations industrielles ne supporteront pas très longtemps encore des taux de chômage élevés avec, dans les magasins, des rayons remplis de produits made in China. La montée du populisme en Europe est là pour nous le rappeler.
Des échecs assumés
Si Arnaud Montebourg doit avoir des difficultés, on pense généralement que ce sera d’abord sur la forme, à la suite de quelque formule assassine. Si ne c’est que cela, cela peut s’arranger, comme on le voit avec Philippe Varin; après un entretien musclé avec le ministre du Redressement productif, le président du directoire de PSA a été reçu de façon plus courtoise par le Premier ministre.
Un peu comme dans les films où l’on voit le suspect passer des mains d’un policier adepte de la manière forte à celles d’un inspecteur cherchant au contraire à établir une relation de confiance. Le partage des rôles peut être efficace, si l’on n’abuse pas de cette technique. Mais Jean-Marc Ayrault ne devrait pas avoir trop à intervenir: Arnaud Montebourg semble savoir quelles sont les limites à ne pas franchir.
Plus délicates à gérer pourraient être les promesses non tenues. Mais, là encore, le ministre est peut-être plus conscient que ses détracteurs ne le pensent: «Nous aurons des échecs et je les assumerai», a-t-il déclaré le 11 juillet dernier à l’issue des travaux de la Conférence nationale de l’Industrie.
Jusqu’au dernier sang!
Reste la question de fond de la réindustrialisation du pays. Sur ce thème, on a déjà entendu beaucoup de discours et enregistré peu de progrès. Le volontarisme a ses limites, on le sait. Et une phrase d’Arnaud Montebourg, au style particulièrement grandiloquent –«nous tenterons tout jusqu’au dernier sang pour sauver nos sites industriels» (l’a-t-il vraiment prononcée? En tout cas, elle figure dans la version écrite de son discours du 11 juillet, PDF)– rappelle fâcheusement celle de Nicolas Sarkozy qui s’engageait à aller chercher la croissance «avec les dents». On connaît la suite de l’histoire…
Cela dit, les propos du ministre rencontrent un certain écho, à gauche mais aussi à droite, où l’on n’est pas insensible, dans la tradition gaulliste, aux thèmes de «l’union des forces économiques et sociales», de la «réconciliation des Français avec leur industrie», d’un «modèle entrepreneurial, innovant et patriotique».
Ainsi, on peut lire sous la plume d’Augustin de Romanet, ancien directeur général de la Caisse des Dépôts et ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée au temps de Jacques Chirac, qu’Arnaud de Montebourg, avec sa démondialisation, «soulève des questions sérieuses», qu’il «ne propose pas un retour en arrière de la mobilité des personnes et des capitaux, mais une régulation de ce que le libre-échange peut avoir de brutal pour toutes les parties».
Les X-Mines se mobilisent
On ne s’étonnera donc pas de voir Jean-Louis Beffa, ancien président de Saint-Gobain et toujours président de l’Association amicale des ingénieurs des Mines, très actif comme conseiller du prince sous la présidence de Jacques Chirac, reprendre du service aux côtés de François Hollande et Arnaud Montebourg. Très clairement, il est sur la même longueur d’ondes que le ministre du Redressement productif quand celui-ci parle de mobiliser la nation pour l’industrie française ou dénonce les méfaits du capitalisme financier.
D’une façon générale, on sent les X-Mines prêts à soutenir un gouvernement portant une grande ambition industrielle; n’oublions que c’est à eux, en grande partie, qu’on doit les principaux succès industriels français, comme le nucléaire ou le TGV, ou à forte dominante française, comme Airbus. On les retrouve dans toutes les grandes entreprises nationales, publiques ou privées. Un peu éclipsés au cours des dernières années par les financiers pour le prestige, l’influence et les rémunérations, ils sont prêts à soutenir une politique dont ils pensent –non sans raison– qu’elle ne peut réussir sans eux.
Mises en garde
Mais leur soutien ne sera pas inconditionnel. Les messages adressés à Arnaud Montebourg le 19 juillet dernier, à l’occasion d’un colloque à l’école des Mines, sont sans équivoque. Pascale Sourisse, PDG de Thalès Communication & Security, insiste sur le rôle des commandes de l’Etat dans le développement de l’industrie de la défense et de ses exportations, donc sur la nécessité de les maintenir malgré des budgets serrés; Jacques Aschenbroich, directeur général de Valeo, dénonce la baisse de compétitivité de la France, face à l’Allemagne notamment, et souligne à quel point il est impératif de la restaurer pour garder des emplois de production dans notre pays; Jean-Bernard Lévy, ancien PDG de Vivendi, s’interroge sur le rôle des régulateurs indépendants chargés de pousser à la concurrence la plus intense possible dans de nombreux secteurs; il se demande si leur action ne joue pas contre l’emploi et comment on va rééquilibrer la relation entre le citoyen producteur et le citoyen consommateur; il s’inquiète aussi des conséquences «irréparables» pour la production en France des mesures fiscales qui ont été annoncées.
Quant à Patrick Pouyanne, directeur général Raffinage-Chimie de Total, il monte au créneau sur tous les fronts: défense des grandes entreprises qui tirent la recherche et les exportations face à un gouvernement tenté de donner la priorité aux PME, inquiétude face au poids des charges sociales et des coûts du travail, dénonciation de la médiocrité des relations sociales dans un pays qui pèche par absence de dialogue et de flexibilité, doutes sur le bien-fondé de la position actuelle face aux gaz et huiles de schistes (le souci de protéger l’environnement doit-il conduire à cet étrange refus de regarder sérieusement le dossier alors que les Etats-Unis, eux, ont créé 600.000 emplois en trois ans dans ce secteur?), enfin volonté de maintenir le secteur nucléaire, qui est un de nos grands atouts.
Des ambiguïtés à lever
Bref, le soutien des X- Mines s’accompagne de nombreuses mises en garde: le programme de François Hollande n’est pas 100% compatible avec leur vison du redressement productif. Avec Arnaud Montebourg, le courant passe: quand le ministre propose de relever le défi de la compétitivité des entreprises françaises et de «prendre à bras le corps la question du financement de la protection sociale», quand il se dit d’accord sur le fait que l’énergie peu chère est un atout de la France et qu’il faut «le préserver en nous appuyant, notamment, sur la filière nucléaire», il fait plaisir aux chefs d’entreprise, il n’est pas sûr qu’il emplisse d’aise ses partenaires de la majorité.
De fait, le discours gouvernemental est encore ambigu sur beaucoup de points. Reprenons l’exemple de l’énergie: le programme de François Hollande s’arrête à l’année 2025 alors que les travaux européens se font aux échéances 2020 ou 2030. Pourquoi 2025? Parce que c’est la date la plus éloignée pour laquelle on peut faire des projections sans avoir à prendre de décisions fortes concernant le nucléaire. Mais, à un moment donné, il faudra bien faire des choix et les annoncer; il ne sera pas possible de contenter éternellement le CAC 40 et les Verts.
Problème de fond plus que de style
C’est là que réside le principal danger pour Arnaud Montebourg, plus que dans sa personnalité et sa façon volontiers abrupte de s’exprimer. La politique du redressement productif court le risque de ne pas être efficace ou au contraire d’être accusée de rechercher l’efficacité au mépris d’autres engagements.
La conclusion est simple: arrêtons de nous interroger sur le style Montebourg. Le problème n’est pas là; il est sur le contenu même de son action. S’il y a un risque d’explosion, ce ne sera pas à la suite d’un accrochage avec un patron, mais à cause de divergences sur le fond au sein du pouvoir. L’échec d’Arnaud Montebourg serait alors celui de l’ensemble de la majorité.
Gérard Horny
Mis à jour le 02/08/2012 à 8h57













































Que pourra Arnaud Montebourg si le gouvernement au lieu de nouer un partenariat avec les entrepreneurs et les investisseurs, ainsi que le préconise Christian Saint-Etienne, prend au contraire des mesures comme la suppression de la TVA "sociale", où l'augmentation de l'impôt sur les sociétés, alors que notre IS est déjà le plus élevé d'Europe ?
Tout porte à penser que le choix de l'"arrogant" Montebourg - qui, au cours de l'article est même devenu "Arnaud de Montebourg" ! - a été choisi pour porter le chapeau d'une politique qui, en l'état, ne pourra qu'aggraver la situation industrielle de notre pays, et faire bientôt apparaître le cas PSA pour un moindre mal.
Sincerement à part ceux qui s'amusent à le suivre tout le long de ses périples, les gens se fichent de son style, ils ne retiennent que le fond.
Montebourg se bat contre les entreprises françaises et pour les ouvriers, or en Europe et dans le reste du monde c'est l'inverse qui est proné.
Soit Montebourg dispense ses discours et ses principes au parlement européen et à l'OMC soit il arrete de nuire aux entreprises françaises.
Parce que le résultat de son engagement, tout le monde l'a bien saisi, c'est la mort à moyen et long terme des usines autres centres de production en France pour sauver l'emploi à court terme des ouvriers d'aujourd'hui.
La question qu'il faudrait poser à Montebourg, c'est : "Vaut-il mieux sauver 8000 emplois chez PSA aujourd'hui et condamner l'entreprise automobile dans ses difficultés avec le risque qu'elle n'embauche plus de jeunes et d'interimaires (déjà eux-meme en difficultés) pendant de longues années (si l'entreprise survit)?
Que du personnel, de hauts fonctionnaires entièrement formés par l’État français, provenant de classes sociales privilégiées aient l'audace de menacer un Ministre qui œuvre pour l'emploi en France. Le style de Monsieur Montebourg n'est pas critiquable : il met, haut de fort et médiatiquement la famille Peugeot devant ses responsabilités. Il y fit autant avec Monsieur Huchon, ce qui a permis de sauver 80 emplois. Il n'est plus d'actualité que de graves question d'emploi, de plans sociaux, d'irresponsabilité patronale, d'installation de fortunes françaises en paradis fiscal se fasse dans le dos des citoyens qui ont plus que le droit de savoir.
Je n'ai par ailleurs pas remarqué que le traitement infligé par la droite à l'industrie française ait porté quelque fruit dont l'UMP pourrait se vanter. Bouclier fiscal ou non vous savez pertinemment que des fortunes sont parties avant l'épisode Sarkozy et pendant.
Je sais les socialistes plus doués que la droite pour faire fructifier l'industrie française et refaire de l'emploi. Le personnel politique de la droite est obsédée par ses "valeurs morales", l'asservissement des salariés, et l'accroissement de leur fortune personnelle. Nous verrons tout cela dans quelques mois et les années à venir. Je tiens le pari. Et je répète : que ce qui est financé et salarié par l’État, les Mines et X fasse preuve de réserve et d'élégance.
L'état centralisateur français dispose d'une culture centralisatrice et jacobine qui remonte à la formation chaotique du royaume de France ,où tou les rois jusqu'à Henri IV ont du bataillé pour unifier une France frondeuse,comploteuse,avec des Ducs et des princes avides de pouvoir.Depuis et à travers toutes les républiques y compris la Vème le rôle de l'état régalien est resté central,l'initiative économique,le redressement d'après guerre,ont accentué ce trait.De gauche ou de droite,tous les grands commis de l'état ont milité pour des plans quinquennaux,dans le sillage du pacte issu de la Résistance française et la création des tous les organismes sociaux.Le capitalisme est vécu en France comme une tare,au mieux comme un affameur,un suceur de sang de la classe ouvrière.Cette politisation ou conscience prolétaire française a pesé sur tous les gouvernants empêchant la France de devenir libérale au sens ango-saxon du terme. Il faut dire que tous les fleurons de la France à de rares exceptions comme les familles Rotchlid ou De Vendel l'état français était à l'initiative avec la SNCF,la Caravelle pour Air France,les plans Atomique,Calcul,EDF&GDF.Mais après 56 ans d'Europe ,la France est entrée de plein pieds dans l'économie libérale,avec un coup d'accelerateur avec VGE,puis un coup de frein avec Mitterand,puis la marche libérale a repris avec Rocard,pour ne plus se démentir depuis.Montebourg et ses soutiens notamment les X-Ponts sont persuadés que hormis les financiers rapaces français ou étrangers,seul l'état francais peut relancer l'industrialisation du pays.L'équation posée,il faut passer aux travaux pratiques,dans un monde dérégulé,avec un euro rigide ,une BCE sourcieuse,une commission de Bruxelles tatitionne,une Allemagne stricte.Montebourg va lancer un processus qui risque de lui succeder,si tant est qu'il s'en sort vivant lui-même et sa majorité.Droit dans ses convictions et ses bottes,Montebourg prend des risques et ressemble un peu à un Juppé matiné de Chevenement.
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La croissance, la croissance, la croissance ! Le 3 %, le 3 %, le 3 % . Ils sont tragi-comiques les « cabris » politiciens européens et les économistes et les médias et autres qui leur emboîtent le pas; à moin qu'ils ne les précèdent ?
Que ne sont-ils pas déjà conscients que le PIB est un indice totalement débile ?
« Notre PIB prend en compte dans ses calculs, la pollution de l’air, la publicité pour le tabac et les courses d’ambulances qui ramassent les blessés sur nos routes. Il comptabilise les systèmes de sécurité que nous installons pour protéger nos habitations et le coût des prisons où nous enfermons ceux qui réussissent à les forcer. Il intègre la destruction de nos forêts ainsi que leur remplacement par un urbanisme tentaculaire et chaotique. Il comprend la production de napalm, des armes nucléaires, et des voitures blindées de la police destinées à réprimer des émeutes dans nos villes. Il comptabilise les programmes de télévision qui glorifient la violence dans le but de vendre les jouets correspondants à nos enfants.
En revanche, le PIB ne tient pas compte de la santé de nos enfants, de la qualité de leur instruction, ni de la gaîté de leurs jeux. Il ne mesure pas la beauté de notre poésie, ou la solidité de nos mariages. Il ne songe pas à évaluer la qualité de nos débats politiques ou l’intégrité de nos représentants. Il ne prend pas en compte notre courage, notre sagesse, ou notre culture. Il ne dit rien de notre sens de la compassion, ou du dévouement envers notre pays. En un mot, le PIB mesure tout sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue. » (Robert Kennedy)
, célébrité « néanmoins » très peu admirable quand on connait un peu la famille Kennedy ; ce qui suppose un minimum de curiosité et de sens critique et de sens des vraies valeurs …... qui fait défaut à la majorité des adulateurs de la croissance, sinon à l'écrasante majorité des économistes).
Oui, il est incontestable que plus, en France, on facture de conséquences de catastrophes ou simplement de carambolages, plus on vend d'armes à des dictateurs sanguinaires, plus les dealers achètent de voitures neuves, plus on vend d'engrais chimiques pour l'agriculture intensive, plus on fabrique et vend de gadgets, plus on vend nos surplus agricoles à des pays africains en ruinant les petits producteurs locaux, etc., etc, plus Bruxelles, plus le FMI, plus les agences de notation seront contents parce que, entre autres, la France sera près, voire en dessous, des « sacrés 3 % »
Ridicule, insensé, suicidaire. Et si on parlait plutôt de la décroissance de la pauvreté ? Et de la décroissance de nos modes de production et de consommation suicidaire, nucléaire civil et militaire inclus ?
je trouve que les Français sont bien complaisant avec la médiocrité de ce monsieur. du temps de notre ancien Président, des torrents d'injures auraient coulés sur Slate.
reprenons:
1) la famille Peugeot est constituée d'exilé fiscaux.... propos faux, voir diffamatoire
2) Peugeot a fait des erreurs stratégiques: c'est vrai ils emplois 2 fois plus de Français que Renault dont les comptes se portent mieux.....et dont 20% du capital est détenu par la France. PSA a choisit la monté en qualité. cela ne peut se faire du jour au lendemain.
3) des dividendes ont été versés à ces rapaces de capitalistes: là aussi avéré faux
4) licenciements boursiers(celui là appartient plus aux autre membres du gouvernement), l'action PSA a dévissée de façon impressionante: donc faux
vu la médiocrité de l'analyse, vu le manque d'autocritique sur les premières décisions du gouvernement, pouvons nous sérieusement penser que la stratégie du gouvernement est la bonne en matière d'industrie?
Commentateurs godillots PS, arrêtez ces âneries sur les polytechniciens issus de classes privilégiées, on se croirait à un cours de Bourdieu: je suis fils de paysan, X et MBA, et ces clichés me gonflent profondément: si on veut réussir ses études en France, on le peut!
Et si les Verts avaient un cerveau, ou quelque chose d'approchant,ça se saurait et ça serait plus facile de discuter avec eux!
Pour maintenir l'existant industriel français et provoquer des implantations productives, le volet de la compétitivité ne peut être éludé. Dans ces colonnes, j'ai souvent défendu le principe d'un transfert progressif des charges patronales obligatoires vers la C3S. Ainsi, 1 point de C3S peut "rapporter" 33 Mds€ (sans contre-effets sur la croissance car non capteur de revenu primaire et protecteur des délocalisations) contre 10 mds€ pour la CSG et 16 Mds€ pour la TVA. Ainsi, 1 point de C3S (0.16% aujourd'hui qui financent 1/3 des pensions des non salariés) peut permettre de soulager les charges sociales patronales de 8 points (20% desdites charges et non 1 à 2 % "en bout de course" avec la TVA sociale). Les Urssaf (0.30 % de coûts de gestion) seraient chargées d'encaisser provisionnellement et mensuellement ou trimestriellement ce prélévement sur le chiffre d'affaires HT, avant régularisation annuelle au vu de la liasse fiscale.
Pour la relance de l'industrie, il faut imaginer une économie de remplacement de tout l'appareillage électro-ménager à partir d'un standard de voltage domestique secondaire de 12 volts mieux compatible avec le voltage initial des énergies renouvelables (éolien et photovoltaïque)et avec un simple transformateur/redresseur disposé sur l'armoire électrique (les transformateurs actuels sont intégrés couteusement aux appareillages et luminaires).
Et pour redonner des perspectives de croissance à notre industrie automobile, le moteur GPL doit être redoré et perfectionné (améliorer l'injection) pour considérer les débouchés et les cours durables du gaz.
Il faut aussi mieux socialiser le logement social en confiant des compétences aux sociétés HLM pour le développement (urgent) du logement adapté au 3ème âge et aux handicaps afin de modifier ce marché réservé de plus en plus à des chaînes privées et lucratives, à charge excessive le plus souvent de la collectivité, sinon des particuliers. Et redécouvrir la proposition de 2007 de Ségolène Royal sur la cession gracieuse du logement HLM à partir d'un certain nombre d'années de loyers régulièrement honorés (25 ans) qui ont couvert intégralement les prêts intiaux de construction, les frais de gestion et l'entretien des logements. Ou comment obliger les sociétés HLM à réinvestir aujourd'hui et rapidement avec les bientôt 300 Mds€ vacants des livrets épargne !
Volontarisme et courage sont de mise pour sortir du point mort économique actuel, soit un bon essai ministériel de redressement productif !