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Les hommes (et les femmes) du président

Slate.fr, mis à jour le 15.05.2012 à 17 h 52

Portrait de vingt proches de François Hollande qui devraient occuper une bonne partie des postes-clés du prochain quinquennat.

Jean-Michel Baylet, Jean-Marc Ayrault, Pierre Moscovici, Stéphane Le Foll, Anne Hidalgo, François Rebsamen et Manuel Valls lors d'un meeting de François Hollande à Dijon le 3 mars 2012. REUTERS/Robert Pratta

Jean-Michel Baylet, Jean-Marc Ayrault, Pierre Moscovici, Stéphane Le Foll, Anne Hidalgo, François Rebsamen et Manuel Valls lors d'un meeting de François Hollande à Dijon le 3 mars 2012. REUTERS/Robert Pratta

Camarades de promo à l'ENA, amis de longue date, membres du premier cercle et alliés politiques: ces vingt personnalités socialistes composent une liste (non exhaustive) de ce que certains appellent déjà la Hollandie, et devraient occuper pour une bonne part d'entre eux des postes-clés du prochain quinquennat, à l'Elysée, au gouvernement ou au Parlement.

Sommaire

Jean-Marc Ayrault - Le king du grand Ouest

Pendant la campagne, il a occupé le poste de conseiller spécial de François Hollande. C’est d’ailleurs lui qui a représenté le nouveau président de la République lors de l’émission Mots croisés le 16 avril dernier.

Député de Loire-Atlantique depuis 1986 et maire de Nantes depuis 1989, Jean-Marc Ayrault bénéficie d'un ancrage local incontestable. Sa fidélité au Parti socialiste n’est pas non plus à prouver: il a intégré le parti au début des années 1970 et fait partie du comité directeur depuis 1979. Son engagement lui permet d’occuper le poste stratégique de président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale depuis 1997.

En juin prochain, Jean-Marc Ayrault va briguer son septième mandat de député dans son département, mais ne devrait pas siéger à l'Assemblée: sans surprise, il a été nommé à Matignon le 15 mai.

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Manuel Valls - À la droite du père

Parmi les cinq adversaires de François Hollande à la primaire socialiste, Manuel Valls est celui qui avait raflé le poste le plus important dans son équipe de campagne, après avoir obtenu sur son nom 6% des voix. En effet, il dirigeait la communication du candidat socialiste.

Député de la première circonscription de l'Essonne depuis 2002 et maire d’Evry depuis 2001, Manuel Valls avait pourtant eu du mal à se plier à la discipline imposée par son parti. Celui qui appelait en 2009 à l’«insurrection militante » face à la crise que traversait le PS avait dû se faire sèchement rappeler à l’ordre par la première secrétaire Martine Aubry.

Il est considéré comme appartenant à l’aile droitière du PS pour ses prises de position sécuritaires et sa proximité avec Alain Bauer, conseiller sécurité de Nicolas Sarkozy et parrain de son deuxième fils. Un temps pressenti à Matignon, il brigue désormais le ministère de l’Intérieur.

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Pierre Moscovici - L’ancien strauss-kahnien

Celui qui fut ministre des Affaires européennes sous Lionel Jospin était l’un des défenseurs de la primaire ouverte, qui avait selon lui pour vocation de régler «la question du leadership au sein [du] parti». Soutien de Dominique Strauss-Kahn, il avait envisagé de se présenter à la primaire socialiste suite à l’inculpation de son mentor pour agression sexuelle, mais s’est finalement rallié à François Hollande, qui l’a nommé directeur de campagne.

Il se positionne maintenant pour un poste de ministrable. En déplacement en Franche-Comté, François Hollande a d’ailleurs déclaré à France 3 que «Pierre Moscovici jouera un rôle dans l’équipe gouvernementale», sans préciser lequel.

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Najat Vallaud-Belkacem - L’étoile montante

Peu connue avant la campagne, Najat Vallaud-Belkacem s’est révélée au grand public en assurant sans fausse note le rôle de porte-parole de François Hollande. Conseillère municipale adjointe au maire de Lyon (l’influent Gérard Collomb) et conseillère générale, elle était également porte-parole de Ségolène Royal en 2007. Bien que peu expérimentée, cette Franco-Marocaine de 34 ans pourrait rejoindre le ministère de la Jeunesse ou de l’Egalité des chances.

Elle a par ailleurs d’ores et déjà présenté sa candidature dans la quatrième circonscription de Lyon, où elle avait déjà tenté sa chance en 2007 face à Dominique Perben. Pour autant, elle ne ferme pas la porte à un poste ministériel. «Vous avez des ministres qui sont députés par ailleurs, et qui l’espace de leur présence au ministère laissent leur place à un suppléant», déclarait-elle à Lyon Mag en février, avant de préciser que si elle devait choisir, elle opterait pour la députation.

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Stéphane Le Foll - Le fidèle parmi les fidèles

Proche de François Hollande, Stéphane le Foll était son directeur de campagne pendant la primaire socialiste. Il a hérité du rôle de responsable de l’organisation de la campagne présidentielle du candidat. Ce député européen, fidèle parmi les fidèles du candidat, était d’ailleurs son directeur de cabinet lorsqu’il était à la tête du PS de 1997 à 2008.

Battu par François Fillon lors des élections législatives de 2007 dans la quatrième circonscription de la Sarthe, Stéphane le Foll se représente cette année face à Marc Joulaud, poulain de l’ancien Premier ministre. S’il est élu, il est possible qu’il ne reste pas longtemps dans la Sarthe car le poste de ministre de l’Agriculture (ou celui des relations avec le Parlement) pourrait lui revenir.

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Michel Sapin - Le vieil ami

D’abord réunis dans la même chambrée pendant leur service militaire à Angers, François Hollande et Michel Sapin se sont retrouvés sur les bancs de l’ENA (promotion Voltaire) pour ne plus jamais se perdre de vue. Pendant la campagne, Michel Sapin avait pour mission de donner de la consistance au projet socialiste.

Actuellement député de la première circonscription de l’Indre, ce rocardien a été ministre de l’Economie et des Finances sous Pierre Bérégovoy et ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat dans le gouvernement de Lionel Jospin. Il pourrait atterrir au ministère de l’Economie, même si le poste est également convoité par Jérôme Cahuzac et Pierre Moscovici.

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Faouzi Lamdaoui - Le discret

C’était sûrement le plus discret et le moins capé des membres de l’équipe de campagne de François Hollande, dont il occupait pourtant le poste clé de chef de cabinet. Faouzi Lamdaoui, qui a milité dans de nombreuses associations de lutte contre la discrimination, a intégré le PS en 1992. Parachuté dans la cinquième circonscription du Val d’Oise en 2007, il échoue face au maire UMP sortant et intègre le conseil municipal d’Argenteuil l’année suivante.

Celui qu’Hollande qualifie d’«organisateur très efficace» s’est occupé de tout pour lui, des rendez-vous chez le coiffeur aux réservations de taxis, nous apprend l’Express. Après avoir espéré être investi dans le Val d'Oise ou dans la neuvième circonscription des Français de l’étranger (Maghreb), il pourrait finalement décrocher une circonscription dans la Somme.

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Jérôme Cahuzac - Le dissident

Grand partisan de la baisse des dépenses, Jérôme Cahuzac est le père la rigueur de François Hollande. A la fois président de la commission des Finances à l’Assemblée et chargé des dossiers budget, fiscalité, finances pendant la campagne, il a fait part publiquement de son désaccord avec la ligne officielle du parti à plusieurs reprises.

En octobre, il prévenait que François Hollande ne pourrait pas réaliser la totalité du programme du PS. Il avait également déclaré que des tractations étaient en cours avec Jean-Luc Mélenchon dans certaines circonscriptions en vue des législatives, avant d’être démenti par son parti. Enfin, il a été pris de court par la proposition de François Hollande de taxer les plus hauts revenus à 75%, reconnaissant ne pas avoir informé de cette mesure.

Malgré tout, Jérôme Cahuzac, qui cache mal son aversion pour les déficits publics, a été bien utile pour capter l’électorat centriste et pourrait finir au ministère de l’Economie ou au Budget.

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Marisol Touraine - la spécialiste de la protection sociale

Elle faisait partie des principaux soutiens de Dominique Strauss-Kahn et a rallié François Hollande après la chute du directeur général du Fonds monétaire international, en mai 2011. Elue députée d’Indre-et-Loire en 1997, battue en 2002, réélue en 2007, elle occupe depuis 2011 le fauteuil de présidente du conseil général du département.

Spécialiste de la protection sociale et de santé, celle qui est par ailleurs la fille du sociologue Alain Touraine est souvent citée pour un grand ministère dans ce domaine. Le 10 mai, elle a réclamé qu’il y ait «des femmes aux postes qui comptent» au sein du gouvernement.

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François Rebsamen - Monsieur sécurité

En charge des questions de sécurité dans la campagne d’Hollande, François Rebsamen était très présent médiatiquement pendant la tuerie de Toulouse. Maire de Dijon et sénateur de la Côte d’Or (il préside aujourd'hui le groupe socialiste au sein de la Haute assemblée), il est depuis longtemps investi dans le fonctionnement du Parti socialiste. En 2007, il était par exemple co-directeur de la campagne de Ségolène Royal.

Ancien chef de cabinet de Pierre Joxe (ministre de l’Intérieur de 1984 à 1986 puis de 1988 à 1991), il bénéficie encore de ses réseaux. Celui qui rêve de se retrouver ministre de l’Intérieur pourrait cependant se heurter à la concurrence de Manuel Valls, qui bénéficie lui des réseaux d’Alain Bauer, conseiller sécurité de Nicolas Sarkozy. Sa prise de position en faveur de l'adoucissement de la législation sur le cannabis, que François Hollande a rejetée, pourrait également compromettre ses chances d’atterrir place Beauvau.

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Delphine Batho - De Dray à Hollande en passant par Royal

Porte-parole de François Hollande, l'ancienne présidente de la FIDL (syndicat étudiant) et membre de SOS Racisme a fait ses classes auprès de Julien Dray, co-fondateur avec Jean-Luc Mélenchon de la Gauche socialiste.

Comme Najat Vallaud-Belkacem, Delphine Batho faisait partie des porte-parole de Ségolène Royal en 2007. Elle a d’ailleurs succédé à l’ancienne candidate socialiste à l’élection présidentielle dans la deuxième circonscription des Deux-Sèvres aux élections législatives de 2007.

En tant qu’ancienne secrétaire nationale du PS chargée de la sécurité (2003-2008), elle pouvait espérer une nomination au ministère de l’Intérieur. Mais face aux poids lourds que sont François Rebsamen et Manuel Valls, eux aussi pressentis à ce poste, ses chances d’obtenir le maroquin sont faibles. Néanmoins, la parité voulue par Hollande lui assure presque une place dans son gouvernement, que ce soit place Beauvau ou ailleurs.

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Jean-Yves le Drian – L'homme de la défense

Le président de la région Bretagne est un ami «très proche» du nouveau président de la République, qu’il a rencontré en 1979 et avec qui il a participé au mouvement des «transcourants» au sein du Parti socialiste.

Ancien maire de Lorient, grand port de guerre, membre assidu de la commission de la Défense à l’Assemblée nationale et chargé de préparer une nouvelle politique de la défense pendant la campagne de François Hollande, il est naturellement pressenti pour succéder à Gérard Longuet au ministère de la Défense, même s'il n'est pas le seul candidat pour le poste.

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Bruno Le Roux – L’homme de l’Assemblée

Député de Seine-Saint-Denis depuis 1997 et spécialiste des questions de sécurité, il était un des porte-parole de son ami François Hollande pendant la campagne.

Il est en course pour prendre la succession de Jean-Marc Ayrault, grand favori pour le poste de Premier ministre, à la tête du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, dont il a été porte-parole. Les autres candidats potentiels sont Claude Bartolone et Jérôme Cahuzac.

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Aurélie Filippetti - une femme pour la Culture?

Ancienne élue municipale verte du Ve arrondissement de Paris, cette normalienne et agrégée de lettres, petite-fille d’immigrés italiens arrivés en Lorraine pour travailler dans la sidérurgie, a rejoint le PS fin 2006 pour contribuer à la campagne présidentielle de Ségolène Royal.

Elle s’est ralliée à François Hollande à l’été 2011, peu avant la primaire. Députée de la Moselle depuis 2007, elle pourrait intégrer le gouvernement à la culture, sujet dont elle s’est occupée durant la campagne au sein de l’équipe du candidat socialiste.

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Olivier Faure - le spécialiste des sondages

Ancien directeur adjoint du cabinet de François Hollande à Solférino, devenu ensuite le secrétaire général du groupe socialiste à l’Assemblée nationale auprès de Jean-Marc Ayrault, il a fait office d’expert sondages auprès du candidat pendant la campagne présidentielle. Selon Le Monde, c’est lui qui lui a appris sa victoire au téléphone le 6 mai au soir.

Candidat en 2007 aux législatives dans la huitième circonscription de Seine-et-Marne, il se représente en juin, cette fois-ci dans la circonscription de Sénart-Le Mée, dans le même département.

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Pierre-René Lemas - Futur homme-clé

Celui que Le Figaro présentait comme le «futur pivot de la présidence Hollande» a été nommé secrétaire général de l'Elysée le 15 mai. Son profil de haut fonctionnaire non-partisan et qui «ne connaît pas le sectarisme» en faisait un candidat idéal pour cette fonction.

Jusque-là directeur de cabinet du président du Sénat, le socialiste Jean-Pierre Bel, Pierre-René Lemas est un préfet de carrière. Ancien membre des cabinets de deux ministres de l’Intérieur de François Mitterrand (Gaston Deferre et Pierre Joxe), il a notamment été préfet de l’Aisne, de Corse et de Corse du Sud, de la région Lorraine et de la Moselle.

Sa carrière a connu un ralentissement avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur puis à la présidence: il est passé de directeur général de l'administration (patron des préfets) à préfet de Corse, et a ensuite été démis de ses fonctions de préfet de Moselle en 2007 parce qu’il a «refusé la politique du chiffre», estimait-il. L’arrivée au pouvoir de son camarade de promotion à l’ENA devrait lui permettre de rattraper le temps perdu.

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Nacer Meddah - Le régisseur

Jamais encarté au Parti socialiste et n’ayant auparavant jamais rencontré François Hollande, ce préfet passé également par la Cour des comptes est recruté en novembre 2011 à sa propre surprise pour devenir secrétaire général de la campagne présidentielle du candidat socialiste, sur les conseils de Pierre Moscovici et Claude Bartolone. Il est chargé d’amener «à un peu de rigueur et à un peu moins d'improvisation» dans l’équipe du candidat socialiste, notamment à travers une gestion très serrée du budget de campagne.

Celui qui avait été nommé préfet de l’Aube par Nicolas Sarkozy en 2006 puis appelé à l’Elysée par l’ancien président pour un poste technique dans le renseignement été pressenti pour accompagner François Hollande à l'Elysée (cela n'a pas été le cas) ou pour un poste au sein du renseignement.

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Emmanuel Macron - Le banquier

«Adversaire» déclaré de la finance depuis son discours du Bourget le 22 janvier dernier, François Hollande n’en sera pas moins épaulé d’un jeune banquier d’affaires. Emmanuel Macron, 34 ans, accède au poste de secrétaire général adjoint de l’Elysée, avec pour mission de piloter les questions économiques et de régulation financière. Il seconde ainsi Pierre-René Lemas, secrétaire général du «château».

Inspecteur des Finances, Emmanuel Macron est passé dans le privé en 2007 après quatre ans au ministère des Finances. Associé-gérant de la banque Rothschild, il fait selon la Tribune partie «des étoiles montantes des banques d’affaires»… Membre de la commission Attali [1] pour la libération de la croissance, Macron a refusé des postes à Bercy après l’élection de Nicolas Sarlozy, notamment auprès d’Eric Woerth.

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Aquilino Morelle - La plume

Directeur adjoint de la campagne de François Hollande, Aquilino Morelle est surtout connu pour avoir été la plume du candidat socialiste pendant sa course à l’Elysée. D’abord au service de Lionel Jospin à Matignon, de Laurent Fabius lors du référendum de 2005, puis d’Arnaud Montebourg pendant la primaire socialiste, il a rejoint François Hollande pour l’élection présidentielle.

Il a également pris part à la rédaction du programme, sous la houlette de Michel Sapin. Notamment à cause de son manque d’ancrage local, cette fine plume n’a été investie par le parti dans aucune circonscription. Ses chances d’obtenir un maroquin ministériel n'étaient pas grandes, il a été nommé le 15 mai conseiller politique à l'Elysée.

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Jean-Pierre Jouyet – Le technocrate

Lui aussi issu de la promotion Voltaire à l’ENA, l’actuel président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) est un autre ami de longue date de François Hollande, et même son «ami le plus cher». Ce dernier a mis momentanément fin à leurs échanges quand Jouyet a accepté le poste de secrétaire d’Etat aux Affaires européennes du gouvernement Fillon. Les deux hommes ont renoué le contact en décembre 2008 quand Jouyet a quitté le gouvernement pour l’AMF.

Ancien chef de cabinet de Jacques Delors à la Commission européenne, celui qui se décrit comme un «technocrate» a annoncé qu’il ne travaillera pas aux côtés du président socialiste, ni à l’Elysée ni au gouvernement. «C'est toujours difficile de travailler avec quelqu'un avec qui vous êtes proche, sur le plan amical et […] compte tenu de mon parcours, je ne voulais ni le gêner ni être une sorte de bouc-émissaire», a-t-il expliqué. Son nom est néanmoins évoqué pour diriger la Caisse des dépôts.

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Jean-Laurent Cassely, Emmanuel Daniel, Grégoire Fleurot et Jean-Marie Pottier

[1] Jacques Attali fait partie des actionnaires fondateurs de Slate. Revenir à l'article

[Article mis à jour le 15 mai avec les nominations de Jean-Marc Ayrault, Pierre-René Lemas, Emmanuel Macron, Aquilino Morelle.]

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