Petit guide du Français qui veut quitter son pays
Bernard Arnault veut devenir Belge. En juin, David Cameron voulait dérouler le tapis rouge aux exilés fiscaux. Mais la fuite de l'impôt n'est pas la seule motivation des Français qui s'expatrient. Tour d'horizon des destinations à privilégier en fonction de votre profil.
- A l'aéroport de Nice le 23 février 2010, REUTERS/Eric Gaillard -
Depuis l'élection de François Hollande, plusieurs articles ont relaté le phénomène: de riches Français, effrayés par les annonces du nouveau président sur la taxation à 75% des revenus supérieurs à 1 million d’euros, feraient leurs cartons pour fuir leur pays redevenu socialiste. En juin, le Premier ministre britannique David Cameron s'était déclaré prêt à dérouler «le tapis rouge» aux entreprises françaises fuyant les impôts français.
Et le 8 septembre, on apprenait que Bernard Arnault, homme le plus riche de France et d'Europe, voulait obtenir la double-nationalité belge, tout en déniant vouloir s'exiler fiscalement*.
L’alternance politique n’est pas le seul motif de départ des Français. Etudiants voulant faire l’expérience de la vie à l’étranger, entrepreneurs se sentant bridés par les obstacles à la création d’entreprise ou tout simplement travailleurs cherchant à échapper à un marché du travail morose, les raisons pour lesquelles ils décident un jour de quitter la France sont multiples.
Et selon la raison pour laquelle ils partent, certaines destinations sont plus prisées que d’autres. Petit guide des meilleurs pays d’accueil en fonction de votre profil d’exilé.
Vous êtes étudiant et souhaitez partir à l’aventure

Erasmus go home / Amio Cajender via Flickr CC License by.
Vous êtes étudiant ou futur étudiant et vous voulez partir à l’étranger pour faire vos études? Vous êtes loin d’être le seul. Chaque année de nombreux Français quittent l’Hexagone pour leurs études. D’après des chiffres de l’OCDE, près de 90.000 français étudiaient à l’étranger en 2009.
Etudier, oui, mais où? Toujours d’après l’OCDE, 25% des Français ont fait le choix de la Belgique, 19,3% du Royaume-Uni, 11,6% du Canada, 10,9% des Etats-Unis et 10% de l’Allemagne. Le reste des troupes porte son choix principalement sur les pays européens.
Pour le choix, tout dépend de ce que vous prévoyez de faire après vos études, du diplôme que vous souhaitez obtenir et si vous comptez rester là-bas. Il faudra aussi choisir entre vous organiser seul ou vous faire aider par un organisme. La commission Fulbright propose ainsi des séjours d’un an dans des universités américaines.
Charlotte Goodwin, conseillère d’orientation à Paris pour Fulbright, renseigne les étudiants qui souhaitent partir étudier aux Etats-Unis. En 2011, 8.098 Français y étudiaient, «principalement dans les écoles de commerce, le marketing, le droit, l'ingénierie et le cinéma». Le principal inconvénient du pays, qui propose de très bonnes formations, ce sont les coûts d’inscriptions, qui s’élèvent parfois à 20.000 euros pour un an, et les problèmes de visas, qui ne permettent pas forcément de rester une fois les études terminées.
Peut-être vaut-il alors mieux se tourner vers l’Europe. Depuis 2005 et la réforme de Bologne, tous les diplômes universitaires délivrés par les universités européennes se valent grâce au système LMD (licence en 3 ans, master en 2 ans, doctorat en 3 ans). Vous pouvez donc tout à fait, après une licence d’allemand, partir faire un master à Berlin.
La Grande-Bretagne est relativement moins chère et propose de très bonnes formations en droit et en commerce, mais le pays a récemment mis un tour de vis sur l’accueil des étudiants étrangers. L’Allemagne est plus spécialisée dans les sciences-humaines et dans l'ingénierie, où les débouchés sont d’ailleurs bons, le pays recrutant 60.000 ingénieurs étrangers par an.
La Belgique a l’avantage de parler le français et ses frais d’inscription se situent dans les mêmes eaux que ceux en France. «Il y a beaucoup d’étudiants français, surtout dans les secteurs médicaux et paramédicaux, car il est plus facile d’y rentrer qu’en France», explique Patricia Grillo, élue de l’Assemblée des Français de l’étranger pour la Belgique. Mais attention, depuis quelques années, les facs belges ont introduit des quotas d’étrangers car, dans certains cursus, le nombre de Français dépassait le nombre de Belges...
Enfin, si vous avez envie d’aventure, la bonne idée serait de se tourner vers les grands pays émergents. «C’est au Brésil que ça ce passe maintenant, note Mathieu Oui, journaliste pour le site l’Etudiant, et les perspectives post-universités sont bonnes.»
Vous êtes riche et vous voulez payer moins d’impôts

Bill and Map / Pfly via Flickr CC License by.
François Hollande «n’aime pas les riches», et ils le lui rendent bien, à quelques exceptions près comme Yannick Noah. Le président est depuis revenu sur cette déclaration faite lors de la campagne de 2007, mais son élection a semble-t-il convaincu certains de faire leurs valises pour des raisons fiscales.
L’exode des riches est-il un mythe ou une réalité? D’aucuns estiment que le phénomène est très marginal, d’autres qu’il s’agit au contraire d'une fuite de capitaux catastrophique pour l’économie française. Le seul moyen actuel d’évaluer combien de personnes quittent la France pour payer moins d’impôts est de se rapporter aux personnes soumises à l’ISF: selon Vincent Drezet, du Syndicat national unifié des impôts, entre 0,12% et 0,15% d’entre eux décident de quitter la France chaque année. Et certains «font étudier leur cas par des avocats fiscalistes pour savoir s’il serait avantageux pour eux de partir, sans pour autant passer à l’acte», ajoute-t-il.
Vous faites partie des riches prêts à passer le pas? Plusieurs destinations s’offrent à vous selon votre profil. La Suisse est souvent le premier pays qui vient à l’esprit quand on parle d’exil fiscal, mais attention: cette destination est surtout avantageuse pour les super-riches. La fiscalité n’est pas si différente pour monsieur tout-le-monde ou pour les simples riches: l’impôt sur le revenu n’est que très légèrement inférieur à celui pratiqué en France.
En revanche, si vous avez gagné au Loto et que vous n’avez plus besoin de travailler, vous n’aurez à payer qu’un forfait fiscal indexé sur votre loyer uniquement, et pas sur votre fortune. C’est aussi le secret qui entoure les informations fiscales qui attire les grosses fortunes en Suisse, dont les 44 Français qui font partie des 300 personnes les plus riches de Suisse.
Autre destination souvent évoquée, la Belgique, à privilégier pour éviter de payer des impôts sur les plus-values lors de la vente de votre entreprise. Une situation à laquelle le gouvernement tente de mettre fin depuis avril 2012 avec son exit tax. Mais les exilés fiscaux de Belgique, qui représentent 1% de tous les Français habitants chez notre voisin selon Patricia Grillo, n’ont pas à s’en faire: ils continueront à échapper à l’ISF. Evitez toutefois la Belgique si vous êtes salarié: l’impôt sur le revenu y est plus élevé qu’en France, notamment pour les très gros salaires.
Si vous êtes un cadre supérieur qui gagne bien sa vie mais sans fortune personnelle immense, optez plutôt pour Londres (les super-riches sont évidemment également les bienvenus dans la capitale britannique).Vous y paierez toujours autant, voire même «un peu plus» d’impôt sur le revenu qu’en France, selon Vincent Drezet, mais pas d’ISF. Géraldine Menasche, directrice d’une agence immobilière pour propriétés haut de gamme dans les beaux quartiers de Londres, affirme que «beaucoup de gens appellent pour se renseigner sur l’achat d’un bien immobilier à Londres par peur de l’aspect punitif du programme de François Hollande» depuis quelques mois, et que le site de son agence a connu «une explosion de visites» le 6 mai dernier.
Dernier cas de figure: vous avez fait fortune et désirez transmettre votre patrimoine à votre descendance sans avoir à en verser une bonne partie à l’Etat français. Direction l’Espagne ou l’Italie, où les droits de succession n’existent pas.
Vous ne trouvez pas de boulot en France et pensez que ça sera plus facile ailleurs

Run / David H. Chu via Flickr CC License by.
Avec un taux de chômage supérieur à 10%, la France n’est pas vraiment sur le papier le meilleur pays du monde pour trouver du travail. Que vous fassiez partie des 2,9 millions de Français au chômage recensés par le ministère du Travail, que vous soyez à la recherche d’un meilleur salaire comme 30% des expatriés ou simplement d’un travail qui corresponde plus votre formation ou à vos aspirations, vous pouvez être tenté par une aventure professionnelle à l’étranger.
Si telle est votre décision, votre premier réflexe sera peut-être de regarder les taux de chômage des pays voisins. Vous arriverez alors assez vite à la même conclusion que les Espagnols et les Grecs qui quittent leur pays pour des raisons économiques: l’Allemagne. Le pays, avec son taux de chômage inférieur à 7%, connaît depuis le début de la crise européenne un afflux de nouveaux immigrés venant du sud d’Europe. A tel point que l’apprentissage de la langue allemande, qui était en baisse en Europe, connaît un regain d’intérêt chez les étudiants.
Et traverser le Rhin est sans doute un des meilleurs paris que vous puissiez faire: «la liberté de mouvement des travailleurs dans l’Union européenne et la proximité culturelle rendent cette destination d’autant plus attrayante pour les travailleurs», explique Dominique Girerd, directeur du Club Teli, une association d’aide à la mobilité internationale. Si vous avez un profil recherché dans le pays comme ingénieur dans l’énergie, l’agro-alimentaire ou l’informatique, n’hésitez plus! Seul inconvénient: il n’y a pas de salaire minimum chez nos voisins allemands.
Oliver Sheppard de Pôle emploi international, un réseau spécialisé qui propose 30.000 offres d’emplois à l’étranger par an, estime aussi que l’Europe est à privilégier en raison de la proximité et de la libre circulation, surtout dans les secteurs en tension et où il y a pénurie de main d’œuvre un peu partout: restauration, ingénieurs informaticiens, médecins… Au contraire, les métiers des services sont déjà pourvus en main-d’œuvre locale en général.
Mais il y a aussi des demandes spécifiques en fonction des pays: allez là où vos compétences sont recherchées. Les pays du Golfe comme l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes ou le Koweit présentent de nombreuses opportunités dans les secteurs de l’éducation, de l’énergie, du bâtiment ou encore de la santé, à condition de ne pas avoir peur du choc culturel. Autre avantage, ces pays sont parfois «présentés comme des eldorados pour les jeunes Français d’origine maghrébine qui sont victimes de discrimination au travail», estime Fabrice Mazoir, du site JobTrotter.com, qui propose des fiches par pays pour préparer son expatriation.
Certains pays émergents comme la Chine, l’Inde ou le Brésil peuvent sembler attrayants de par leur activité économique florissante, mais là encore il faut prendre en compte les spécificités de chacun et des freins à l'activité (corruption en Chine, préférence pour les locaux dans les grandes entreprises brésiliennes, etc.)
Au contraire, le Québec est une terre d’accueil privilégiée pour les Français en quête d’expérience professionnelle à l’étranger, avec «un environnement francophone, des accords entre les gouvernements pour faciliter les échanges de compétences et une culture d’ouverture à l’immigration économique», souligne Fabrice Mazoir.
Vous voulez créer votre boîte, mais la France ça craint pour les entrepreneurs

French restaurant / rjw1 via Flickr CC License by.
Le discours revient souvent dans la bouche des entrepreneurs. La France serait un pays trop administratif et freinerait les ardeurs des jeunes lorsqu’ils souhaitent créer des entreprises. D’autant que les futurs patrons sont dans l’expectative quant à la politique de François Hollande sur les entreprises innovantes.
Vous parlez anglais? Direction les Etats-Unis. Il n’existe pas de données chiffrées sur le sujet, mais l’Amérique attire toujours autant. Et si la Silicon Valley est de plus en plus saturée, New York draîne beaucoup de jeunes entrepreneurs. Ilan Abehassera, le créateur de la start-up Producteev, est catégorique:
«Je n’ai pas de chiffres, mais par semaine j’ai 4 à 5 personnes qui me contactent car elles veulent s’implanter à New York.»
Le Français est arrivé en 2004 lors d’un VIE et a ensuite créé son entreprise et une association qui vient en aide aux Frenchies expatriés à New York. Le conseil qu'il donne, c’est «de partir tout de suite après la fin de ses études, c’est forcément plus difficile de s’expatrier lorsque l’on a des attaches». Une expatriation d’ailleurs facilitée par les chambres de commerce américaines et de nombreux organismes comme le French-American Entrepreneurs Prize. L’avantage des Etats-Unis?
«On peut créer une entreprise en moins de quinze minutes sur Internet, c’est facile de licencier un employé que l’on a mal recruté et surtout le marché américain est beaucoup plus grand que celui de la France.»
Autre solution si vous voulez vraiment partir, mais quand même pas trop loin: l’Europe. Comme l’explique Jean-Loup Karst, co-président de l'Association européenne des jeunes entrepreneurs, «il y a énormément de programmes européens, dont un sur le modèle Erasmus appelé Leonard de Vinci, qui encourage la mobilité des entrepreneurs».
Pour lui, les principales villes a fort potentiel restent Berlin, Paris et Londres. «Mais le problème en Europe, c’est que les banques ne jouent plus leur rôle.» Peut être faudrait-il aller ailleurs en attendant que la crise passe. Jean-Loup Karst conclut:
«On parle de crise seulement en Europe. Je pense qu’il faut aller regarder ailleurs, dans les pays émergents et en Asie du sud-est. Les opportunités sont immenses, on assiste à une renaissance mondiale.»
Quelle que soit la destination que vous choisissez, l’une des choses les plus importantes à préparer est… le retour, et ce dès votre départ. Il est «important de garder des contacts en France», met en garde Oliver Sheppard: la durée d’expatriation ne dépasse généralement pas cinq ans.
Grégoire Fleurot et Fabien Jannic
* Article du 20 juin mis à jour le 9 septembre avec l'annonce de la demande de Bernard Arnault. Retourner à l'article
Mis à jour le 09/09/2012 à 12h48
















































Après lecture de l'article je reste un peu sur ma faim, je ne m'attendais pas à une liste exhaustive de pays où il est facile de s'implanter pour un français mais tous de même c'est un peu chiche pour le coup. On a l'impression que deux destinations sont uniquement possible : les États-Unis ou bien le reste de l'Europe (et encore l'Europe de l'Ouest). Notre planète compte tout de même plus de 190 et il semblerait que les seuls pays où il est convenable de partir sont anglo-saxons (pour pouvoir continuer à garder son petit confort).
Effectivement il est plus simple quand on souhaite s'expatrier de choisir un pays francophone comme le Canada, mais à ce moment là pourquoi ne pas parler des pays d'Afrique tel que le Sénégal, la Côte d'Ivoire ou encore le Maghreb. Ces pays au PIB moins important que celui de la France serait-il si inhospitalier que ça ?
Enlevons nos œillères pour une fois, le monde est vaste et il ne se limite pas aux pays développés.
En tant que francais vivant en Allemagne, je vais faire quelques petits complements par rapport au texte:
1) il n y a pas de SMIC en RFA mais il y a en general des minimum par branche. L allemagne est un pays federal et il y a rarement des lois/regelements qui s applique a tous uniformement comme en france. ici il n y a meme pas d education nationale ! (c est une prerogative des Länder)
2) En Allemagne vous aller gagner plus qu en france, car les salaires sont en general plus eleve et surtout la vie est bien moins chere (surtout le logement mais aussi les produits courants, c est pour ca que les alsaciens vont faire leur course de l autre cote de la frontiere). Par contre attention, l impot sur le revenu est plus eleve qu en France. Il n y a pas ici de reduction d impots pour les enfants (quotient familial). Comptez environ 40 % entre le brut et le net-net (apres IR)
3) les condition de vie sont plus agreable qu en France. Certes le climat est plus rude (quoique entre Paris et Munich, c est pas evident) mais surtout vous aurez pas des heures de transport tous les jour, moins de criminalite et des conditions de travail plus agreable (contrairement a la france ou tout est base sur des rapport de force et ou un employe est un tre au flanc potentiel qu il faut surveiller). Ici vous pouvez terminer a 5 h le soir sans que ca soit un probleme. Les horaires a rallonge et les cadres au forfait ca n existe pas ici
Vous avez oublié une ancienne colonie française, les nouvelles hébrides..maintenant appelée le Vanuatu. Pas d'impôt ni sur les salaires, ni sur les entreprises, ni sur les transmissions..83 iles au milieu du pacifique sud, à 3 heures de l'Australie et la nouvelle zélande. On est 1500 français à vivre différemment dans ce pays qui a été classifié le pays le plus heureux du monde.. si vous avez envie de changer de vie..c'est garanti.. nous y avons construit un petit hotel et avons dit adieu à la pression fiscale et la bureaucratie..renseignez-vous!!!
Hormis le cas des étudiants, toutes vos raisons pour partir sont des raisons financières. Pourtant, certains quittent le pays pour des raisons plus simple comme un mode de vie plus facile ou un quotidien plus agréable. Pourquoi ne pas avoir traiter ce cas ? Où fait-il bon vivre ? Où vit on mieux qu'en France ? Ou bien vous considérez que, hormis pour l'argent, la France, c'est ce qui se fait de mieux ?
Ça va dépendre de vos envies, mais plutôt un pays riche pour limiter les problèmes quotidiens type corruption etc., pour y avoir habité l'Australie est une destination possible: ambiance laid back, peu de chômage, le soleil et une politique migratoire plutôt accommodante pour peu qu'on soit diplômé, sinon le working holiday visa pour faire son trou sur place. Un peu isolé (8 heures d'avion pour aller à Singapour la métropole la plus proche de Sydney) mais la vie de bureau n'est pas stressante et le climat agréable.
Dans un autre genre, la Suisse où j'habite maintenant: plus calme que détendue, un climat plus rude (mais le ski en hiver) les lacs en été, des prix inférieurs à Paris mais des salaires supérieurs, un climat de travail moins conflictuel qu'en France et des services publics au top (10 minutes d'attente et 5 minutes de discussion pour l'établissement d'un permis de séjour, 15 minutes impression comprise du permis sécurisé format carte bancaire pour le remplacement d'un permis de conduire perdu), une déclaration d’impôt sur une page recto verso, une excellente protection sociale (taux de remplacement moyen supérieur à celui de la France pour le chômage par ex) et un chômage de 3%. Par contre c'est calme (mais à 3h de Paris). Les impôts sont très comparables à ceux payés en France (disons qu'à job égal le salaire sera double et le l'imposition en % quasiment identique) contrairement à ce qu'on pourrait penser mais les assurances maladie et retraite sont moins couteuses (les primes d'assurance des organismes obligatoires sont très inférieures à celle de la sécu)
En résumé, pour un fêtard Sydney, pour quelqu'un de plus posé, un petit village dans le canton de Vaud ou d'Uri ;)
Je partage l avis comme beaucoup que la qualité de vie en Suisse est très agréable
- goût généralisé du travail bien fait , de l attitude responsable de la sécurité ambiante , et de la fiabilité des services -
mais je m étonne que vous ne mentionnez pas que si les salaires sont élevés , le coût de la vie soit en rapport c est à dire EXORBITANT -
RETRAITES : pour ce motif , des dizaines de milliers de Retraités vont vivre à l Etranger
LOGEMENT .Une simple recherche sur les sites d Agences Immobilières et vous pourrez constater que se loger l est à un prix défiant toute concurrence
Bien que les crédits immobiliers puissent être remboursables sur 50 ans ... Selon le site de l Administration Suisse,
sont propriétaires de leur logement Vaud 28,3
Neuchâtel 26,6
Une des villes les plus chères du Monde : GENEVE 15,8
COUVERTURE SOINS MEDICAUX :
On paie une prime mensuelle de base d environ CHF 280.- par personne
Famille + 2 enfants = 4 primes -
Passablement de soins ne sont pas ou très peu remboursés :
Il n est pas rare de se déplacer en HONGRIE pour des travaux dentaires en TUNISIE ou ailleurs pour des cures qui même avec le prix du voyage restent une aubaine
Les médicaments sont beaucoup moins chers en France , mais dans ce cas pas remboursés......
Pour être convenablement couvert vous devrez disposer d une assurance complémentaire que peu de résidents peuvent se payer
- Les Caisses sont privées et trient les bons risques -
- Leur tarification varie peu suivant les Caisses et les Cantons - Voici mon exemple personnel :
Couple retraité sans charges résidents en Valais
- Assurance de base + Complémentaire
Prime annuelle totale - CHF 12000 (douze mille ) à laquelle il faut ajouter une franchise de CHF 5000 ( cinq mille ) et comme pour tout le monde 10 % de participation à chaque fois aux frais médicaux -
- Déduction fiscale Valaisanne forfaitaire déductible CHF 2500.-
- NOURRITURE et prestations hôtelières environ 1,5 fois le prix français : On comprend mieux pourquoi ce n est pas une destination courante pour des vacances ...
FISCALITE RESIDENTS
La Suisse n est pas un paradis fiscal pour ses résidents ce qui a été justement plusieurs fois souligné ...mais elle n est pas à géométrie variable au gré des alternances politiques et celà n a PAS DE PRIX
vivant en Suisse depuis une quinzaine d'années je confirme vos dires, salaires intéressants mais coût de la vie très élevé!
Je me suis expatrié en Thaïlande dès la fin de mes études en IUT Informatique. J'ai commencé à travailler 3 ans dans une PME où j'ai commencé développeur Java après avoir laissé mon poste identique en France après deux mois d'embauche, mais avec une paie double.
Je suis en suite revenu en France, pendant deux ans, et sincèrement, j'aurai aimé ne pas avoir à faire ce choix : j'ai touché la moitié de mon dernier salaire Thaï en tant que DBA pendant deux ans, et je n'ai fait que travailler; peu de sorties. Tout le temps libre que j'avais a été investi professionnellement.
J'ai ensuite été expatrié par un éditeur de logiciels très connu, et je suis revenu à 2.5 fois mon dernier salaire Français; bien sûr comme la vie coûte 4 à 5 fois moins cher en Thaïlande qu'en France, il n'est pas nécessaire de donner plus d’explications.
Je n'ai donc aucune intention de rentrer en France, même si ma famille et mes proches me manquent : le cadre de vie, les îles le weekend, et le niveau se service n'ont rien à envier à la France.
Dommage que le pays où j'ai été éduqué ne paie plus ...
Comme l afait remarquer kangourou, si vous etes retraite, il faut mieux rester en france, ce qui n est pas etonnant car la france privilegie les vieux (que ce soit pour la securite sociale ou les impots (CSG plus faible et abattement pour frais professionnels), et c est d ailleurs pourquoi les autres partent
sinon pour en revenir a la suisse:
-logement plus cher mais comme le salaire est en general le double de ce qui est en france, ca reste au final moins cher. Par contre il y a de grosse disparite en suisse (comme en france d ailleurs); geneve et zurich sont tres tres cher mais le reste n est ps si cher. J habite une petite ville ou les prix sont inferieur a la region parisienne (pour une qualite du batiment superieure) et mon salaire net (apres impot sur le revenu) est au moins le double de ce que je pourrais avoir en france. cerise sur la gateau, ma femme a trouve un travail alors qu en france elle serait surement a pole emploi (3% de chomage en suisse)
autre points a signaler, trouver un appartement a louer n est pas un probleme. On vous demande pas dix mille papiers et la caution de vos parents comme en France
- nourriture, c est plus cher aussi mais comme le salaire suit, c est au final pas choquant
- sante: comme je l ai dit, si vous etes vieux, il faut mieux aller ailleurs puisque les primes sont en fonction de votre etat de sante. ici les jeunes ne subventionnent pas les vieux. Donc si vous etes jeune et en bonne sante, c st super. Vieux et malade -> allez en france
par contre, j ai eu l occasion de tester les hopitaux suisse. C est mieux qu en France (accueil, nourriture. Pour les soins, c est plus difficile a juger, vu que mon cas ne s est pas tres bien passe en France mais je laisse le benefice du doute au systeme francais)
Sinon une chose qui n a pas de prix, en suisse il y a bien moins de criminalite qu en france. Le systeme scolaire semble aussi etre meilleurs. Autrement dit si vous etes jeunes n hesitez pas, laissez le systeme francais s effondrer sous son poids, en esperant que le prochain soit un peu plus juste
Les charges patronales et charges sociales paye par les salaries sont des impots sur les revenus deguise qui n'existe pas dans beaucoup d'autres pays. Cela donne l'impression que les taux d'impositions sont comparables entre la France et les autres pays ce qui n'est pas le cas du tout:
Un employeur qui paie un salarie 100k donne donc:
- 33k aux monsieur des impots
- Le salarie paie environ 20% de charges sociales tout les mois (67K x 0.2 = 13.4K par an)
- A la fin de l'annee, le salarie paiera ses impot sur les revenus (1 a 2 mois de salaires = 67 / 12 * 1.5 = 8.4k)
Impots total paye = 33 + 13.4 + 8.4 = 54.8 soit un taux d'impot de 45%
En UK comme en Autralie les impots sur les revenus ne sont pas deguise (charges patronales, contribution sociales, etc...) et le taux d'imposition a paye et le seul impot sur les revenus a payer. En Australie, un salarie de $100k coute a peu pres $25k en impot (25%) et un salaire de $250k coute a peu pres 35% en impot.
Aussi, le taux de chomage en Australie est de moins de 6%
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