Oui, l’orgasme féminin est mécanique, et alors?
N'en déplaise aux sexologues qui nous expliquent que tout se passe dans la tête des femmes, les derniers travaux de Pierre Foldès sur la reconstruction du clitoris le prouvent.
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Le 12 juin 2012 paraissait dans The Lancet le résultat de l’expérience menée par Pierre Foldès, urologue (avec le Dr Béatrice Cuzin, également urologue, et la démographe Armelle Andro, de l’Ined): il a en effet mis au point une technique chirurgicale permettant de réparer les mutilations sexuelles chez les femmes. Trente années de combat qui portent aujourd’hui leurs fruits, puisque la publication des travaux de Pierre Foldès dans The Lancet valide la technique.
Les résultats sont impressionnants: pour résumer, non seulement la chirurgie pratiquée par le Dr Foldès soulage, dans une grande majorité des cas, les douleurs clitoridiennes, mais elle permet également aux femmes qui ont bénéficié de cette intervention d’éprouver du plaisir, et même d’avoir des orgasmes. Il est donc question ici de réparer concrètement les dégâts physiques causés par l’excision.
Le mot réparation, qui évoque plus une visite chez le garagiste qu’une démarche thérapeutique, peut heurter. Pourtant, la trivialité du terme met en évidence une réalité difficile à admettre pour celles et ceux qui voient le plaisir féminin comme une contrée mystérieuse et floue, tributaire du fameux «facteur émotionnel» cher à de nombreux sexologues. Catherine Solano, par exemple, affirme que chez l’homme, la sexualité est purement génitale, alors que la femme a besoin d’érotiser tout son corps, et cela expliquerait, selon la sexologue, que la femme ait besoin de plus de temps l’homme pour parvenir à une excitation équivalente. En donnant cette explication, elle occulte pourtant l’anatomie du clitoris et son potentiel érectile.
Wow! Mais que faites-vous du romantisme?
Oui, le clitoris bande, et l’orgasme féminin est une simple mécanique, au même titre que l’orgasme masculin. Comme les hommes, les femmes ont donc des érections ou leur équivalent, grâce auxquelles elles peuvent jouir: lorsque le clitoris est opérationnel, il suffit de trouver la bonne façon de le stimuler, et cela entraîne un orgasme.
En nous prouvant aujourd’hui que l’on peut donc «réparer» le sexe féminin et rendre aux femmes la possibilité d’avoir des orgasmes, Pierre Foldès met en évidence, de façon transversale à sa démarche thérapeutique, la dimension purement mécanique du plaisir féminin. Et c’est justement cette réparation mécanique qui pose question. Réparer, c’est remettre en état, rétablir un fonctionnement. Comme si le sexe des femmes était réduit à sa fonction de «machine à orgasmes».
Mais ces notions de «fonctionnement mécanique» et de «réparation» sont-elles vraiment réductrices? Ça reste à démontrer. Pourquoi l’orgasme féminin envisagé dans sa dimension mécanique serait-il réducteur alors que chez les hommes cette dimension mécanique est si communément admise que l’érection masculine est commercialement et chimiquement sponsorisée par l’industrie pharmaceutique?
Tandis que ces dernières décennies, ce business de l’érection masculine faisait progressivement le bonheur des laboratoires, l’orgasme féminin est resté en carafe, les débouchés étant largement moins prometteurs et culturellement controversés (les femmes attendent toujours le droit de se voir prescrire un Viagra féminin, mais il semblerait que l’orgasme ne se vende bien qu’au masculin).
L’orgasme féminin reste donc, dans une société prétendument évoluée, condamné au romantisme et à la psychologie de comptoir. Alors qu’on connaît parfaitement l’anatomie et le fonctionnement du clitoris, au point d’en faire un best-seller avec le concours du Dr Foldès en personne (échographie en 3D à l’appui), le grand public ne semble pas prêt à admettre la composante purement mécanique du plaisir des femmes.
Et même les sexologues les plus enthousiastes redoublent de lyrisme pour décrire et expliquer ce que représente à leurs yeux l’orgasme féminin. «Continent inexplorable» pour Alain Héril, qui estime que «ses frontières sont suffisamment ouvertes pour ne pas être inscrites sur la carte du fonctionnement psychosexuel humain», l’orgasme provoque, pour le sexologue passionné, une «plongée au cœur de lui-même», mais «les mystères de l’amour ne lui ont pas été révélés». Rien que ça.
Le «bouton sacré» «masqué par sa capuche»
Pour Gérard Leleu, c’est encore plus poétique et insondable, puisque le «bouton sacré» est «niché au creux de la fente féminissime», fente sous laquelle il reste «masqué par sa capuche comme une belle mystérieuse qui se veut incognito». Notez qu’avec ce genre de description, une femme qui voudrait apprendre comment obtenir un orgasme peut toujours s’accrocher: on est effectivement dans le plus total incognito.
Hélas, si on a le malheur de se concentrer sur l’aspect mécanique du plaisir féminin au détriment de sa composante émotionnelle, on s’expose à la lapidation symbolique, on passe pour un assassin du sentiment amoureux, une brute de la psychologie érotique: comment donc, l’orgasme féminin fonctionnerait comme une machine, un moteur de voiture? Ciel, mais c’est inadmissible!
Car raisonner ainsi, c’est faire fi de décennies de complexité érotique officielle, complexité conférant au plaisir des femmes un caractère mystérieux et sacré constituant surtout une bonne excuse pour laisser les femmes dans l’ignorance du fonctionnement de leur sexe. A charge pour elles de se débrouiller comme elles le peuvent pour comprendre comment ça marche, écrasées qu’elles sont par le poids du conditionnement genré qui les condamne à désirer avec leur cœur plutôt qu’avec leur sexe.
Certes, le plaisir sexuel ne saurait être résumé à de simples mécanismes physiologiques, et on peut raisonnablement admettre qu’une des zones érogènes essentielles est bien le cerveau. Mais en matière d’orgasme proprement dit et de stimulation mécanique, il y a une sorte de duperie cautionnée par le corps médical lui-même: certains sexologues vont même jusqu’à considérer que l’homme, dès l’adolescence, a «besoin» de jouir, tandis que la femme peut éventuellement éprouver du plaisir. Conception réductrice pour les deux sexes, et cantonnant la femme à un rôle de réceptacle.
Alors quand Pierre Foldès s’associe à Odile Buisson pour expliquer dans un livre comment fonctionne le clitoris, et quand il publie ensuite le résultat de trente ans de chirurgie reconstructrice post-excision, prouvant ainsi que l’orgasme féminin procède non seulement d’une mécanique précisément connue mais qu’il est aussi réparable, il permet à la sexualité féminine de faire un précieux bond en avant.
En effet, ce que Pierre Foldès nous démontre aujourd’hui, c’est que sans préjudice porté à l’occasionnelle dimension émotionnelle du plaisir sexuel féminin, nous pouvons enfin ouvrir les yeux sur une évidence: aussi simplement que les hommes bandent et jouissent, les femmes, de façon tout aussi mécanique, bandent et jouissent. Elles disposent d’un organe ad hoc, opérationnel, et stimulable à volonté.
N’en déplaise aux romantiques qui conçoivent le plaisir féminin comme un monde mystérieux et inaccessible, c’est plutôt encourageant. Maintenant, on attend de pied ferme notre Viagra. Il serait temps.
Gaëlle-Marie Zimmermann
Mis à jour le 27/06/2012 à 16h21















































Vous ne pouvez pas dire que l'excitation féminine est mécanique au même titre que l'excitation masculine tout en montrant que celle-ci dysfonctionne justement parfois malgré des stimulations mécaniques à tel point que l'usage de substances dérégulant le mécanisme soient nécessaire. L'utilisation du viagra montre que l'orgasme se fait par le corps, chimique, physiologique: personne n'a dit le contraire, on enfonce des portes ouvertes là (et quand on aime manger quelque chose c'est qu'on l'a dans la bouche ? sans blague ?), justement il faut parfois court-circuiter le fonctionnement autonome de l'excitation, parce qu'elle est effectivement articulée entre le mécanique et le psychologique.
Il y a 3 manières de gérer le manque d'excitation: remettre le sexe dans la tête quand il n'est plus qu'entre les jambes, remettre le sexe entre les jambes quand il n'est plus que dans la tête, et, donc, court-circuiter la nécessité d'avoir le sexe à la fois entre les jambes et dans la tête (viagra pour faire fonctionner tout seul le sexe entre les jambes, héroïne pour faire fonctionner tout seul celui qui est dans la tête... certains considèrent l'usage des deux en même temps ou au contraire de manière séparée comme un grand progrès, et d'ailleurs pourquoi pas ?).
Les femmes ne sont pas simples, aussi simplement que les hommes ne le sont pas non plus et ne l'ont jamais été. Il faudrait se mettre d'accord sur le terme "romantisme", selon moi votre article en est rempli.
L'existence d'un mécanisme dans un processus ne réduit pas le processus à sa seule mécanique, et je suis d'accord avec vous sur le fond.
Quant au terme de "romantisme", d'accord également, il faudrait qu'on le définisse une bonne fois pour toutes. Mais si mon article en est rempli, c'est plutôt une bonne nouvelle ;)
Homme , Femme même combat. Le clitoris gland d'une verge interne dont le capuchon serait le prépuce, on reconnait bien la l'économie de moyens de la nature.L'embryologie nous avait déjà montré comment les même structures peuvent évoluer dans un sens masculin ou féminin,avec n'en déplaise aux féministes un choix féminin comme choix par défaut..
Bonjour,
Nous ne partageons pas la même lecture de la publication(Pierre Foldès, Béatrice Cuzin, Armelle Andro, Reconstructive surgery after female genital mutilation: a prospective cohort study, The Lancet, Available online 11 June 2012, ISSN 0140-6736, 10.1016/S0140-6736(12)60400-0.).
On y apprends que les femmes qui ont subit une opération de chirurgie réparatrice après excisions peuvent de nouveau avoir du plaisir sexuel.
Cet article vous permet tout au mieux de dire qu'avoir des lèvres et un clitoris opérationnels est un pré-requis pour avoir du plaisir sexuel, ce qui ne semble pas être nouveau.
L'article ne donne aucune information sur la manière dont ce plaisir sexuel est atteint. Le lien de causalité que vous laissez transparaître entre la variable "stimulation physique du clitoris" et la variable "avoir plaisir sexuel" dans votre article est donc erroné et ne reflète pas les propos de Foldès.
Si on suit votre raisonnement, toute femme qui stimulerait sont clitoris pourraient atteindre l'orgasme. Est-ce le cas d'après vous?
Cordialement,
Kamaki
Il ne s'agit pas d'une "raisonnement" mais d'une réalité : oui, dans l'absolu, la stimulation du clitoris amène à l'orgasme. Et le lien de causalité entre stimulation clitoridienne et orgasme n'est pas non plus une vue de l'esprit, c'est un fait.
Et bien sûr qu'il ne faut pas négliger les composantes émotionnelles/psychologiques, ni tous les blocages/dysfonctionnements (physiologiques et/ou psychologiques dans l'accès à l'orgasme. Sans oublier bien sûr le poids de la culture, des tabous etc.
Quant aux propos/actions de Foldès, il ne s'agissait pas de les "refléter" mais d'en analyser les implications et conséquences. Si j'avais voulu refléter ces propos, je ne me serais pas donné la peine de rédiger un article : j'aurais simplement demandé au rédac chef de mettre un des traducteurs de Slate sur le coup. Et je pense qu'il m'aurait envoyée promener ;)
Et l'homme serait une machine...
Rien ne sert de penser à un de ses fantasmes quand on se masturbe, on s'en fout que votre partenaire soit un homme ou un femme, qu'il soit beau ou belle, que son odeur soit excitante, que sa voix soit sensuelle, oubliez la bouche, le cou, les oreilles, les seins, le ventre, les jambes, les pieds, le cul et le vagin, tout ce qui compte c'est une bonne branlette du clito, c'est mécanique on vous dit !
Oui, c'est mécanique. Et de la même façon qu'une voiture, c'est à la base un moteur et une carrosserie, le plaisir de conduire sera tout à fait différent selon qu'on manie une carcasse rudimentaire ou une belle bagnole performante, souple, rapide, avec une bonne tenue de route.
Pour ma part, j'arrive sans problème à me déplacer d'un point A à un point B en conduisant une chiotte. Mais ce déplacement devient un formidable voyage quand je monte dans MA voiture, dont j'aime à la folie le toit ouvrant, le moteur presque silencieux, la souplesse de conduite...
L'action est mécanique, l'efficacité également. Mais le plaisir, le vrai, le "voyage", ça va bien au-delà.
En fait je ne saisis pas pourquoi, dès lors qu'on met en évidence l'existence d'une "mécanique" dans un processus, les gens s'insurgent. Comme si on commettait le crime de réduire le processus à cette mécanique. Relax : personne ne cherche à nier l'importance du fantasme et des éléments sensoriels et émotionnels du plaisir sexuel.
Pour ma part, je n'ai jamais entendu un-e sexologue dire que l'orgasme féminin est dans la tête.
Ai souvent entendu des médecins et des psychologues clamer semblables âneries. Plus des hommes que des femmes et plus des Européens que des Américains ou que des Canadiens.
Bonjour Jocelyne, ravie de vous voir ici :)
Si vous souhaitez lire les âneries de nos sexologues français, je me ferai un plaisir de vous prêter leurs ouvrages (dont regorgent hélas les étagères de mon bureau).
Je n'ai cité que deux courts extraits mais j'aurais pu recopier des chapitres entiers... C'est à pleurer de consternation.
"Tandis que ces dernières décennies, ce business de l’érection masculine faisait progressivement le bonheur des laboratoires, l’orgasme féminin est resté en carafe". Ne faites vous pas une confusion entre érection et orgasme? Bander ne signifie pas forcément avoir un orgasme.
Personnellement, j'estime que l'on parle bien plus du plaisir féminin (de façon inepte et néfaste comme vous le démontrez) que du plaisir masculin.
Il suffit de consulter la rubrique orgasme de Slate.fr : 12 articles sur le plaisir des femmes et...rien pour les hommes.
L'érection est donc vendeuse, mais pas l'orgasme masculin.
Remarque très intéressante. Je vais réfléchir à des sujets sur l'orgasme masculin.
Bon article sur le sujet ici:
http://www.rue89.com/rue69/2012/06/24/orgasme-si-si-les-hommes-aussi-simulent-233283
Rappelons toujours, pour ceux et celles qui ne l'ont jamais expérimenté, que le Viagra et similaires ne provoque pas d'érection "automatique", involontaire (priapisme)
Il ne fait que la renforcer en présence du désir (plus dur, plus gros, plus chaud ; c'est assez "récréatif")... et il lui faut plus d'une heure pour commencer à agir. Le Cialis est un peu plus rapide et agit plus de 24h (ne pas en reprendre un deuxième trop vite !)
Le Viagra pourrait aussi théoriquement renforcer le gonflement du clitoris, mais cela a été essayé, et en pratique, aucun effet n'a été constaté.
La meilleure preuve du caractère mécanique de l'orgasme féminin, c'est l'efficacité des "super vibromasseurs" avec stimulateur clitoridien.
Il y a aussi un gros vibreur super-efficace, que l'on voit dans beaucoup de films américains, mais on ne le vend pas en France (et il nécessite un courant électrique 110v/60hz)
Non mais je rêve?! Comme si c'était nous -les hommes- qui n'arrêtions pas de dire "Tu comprends, moi ce n'est pas juste mécanique, j'ai besoin de psychologique, tu vois?..." Ou autres remarques rabaissantes envers les hommes "bestiales".. Il me semble que vous êtes les mieux placées pour l'explorer, votre sexe, alors prenez-vous en main, non?!!.... Arrêtez de dire que c'est les hommes qui sont la cause de tous vos malheurs, il y a eu 1968. Et par pitié, ne mettez pas votre ignorance corporelle sur le compte des mecs, ou de ceux que vous avez rencontré et qui n'ont pas su vous épanouir!!
Bon ...
Tout d'abord ..je suis une femme et assez bien placée pour témoigner ...
Et je vous recommande à tous hommes comme femmes d'acheter et de lire ce petit opus très bien fichu "La revanche du clitoris" de Maia Mazaurette et Damien Mascret Medecin Sexologue et journaliste aux Éditions "La Musardine".
En la matière, il ne faut pas confondre intégrité neurologique des 8000 périphériques nerveux du clitoris amputés par l'excision et "réhabilités" et "érection" ...Le clitoris, le capuchon et les petites lèvres sont très innervées et durant l'excitation deviennent TUMESCENTE - gorgées de sang et gonflées " mais en aucun cas érectiles ....!!!!
Lors de l'orgasme au contraire le clitoris de cache derrière le capuchon protecteur et "échappe" sous le doigt ...En aucun cas ,il ne d'"érige" ...
Ce modèle phallique qui consiste à vouloir calquer le plaisir feminin sur celui masculin, ressemble à s'y méprendre aux vieux concepts Freudiens selon lequel le clitoris est un mini phallus et doit donc être extirpé pour accéder à la féminité pleine et entière ..!!!
Je rappellerais cette différence fondamentale : Un homme baise pour se détendre ,une femme a besoin d'être détendue - valorisée, bien dans sa relation, bien avec son corps et elle même - pour jouir ...
Autre chose : Si lorsque qu'elle jouit, elle émet un liquide clair abondant - "femmes fontaines" ..elle n'"éjacule " pas !!!!!!
Qu'est ce que cette manie ,de vouloir calquer par le vocabulaire le sexe feminin ,qui est spécifique ,sur un "étalon " semantique masculin ???
ON EST DIFFÉRENTS ...POINT ..ET PLUS COMPLEXES, AUSSI ..et l'Industrie pharma se casse la tête sur un "VIAGRA" féminin ...pourquoi encore faire du copier-coller ?????
Oui, les préliminaires sont longs, oui ,on ne jouit pas comme le STANDARD masculin ...et oui, ça demande des efforts ...oui, le clitoris N'EST PAS UN PHALLUS MINIATURE ...
@ Ying Yang ...
Ah ça surement pas ...!!!
Ce n'est pas parce qu’embryologiquement , le pénis est issu d'un mini clitoris activé par la testostérone que l'on fonctionne pareil !!!!!
C'est méconnaitre le rôle que jouent l'éducation différente, la valorisation de l'un ou l'autre sexe, l'imprégnation hormonale différente du cerveau ...
Là, encore , FREUD, qui n'y connaissait rien en femmes - cf continent noir, selon lui à la fin de sa carrière, aveu d'incompréhension - a laissé des traces et les médecins - masculins - aussi ...La FEMME N'EST PAS UNE COPIE DE L'HOMME !!!!
On ne jouit pas pareil, bord...l!!
J'ai 30 ans de sexualité derrière moi, et peux dire qu'un homme c'est dans le domaine du pénis ...très simple ..., pas complexe du tout ...
Pour ce qui est anal ..;là ,par contre, c'est coincé ....
On ne fonctionne pas DU TOUT pareil, et en ce sens le DR Foldès n'est vraiment qu'un chirurgien...pas un sexologue ...
Le Clitoris est tumescent en excitation , la verge est érectile ..c'est déjà pas la même chose ...le clitoris ,se camoufle sous l'excitation ,le gland du pénis s'érige ...
Un mec baise pour se détendre, une femme nécessite d'être bien pour en profiter ..
Alors oui...ce qu'ignore le fameux DR Foldès - qui fait un boulot formidable -,c'est que l'on simule ...pour avoir la paix et ne pas vous vexer ...et ça ,c'est pas dans son étude ..!!
le yin crée yang , le yang crée le yin-pas d'opposition- cycle perpétuel...On est quand même frappé par cette origine embryologique commune,pour les les hormones sexuelles aussi . Pire la testostérone n'a t'elle pas une rôle dans le libido féminine? -Après dire que le principal organe sexuel c'est le cerveau vaste glande aux secrétions multiples c'est OK .Mais ce jeu de la nature avec les formes c'est fascinant sans parler des plantes et de nos amies les bêtes.
Je me permets de réagir en ma qualité de sexologue. Il est vrai que notre profession est un peu hétérogène mais nous sommes très loin de ces positions "romantiques " que vous décrivez... Un sexologue s'intéresse à l'aspect physique , organique , autant qu'à l'aspect psychologique et relationnel de la fonction sexuelle . Nous ne pouvons résumer la fonction sexuelle à seulement l'un de ces critères et dans notre pratique ils sont toujours mis en perspective. Bien sûr , et nous le savons depuis longtemps , que clitoris et verge ont des mécanismes voisins de fonctionnement , ils sont d'ailleurs la même origine embryologique.... Mais il se trouve que dans nos sociétés , si évoluées soit elles , les recherches médicales sur le plaisir féminin son très récentes , ce qui explique sans doute que dans les lectures que vous avez pu faire ( de vulgarisation) elles n'aient pas été mentionnées ..
Dans d'autres articles vous fustigez les sexologues décrits comme des donneurs de conseils , des arbitres du bien ou mal baiser.... Merci de ne pas généraliser . Notre travail quotidien à pour but d'aider les gens à s'épanouir dans sur corps , dans leur couple et dans leur vie. Nous avons été discrédites pendant longtemps mais maintenant notre profession se structure et notre travail mérite le spect de son sérieux .... Pour la plupart d'entre nous.
Dr Carol Burté
Je témoigne en ma qualité de femme que l'orgasme féminin est bien mécanique.
Pas besoin de se sentir bien, dans sa tête, dans son corps, [...] (comme lu dans les commentaires) pour avoir un orgasme.
Une stimulation du clitoris, et paf! peut importe les conditions. Et puis au même titre que les hommes ("ouuuh je fais la comparaison homme/femme", oui mais en même temps avec quoi d'autre comparer...), les femmes peuvent jouir en 2 min chrono comme en 30 (ou plus) si elles décident de faire durer le plaisir.
Alors certes, on parle beaucoup de l'orgasme féminin (et au passage on l'expose comme un mystère) mais il y a bien plus de sites sur la masturbation masculine (comment se stimuler de 100 façons différentes, le tout agrémenté de schéma) que de sites CONCRETS sur la masturbation féminine.
De plus, beaucoup de filles (de ma génération, qui ont donc un peu plus de 20 ans aujourd'hui) n'avouent pas se masturber, et trouvent la masturbation féminine sale et dégradante. Ce n'est pas de leur faute, cela prouve justement qu'il existe encore un réel malaise quand on parle du vrai plaisir féminin solitaire.
Pour la petite histoire, j'ai eu mon premier orgasme complètement par hasard, après plusieurs mois d'exploration à l'aveuglette.
Il y a des théories qui affirment que le plaisir sexuel aussi peut être éduqué par des exercices qui agissent aussi bien sur la réponse physiologique que sur l'adaptation progressive du vécu sexuel. Selon ces mêmes théories, il y a plusieurs façons d'atteindre l'orgasme et le clitoris ne revêt pas un rôle aussi central que ça. Des livres ont été écrit sur le sujet et des recherches ont été faites dans le domaine de la sexoligie au cours des années 50-60. On peut trouver pas mal d'informations sur des sites comme aufemenin.com (où j'ai trouvé plusieurs articles mentionnant le sujet). Egalement le site www.savoir-femme.com semble être entièrement spécialisé sur la façon de s'éduquer sexuellement par des exercices. Je n'ai pas essayé ces techniques, mais elles valent bien la peine d'être évaluées. Au moins si quelqu'un en a entendu parler et les a essayées je serais bien heureuse de savoir combien d'effects positifs elles peuvent apporter.
Je choisi ce titre à ma réaction car je lis régulièrement vos articles et je trouve que finallement, vous devenez décevante. On est loin de la bonne rigolade sympa et rafraichissante de vos débuts. (journal d'une peste, etc). Vous devenez une boboh très conventionnelle.
Soyons sérieux Marie Gaelle. Vous qui pourfendiez les titres racoleurs, qui dénonciers les féministes hystériques et qui tentiez de faire sortir la sexualité des clichés,que nous dites vous ?
Messieur, on peut se passer de votre pénis, sachez le, notre fonctionnement est mécanique, comme le votre. ARRRGGGHH ! c'est vous qui dites ça ?
C'est pas de la caricature ça ? C'est pas du titre et surtout du fond racolleur pour plaire à la tendance actuelle ? Vous devez vivre dans un monde bien triste, avec des femmes biens aigries, et des hommes bien peu masculin pour pensez des choses comme ca. Tout a fait le genre de chose qui aurait pour avocat des Fourest, des Ruquier, et tous les rieurs tristes et convenus du PAF.
Non Gaelle-Marie. Le plaisir n'est pas essentiellement mécanique. Il est essentiellement humain.
Je ne suis pas un troll du sexe pour reprendre votre style. Je ne suis ni don juan ni rocco siffredi. Mais sans l'ombre d'un doute je vous affirme que les 6 femmes que j'ai vraiement connues, lorsque l'on se place sur le plan physique, aimaient les hommes pour leur pénis.
J'ai presque l'impression de dire une connerie en disant ça. Pourtant c'et vrai et simple. C'etait des jeunes filles ou des femmes normales avec lesquelles je partageais l'attirance pour cette petite partie de l'autre qui faisait la différence.
Différence génitale, physique, esthétique et peut etre surtout fantasmatique.
Sans doute qu'il y a en dessous de tout ca un mécanisme. Qui peut d'ailleurs en douter. Mais le propre de l'humain n'est pas d'avoir un mécanisme. Réduire notre être à de la mecanique, c'est devenir de la viande. Oui nous sommes aussi de la viande. Mais heureusement pas que cela. Surtout pas que cela. Loin s'en faut. Contrairement a vous, je pense que la mecanique importante mais pas décisive.
Certaine femmes que j'ai connues auraient peut etre aimé que je leur propose d'utiliser un sexe toy en complement de nos galipettes. Oui ca aurait été sans doute un jeu fort bien venu et fort agréable.Mais ce n'était pas la mode (J'ai 48 ans). Nous n'y pensions pas.
Mais pour autant, ce qu'aimait chacune d'elle plus que tout c'était fondamentalement et tout simplement baiser. Baiser pour le plaisir de baiser. Prendre le temps de baiser. Comprenez bien ce que je dis: Elles ne recherchaient pas plus que moi un orgasme a tout prix. Non.De toute façon il venait tot ou tard, d'autre manière ou d'une autre. Elle aimaient être Femme face à un Homme. Ca c'est beaucoup plus rare et beaucoup plus précieux. Elles aimaient, comme moi, comme la plus grande part des gens, se sentir bien dans leur peau.Et quoi de mieux, quoi de plus essentiel, quoi de plus structurant pour l'ego et la personnalité, que d'être sois même face a l'autre. Nu.Pénétrée ou pénétrant selon que l'on est H ou F.
Je n'ai peut être pas fait orgasmer a tous les coups les filles avec qui je couchais mais elles non plus ne m'ont pas toujours donné ce que j'attendais. (Je rejoins tous les commentateurs qui font remarquer que le plaisir masculin fait l'objet de bcp moins d'attention que le plaisir feminin -le plaisir masculin étant le plus svt totalement confondu et assimilé l'éjaculation). Ce n'était pas un drame. Il suffisait de recommencer. Par contre baiser , l'un sur l'autre, l'un dans l'autre, prendre le temps, c'était,c'est, jouir. Jouir de la vie, jouir de soi, de l'autre, d'exister.
Votre vision mecaniciste de la sexualité est reductrice.A la recherche quasi exclusive, dirait on, de ce minuscule spasme dépouillé de tout le reste. Il lui manque le meilleur. Un Homme, une Femme que le désir a poussé l'un vers l'autre.
Quand il y a le desir, il y a le plaisir.
La mécanique est pauvre a tout expliquer.