Berlusconi fait saisir des photos de fêtes: jusqu'où ira le Noemigate

Slate.fr, mis à jour le 30.05.2009 à 17 h 27

Noemi est une bombe. Chaque jour, depuis que la dernière femme de Silvio Berlusconi a demandé publiquement le divorce en accusant son mari de fréquenter des mineures, la presse mène campagne pour obliger le chef du gouvernement à s'expliquer sur sa relation avec une jeune fille de 18 ans et l'attribution de certains postes de candidates aux Européennes à des jeunes femmes. Dernier épisode du feuilleton du printemps italien, la saisie par la justice de «plusieurs centaines» de photos prises lors de fêtes dans une villa du chef du gouvernement.

Selon Il Corriere della Sera, ces photos de fêtes organisées dans une villa de Berlusconi montrent «des filles en bikini ou seins nus, d'autres sous des douches en plein air, d'autres habillées aux côtés de Berlusconi dans le patio des résidences destinées aux invités». Un de ces clichés aurait immortalisé la fête du Nouvel An à laquelle aurait participé Noemi, alors mineure et goutte d'eau qui aurait fait débordé le vase conjugal.

En 2007, rappelle l'AFP, Antonello Zappadu «avait déjà vendu au magazine people Oggi des clichés montrant Silvio Berlusconi dans cette même villa en compagnie de cinq jeunes femmes dont certaines étaient assises sur ses genoux, ou marchant main dans la main avec deux d'entre elles.»

Quelles pourraient être la nature des relations entre Noemi (18 ans aujourd'hui) et celui qu'elle appelle «papounet»? Pourrait-elle être sa fille? En plein conseil des ministres, Il Cavaliere a nié. La mère de la jeune fille aussi : «Je n'ai jamais été la maîtresse de Silvio Berlusconi, ni ma mère et encore moins ma fille», a déclaré Anna Palumbo à la Stampa.

Vendredi, l'hebdomadaire L'Espresso a publié une enquête titrée «le harem de Berlusconi». Chaque jour depuis plus d'une semaine, La Repubblica publie une liste de dix questions auxquelles elle veut obtenir des réponses.

Si Silvio Berlusconi est incontestablement sur la défensive, estime l'AFP, «les politologues restent très prudents sur la traduction électorale du Noemigate». «Berlusconi est dans une situation personnelle difficile mais cela ne veut pas dire qu'il est affaibli électoralement. Les Italiens n'aiment pas beaucoup qu'on mélange vie privée et vie publique», nuance Marco Tarchi de la faculté de sciences politiques de Florence.

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