France / Life

Dans le quotidien des migrants

Temps de lecture : 2 min

Reportage à Calais

Les migrants de Calais font régulièrement la une de l'actualité. Daily Nord, le temps d'un reportage longue durée, raconte leurs conditions de vie. Le premier volet s'intéresse à l'association, la Belle Etoile, qui chaque jour, distribue des repas chauds aux migrants.

 

«10h à la Mission étudiante, rue de Phalsbourg à Calais. Près du carrefour, Nadine est déjà aux fourneaux. Comme cinq jours par semaine en tant que  salariée de La Belle Etoile, la plus vieille association qui vient en aide aux migrants de Calais.» Ce matin là, Nadine prépare un plat de pâtes pour le déjeuner: 100 kilos pour 500 repas environ. Des bénévoles arrivent avec 250 baguettes de pain, d'autres traînent 350 kilos de bananes. Ils s'approvisionnent chez les grossistes du coin. «Invendables dans le commerce, mais mangeables quand même.»

Les migrants sont sans cesse plus nombreux.

«Lorsque l'on arrive sur le parking, à quelques centaines de mètres à vol d'oiseau du beffroi de Calais, on comprend que ce n'est pas prêt de s'arrêter. Des centaines de migrants attendent le camion. D'autres arrivent. Sourires aux lèvres pour les uns, visages plus fermés pour les autres. Le camion se gare, ça se bouscule. Les bénévoles rétablissent l'ordre. «Deux lignes: les Africains d'un côté, les Asiatiques de l'autre. Ils ne s'entendent pas, on évite les tensions en les séparant», confie Joël.»

Un ordre de passage à respecter: les blessés, les enfants et les femmes d'abord. Les réfugiés sont polis, ils disent merci, à chaque repas. Après la distribution, le parking se vide. La camionnette de la Belle Etoile fait machine arrière.

«A Calais, plus de dix ans après l'arrivée des premiers migrants, les associations gèrent l'urgence. Encore et toujours.»

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Crédit photo: Les migrants de Calais Stringer France / REUTERS

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