C'est un miracle multiethnique qu’il faut à l’Europe
Pourquoi les Polonais juifs, les Allemands noirs et les Italiennes voilées sont les meilleurs espoirs du continent.
- Un enfant dans un camp en Somalie, en 2012. REUTERS/Goran Tomasevic -
Quand on parle de la crise européenne, c’est désormais quasi toujours de l’euro dont il est question. Evidemment. Si les dirigeants européens ne parviennent pas à mettre un terme à la lente descente aux enfers de la monnaie unique, elle pourrait se désintégrer et emporter avec elle la prospérité du continent.
Mais s’ils étaient honnêtes envers eux-mêmes, ils admettraient que la crise financière n’est pas la seule ombre au tableau de la future prospérité européenne. L’Europe est sur le point de connaître une crise démographique et elle n’est guère mieux préparée à ce lent désastre qu’elle ne l’était à l’effondrement potentiel de sa monnaie.
Première cause de cet autre danger qui guette inexorablement l’Europe: le vieillissement et le déclin de la population de beaucoup de ses pays. Certains Etats, comme la France et le Royaume-Uni, sont peu concernés. Grâce à leurs taux de fertilité et à l’immigration, ils devraient continuer de jouir d’une croissance saine de leur population pendant des décennies. Mais nombre des pays d’Europe de l’Est et du Sud, et même certains pays du centre comme l’Allemagne et l’Autriche, vont bientôt voir leur population reculer. Résultat: leurs économies risquent de caler et leurs filets de protection sociale de se percer.
A moins d’un spectaculaire et improbable retournement des comportements reproductifs, la seule solution réaliste pour ces pays est l’immigration massive. Seulement voilà –et c’est la seconde cause de cette crise européenne latente– les pays qui perdent le plus de population sont ceux qui, historiquement, se montrent justement les moins accueillants pour les étrangers.
La Pologne, l’Allemagne et l’Italie par exemple ont longtemps privilégié le droit du sang au droit du sol. Ce qui fait que beaucoup de Polonais, d’Allemands et d’Italiens pensent encore qu’on ne peut pas faire partie de la communauté nationale sans arborer la bonne lignée. Ils demeurent hostiles à ces millions d’«étrangers» qui vivent depuis des décennies, parfois des générations, dans leurs villes et villages. Peu de chances donc qu’ils ouvrent désormais leurs frontières.
C’est ce qui explique pourquoi la Pologne, qui compte pour l’instant environ 39 millions d’habitants, devrait en perdre 7 d’ici à 2060, c’est-à-dire quasiment un cinquième de sa population. Les projections pour l’Allemagne sont encore plus pessimistes. En 2003, l’Allemagne a connu son pic de population, à environ 83 millions d’habitants. D’ici à 2060, le pays devrait perdre presque 20 millions d’âmes. Quand la natalité lui aura fait perdre jusqu’à un quart de sa population, il lui restera moins de 65 millions d’habitants.
La fin des Etats-providence?
Certes, l’Allemagne est déjà actuellement loin d’être le pays le plus peuplé du monde, et même avec un quart de sa population en moins, elle sera toujours loin d’être le pays le moins peuplé du monde. Et les Etats européens n’ont a priori pas non plus de raison de s’inquiéter pour leur poids relatif. Vu, par exemple, les technologies militaires actuelles, ce n’est plus le nombre de soldats qu’un pays peut envoyer sur un improbable terrain de bataille qui compte. N’empêche, ce serait se voiler la face que de ne pas prendre au sérieux la crise démographique européenne. Même si la taille ne compte plus beaucoup aujourd’hui, le processus de dépopulation aura des conséquences économiques et sociales drastiques.
Il pèsera, pour commencer, sur la pyramide des âges du continent. En 1960, 11,5% de la population allemande avait au moins 65 ans. D’ici à 2060, ce sera presque 33%. L’Italie vieillit aussi vite. En 1960, l’âge moyen ici était 31,2 ans; il dépassera 50 ans en 2060. Avec une population en déclin et vieillissante, les Etats-providence européens ne seront plus viables dans leurs formes actuelles. Davantage de besoins de services et de soins, moins d’habitants pour régler la note: les systèmes de santé et de retraite de nombre de pays européens vont purement et simplement tomber à court d’argent.
Les électeurs européens pourraient peut-être inciter leurs gouvernements à réduire les avantages sociaux. Mais c’est peu probable, la crise de l’euro l’a montré. Et même s’ils s’y attelaient, la diminution du nombre de travailleurs hautement qualifiés engendrerait très probablement une baisse de la productivité et une hausse des coûts salariaux, elle aurait des conséquences désastreuses sur la croissance économique et, paradoxalement, sur l’emploi.
Un niveau d'immigration stupéfiant
La seule façon réaliste d’éviter les effets catastrophiques de la dépopulation sur l’économie européenne serait d’accepter une immigration massive. Mais les niveaux d’immigration nécessaires pour y parvenir sont stupéfiants. Pour deux raisons. D’abord parce que les projections de population actuelles sont déjà basées sur des niveaux d’immigration élevés. L’estimation du Bureau allemand des statistiques par exemple, celle qui prédit qu’il ne restera que 65 millions d’habitants dans le pays en 2060, repose sur l’hypothèse d’un afflux net de 100.000 étrangers par an. Avec zéro immigration nette, la population allemande déclinerait plus vite encore, le pays ne compterait plus que 58 millions d’habitants en 2060.
Ensuite parce que, pour les pays européens, atteindre ces niveaux d’immigration nette sera beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît. En moyenne, autour de 700.000 Allemands par an ont quitté leur pays ces dix dernières années. Bref, l’Allemagne a besoin d’accueillir plus d’un demi-million de nouveaux arrivants chaque année juste pour compenser l’émigration. Pour contrebalancer la perte de population due à la faible natalité, il faudrait certainement plus d’un million d’immigrants en plus, chaque année, pendant un demi-siècle.
Si l’Allemagne, la Pologne et l’Italie veulent éviter un déclin démographique et économique rapide, ils vont donc devoir accepter un afflux de migrants par tête plus élevé que celui qu’ont connu les Etats-Unis au siècle dernier. Mais l’Amérique est par essence un pays d’immigration. Un pays qui, peu importe les difficultés sur le terrain, a toujours considéré que l’allégeance aux valeurs de la république est le seul pré-requis pour faire partie de celle-ci.
L’Allemagne, au contraire, s’est toujours définie autour de lignes ethniques. Aujourd’hui encore, beaucoup d’Allemands ont du mal à accepter qu’un noir ou que quelqu’un qui a l’air turc puisse «vraiment» être allemand. Quant aux Polonais et aux Italiens, ils ont une conception encore plus restrictive de l’identité nationale. Beaucoup pensent toujours qu’un vrai Polonais ou un vrai Italien doit non seulement être ethniquement polonais ou italien, mais aussi catholique.
La théorie des nationaux «de souche»
Comme l’a montré la montée rapide du populisme de droite en Europe ces vingt dernières années, l’arrivée massive d’immigrants et cette vieille idée qu’une nation se définit par une ethnicité et une religion communes forment un couple potentiellement toxique. La montée des sentiments anti-immigration ne laisse rien présager de bon pour un futur où l’immigration va probablement grimper et où les conditions de vie vont certainement décliner.
Trois scénarios sont possibles. Dans le premier, le fort sentiment anti-immigration, conjugué à la montée en puissance des populistes, pousse la plupart des gouvernements européens à ne pas ouvrir davantage les frontières. Les électeurs mettront certainement du temps à le comprendre, mais ceci se traduirait par un demi-siècle de stagnation économique et un démantèlement radical de l’Etat-providence européen.
Dans le second scénario, les dirigeants européens parviennent à convaincre leur peuple d’accepter plus d’immigration, malgré leurs profondes réticences. De quoi, probablement, insuffler un renouveau de croissance économique et sauver les systèmes de retraite et de santé du continent. Mais si des immigrants entrent massivement en Allemagne, Italie et Pologne alors que les locaux se cramponnent à leur définition restrictive de la citoyenneté, les conséquences sociales et culturelles peuvent s’avérer dangereuses. Les populations seraient alors à jamais clivées, avec d’un côté une majorité, sur le déclin, d’«autochtones » aigris et de l’autre une minorité, croissante, d’«étrangers» défavorisés. Un cocktail explosif, au mieux.
Troisième scénario, le plus optimiste: l’Allemagne, l’Italie et la Pologne suivent les modèles canadien et américain et se réinventent comme véritables terres d’immigration. Bien sûr, ces pays attendraient des nouveaux arrivants qu’ils respectent les règles d’une société libre et démocratique. Mais ils devraient aussi accepter qu’il puisse y avoir un Polonais juif, un Allemand noir et une Italienne voilée.
Ce dernier scénario est le moins probable. Mais si les pays européens dont la population doit rapidement décliner au cours des prochaines décennies veulent éviter les dangers à la fois de l’effondrement économique et des tensions au sein des populations, ils n’ont d’autre choix que de se transformer en sociétés multiethniques, en théorie comme en pratique. S’ils ne le font pas, le fait qu’ils risquent de ne plus partager la même monnaie pourrait bien devenir le cadet de leurs soucis.
Yascha Mounk
Fondateur de the Utopian, doctorant en théorie politique à Harvard. Vous pouvez le suivre sur Twitter @Yascha_Mounk.
Traduit par Aurélie Blondel
Mis à jour le 27/07/2012 à 7h06
















































Ce concept fait manifestement partie du "cathéchisme" de Slate, et on le voit réapparaître régulièrement dans vos colonnes.
Le postulat de base est que lorsqu'un territoire (pays, continent) a connu, pour quelque raison que ce soit, un croissance démographique, il lui est impossible... (ou interdit ?) de revenir en arrière !
Notre planète a connu un "boom" de sa population, principalement suite à la découverte de la Pénicilline et des Sulfamides, qui a drastiquement réduit la mortalité infantile et générale, due aux maladies infectieuses. N'importe quelle biographie royale ou de personnage célèbre des siècles passés, nous rapporte que sur des familles d'une dizaine d'enfants, seuls quelques uns survivaient... Combien de sonates et de lieders supplémentaires Franz Schubert aurait-il pu composer, après une petite cure de Penicilline ?
Mais, mis à part quelques pays vraiment obscurantistes (cherchez l'erreur...) pratiquement partout dans le monde, les taux de natalité se sont adaptés.
Alors, bien sûr, il va falloir payer les retraites...
Vous devriez essayer d'aller prêcher votre bonne parole en Chine, qui prevoit une décroissance drastique de son milliard d'habitants, avec la politique de l'enfant unique.
Les plus jeunes d'entre nous aurons sans doute l'opportunité de vérifier cette théorie dans quelques décennies, mais je suis convaincu que les nations fortes et heureuses seront celles qui auront eu le courage de fermer leur frontière, laissant les autres libres de choisir leur politique chez eux.
Dans une planète aux ressources limitées, un petit nombre d'humains responsables et respectueux de leur environnement...
Et pendant que les Américains conseillent - à tort ou à raison - à la vieille Europe : "La seule façon réaliste d'éviter les effets catastrophiques de la dépopulation sur l'économie européenne serait d'accepter une immigration massive", eux ont construit un mur sur leur frontière avec le Mexique !
J'attends donc...stylo (ou plutôt clavier) à la main!
Complètement absurde.
Il faudrait que les étrangers contribuent à l'économie nationale à hauteur de la contribution des populations européennes, ce qu'ils ne font pas et il n'y a aucune raison de croire qu'ils le fassent à l'avenir.
L'immigration coûte plus cher qu'elle ne rapporte.
En France, on estime le déficit lié aux coûts de l'immigration entre 35 et 70 milliards d'euros par an.
Un coût hallucinant dépensé en pure perte pour des populations venant essentiellement d'Afrique et qui n'ont rien (de bon) à nous apporter.
A l'heure où la crise va jusqu'à mettre en danger notre souvereineté, vous imaginez-vous ce qu'on pourrait faire avec 35 à 70 milliards d'euros de plus par an ?
La solution est toute trouvée mais bien sûr elle ne convient pas aux multiculturalistes-européistes-mondialistes qui nous envoient droit dans le mur : il faut au contraire d'arrêter l'immigration, renvoyer chez eux les étrangers et rendre leur argent aux européens pour qu'ils fassent des enfants.
Bonjour Delcroix
"L'immigration coûte plus cher qu'elle ne rapporte. En France, on estime le déficit lié aux coûts de l'immigration entre 35 et 70 milliards d'euros par an"
Qui c'est, on ?
Bonjour,
Vous ne citez pas vos sources, donc vos affirmations n'ont pas grande valeur. D'autant que vous semblez ultra-radical : comment peut-on dire que, par principe, "les Africains n'ont rien de bons à nous apporter".
Contrairement à ce que vous écrivez, l'immigration rapporterait en France 12 milliards € par an, et contribuent notamment à payer nos retraites, d'après une enquête menée pour le Ministère des affaires sociales en 2010.
Source : http://www.courrierinternational.com/article/2010/12/02/les-tres-bons-comptes-de-l-immigration
Enfin, petite question: pourquoi nos Etats, plutôt gourmands en argent, continueraient-il à permettre l'immigration si cela était un tel gouffre financier??
Non seulement ça leur rapporte de l'argent, mais en plus ils en ont besoin (cf. le nombre d'étude de l'Union Européenne sur nos besoins démographiques)!
bonjour aurélia,
l'étude (et l'article) que vous citez semble interressante mais biaisée.
le sous-titre de l'article "Les immigrés sont une excellente affaire pour l’Etat français : ils rapportent une grosse douzaine de milliards d’euros par an et paient nos retraites" est faux et devrait être factuellement "les immigrés ont contribué favorablement aux finances de l'état à hauteur de 12 milliards pour l'année 2009 (année de l'étude)".
Dire que les immigrés payent les retraites est intellectuellement malhonnete car seule la contribution au titre de 2009 est prise en compte (le financement des retraites futures n'est pas assuré par contre que ce soit pour les autochtones comme pour les immigrés d'ailleurs)
Pourquoi ?
Concernant les dépenses de retraite (et cotisations), une analyse sur une seule année est absurde. La seule analyse qui vaille est une analyse prospective sur plusieurs dizaines d'années. Or la situation des retraites est la suivante : la génération actuellement au travail (qu'elle soit immigrée ou française) ne cotise tout simplement pas assez pour subvenir à ses besoins lorsqu'elle sera à la retraite. Vu les chiffres actuels (42 années de cotisations, départ à 65 ans, taux de liquidation à 75% dans le public et 50% dans le privé, taux de cotisation retraite d'environ 14,5%), un cotisant privé finance environ 12 années de retraite, un cotisant public environ 9 ans. Vu l'espérance de vie actuelle (81 ans), il manque donc actuellement 4 ans de financement par futur retraité du privé et 7 ans de financement par retraité du public. L'espérance de vie a augmenté en moyenne de 2,5 ans tous les 10 ans au cours des 60 dernières années. La tendance semble se poursuivre. Les besoins de financement sont donc encore accrus.
Le système de retraite tel qu'on l'a construit est un système pyramidal (l'escroquerie de Madoff fonctionne sur un principe exactement similaire). L'erreur n'est pas tant d'avoir mis un tel système en place, elle est surtout de ne jamais avoir envisagé les futurs besoins de financement. Même pour les retraites complémentaires où ces besoins avaient été envisagés et un mécanisme de capitalisation mis en place, ils ont été sous-estimés (voir article récent qui indiquait un épuissement des réserves des régimes arcco et agirc pour 2016 et 2020). Ni l'immigration, ni une hausse des naissances ne sont une solution pour financer ce système des retraites dès lors que l'équilibre du dit système n'est atteint qu'en cas d'accroissement de la population. Compter systématiquement sur le fait que les retraites d'une génération seront payées par la génération suivante parce que la taille de celle-ci sera plus importante n'est pas viable. C'est une course sans fin à la croissance de la population qui ne prend même pas en compte l'offre de travail qui sera disponible pour cette population (offre qui dépend de notre propention à consommer des produits et services nationaux et de la vigueur de nos exportations ainsi que du dégré de productivité/mécanisation). A Titre d'exemple, le taux de chomage actuellement de 10% en moyenne en France passe à près de 20% pour les immigrés dont l'origine est situé hors zone UE. Notamment parce que cette immigration plus pauvre et moins formée ne correspond pas un besoin économique étant donné que les emplois les moins qualifiés sont ceux qui sont le plus facilement localisés à l'étranger aujourd'hui. Si cette immigration correspondait à un réel besoin économique, son taux de chomage serait inférieur à la moyenne de 10%.
700 000 Allemands qui quittent leur pays chaque année me paraît beaucoup.
Ne pas oublier l'Espagne dans les pays qui meurent. La crise a fait passer le solde migratoire annuel espagnol de 600 000 entrées à 50 000 départs. Pour les autres pays, on devrait trouver quelque chose d'assez semblable dès que la récession sera là. L'Union européenne tue l'Europe et cela pourrait se passer assez calmement en raison justement du vieillissement.
Quant-on pense que l'un des arguments des élites françaises était la modernité de la construction européenne.
Dans notre monde aux ressources limitées, est il raisonnable de toujours vouloir plus de croissance? La baisse démographique remet en cause l'Etat providence, et alors? un autre modèle n'est il pas possible ?
Bonjour AelinShyys
"La baisse démographique remet en cause l'État providence, et alors? un autre modèle n'est il pas possible ?"
C'est de l'intox.
Au contraire, en diminuant le chômage et en relâchant un peu la pression à la baisse qu'il exerce sur les salaires, la dénatalité ne peut que faciliter le financement de la protection sociale.
Les commentaires du dessus ont l'air bien haineux, rétrogrades et ignorants des réalités démographiques.
Quand la pression démographique est là, on l’arrête comment ? On empêche difficilement les gens d'entrer dans un pays s'ils le veulent vraiment !
Reste donc à s'adapter et à trouver moyen pour ces gens de s’intégrer et justement de participer à la société (par leur travail, leur implication sociale et culturelle…).
Les sociétés qui vont bien sont des sociétés libres et ouvertes, pas des sociétés fermées et rétrogrades !
"Les sociétés qui vont bien sont des sociétés libres et ouvertes, pas des sociétés fermées et rétrogrades ! ".
J'aimerais en savoir plus, auriez-vous quelques exemples de sociétés-ouvertes-qui-vont-bien et de sociétés-fermées-qui-vont-mal? J'imagine que le critère est le taux d'immigration bien sur...
"Reste donc à s'adapter et à trouver moyen pour ces gens de s’intégrer et justement de participer à la société (par leur travail, leur implication sociale et culturelle…)" => j'aimerais aussi quelques précisions sur ce que vous entendez par là. En quoi consisterait cette adaptation? Que devrions-nous faire pour qu'ils s'intègrent? Et qu'est-ce que l'implication sociale et culturelle?
Merci d'avance
@ GeorgesD
Par implication sociale et culturelle, j'entends s'impliquer dans la société, les associations, ne pas rester en ghetto dans son coin (et après se plaindre de ne pas avoir de boulot), adopter les coutumes du pays d'accueil (en France donc, respect des croyances d'autrui, pantalopn/jean's/chemise/jupe ... bien sûr, toute tentative d'assimilation et d'uniformisation, de moule est vouée à l'echec, mais s'adapter ... ) et enrichir ces sociétés quand on peut par son travail !
Sur le plan "société ouverte et tolérante" ou "fermée et retrograde" je vous encourage à regarder le cas de l'Iran, dont les dirigeants regardent le passé (coutumes...) plus que l'avenir (laisser respirer leurs jeunes).
Les pays scandinaves sont des sociétés ouvertes et bien portantes (j'y ai passé un semestre étudiant et j'ai vu le mode de vie).
Une société bien portante c'est une société qui accepte les jeunes, et les jeunes sont ouverts d'esprits et tolérants. Par voie de conséquence, dans les sociétés fermées et rétrogrades, les jeunes souhaitent s'enfuir ou faire la révolution.
Dans le premier cas, cette société perd alors ses forces vives et ses intelligences, tandis que la deuxième est assez hasardeuse mais violente.
La conclusion de mon propos (je ne suis pas démographe, sociologue ou autre...) c'est que soit une société se ferme, et alors elle s'appauvrit, soit elle s'ouvre (plus risqué mais plus porteur d'espoir) et permet à ceux qui viennent de prosperer (là, on a l'exemple américain).
@George D "auriez-vous quelques exemples de sociétés-ouvertes-qui-vont-bien et de sociétés-fermées-qui-vont-mal" Il y a de multiples exemples mais on pourrait citer la Corée du Nord pour le deuxième cas de figure, ainsi que la Birmanie, l'Iran pour les non musulmans et Israel pour les non juifs (et les juifs noirs d'Ethiopie)
Quant aux 'sociétés ouvertes qui vont bien'il y a le cas historique des USA quand même (moins vrai aujourd'hui) et plus près de chez nous la Suède. Avant il y avait la France.
Tout n'est pas si noir et blanc que vous semblez imaginer (si j'ose dire!)
VOUS EN AVONS ASSEZ du MONDIALISME !!!
Ces théories fumeuses viennent des Francs-Maçons qui ne pensent qu'à leurs intérêts sous couvert de philanthropie !!!
UNE BELLE ARNAQUE MORALE !
Je suis NORMAND et tiens à le rester ...
quitte à en crever !
Pratiquement tout dans cet article relève de l'idéologie la plus absurde qui soit. Ce n'est pas avec de pareils raisonnements qu'il est possible d'envisager de sauver ce qui reste de la population et de la culture européenne. Lorsque l'auteur de l'article nous proposera de lire quelque chose sur une politique de soutien financier aux familles européenne, de promotion de la natalité en Europe,il sera certainement possible de commencer à le prendre au sérieux...
Ce qui me gene dans votre titre et dans l'article cette "comparaison du "Polonais Juif " de l'Allemand noir etc. Les Juifs n'ont pas attendus le 20eme siecle pour "immiger en Pologne , ILs y sont comme en France dpuis des temps immemoriaux . Ce ne sont en aucun cas des immigrés enfin à mon sens !
Alors... Quel est l'intérêt de l'immigration massive si l'on devient immortel en 2045 comme le dit un autre de vos articles :
http://www.slate.fr/lien/34063/2045-homme-immortel-singularite
Ne vaudrait - il mieux pas au contraire (sachant qu'on commence à être beaucoup sur la planète), stopper la reproduction et l'immigration en masse partout dans le monde ?
desorduresetdeshommes.wordpress.com
Ce qui est désolant dans ce genres d’articles c’est la persistance de l’argument démographique comme formule magique et conditionnelle à la continuité de notre paradigme ; excluant l’hypothèse, que l’on soit capable de s’orienter vers des modèles dont le ratio (espace vital +développement économique et culturel), ne soit autre que ce consumérisme qui justement nous consumes par les deux bouts.
L’auteur semble nous esquisser la fresque d’une banlieue de Naples à Hambourg en passant par Marseille, avec en vue de fond la montée du niveau de la mer. Un remake, en somme, du Radeau de la Méduse.
Les Etats-Unis comme exemple du vivre ensemble... Amusant!
Pourquoi publiciser à tout prix l'immigration massive, et le changement de mentalité nécessaire pour absorber cette révolution ethnique, au lieu de prôner au contraire un changement de mentalité en Europe susceptible d'encourager les allemands, les polonais, les italiens à faire plus d'enfant ? C'est aussi une solution et un espoir d'un avenir meilleur, bien meilleur en tout cas qu'une immigration de masse dont la somme des problèmes sociaux, ethnique et religieux pourrait nous être fatal.
C'est quand-même cocasse cette tendance généralisée à prétendre résoudre les problèmes en aggravant leurs causes:
- Affronter le surendettement en s'endettant encore plus,
- aborder les méfaits de la surpopulation en incitant à la fécondité.
Proliférer pour sauver "nos" retraites, quelle farce!
La nature a des moyens de défense, parfois atroces (épidémies, régulation climatique) , ou au mieux tolérables (multiplication des cas de stérilité masculine). Nos petites idées fixes et miraculeuses ne font pas le poids.
Il serait plus intelligent d'inciter financièrement les populations européennes à faire des enfants, que de faire venir des étrangers pour parer au dépeuplement. Mais le choix a été fait de faire immigrer un grand nombre de gens tout simplement parce que leurs revendications salariales sont très basses, mais aussi parce qu'on laisse au pays d'origine les frais d'entretien de leur naissance à leur âge de travailler. Pas de crèche, école, lycée, alimentation et toit à fournir. Voilà la vraie raison de la politique d'immigration actuelle. Ce sont des motifs purement économiques. L'immigré est considéré comme un simple bien marchand qu'on s'échange entre pays. Les conséquences sociales sont aussi désastreuses dans le pays d'accueil que dans le pays quitté, qui est spolié de ses forces vives.
Il n'y a, de toute façon, aucun réel investissement fait dans l'immigré, dans le pays d'accueil. Mal formés, discriminés de toutes parts, leur évolution sociale leur est rendue quasiment impossible. Leur manque récurrent de moyens financiers les empêche de plus d'accéder à des loisirs leur permettant d'investir en leurs propres capacités, et à les développer pour s'élever socialement. C'est un cercle pervers dont peu d'entre eux parviennent à réchapper. Il n'est donc guère étonnant qu'ils soient un peu aigris.
Mais là où vous avez raison, c'est de signaler qu'un tel "cocktail" est dangereux. En temps de crise économique, la population tend à chercher des coupables, et même s'ils ne sont en rien responsable de la catastrophe économique en cours, ils font en revanche d'excellents bouc-émissaires. De tels dérapages s'étant déjà produits dans le passé et ayant mené à des abominations, il vaudrait mieux changer de cap et axer sur trois points : arrêt de l'immigration, investissement dans les aides à la natalité, et investissements réels dans l'intégration des populations présentes. Il en va de l'avenir de la France.
"N’empêche, ce serait se voiler la face que de ne pas prendre au sérieux la crise démographique européenne"
C'est vous Monsieur qui vous voilez la face.
Tant que nous aurons des dizaines de millions de jeunes au chômage dans l'UE la prétendue crise démographique européenne qui vous préoccupe tant restera un problème virtuel. Quand il y a des millions de chômeurs cela ne veut pas dire que les jeunes ne sont pas assez nombreux mais bien au contraire qu'ils le sont beaucoup trop. Même en Allemagne, et cette dernière n'a pas d'excuse. grâce à sa très faible natalité elle devrait aujourd'hui être complètement débarrassée du chômage. Si seulement elle n'avait pas touché aux retraites !
Vous imaginez un faux problème dont vous connaissez la solution (faire des enfants n'est pas bien sorcier) pour ne pas voir le vrai problème dont vous ne connaissez pas la solution (un taux de croissance ou de chômage ne se décrète pas)
"la diminution du nombre de travailleurs hautement qualifiés engendrerait très probablement une baisse de la productivité et une hausse des coûts salariaux, elle aurait des conséquences désastreuses sur la croissance économique et, paradoxalement, sur l’emploi."
Comment peut-on détester les peuples européens à ce point ? Une pénurie de travailleurs (toutes catégories confondues) cela s'appelle le plein emploi. Une pénurie partielle de main-d'œuvre qui ne profiterait qu'aux travailleurs hautement qualifiés ce ne serait pas encore assez, seulement un pas dans la bonne direction.
La baisse de la productivité ? Un signe de guérison.
Quand en période de chômage les employeurs se séparent de leurs collaborateurs les moins productifs ils font mécaniquement augmenter la productivité moyenne du travail dans leur entreprise. Inversement, si avec le retour de plein emploi ils devaient les réembaucher, ils ne pourraient, tout aussi mécaniquement, que faire baisser la productivité moyenne. On ne peut pas vouloir le plein emploi et refuser la baisse de la productivité. C'est comme vouloir résorber la pénurie de logements et refuser la baisse des loyers.
La hausse des salaires ? C'est la cerise sur le gâteau ! Une raison supplémentaire de vouloir le plein emploi.
Tout cela risquerait de menacer la croissance ? Ha Ha Ha ! (et d'ailleurs, quelle croissance ?) Nous avons besoin de croissance pour retrouver le plein emploi, donc refuser le plein emploi au motif qu'il poserait une limite à cette fameuse croissance que nous attendons en vain depuis 38 ans est tout simplement absurde.
Bonjour Récap59
Si l''offre (d'emploi) dépasse la demande, non pour cause de croissance de production, mais par déficit de main d'oeuvre, ça ne veut pas dire que la main d'oeuvre disponible se voit qualifiée. Elle est juste réduite en masse, et exerce une pression salariale du fait de sa rareté.
A supposer que le chômage des jeunes soit - partiellement - résolu, la tranche des actifs reste toutefois très faible pour subvenir au financement des retraites (l'article évoque l'Italie avec une prévision d'âge moyen de plus de 50 ans en 2060).
A supposer que l'on assisterait au plein-emploi, la fonte numérique des générations actives dans une économie en crise et âgée, n'augure pas mécaniquement un équilibre entre production et vente, ou entre coût de production et coût du travail, ou entre cotisations salariales et dépenses sociales.
Okay, j'ai quelque peu inversé votre raisonnement. Disons qu'il s'agit là de mon interprétation du terme "paradoxalement".
Vous manquez cruellement de rationalité économique pour croire que le chomâge est dû à un surplus démographique des jeunes. Il est dû à une inéquation entre la demande de qualification et l'offre de qualifiés. Sachant qu'une partie de la population crée de l'emploi et que l'emploi crée de l'emploi, le taux de chômage reste à peu prés constant quelle que soit la taille d'une population homogène. Sauf que l'immigration, au contraire de la natalité, amène des travailleurd peu qualifiés pour remplir des emplois que nous, autochtones, refusons, nous laissant la place pour les emplois plus qualifiés.
Bonjour Barbara
On ne peut pas raisonner comme s'il n'y avait aucun rapport entre le chômage des diplômés et celui des non diplômés. Quand les diplômés ne trouvent aucun emploi correspondant à leurs compétences ils se rabattent sur les postes du bas de l'échelle et aggravent encore le chômage des non diplômés.
Quand ils ont la chance d'être indemnisés l'ASSEDIC ne leur laisse même pas le choix : s'ils n'acceptent pas de revoir leurs prétentions à la baisse, autrement dit de voler les emplois du bas de l'échelle aux non diplômés, ils sont sanctionnés. Ainsi le chômage des diplômés est la pire des calamités pour les non diplômés, pire que leur propre manque de qualification.
"A supposer que le chômage des jeunes soit - partiellement - résolu, la tranche des actifs reste toutefois très faible pour subvenir au financement des retraites"
Peut-être, je n'en sais rien.
La seule chose dont je sois certain c'est que cela restera un problème virtuel aussi longtemps que le chômage des jeunes n'aura pas été résorbé, et que ce n'est pas hélas demain la veille.
"A supposer que l'on assisterait au plein-emploi, la fonte numérique des générations actives dans une économie en crise et âgée, n'augure pas mécaniquement un équilibre entre production et vente, ou entre coût de production et coût du travail, ou entre cotisations salariales et dépenses sociales.
Okay, j'ai quelque peu inversé votre raisonnement. Disons qu'il s'agit là de mon interprétation du terme "paradoxalement"."
Ne cherchez pas, l'idée que la diminution du nombre de travailleurs disponibles (hautement qualifiés ou pas) pourrait faire monter le chômage n'est pas paradoxale, mais absurde.
Bonjour rubenfiszel
« Vous manquez cruellement de rationalité économique pour croire que le chômage est dû à un surplus démographique des jeunes. »
Et pourtant.
Le chômage de masse est bel et bien apparu dans notre pays à partir de 1974 avec l’arrivée sur le marché du travail des gros bataillons de la génération du baby-boom. Bien entendu je ne cherche aucune excuse aux politiques qui avaient eu 18 ans pour se préparer à l’arrivée sur le marché du travail (et du logement) de cette masse de jeunes et qui les a sacrifié sans le moindre scrupule (comme les générations suivantes, d’ailleurs). D’autres pays ont beaucoup mieux résisté que la France, mais tous ont connu un baby-boom.
En France les politiques se sont réjouis du baby-boom. Grâce au chômage qu’il a entraîné il devenait plus facile de bloquer les salaires, et, en pratique, de les faire baisser.
« Il est dû à une inéquation entre la demande de qualification et l'offre de qualifiés. »
Vous ne savez qu’il y a un grave problème de chômage des qualifiés en France, et que s’ils ne pouvaient pas piquer les emplois du bas de l’échelle aux non diplômés, le chômage des diplômés serait encore plus élevé ?
Vous ne savez pas que les salaires des personnels qualifiés sont très bas dans notre pays, à tel point que les jeunes s’exilent massivement à l’étranger ? Si la France manquait vraiment de main-d’œuvre qualifiée croyez-vous qu’elle pourrait se permettre de la payer au lance-pierres ?
Vous ne savez pas que les patrons ne se donnent plus jamais la peine de former un jeune « sur le tas » ? Un comportement qu’ils ne peuvent se permettre que parce qu’ils sont toujours certains de trouver un candidat déjà formé disponible sur la marché du travail (c’est-à-die au chômage) dans des délais très rapides.
« Sachant qu'une partie de la population crée de l'emploi et que l'emploi crée de l'emploi, le taux de chômage reste à peu prés constant quelle que soit la taille d'une population homogène. »
Quand l’emploi crée de l’emploi cela s’appelle la croissance. Mais sachant qu'une partie de la population crée du chômage nous sommes dans la situation inverse et c’est le chômage qui crée du chômage.
« Sauf que l'immigration, au contraire de la natalité, amène des travailleurs peu qualifiés pour remplir des emplois que nous, autochtones, refusons, nous laissant la place pour les emplois plus qualifiés. »
Il n’y pas de job que l’ouvrier français ne veut pas faire, seulement des jobs que le patron français ne veut pas payer.
Si la natalité n’est pas assez forte on fait appel à l’immigration. Si l’immigration n’est pas au rendez-vous on supprime les retraites. Peu importe le moyen employé, l’objectif est toujours le même : empêcher à tout prix le chômage de baisser, empêcher à tout prix les salaires de monter.
Et cela dure depuis 1974.
Pourquoi vouloir que la population augmente indéfiniment ?
On est déjà trop nombreux, le niveau de vie des population ne fait que régresser et on voit même poindre une baisse de l'espérance de vie en occident.
Il n'y a que 2 types de personnes qui veulent que la population augmente à l'infini, les religieux pour voir leurs adeptes encore plus nombreux que les autres religions et les tenants d'un système pyramidale qui leur profite.
Alors voilà, il y en a qui ont peur pour leurs retraites, et donc ils veulent que pleins de gens viennent chez eux pour les payer, peut-on imaginer pire égoïsme que ceux-là ?
Mais, mon petit bonhomme, votre retraite, elle disparaitra, tous les états sont en train de faire faillite, dès le départ ce système à la Ponzi était voué à disparaitre, ceux qui l'ont créé devraient aller en prison, car en voulant le maintenir, les prélèvement ont tellement augmenté qu'ils ont pris à la gorge l'emploi; les retraités sont directement responsables du chômage.
Vers 2050-75, la population entière du globe devrait stagner, le capitalisme, la finance, tous ces système de ponzi, hop, tout cela au trou, la croissance des intérêts composés qui augmentait sans vergogne et sans effort la richesse de quelques-uns va disparaitre.
Revenons à un système sain, où personne n'essaye de vivre sur le dos d'autrui, un monde où un sou est un sou, où les gens épargnent pour eux-mêmes, et tant pis s'ils dilapident leur argent c'est leur droit, mais qu'ils ne forcent pas les autres à les entretenir ou payer leurs erreurs; un monde où l'état aurait enfin sa place, c'est à dire une place ridicule dans l'économie et la vie des gens, état qui ne serait pas obsédé pour payer ses achats de votes lors des élection par la croissance le PIB et donc les gens qui s'endettent( car c'est cela qui fait la croissance), à bas les dettes! à bas l'esclavage! vive la liberté!