Européennes: sondages, la grande méprise
- Image de une: à Paris, le 24 mai. John Schults / Reuters -
Alors comme ça l'UMP aurait le vent en poupe! Depuis quelques semaines, les commentateurs dressent la même prédiction: le parti du Président devancera largement les socialistes lors des élections européennes du 7 juin prochain. Chiffres à l'appui. Selon les différents sondages, l'UMP est en tête, battant de cinq à six points le PS. Pour CSA-Le Parisien, le parti majoritaire atteindrait 26% contre 21% au PS. Selon Viavoice pour Libération, il afficherait 27% contre 22%. Et nos éditorialistes de commenter la bonne vitalité de la formation gouvernementale. Les grandes gueules de l'UMP se sont ruées sur l'aubaine. Frédéric Lefebvre, porte-parole du parti, en a profité pour se moquer du PS qui aurait, d'après lui, «les pieds dans la glaise» face à une UMP qui serait en pleine forme.
Du coup, on se met à douter. On se dit qu'on a peut-être rien compris. On pensait le gouvernement à bout de souffle et Nicolas Sarkozy en difficulté dans l'opinion (seuls 40% des Français se déclarent satisfaits de sa politique). Sans parler de la crise qui rend l'opinion sceptique quant aux capacités de l'équipe au pouvoir à apporter des solutions. Or, à entendre les commentateurs, il n'en serait rien: l'UMP, conserverait son prestige quasi intact. Bizarre, bizarre.
Mais à y regarder de près, une autre analyse s'impose. Passons sur le fait que, selon la même étude Viavoice, seules 40% des personnes interrogées se déclarent «tout à fait certaines» d'aller voter dimanche 7 juin (ce qui incite, pour le moins à la prudence). Cette précaution prise, revenons aux chiffres. Lorsqu'on dissèque les résultats des sondages, on s'aperçoit vite que le seul parti qui soutient la politique du gouvernement, ne recueille en fin de compte que moins d'un tiers des intentions de vote des Français. C'est faible. D'autant plus que Nicolas Sarkozy peut se targuer d'avoir exercé une présidence de l'UE honorable. Les Français, semble-t-il, ne lui en font pas crédit.
L'arrivée en tête de l'UMP ne doit pas masquer la réalité : seule une petite minorité de nos compatriotes soutient la politique du Président. Le dossard de numéro 1 dont est affublé l'UMP n'est, en fait, dû qu'à une seule chose: la division de la gauche. Les voix de gauche pro-européenne se répartissent en effet entre les listes PS et celles d'Europe Ecologie conduites par les Verts et Daniel Cohn-Bendit. Selon le sondage CSA-Le Parisien, ces listes, résolument anti-sarko obtiendraient 13% des suffrages. De quoi gonfler sérieusement le score de la gauche anti-gouvernementale si on les additionne au PS.
Ce n'est donc pas l'UMP qui est forte mais les socialistes qui, toujours englués dans leurs problèmes de leadership, ne font pas le plein des voix de gauche. Un classique des élections européennes si l'on veut bien se souvenir que cette formation obtient généralement entre 20 et 33% des suffrages à ce type de scrutin. Ce qui est nouveau, c'est l'émergence à ses côtés d'une gauche non communiste et non-radicale. Une nouvelle donne que semblent avoir compris certains dirigeants socialistes. Plutôt que de s'apitoyer sur les piteuses performances de son parti, Jean-Christophe Cambadélis, directeur de campagne du PS pour les européennes, a préféré remarquer vendredi 22 mai au micro de RMC que «Nicolas Sarkozy va se retrouver avec moins de 27%», car «à part l'UMP, personne ne défend le gouvernement». Et de conclure: «l'ensemble de la gauche va pulvériser l'UMP (...) il y a une offre anti-sarkozienne formidable».
Si l'on classe François Bayrou parmi les opposants à Nicolas Sarkozy, le constat s'aggrave pour le pouvoir en place. Selon les études, les listes de Bayrou recueilleraient autour de 14% des voix. Une sacrée épine dans le pied de la droite.
En fait, la vraie nouveauté de ce scrutin ne réside pas dans une bonne santé de l'UMP dont on a vu ce qu'elle avait de factice, mais dans la révélation d'un mécontentement certes polymorphe mais profond contre le gouvernement. Le 7 juin montrera aussi le déclin des nonistes (listes Villiers autour de 5-6, gauche radicale autour de 10) et la consécration des partis pro-européens. Mais ça, c'est un autre débat.
Ariane Istrati
Image de une: à Paris, le 24 mai. John Schults / Reuters
Mis à jour le 26/05/2009 à 17h39










































à chaque élection : "on à pas perdu en étant deuxième "
"on à pas perdu en ayant 20% on nous en donnait 18!"
"on a pas perdu car le premier aurai du faire 30% alors qu'il fait 27"
etc ....
pour avoir longtemps regardé les débats télé c'est toujours pareil. l'opposition ne perd pas, le partit au pouvoir non plus etc ......
à quand la proclamation du vainqueur: l'abstention ?
Je ne comprends pas comment l’UMP s’est choisi un tel clown, en l’occurrence Frédéric Lefebvre, pour diffuser la bonne parole. Il s’est de lui-même disqualifié à force d’outrances parce qu'il ramène toujours le débat au niveau zéro de la politique.
Abandonnons les chiffres aux instituts de sondage qui gagnent bien leur vie à chaque élection en croyant nous faire vivre un thriller avec ses rebondissements et son suspense. Bidon tout cela. D’ailleurs ils devraient publier le donneur d’ordre et le financier de chaque sondage : nous serions vite édifiés.
On n’y croit plus car ils se sont tellement trompés. Ill n’y a que les « nases » qui s’inspirent des sondages pour choisir comment voter.
Tout l'article utilise ce type le raisonnement de "Jean-Christophe Cambadélis, directeur de campagne du PS pour les européennes, a préféré remarquer vendredi 22 mai au micro de RMC que «Nicolas Sarkozy va se retrouver avec moins de 27%», car «à part l'UMP, personne ne défend le gouvernement». Et de conclure: «l'ensemble de la gauche va pulvériser l'UMP (...) il y a une offre anti-sarkozienne formidable»."
Nous avons déjà là les discours post électoraux inutile de se déranger. Les élections sont destinées à contrer Nicolas Sarkozy et le gouvernement n'est ce pas? L'article réussi l'exploit de ne pas parler du parlement européen enjeu des élections je croyais.
Le PS qui n'a rien appris nous refait le coup de 2002, Jospin et son bilan majoritaire dans l'opinion pensez-donc, aurait été chassé du pouvoir, par erreur sans doute.
Cambadélis qui lit dans le marc de café électoral et voit moins de 27% pour l'UMP en déduit que 73% sont contre Sarkozy et pour ceux qui pensent comme lui. Il oublie de dire que si le PS a 20% cela veut dire que 80% ne veulent pas du PS, que 86% ne veulent pas du Modem, Plus de 90% de Cohn Bendit et plus de 94 ou 96 % des suivants. Ce sont les méthodes de calcul du PS au congrès de Reims.
"En fait, la vraie nouveauté de ce scrutin ne réside pas dans une bonne santé de l'UMP dont on a vu ce qu'elle avait de factice, mais dans la révélation d'un mécontentement certes polymorphe mais profond contre le gouvernement". Ca ce n'est pas Cambadélis mais l'auteur de l'article. Méthode Coué.
Pour être juste il faut dire que les dernières lignes ouvrent à une toute autre question : "Le 7 juin montrera aussi le déclin des nonistes...et la consécration des partis pro-européens. Mais ça, c'est un autre débat."
Sans doute un débat pour d'autres élections puisque ce n'est pas l'objet du moment avec une arithmétique nouvelle pour décimer les nonistes. C'est comme ça que le PS et ses portes voix, toujours déphasés grâce à leurs méthodes de calcul opportunistes, sont entrés dans une spirale du type de celle du PC avec Mitterand.
Poussons plus le loin le raisonnement : si on considère qu'il n'y aura que 40 % d'électeurs, seuls 27 % de 40 % soutiennent franchement l'UMP soit 10,8 %.
Les chiffres on les manipule comme on veut.
Le 7 juin montrera aussi le déclin des nonistes (listes Villiers autour de 5-6, gauche radicale autour de 10) et la consécration des partis pro-européens. Mais ça, c'est un autre débat.
C'est peut être un autre débat, mais cela me paraît fondamental. Ce serait même l'information principale le soir du 7 juin, si cela se confirmait.
Ensuite, il est clair que le gouvernement ne pourrait se targuer des résultats de ce scrutin. Le pouvoir n'a pas intérêt à "nationaliser" le débat. Mais le PS non plus d'ailleurs
Voter aux élections européennes n’est pas un exercice qui permet de savoir si Sarko aurait gagné les présidentielles – si nous votions pour cela le 7 juin. Ou bien même, si son mandat sera renouvelé en 2012.
Ces élections devrait plutôt permettre de placer des gens compétents (de droite et/ou de gauche) dans les commissions du parlement européen pour éviter que les intérêts français soient totalement marginalisés lors de la rédaction des textes. Textes, qu’il faudra un jour transposer dans notre législation.
Cette attitude, fondée sur des débats franco-franchouillards, contribue aujourd’hui aux exercices de grands écarts que la société civile doit réaliser pour adapter la vie quotidienne des Français à des décisions trop éloignées de nos habitudes (les mélanges de vins blanc et rouge pour faire du rosé, dernier exemple en date).
Il ne faut pas se plaindre d’être mis devant le fait accompli, lorsque l’on participe à cette forme de politique spectacle, qui assimile plus ces élections à une compétition ou un exercice de divination qu’à une vision réfléchie des intérêts de la France, qui dans le cas présent est très éloignée des clivages traditionnels.
Un très bel argumentaire pour arriver à démontrer que l'UMP arrivant en tête des européennes sera en fait le vrai perdant.
Arriver à parler de ces élections, qui représentent tout de même un enjeu majeur pour la continuité de la construction européenne, sous cet angle, me paraît extrêmement réducteur, mais le parti pris est clairement exprimé. Et après tout, ces élections ont régulièrement été le défouloir des mécontentements anti-gouvernementaux ou plus généralement anti intelligentsia politique.
Sujets à débats plus approfondis :
le niveau de l'abstention, qui marque le manque d'intérêt des français, leur méconnaissance, et leur sentiment de déconnexion vis à vis des institutions européennes.
la disparition des nonistes, sujet effleuré, et qui pourtant révèle d'autant mieux l'incongruité du refus des français au référendum sur la constitution, alors que celle-ci nous avantageait.
le "nombrilisme franchouillard" comme dit plus haut, qui fait que nos hommes politiques continuent à ne jamais parler d'Europe ou de vision européenne à leurs compatriotes, même quand l'occasion leur est donnée lors d'élections spécifiques (même Bayrou, qui se targuait d'être le seul vrai européen, a remisé tout discours sur l'Europe au profit d'un anti-sarkozisme bien politicien, mais plus vendeur)
Et puis bien sûr la politique européenne. Quelles sont les forces en présence au parlement ? Quels sont leur programmes ? Que vont-elles défendre ? Quelle vision ? Comment intéresser les citpyens européens à la construction, voire l'approfondissement de l'Europe ? Que dire sur la volonté de continuer ou stopper l'élargissement ? Quels sont les tenants du pour et du contre ? Quelle politique économique, fiscale, sociale ? Construire ou pas une défense commune ? etc...
Au final, la seule vraie grande absente de ces élections, c'est l'Europe.
Parlons un peu des indécis : 60% des sondés ne sont pas sûrs du tout d'aller voter donc on peut passer que ces 60% représentent une mouvance anti-Sarko qui fera un chiffre final fonction de la participation, car les encartés et sympathisants de l'UMP, eux, ils iront voter c'est sûr.
Ces 27% sont donc le maximum THEORIQUE auquel peut s'attendre l'UMP-Sarko car on voit mal des électeurs encore indécis à 10 jours du scrutin se réveiller le 7 juin et se dire " Mais c'est bien sûr, l'UMP-Sarko font un travail formidable, je vais voter pour eux..."
Le score final dépendra du degré de mobilisation des anti-UMP-Sarko.
Notons au passage la malhonneteté intellectuelle des médias dont AUCUN ne fait état des électeurs indécis au moment du sondage ( sauf la présente publication électronique que je salue au passage ). L'UMP-Sarko tente une fois de plus de contrôler l'opinion en déversant dans les médias complices des chiffres altérés, biaisés, et pour le moins incomplets.
Encore un article qui n'apporte rien a la démocratie qu'elle soit Française ou Européenne. L'abstention prévisible à cette élection rend la nature même de cet article inutile.
Parler, ou écrire, pour ne rien dire.... à si excusez-moi anti-Sarkozy vs pro-Sarkozy, qu'est-ce que vient faire l'Europe dans cette affaire.
Les politiciens voir les médias souhaitent-ils réellement que l'opinion publique européenne s'intéresse à l'Europe, j'avoue que cette question me taraude et ce n'est pas ce genre d'article qui va me rassurer !
Les gens ont-ils lu le programme du PSE, de l'UMP voir de la "droite" ou des "verts" de cette docte assemblée ? Que bien entendu, nous devons élire démocratiquement, la bonne excuse.
Existe-t-il un tableau comparatif des programmes, voir un accord "@ minima" entre les parties des différents pays sur un embryon de programme clair et détaillé.
J'entends par là compréhensible par les faibles d'esprit votants que je représente ?
Sont-ils déjà, dans la même famille politique, d'accord sur la forme institutionnelle de l'Europe qu'ils souhaitent ? J'en doute… Nous avons vu le résultat lors du référendum sur la constitution.
Bref appeler les citoyens à voter pour "un chèque en blanc" comprenez amis politiciens, de gauche comme de droite, de France ou d'ailleurs, que notre sens civique ne soit pas exacerbé.
Le moins que l'on puisse dire avec ces élections européennes, c'est qu'elles brillent par le peu d'interêt que les français lui accordent. Et ce sera sans aucun doute la première leçon à retenir de ce scrutin aux résultats prévisibles.
Alors, la faute à qui si de cette élection, tout le monde s'en fout?
A priori à l'Union elle-même et à son organisation. L'institution européenne est devenue un monstre tentaculaire, couteux et quelque peu invisible. De Bruxelles partent toute une volée de lois et décisions dont on ne maitrise plus ni les origines, ni bien souvent les tenants et les aboutissants (cf par ex. l'article de Mr Askenazi). Nous retenons bien plus facilement que ces mêmes lois et décisions font un tronc commun des particularismes nationaux, voire régionnaux. Et cela, nous, on aime pas.
Mais à mon SenS, la faute en incombe surtout aux maîtres du jeu politique, quelques soient leurs étiquettes. Nos politiciens font tout depuis quelques années pour nous désinterresser de la chose publique et des enjeux politiques.
A l'UMP, la seule force de loi, est celle de Nicolas. Comment quand on est de sensibilité Umpienne, accorder quelconque crédit à un fade Darcos, un insipide Bertrand, une Albanel qui s'est fourvoyée dans une loi Hadopi aussi mal née que non désirée...on fait comme moi, on attend des jours meilleurs...
Au PS, c'est depuis plus de 11 ans, la gabegie. Sans doute le seul parti au monde dans lequel, il y a plus de chefs que d'indiens. Les militants ne s'y retrouvent plus. Il y a tellement de prétendants au trône pour 2012, que les mêmes prétendants ne savent plus quels moyens utiliser pour s'auto-détruire. Et bien avant les enjeux européens sont mises en avant, de façon à peine voilée, les ambitions personnelles.
Le NPa; Besancenot, bel orateur, est cependant d'arrière-garde avec un discours auquel seuls 5 à 6000 adhérents prêtent attention tant il n'est plus d'actualité.
Le Pc, oups !, y a-t-il encore un PC en France? representatif?
Le FN, oups !, kesako le FN, au moins, sa bienvenue déliquescence est à mettre au crédit des manoeuvres chiraquo-Sarkozienne, qui s'en plaindra pour le coup.
Le Modem et Bayrou, j'écoute, je lis, j'essaie d'analyser mais, je dois l'avouer, j'ai du mal à saisir son positionnement. Droite, gauche, centre, anti-Sarko, antiPs, anti-quoi?, pour quoi?
Le point commun à tout cela c'est l'absence de programmes pertinents et crédibles. Les politiques n'arrivent plus à nous motiver, à nous donner envie de prendre part aux débats. Chaque parti a cependant un programme, facilement consultable, accessible. Et pourtant, à priori, entre 60 et 65% des français n'iront pas voter. Il y a donc un manque évident de motivation.
Et, dans toute équipe, qui donc a la charge de motiver les troupes ? Je vous le donne en mille: les animateurs, les managers, les capitaines, les leaders et pour le sujet qui nous préoccupe aujourd'hui, les politiques.
Alors, je dis honte aux vaincus pour ces élections. Les PS, FN, Modem, UMP, NPA, PC et consorts se reconnaitront. Ce seront eux les grands perdants; encore une fois ils n'auront pas su nous convaincre, encore une fois, ils n'auront pas su nous inspirer confiance et envie.
Cordialement,
C'est beau l'Europe, mais tellement loin de nous les franchouillards qui lisons Slate & autres titres !
Pourquoi ne pas vous démarquez en nous parlant de l'Europe et du taux d'abstention record dans tous les Etats concernés par cette élection ?
Pourquoi ne pas nous parlez de la tendance générale européenne, vous savez les pays de l'Union, ses partis, ses alliances, ses compromis, bref ce pourquoi nous sommes censés nous exprimer.
La prospective et l'analyse franco-franchouille ressemble à une certaine forme d'onanisme ennuyeuse qui est très loin des enjeux de ces élections européennes.
Peut-être dans un prochain article ?
Arnaud,
Le ou les chiffres intéressants l'abstention plus après le vote les bulletins blancs. Aucun parti politique réaliste et honnête ne pourra "se vanter" d'avoir gagné bien au contraire. Les partis montrent leur incompétence à faire valoir l'Europe un géant aux pieds d'argile face aux US, Chinois et Inde un continent "encore"riche incapable d'avoir une poltique à la hauteur des enjeux mondiaux.
Messieurs les journalistes arrêtez de nous parler de la place des partis politiques, le vrai débat l'EFFONDREMENT des partis pour cette élection = les vrais perdants.
SVP lors des résultats ouvrez le débat aux vrais Européens ceux qui s'abstiennent devant des partis aussi peu fiables, allez courage changez le contenu des articles parlez de la majorité ceux qui s'abstiendront ou voteront blanc et placez à leur juste place c'est à dire sur un strapontin les politiques. Difficile car cette bulle politico journalistique industrielle est tellement ancrée dans notre pays que la vérité n'est pas encore dans l'esprit de cette bulle qui aime cette mascarade au détriment du citoyen.
ALLEZ COURAGE PRENEZ UN VRAI VIRAGE CELUI DE L'HONNETETE ET ALORS LA PRESSE DANS SON ENSEMBLE N'AURA PAS BESOIN DE "MENDIER" AUPRES DU MINISTERE DES FINANCES POUR VIVRE DIGNEMENT.
La grande méprise ne réside pas comme vous le présentez, dans une « nouvelle révélation » concernant un mécontentement polymorphe et profond contre le gouvernement. Votre analyse comme celle des politiciens de ce pays, reste une analyse nationale (franco-française), qui se résume à un vote pour ou contre le gouvernement actuel, là ou les citoyens européens (nonistes compris) attendent qu’on leur présente des projets européens.
Les populations européennes perçoivent le décalage entre l’idée qu’elles se font de l’Europe et la vision que leur présentent les hommes/femmes politiques. De ce que devrait être son fonctionnement, sa structure (fédérale) et de ce qu’un vrai projet européen pourrait représenter.
Les politiciens de ce pays, pensent que les français attendent des partis qu’ils leur présentent un projet UMP, ou un projet PS, ou un projet Modem, etc, mais il est possible aussi que dans leur compréhension de ce que devrait être une élection européenne, ils attendent qu’on leur présente aussi les projets Danois, Allemand, ou hollandais. Pour ma part, j’ai aussi envie de connaître leur vision de l’Europe, et quels projets ils ont pour elle !
La vraie méprise, c’est que nos politiciens raisonnent à l’échelle de leur pays, la où ils devraient raisonner à l’échelle européenne. Dans la chronique de J.F Copé « Européennes 2009: mobilisation contre l'abstention », je lui demandais « pourquoi ne pourrions nous pas voter pour un député (européen) quelque soit sa nationalité, qu’il soit danois, hollandais ou autre ne serait ce pas plus « européen » ? ».
Dans l'attente d'une hypothétique réponse (dont je ne me fait aucune illusion sur la durée de l'attente), le problème est, qu’il n’y a aucun projet commun entre les partis politiques des différents états de l’UE et donc aucun enjeu perceptible pour les populations. (Voir aussi le commentaire de « Philippe en Norvège » des lacunes pour voter)
La grande méprise est d’essayer de nous faire gober que des projets européens issus de courants politiques différents existent, alors qu’en réalité, tout n’est qu’une succession de petits projets individuels présentés, puis adoptés ou rejetés par des députés en attente de mandats nationaux plus prestigieux !
Voilà que je me prends à rêver de voter pour une belle danoise… Oups ! Je m’égards, ce n’était qu’un rêve.
très juste. Nos partis ne correspondent pas aux clivages européens. L'abstention est la seule expression cohérente. Malheureusement.
Je suis effrayée par le nombre record d'abstention : ces élections européennes intéressent peu de monde et pourtant l'europe s'intéresse à tout le monde. La plupart des décisions économiques passent par l'Europe et nos enfants vivront dans une Europe remplie de règlement ou de décisions qui se prennent avec la moitié des électeurs... Ne critiquons pas les USA, à part l'élection d'OBAMA, les électeurs américains ne se déplaçaient pas trop aux urnes !!!
Vainqueur l'UMP ? cela ne sert à rien de discuter surtout sur des sondages... Il faudra voir les résultats des cantonales et surtout 2012... D'ici là, de l'eau aura coulé sous les ponts et les socialistes auront peut-être trouvé un leader (DSK ?) ?
D'ici là aussi les abeilles seront toutes mortes et l'humanité aura 4 ans à vivre ... Alors il y a des sujets beaucoup plus importants que la victoire ou non de l'UMP aux européennes.
Oui, l'abstention est une expression cohérente . Je pensais bien d'ailleurs ne pas me "déranger" dimanche prochain ! (C'aurait été la 1ère fois qu je ne serais pas allée voter !)
Et puis, en cherchant un peu partout sur Google, j'ai trouvé des "infos" bien + intéressantes que les "pubs" des politiques à la télé . Je me suis renseignée sur les 8 ..fameuses régions "d'un jour" et, surtout, bien sûr, sur les diverses listes présentées, leurs candidats, - connus ou moins - , leur programme, leurs projets et ..j'ai finalement été "accrochée" par la liste EUROPE ECOLOGIE . Ce qui a pesé pour moi, c'est la présence en son sein d'EVA JOLY, de COHN-BENDIT aussi (beaucoup moins de J. BOVE !!)
Alors, tout en sachant le peu de poids que le Parlement européen - et ses députés donc - a au niveau prise de décisions , je crois que je me ...rendrai une fois encore aux urnes, et tant pis si la liste que j'ai choisie obtiendra un bien petit score !
One never knows ! (^o^)