Après l'Hadopi, la Loppsi

Slate.fr, mis à jour le 27.05.2009 à 9 h 34

Alors que la très controversée loi Hadopi a été adopté après de nombreux rebondissements, le site de 20 Minutes se demande si l'opposition sur Internet au projet de loi Loppsi présenté mercredi 27 mai par Michèle Alliot-Marie va dépasser celle de la loi sur le téléchargement.

Loppsi est l'acronyme pour la Loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure, un texte général sur la sécurité qui prévoit notamment «des mesures visant à renforcer la sanction en cas d'usurpation d'identité sur internet, à faire bloquer les contenus à caractère pédopornographique par les fournisseurs d'accès à internet, et à autoriser la captation de données numériques à distance.»

Selon Guillaume Champeau, rédacteur en chef du site Numerama sur l'actualité numérique interrogé par 20 Minutes, «la liste des sites à filtrer sera établie sous la seule autorité du ministère de l'Intérieur et ne sera pas rendue publique. Il y a un vrai danger, on ne sait pas du tout comment un gouvernement pourra utiliser cette mesure: c'est la porte ouverte à la censure».

«Avec Hadopi s'est constituée une communauté d'internautes soucieux de défendre les libertés sur Internet, note 20 Minutes. «Hadopi et la Loppsi forment un ensemble cohérent, estime Guillaume Champeau. La loi d'Alliot-Marie est une pièce que Sarkozy rajoute dans son puzzle du filtrage» d'Internet.»

[Lire l'article complet sur 20 Minutes]

(Photo: Michèle Alliot-Marie, REUTERS/Gonzalo Fuentes)

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