Dès 2015, c’est mon auto qui appelle le Samu
Le parlement européen veut imposer l’installation d’eCall, un dispositif automatique d’appel des secours, sur toutes les autos neuves. Cool. Mais transmettra-t-il d’autres données dans la foulée? D’aucuns le redoutent.
- Une voiture encastrée dans un mur - Reuters -
On se demandait tout juste ce qui pourrait bien fâcher les automobilistes rebelles une fois l’obligation de se doter d’un éthylotest entérinée. En fait, ça y est, on le sait…
A partir de 2015, si tout va bien parce que d’ici là, il n’y aura peut-être plus d’Europe, toutes les voitures neuves vendues chez les Vingt-sept devraient être équipées d’un système automatique permettant à une voiture accidentée d’appeler elle-même les secours:
― Allô le Samu? Mon conducteur s’est encastré dans un mur!
― Aïe... Et qui est l’appareil?
― Renault Clio verte XT-789-HG
― OK. Vous êtes où?
― Mes coordonnées GPS sont: latitude 48.8925349 et longitude 2.2367939
― Et il est dans quel état, votre conducteur?
― Disons qu’il ne va pas fort et qu’il me pourrit mes sièges avec tout ce sang…
―Bon, là, c’est la pause-déjeuner mais dès qu’un humain repasse par ici j’affiche le message sur son écran…
― Merci, c’est sympa.
eCall ―c’est le nom du bidule communicant― devrait être en mesure de sauver jusqu’à 2.500 vies par an, ce qui correspond au nombre d’accidents mortels dus à l’arrivée trop tardive des urgentistes (le temps de réaction serait réduit de moitié). Il ne contactera d’ailleurs pas directement le Samu, mais un central commun à l’UE via le 112 par satellite ou par les réseaux GSM, lequel alertera l’équipe médicale la plus proche du lieu du crash et évitera la barrière de la langue lorsqu’un blessé allemand tente d’expliquer en anglais à un standardiste espagnol qu’il est dans le pétrin.
Il sera même capable de préciser dans quelle direction le véhicule circulait, histoire de ne pas expédier l’ambulance du mauvais côté de l’autoroute et gaspiller de précieuses minutes.
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Et parce que la vie n’a pas de prix, les opérateurs transmettront les communications gratuitement. Mais ce que l’automobiliste devra tout de même payer, on n’a rien sans rien, ce sont les 100 euros en moyenne de l’eCall proprement-dit. De quoi regretter les un à trois euros de l’éthylotest, effectivement…
Un usage étendu au paiement des péages et au contrôle de la vitesse?
Techniquement au point dès 2005, et initialement prévu pour déploiement en 2009, eCall avait été retardé par les difficultés à mettre Etats-membres, opérateurs et constructeurs automobiles d’accord sur qui finançait quoi. Une question qui se posera sans doute à nouveau si, comme le demandent certains parlementaires, la mesure est étendue par la suite aux poids-lourds, aux autocars et aux deux-roues (motorisés seulement, les vélos n’ont qu’à faire plus attention lorsqu’ils grillent les feux).
Mais un second écueil, et c’est ce qui fait déjà tiquer les défenseurs de libertés individuelles, concerne les utilisations ultérieures de ces «trackers» embarqués. Keith Taylor, un eurodéputé britannique écolo, membre de la commission Transport et Tourisme à l’origine de ce projet, évoque ainsi (et pas pour la déplorer) la capacité d’eCall à monitorer les trajets d’un véhicule (à l’exemple des dispositifs d’assurance au kilomètre) afin de faire payer l’usage effectif de la route par un automobiliste, de contrôler le respect des limitations de vitesse ou d'encaisser automatiquement le passage des péages…
«eCall (…) doit rester un système dormant. (…) [son] objectif premier est d’améliorer la gestion des incidents et les renseignements fournis par ce service ne peuvent en aucun cas être utilisés pour étudier les déplacements d’une personne ou la localiser à moins que cette personne ne soit impliquée dans un accident», préempte toutefois le site du Parlement au chapitre «protection des données» de la résolution eCall.
Las, qui peut le plus peut le moins. En Allemagne, le système satellitaire TollCollect, à peu près identique à eCall, permet déjà de facturer les transporteurs de marchandises en fonction de leurs déplacements (kilométrage parcouru, nature et horaire du trajet). 2.500 vies épargnées, c'est formidable, mais l'autoroute vers l'enfer est souvent pavée des meilleures intentions. C''est le second effet eCall...
Hugues Serraf
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Mis à jour le 08/07/2012 à 14h43


















































Je me pose tout de même une question,
combien de fausses alertes,
Prenons un problèmes réels: Les parapentistes pas fichus de voler droit et de poser sur le terrain et qui préfèrent se poser dans les arbres (c'est vrai qu'entre un grand champ appelé : terrain d'attérissage et un beau chêne centenaire le choix est vite fait, bref je m'egarre)
Il y a des gens qu'on appelle des témoins qui ont une furieuse tendance à appeler l'hélico à chaque fois qu'un pilote fait le choix de se cracher dans un arbre.
Le problème c'est que dans la plus part des cas le pilote va bien, et descent par ses propres moyens, (moyennant une bièrre aux copains) Le résultat c'est que l'hélico se contente de perturber la victime du crash en train de replier son matos.
Imaginons la même chose sur une voiture, à chaque fois que la bagnole prend un choc une procédure accident est lancée.
J'imagine déjà le nombre d'ambulances qui vont sortir pour trouver deux conducteurs en plaine forme, en train de rédiger un constat.
Bien sur on peut décider de monter les seuils de déclenchement, pour être sur que l'ambulance aie une raison valable d'être là, mais dans ce cas là autant faire venir directement les pompes funèbres.
il y a a peut pres 10 ans, j etais chez un constructeur auto et on avait etudie ce type de systeme
Le gros probleme c etait que ca n allait pas marcher en cas de collision severe. En general la batterie est HS et dans ce cas vous n avez pas assez de courant pour le temps d appeler les secours (le temps d etablissement d une connection n est pas negligeable).
On peut evidement ajouter une batterie mais ca devient + cher et apres 10 ans il est pas sur que la betterie fonctionne encore tres bien
Si on se base sur des SMS, ce qui est le moins cher, on a en plus aucune guarantie d acheminement (un SMS peut tres bien se perdre ou arriver 3 j apres. c est pas courant mais ca arrive)
Et il reste le probleme des zone blanches. bon maintenant il ne doit plus en rester beaucoup mais quand meme
Sinon pour eviter la surveillance par ce type de boitier, il y a une solution: le brouilleur GPS. c est illegal (comme son petit frere le brouiller GSM) mais ca marche tres bien :-)