Culture

Hué, Lars Von Trier fait son show

Temps de lecture : 2 min

Hué dès l'apparition du générique de début à la projection de presse, «l'Antichrist» de Lars von Trier a fait beaucoup de bruit à Cannes. Lors de la journée de présentation officielle du film, lundi 18, le réalisateur a été accueilli sous les sifflets et les applaudissements.

La conférence de presse «s'est révélée un chef-d'œuvre», d'après Le Monde. Lars von Trier «qui a su médiatiser, depuis le début de sa carrière, ses névroses - claustrophobie, peur de l'avion, voyage en mobile home de Copenhague à Cannes -, n'était plus dans la fabrication de son personnage public. Il s'est contenté d'être lui-même. Soit un homme en pleine dépression depuis trois ans».

Le réalisateur s'est ensuite adonné à un étrange numéro d'autosatisfaction: «Je n'avais pas d'autre choix que de réaliser ce film, c'est la main de Dieu, et je suis le meilleur réalisateur du monde» Il a par la suite souligné que «Dieu, lui, n'est pas le meilleur Dieu possible». Le Monde explique que «Le «vrai dieu», aux yeux de Lars von Trier, s'appelle Andreï Tarkovski, le cinéaste russe, mort en 1986, auquel il a dédié Antichrist. «J'entretiens une relation mystique avec lui. Tarkowski avait vu mon premier film et l'avait détesté.Ca me va. J'ai également un lien très fort avec Ingmar Bergman, bien que lui prétendait n'en avoir aucun avec moi, ce qui me va aussi tout à fait. (...)C'est une évidence, je suis le meilleur réalisateur du monde. En même temps, je n'en suis pas certain, mais je sais que c'est le cas.»

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