50.000 euros pour les «Conti» de Clairoix

Slate.fr, mis à jour le 31.05.2009 à 11 h 50

«Il y a eu quelques grincements de dents», raconte Antonio Da Costa, délégué CFTC, au JDD.fr, «mais une grosse majorité a accepté». Après deux mois et demi de négociations, les délégués syndicaux de l'usine Continental de Clairoix ont obtenu de la direction des primes de départ de 50.000 euros pour les 1.120 salariés. Les «grincements de dents» sont facilement compréhensibles, explique le JDD: «à défaut d'obtenir de la direction qu'elle ne mette pas les clés sous la porte, les "Conti" étaient déterminés à se battre jusqu'au bout pour le montant de leurs indemnités. Certains refusant même de lâcher prise si le montant des primes de départ n'atteignait pas 85.000 ou 100.000 euros. «Mais quel que soit le montant qu'on a obtenu, ajoute le syndicaliste, la prime ne compensera jamais tout le mal que Continental a fait à ses salariés et à leurs familles».

Les représentants du personnel ont donc dû batailler avec les troupes pour faire passer l'accord. «A vouloir aller plus loin, on risque de tout perdre», a expliqué Xavier Mathieu, le délégué CGT. «Alors, peu à peu, le ton a changé, raconte l'envoyé spécial du Parisien. Et, à main levée, la proposition de la direction a été acceptée par une large majorité.»

Le directeur de Continental-Clairoix, Louis Forzy, joint samedi par Le Parisien, rappelé les autres mesures qui composent l'accord: «les contrats de tous les salariés seront maintenus jusqu'au 31 décembre, et les départs en retraite seront calculés à compter de six mois par année d'ancienneté, au lieu de trois comme prévu.».

[Lire les articles complets dans Le Parisien et le JDD]

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