Valérie Trierweiler, la faute
Elle devrait être placée devant un choix simple: une équipe et un rôle à l’Elysée, exclusivement au service du pays, ou bien un destin personnel.
- Valérie Trierweiler, avec Michelle Obama, le 20 mai 2012. REUTERS/Olivier Douliery/Pool -
«Courage à Olivier Falorni qui n'a pas démérité, qui se bat aux côtés des rochelais depuis tant d'années dans un engagement désintéressé.»
A première lecture, je n’y ai pas cru. Je me suis dit: c’est un faux, encore une histoire de piratage ou de mauvaise plaisanterie, comme il en existe dans chaque période électorale, qui plus est, à la veille d’un second tour décisif.
Puis est venue –hélas, hélas, hélas!– la confirmation par l’AFP du soutien de Valérie Trierweiler, la compagne du président de la République, au candidat dissident qui se maintient à La Rochelle face à Ségolène Royal.
Déjà la polarisation de tout le débat d’entre-deux-tours, où est en jeu la future majorité parlementaire, n’était pas un élément favorable au camp du président, éclipsant l’enjeu politique majeur du scrutin actuel, et peut-être des scrutins futurs, à savoir le jeu entre l’UMP et le FN. Mais là, le triomphe médiatique est garanti!
A la mesure de l’ampleur de la faute. Car nous sommes là en présence d’une faute politique majeure qui risque fort de devenir un marqueur en défaveur du président.
Tandis que ce dernier accomplissait, à ce stade, un parcours sans faute, dans la perspective de l’obtention, à l’Assemblée, d’une majorité pour gouverner, le voilà rattrapé par un épisode mi-public/mi-privé des plus fâcheux.
La sarkozysation de l'image
Lui qui, président de la République, s’attachait méticuleusement à se distinguer des faits et gestes de son prédécesseur est, malgré lui, piégé par un événement qui rappelle étrangement le mélange vie privée/vie publique dont Nicolas Sarkozy avait eu tant de peine à se défaire après un divorce et un remariage.
Surtout, l’engagement de Valérie Trierweiler au secours du candidat dissident est de nature à réalimenter le doute sur François Hollande, que ses adversaires, au sein du PS, puis autour de Nicolas Sarkozy, avaient tenté en vain d’installer dans l’esprit des Français.
Se pose donc, comme cela était d’ailleurs prévisible, la question d’un «statut» de la «Première dame».
Même si elle n’est pas élue, même si elle ne le souhaite pas, même si elle n’est pas l’épouse du chef de l’Etat, cette dernière fait l’objet d’une demande simple: se mettre au service des Français. Loi non écrite certes, mais dure loi quand même.
De ce point de vue, les situations ont chaque fois varié. Danielle Mitterrand avait choisi un engagement politique fort, et risqué, au bénéfice des Kurdes; au point d’obliger régulièrement le chef de l’Etat à des mises au point ou à des rectifications pour faire prévaloir la diplomatie française.
Bernadette Chirac avait, de son côté, sans doute trouvé la meilleure formule avec ses opérations «pièces jaunes» et un siège au conseil général de la Corrèze en parfaite conformité avec les options politiques du président Chirac.
Carla Bruni a, elle, commis l’erreur de vouloir chanter de nouveau et a ainsi fait obstacle à l’existence, dans l’esprit public, de la fondation qu’elle avait lancée.
Le journalisme suppose l'indépendance
Valérie Trierweiler a voulu franchir un pas de plus dans l’innovation en affirmant sa volonté de rester journaliste.
Problème: le journalisme suppose une indépendance qui paraît, a priori, incompatible avec son installation à l’Elysée avec un staff de quatre personnes.
Le journalisme engagé aux côtés d’un adversaire déclaré des consignes du président est encore plus contradictoire.
Elle devrait donc être placée devant un choix simple: une équipe et un rôle à l’Elysée, exclusivement au service du pays, ou bien un destin personnel. On ne peut pas, sans casse, vouloir tout et son contraire.
Valérie Trierweiler s’est placée d’entrée sous le patronage historique d’Eleanor Roosevelt.
C’est un grand modèle en effet. Et c’est mettre la barre bien haut lorsqu’il s’agit ici, en prenant position de facto contre Ségolène Royal, d’une affaire plus personnelle que politique.
On serait tenté de dire qu’elle nous entraîne dans un épisode de «soap opera». Ni François Hollande, ni celles et ceux qui l’ont porté à la présidence, ni le pays lui-même ne méritent cela.
Jean-Marie Colombani
Mis à jour le 12/06/2012 à 17h42






































Las, de cette histoire, des histoires, avant avec Sarkozy, après avec Hollande, débat sur l'identité, débat sur la place de la première dame. Mais quel intérêt ?
Soit l'indépendance journalistique est de mise est de ce point de vue c'est une faute professionnelle. Mais est-ce que cela vaut les tonnes de papier qui sont déverse sur cette histoire ?
Spleen quand tu nous tiens.. .
Sur tous les sujets les plus partagés sur "le monde" il n'y a QUE des histoires de mœurs, des pseudo scandales, c'est ce que les gens lisent et font lire à leurs amis.. . Mais quel intérêt ?!?
Il y'a mille et un sujets qui pourraient intéresser, faire avancer les choses, avoir un impact direct sur la vie des gens, mais non !
Soit, cela fait sourire certains, ça fait parler, moi ça me fait plus sourire depuis un bout de temps ces histoires !
On parle de faute professionnelle, journalistique en l’occurrence, mais ce n’est pas aussi la faute des journalistes que nous sommes tombés dans la personnification (people-isation) à outrance ?
Quelle bêtise, quelle sottise, on veut sortir du bas de gamme en oubliant au plus vite le genre Sarko et voilà que ça revient par le tweet. Ca n'est pas bête c'est pire que ça. Il falloir dire une chose quand on est la femme ou l'homme d'un dirigeant d'une nation on est plus tout à fait la même chose, marié ou pas, ça n'est plus comme avant, fini la frivolité, la jalousie des petits coeurs. Maintenant il va falloir parler politique. Et les gens souffrent...
Je trouve triste pour la France et les Français que cette dame n'a pas su prendre toute la mesure de ses responsabilités. En effet, en s'abandonnant ainsi sur Twitter elle a mis notre nouveau président (qui avait soutenu la candidature de Mme Royal) dans l'embarras le plus total, et cela dans quel but ? je ne me risquerais pas à parler de jalousie (voir de haine?), mais quand même...quand on connait leurs antécédents, nul ne peut douter qu'il s'agissait d'une vengeance personnelle ...
Je pense qu'il serait opportun de lui apprendre, ce que "être la première dame de France" signifie et surtout représente tant au niveau national, qu'international (j'imagine déjà les médias étranger nous railler...). Certes, on peu invoquer le motif de "liberté d'expression" mais soyons sérieux, elle savait à quoi s'attendre en se mettant avec monsieur Hollande si celui-ci remportait les élections, et il convient de dire qu'a partir du moment ou monsieur Hollande est devenue "Monsieur le président" sa liberté d'expression en as pris un coup. Propos choquant, certes, mais véridique, désormais sa voix est au service d'un intérêt plus grand que sa petite personne, ou de ses querelles amoureuses (ou pas??). Votre voix Mme Trierweiler est désormais au service de la France. Au même titre que votre compagnon, vous êtes désormais la représentante de toute une nation (et cela, ne vous en déplaise).
Certes, il arrive toujours quelques problèmes liés à une mauvaise communication,que l'on peut d’ailleurs relativiser, mais dans ce cas : elle persiste et signe !
Qu'on lui apprenne que son nouveau statut implique des sacrifices, du self contrôle. On peut également comprendre que cela puisse faire peur et qu'elle ne s'en sente pas capable mais dans ce cas la : quitter l’Élysée ! (ou tout simplement abstenez vous de prendre part à la vie politique, qui ne concerne que ceux élu par le peuple, pour le peuple...)
Bref, j’arrête de m'emballer, mais il me paraissait important de réagir sur ce type d'intervention indélicate. Quand nous citoyen, nous commettons des fautes, on s'empresse de nous le faire remarquer et de nous sanctionner par des autorités de contrôle ( au travail comme en société). Il me parait important que ce même travail de contrôle soit réalisé auprès de nos classes dirigeantes par le peuple.
Je tiens à précisé que je ne suis pas Royaliste (ni Hollandais d'ailleurs ^^). Cela reste évidemment que mon humble avis...
Comment peut on bafouer l espoir des français qui croient en François hollande en melangeant tout. Quel triste règlement de compte qui dépasse les vrais problèmes pour lesquels nous esperions tant une solution
La femme de César doit être insoupçonnable : César ne répudia-t-il pas Pompeia Sylla à la suite de rumeurs faisant état de relations qu’elle aurait pu avoir avec le petit jeune Clodius Pulcher sans prendre la peine de les vérifier ! Un soupçon, une critique, une phrase contraire aux désirs du Prince... et c’est la répudiation !
C'est une femme, et alors ? N'a-t-elle pas le droit d'avoir une opinion différente de son "mari" ?
C'est le "femme" du président, donc elle devrait avoir un devoir de réserve !!! Mais n'a-t-elle pas le droit d'exister et d'afficher ses choix sur un réseau social ? Dans ce cas, interdisons les politiques de s'inscrire sur les réseaux sociaux. La censure et le non respect des droits élémentaires commencera, alors par là.
C'est une journaliste. Elle devrait donc faire preuve d'indépendance !!! Bien sûr, nous pouvons constater tous les jours que les journalistes font preuve d'indépendance et n'expriment jamais leur opinion dans leur commentaires... naïfs que nous sommes.
C'est donc la compagne d'un homme qui était marié à Ségolène Royale. Alors au fond de vous, chacun, ne trouvez-vous pas normal qu'elle n'ait pas envie de soutenir celle qui l'a précédée dans les bras de son homme ? Allons, soyons honnête... Le plus malhonnête c'est bien Hollande qui fait la bise à son ex en public. Après tous ce qu'ils se sont dit.
Donc, cette femme est une femme, qui régit comme n'importe quelle femme (ou homme) face à l'ancienne épouse de son mec !!! What else ?
Première dame, c'est un vrai boulot qui suppose un sens politique comme vient de nous le montrer Valérie Trierweiler.
Hollande doit la virer et engager quelqu'un pour faire le boulot.
Je vois sur le marché deux personnes qui ont l'expérience du job et qui pourraient se rendre disponible, Bernadette Chirac et Carla Bruni Sarkozy. En raison du passé politique de Carla, le boulot me semble fait pour elle. Hollande n'étant de toute évidence pas obsédé par le mariage, elle n'aura même pas besoin de divorcer avant de le rejoindre à l'Elysée.
Il me semble que FH devrait réagir, mais surtout la prier instamment de garder ses tweet pour elle. Faire ça entre deux tours des législatives, c'est grave. Il devrait la virer, car ce n'est pas la première gaffe qu'elle commet.
Pourquoi il faut toujours que ce soit une femme qui rend sale la réputation d'un homme? Si elle a réfléchi un peu la campagne de François Hollande, elle n'aurait pas à fanfaronner pareil sa haine envers Ségolène ROYAL. Cela démontre Ségolène a toujours une part d'importance dans la vie de François HOLLANDE surtout qu'elle a donné quatre enfants descendants de lui.
Valérie TRIERWEILLER, qui n'est que l'amante du président, monte sur ses grands chevaux, mais tombe bien bas dans son comportement.
La mentalité française traditionnelle va probablement sourire de cette péripétie et ressentir de la compassion pour François Hollande pour le guêpier dans lequel il est placé.
C'est surtout la cause des femmes qui risque de pâtir du manque de professionnalisme de cette dame...
Ceci dit, si Ségolène Royal était universellement appréciée comme présidente de son conseil régional, elle ne retrouverait pas une situation aussi délicate...
Pour assumer ce rôle d'épouse ou de compagne du Président, il faut qu'elle ait un sens politique certain : il se pourrait bien que Valérie Trierweiler en manque, et ne se rende pas compte des priorités de sa charge.
Comme tout politique, ses sentiments quels qu'ils soient, doivent être mis au second plan : si elle le refuse cela posera des problèmes très difficiles à résoudre.
13h00, les infos à la radio ! et là je me dis, ce n'est pas possible, le compte a été piraté… mais non
Déception, indignation, colère, désenchantement de la légèreté d'une femme dite sensée et intelligente. Comment mélanger vie privée et publique lorsque l'on a franchi les portes de l'Elysée et que le sans faute de F. Hollande pouvait permettre de peut être tourner une page bien sinistre de ces dernières années ?
Comment peut-on se dire journaliste professionnelle et intègre en commentant une telle erreur ? Les mails & sms ou un simple appel existent pour exprimer ce soutien, qui est son droit, mais qui doit rester dans la sphère de l'intime.
Quel pain béni pour une droite de Neuilly, une droite populaire, une extrême droite et plus largement pour toutes celles et ceux qui dénigrent le politique, qui n'y croient plus, ou qui sont perméables à tous les discours simplistes…
S'il est vrai qu'il est est essentiel que les médias sachent tourner la page et revenir à l'essentiel de ces élections pur un devoir d'information, d'analyse, de compréhension des enjeux, du positionnement de l'UMP pour un ni-ni, d'un ancrage fort du FN… Que Mme Trierweiler choisisse comme le dit si bien Colombani. De mon côté je ne peux continuer à dire cette femme journaliste, au sens noble du terme, quand on use de twitter ainsi car l'on sait forcément l'impact de cette missive, qui même courte s'avèrera destructrice pour le président, pour toutes celles et ceux qui souhaitent enfin sortir d'années de pœpolisation, de coups bas, de non respect de beaucoup de français.
Il m'importait de réagir car aussi difficile puisse être de trouver sa place, ce mauvais marivaudage me donne la nausée, et me chagrine pour son compagnon et président et les citoyens. Surtout je me sens trahie alors que je suis femme, non par celle du même sexe mais par la dite professionnelle . L'indépendante ne se marie pas avec le déballage via des réseaux.
Ça se voyait depuis le départ qu'elle aller "poser problème"...
Depuis qq dizaine d'années on n'a en France que les dirigeants qu'on mérite...et les premières dames qui vont avec !
En même temps avant de s'occuper d'abattre définitivement sa rivale et surtout en tant que tenante du perchoir de l'Assemblée,l'empêcher de venir à l'Elysée, V.T devrait déjà commencer par mettre un peu d'ordre dans sa vie privée ,puisqu'il semblerait qu'elle ne soit pas divorcée..
En tant que concubine,le fait qu'elle prenne 4 collaborateurs à l'Elysée à NOS frais, pourrait soulever le problème d'abus de bien social.
C’est un ami de longue date de Valérie Trierweiler, journaliste de Direct 8 et Paris Match, et le couple présidentiel a passé une partie de ses vacances d’été 2011 à Hossegor (Landes) où il possède une maison.
Le journaliste a précisé que le cabinet de Mme Trierweiler compterait 4 à 6 personnes.
Les premières dames ont souvent eu par le passé un secrétariat ou un cabinet à l’Elysée, pour gérer notamment leur courrier, les interviews, etc. C’était le cas pour Bernadette Chirac et Carla Bruni-Sarkozy, des épouses légitimes. Mais la première petite amie ?
Que dit le code pénal ?
Article 432-15, modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 – art.3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002:
« Le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, un comptable public, un dépositaire public ou l’un de ses subordonnés, de détruire, détourner ou soustraire un acte ou un titre, ou des fonds publics ou privés, ou effets, pièces ou titres en tenant lieu, ou tout autre objet qui lui a été remis en raison de ses fonctions ou de sa mission, est puni de dix ans d’emprisonnement et de 150.000 euros d’amende »
Valérie Trierweiler serait dépositaire de l’autorité publique sans que nous en ayons été informés ? Est-elle chargée d’une mission de service public ?
La tentative de délit, prévu à l’alinéa qui précède, est punie des mêmes peines.
Pouvez-vous, Madame Taubira, Garde des Sceaux, éclairer notre lanterne ?
Car dans un an, lorsque la Cour des comptes aura présenté la facture aux Français, il sera trop tard pour pleurer.
Valérie Trierweiler nous la joue causette avec son métier de journaliste qu’elle doit conserver pour nourrir ses enfants, et elle embauche six personnes – six salaires – pour continuer à aller toucher sa paye à Paris Match ?
On touche là le pathétique de la communication en 140 caractères. Les ministres fantoches du précédent gouvernement, Morano, Besson, nous avaient déjà habitués à l'expression lapidaire de leurs émotions et de leurs moindres divagations. Avec les déclarations d'intention de Monsieur Ayrault, on se croyait à l'abri de ce cancer de l'expression narcissique que représente twitter. Las, voilà que contre toute attente, la compagne de Monsieur Hollande s'adonne, à cette idiotie des temps modernes. Là, où il lui faudrait de la diplomatie, de la clairvoyance, de la nuance, cette dame poste ses jugements et sa pensée en 140 caractères. Elle le fait de manière innoportune et sans apparemment en mesurer les conséquences tout en se déclarant fière de son indépendance. De Madame Sarkozy-Bruni, on n'attendait pas grand-chose, ses interviews nous ayant fait vite comprendre qu'il n'y avait pas lieu d'être inquiet, elle assumait pleinement son rôle de plante décorative. Les ambitions de Madame Trierweiler sont toutes autres. Tant mieux, son twitt prouve cependant qu'elle n'a aucunement les moyens de ses ambitions.
Très juste.
Très juste ce que vous dites sur Twitter plaie du narcissisme contemporain qui autorise toute dispense de réflexion et tès juste votre conclusion.
Ambitieuse, elle s'est montrée telle, sans attendre même que les élections soient achevées. Stupéfaction et accablement, on a peine à le croire. Mais elle vise trop haut, beaucoup plus haut que ses moyens ne le lui permettent.
Ce qu'elle écrit sur Eleanor Roosevelt pour la donner comme son modèle, le confirme de manière inquiétante.
Oui, Valérie Trierweiler n'aurais jamais du publier ce tweet.
Néanmoins il faut arrêter avec ce vocabulaire d'entretien préalable de licenciement que l'on nous sert depuis quelques années. Depuis quand faut-il systématiquement employer le mot "faute" quand on parle d'une erreur commise ?
C'est très grave de vouloir créer une confusion entre les deux. Une erreur n'est pas une faute. Juridiquement, c'est différent.
J'ai bien perçu depuis quelques temps que le mot "faute" (qui fait écho à "faute grave" en cas de licenciement) était employé à tout bout de champ, histoire de bien marquer l'inconscient des lecteurs ou spectateurs et leur rappeler que le couperet les menace eux aussi. Big Brother, sort de ce corps.
C'est de la programmation mentale, genre : dès qu'on fait un faux pas, c'est une FAUTE. Non, c'est une erreur. Et l'erreur est humaine, il ne faut pas l'oublier. C'est d'ailleurs cette dimension humaine qui fait que "le coeur a des raisons que la raison ignore", et c'est précisément ce qui s'applique au tweet de Valérie Trierweiler. C'est une erreur, c'est une connerie, oui, mais ce n'est pas une faute. Par contre ça le sera si ce genre de chose se renouvelle : errare humanum est, perseverare diabolicum.
Le Tweet ,en effet ,intervient dans un contexte d’inconstance et d’irrégularité.C’est le 230ème tweet inscrit dans une intervalle de 9 mois 9 jours.Valérie Trieweiler est seulement abonnée au Twitter depuis le 3 septembre 2011.
Son premier Tweet réfère à François ...Bayrou.Noté ainsi en pointillés dans l’énoncé.
Le Tweet historique ,ici objet de commentaires ,intervient après 42 jours de silence.Après un vide ,un désert de parole « tweetérante ».Un événement !
42 jours de silence pour marquer cette rupture de jeun .Ce Tweet est une sorte de couronnement en apothéose incitative : Courage à Olivier Falorni ...le chevalier errant investi d’un douloureux espoir !Vaincre l’autre ,l’obstacle possible à la satisfaction entière de la Libido.
Valérie Trierweiler est tout naturellement abonnée aux Tweets de Ségolène Royal.Question de suivre de près ce que dit sa « rivale » .Mais Ségolène Royale(abonnée à Twitter de puis le 28 aout 2009) ,que je sache, n’est pas abonnée aux tweets de V. Trieweiler .Un rapport inégal donc ,de relation ,de volonté de communication.
Valérie Trieweiler n’est probablement pas abonnée aux Tweets d’Olivier Falorni.Et l’adhésion de celui-ci à Tweeter est toute récente :28 mars 2012 totalisant 17 tweets.
L’examen des tweets des 3 protagonistes montre qu’ils s ne sont pas des fans de ce mode de communication .Même si S.Royal en fait un usage plus prononcé.Et pourtant...
En revenant au tweet ici considéré de Valérie Trieweiler nonobstant son inconstance et son imprévisibilité ,on constante son amplification « émotive et qualitative » non prise en charge par la locutrice .Une sorte de distanciation feinte ,théâtrale .L’usage de la 3ème personne (qui se bat ...)éloigne autant qu’elle ne rapproche .Une proximité instrumentale et politique qui bénit ,juge ,évalue apprécie un acteur politique en l’insérant dans une transcendance : ...n’a pas démérité ...qui se bat ...un engagement désintéressé .Cette procédure de dématérialisation du personnage l’érige en symbole . Et la double relation(pronom relatif « qui ») :..qui n’a pas démérité ...qui se bat ...n’est pas seulement une redondance insistante .C’est un effacement non dit de l’autre. Qui pourrait signifier que Ségolène a quelque part « démérité » ;que son engagement est « intéressé ».
Ce jeu dangereux d’une compétition au sommet risque de trahir ,il est vrai , une tentative occulte de banalisation des fonctions et valeurs du pouvoir...
Super analyse d'un message qui avait certainement été pesé. V.T. avait téléphoné à Falorni qu'elle lui envoyait un tweet (!). On ne peut que constater qu'une certaine gauche (j'espère encore en Hollande) ne comprend toujours pas la nécessité démocratique d'assumer son rôle public. La vie privée de FH ne nous concerne pas, et ne devrait pas avoir de conséquence politique. Qu'un personnage se montre à ses côté et contrarie ses décisions n'est pas signe de santé. Sans doute une partie des journalistes a également le sentiment qu'on peut dire n'importe quoi, et qu'une place officielle permet de régler ses différents privées.
Entre le Tweet à Olivier Falorni et dernier tweet de Valérie Trierweiler ,il y a un intervalle , une marge de 13 jours et non 42 jours ,comme je l'ai écrit.Je m'excuse pour cette malencontreuse erreur.
Cela ne change rien à mon hypothèse "d'inconstance et d’irrégularité" caractérisant les occurrences des Tweets de la première dame.Le destinataire du Tweet de Valérie Trierweiler ,n'étant pas son interlocuteur régulier.Au contraire .Ce Tweet historique et fâcheusement exceptionnel se justifie par des motivations "extra-politiques" et purement passionnelles.
Bref ,le destinataire est un pur instrument non concerné par le Tweet.Puisque pour recevoir ce message il doit normalement être abonné aux Tweets de Valérie Trierveiler ou celle-ci aux siens .Ce qui n'est pas le cas.
(Voir les abonnements d' O.Falorni ici: https://twitter.com/#!/OlivierFalorni/following ).
Le destinataire du Tweet est donc tout autre chose que le récepteur institué.
Soyons positifs quand on dit à quelqu'un qu'il n'a pas démérité c'est qu'il s'est bien battu mais qu'il a perdu et qu'il doit avoir le courage d'en tirer les conséquences : se retirer.
Je vois donc là non un encouragement à persister mais une demande diplomatique de se retirer.
Alors tout ce fromage de Monsieur Colombani et ces journalistes qui semble t-il ne parlent pas le même Français que moi.
Valtrier, je tweet donc je suis.
A quoi ça sert alors que Delphine Batho et Aurélie Filippetti se décarcassent ?
Copé et Eric Raoult jubilent, c'est du beau travail !
Avant d'entrer dans la dissidence présidentielle, Danielle Mitterrand,... Danielle Gouze s'était engagée à dix-sept ans, dans la Résistance en tant qu'agent de liaison.
Tweet ? Vous avez dit tweet ?
Dan 92
. Un état major parisien impose d'autorité à d'actifs militants en région une candidate qu'ils ne veulent pas, c'est consternant.
. Une femme, qui n'a pas d'autre mérite et talent politiques que sa relation étroite avec le Chef de l'Etat, fait connaître publiquement ses préférences, c'est consternant.
Même l'époque de la monarchie, les compagnes des rois restaient dans l'ombre car elles savaient n'avoir pas la moindre légitimité à faire connaître leurs opinions, et encore moins à influencer le cours de la vie politique...
... Et de temps en temps il leur arrivait de manier le poison pour éliminer une rivale. Mais là je m'égare !
J'aimerai savoir qui a été élu président si c'est François Hollande ou bien Valérie Trierweiler car on peut se poser la question. De toute les manière si elle était vraiment la première dame de France elle n'aurait pas pris part au élection de la Rochelle on est mal parti avec cette femme
Madame Trierweiler n'est pas la « soi-disant » première dame de France, car elle n'a jamais revendiqué ce titre. Ce sont les autres, qui l'ont qualifiée comme telle...
Mais de quoi se mêle- t' elle?
Ne se rend- elle pas compte?
En plus on ne peut pas la virer, elle n' existe pas.
Pauvre Président, il méritait mieux que cela.
Il en est des relations entre les êtres comme des relations entre les états, disait M.Proust. Il est inquiétant de voir que notre république est dirigée par des adolescents immatures affectivement, en plus d'être incultes, ce qui revient d'ailleurs au même. Il était donc illusoire de croire avoir échappé à la partouze stauss-kahnienne et au recadrage pseudo culturel du trio Ségéla-Bruni-sarkozy, nous restons dans l'imagerie marketing de la série télévisée, visant l'électeur au plus bas de ses instincts, ouvrant la route à tous les reculs archaïques.
Trierweiller fait des conneries, rien de plus normal.
Ce qui est risible et pathétique ce sont les commentaires de M.Colombani et de tous ceux qui ont cru ou fait mine de croire à la présidence normale et vertueuse du dircom de l'Elysée.
Que c'était simple du temps du Président Sarkozy quand l'humanité se divisait entre méchants sarkozystes et bons "anti".
On dirait qu'ils viennent de découvrir que le le négatif, la méchanceté, la vulgarité sont aussi l'apanage des moralistes auto-proclamés de la Ligue de Vertu (la gauche).
On dirait qu'ils n'ont jamais eu à connaître la liste des turpitudes de l'ère Miterrand, longue comme le bras.
On dirait qu'ils n'ont jamais eu à connaître les batailles au coûteau d'un conseil municipal socialiste dès qu'il s'agit d'attribuer la moindre prébende (syndicat des eaux, etc.)
Je fais confiance à Valérie pour nous régaler tout au long de ce quiquennat. Je propose de lui donner le poste de Pascale Clark sur France Inter.
Quelle faute?
Valérie Trierweiler n'a aucun engagement ni aucune obligation à l'égard du PS ni des Français. Elle n'a aucun devoir de réserve car sa fonction n'a rien d'officiel.
Après que le PS nous a bassiné avec la parité et l'égalité des hommes et des femmes, on comprend mal pourquoi une femme devrait soudain devenir une potiche et se taire... La parité n'était-elle effectivement, comme l’a dit la droite, qu'un gadget électoral?
Par ailleurs, où est la faute quand on dénonce la trahison d'un camarade socialiste fidèle et méritant, dans le but de lui voler une circonscription qu'il a bâtie et maintenue pour l’offrir à une amie du régime? On se croirait chez Ben Ali. Au nom de quoi l'ex-concubine du chef de l'État a-t-elle le droit de déposséder un député de sa circonscription, sous prétexte que ce serait une victoire facile pour elle? À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Mais qu’importe le panache, du moment qu’on obtient ce qu’on veut!
N'y a-t-il au PS de droits que pour les amis proches du pouvoir et les copains de l'ENA? Les députés de seconde ligne, tel Falorni, ne sont-ils que de la chair à canon, corvéables à merci, soumis à des consignes de vote et justes bons à se sacrifier pour les amis du président?
Et que dire de ce cas flagrant de népotisme? Le PS a dénoncé pendant des années le népotisme du régime Sarkozy et, moins d'un mois après avoir pris le pouvoir, se dépêche de reprendre à son compte les mêmes pratiques. Il me semble infiniment plus grave de magouiller pour placer son ex au perchoir de l'Assemblée, 4e poste de l'État, que d'essayer de placer son fils à la tête d'un petit établissement public comme l'EPAD.
Que dire, encore, de l'atteinte au principe républicain de séparation des pouvoirs? Est-il acceptable qu'il existe des liens aussi forts que des liens de (ex-)concubinage entre le chef de l'exécutif et la numéro un du pouvoir législatif? A-t-on fait la Révolution pour en arriver là?
Toutes ces pratiques, trahison, népotisme, ingratitude, vol de circonscription, magouilles, violation du principe de séparation des pouvoirs, etc, sont-elles compatibles avec les idéaux socialistes et avec les promesses du candidat Hollande? Certainement pas. Elles le sont assurément avec la mise en œuvre du socialisme telle qu'on la connaît depuis 31 ans, mais pas avec les idéaux socialistes. Et, ces jours-ci, beaucoup de socialistes doivent se sentir éberlués de voir des pratiques qu'ils ont dénoncées depuis cinq ans revenir en force chez ceux qu'ils ont élus et dont ils attendaient tout autre chose. Apparemment, en matière de mœurs politiques, le changement, ce n'est pas maintenant.
Lors, comment s'étonner qu'une militante socialiste de longue date comme Valérie Trierweiler, que je crois sincère dans ses convictions, se sente mal à l'aise devant le scandale de La Rochelle, devant l'OPA hostile lancée par Ségolène et le PS contre le fidèle Olivier Falorni pour le dépouiller d'un mandat qui lui revient légitimement? Comment s'étonner que cette militante socialiste use de son droit et de sa liberté d'opinion et d'expression pour dénoncer des pratiques qui heurtent ses convictions? Devrait-elle comme le suggère Ayrault, avaler la couleuvre et accepter l'injustice et l'iniquité comme un bon petit soldat du PS? Et combien d'autres couleuvres après-celle-là?
Valérie Treiweiler a agi en femme libre, en femme de conviction, et en femme dont les socialistes nous ont dit et redit avant l'élection qu'elles n'étaient pas les subalternes des hommes. Bravo pour votre courage et votre indépendance d’esprit, Valérie!