Le Web des pauvres, le Web des riches: l'autre fracture
Les inégalités se manifesteront aussi sur Internet.
- Un écolier utilise un ordinateur portable dans un village d'Inde, avec un veau à côté de lui, en 2010. REUTERS/Danish Siddiqui -
Alors qu’une part croissante de la population mondiale a accès à Internet, les inégalités entre riches et pauvres se creusent. Demain, ces deux phénomènes vont converger. Nous aurons l’Internet des nantis, et celui du reste du monde.
Cela ne veut pas dire qu’il y aura deux «réseaux» distincts ou que les internautes aux plus bas revenus n’accéderont plus aux immenses possibilités qui se sont ouvertes pour tous, sans distinction d’âge, de pouvoir d’achat ou de nationalité. De fait, la démocratisation d’Internet a servi, d’une certaine manière, à contrecarrer la concentration de la richesse et du pouvoir qui existe dans beaucoup de pays.
Les pauvres, premières victimes d'Internet
Mais le problème que j’entrevois –et qui, dans une certaine mesure, est déjà là– c’est que les populations défavorisées seront les premières victimes du Web, contrairement à ceux qui ont les moyens de se protéger. Se protéger de quoi? D’une infection par l’«autre» Web, celui qui est contaminé.
L’immense développement de la Toile est une bénédiction, mais il s’est accompagné de nouveaux problèmes qui s’aggravent à mesure que le nombre d’internautes augmente. Nous avons tous souffert de certains de ces inconvénients: virus, spams, piratage, violation de la confidentialité et autres opérations frauduleuses, dont l’usurpation d’identité. Ce délit de plus en plus fréquent est aussi l’un des plus dangereux à cause des graves préjudices causés à ses victimes qui, outre le fait de subir des pertes financières, doivent souvent passer des mois ou des années à laver leur honneur. Selon une étude de Symantec, une société spécialisée dans la sécurité informatique, en 2012, les pertes mondiales engendrées par les délits commis sur le Web ont atteint pas moins de 114 milliards de dollars.
Fossé numérique
Par conséquent, on peut supposer sans prendre trop de risques que les internautes aux revenus peu élevés d’Inde, d’Italie ou du Canada, par exemple, auront une expérience du Web très différente de celle d’autres utilisateurs qui ont de quoi s’acheter les meilleures protections du marché.
Le «fossé numérique» entre pays riches et pays pauvres va se reproduire à l’intérieur de chaque pays: les internautes les moins favorisés seront plus exposés sur Internet que leurs compatriotes aisés. Cela ne suffira plus d’installer un simple logiciel antivirus, il faudra investir d’importantes sommes pour se doter de protections et de barrières à la hauteur de la sophistication des programmes qui infectent la Toile.
Si des agences de renseignement, des grandes banques, des entreprises et toutes sortes d’organismes qui dépensent des sommes colossales pour renforcer leurs moyens de défense contre la cybercriminalité subissent régulièrement des piratages, autant dire que nous, les particuliers, sommes encore plus vulnérables.
La cybercriminalité rapporte gros
Un délit commis sur Internet, grâce à un programme capable de percer les défenses antivirales et d’autres protections sur le Web, peut rapporter beaucoup d’argent. C’est donc sans surprise que beaucoup d’esprits talentueux se consacrent à créer des produits et des techniques qui font d’Internet un environnement à risque.
Pour compliquer le problème, ces activités frauduleuses peuvent facilement être menées à grande échelle et à l’international. Les jeunes pirates informatiques commencent à s’infiltrer dans l’intranet de leur école ou de leur université et dans les e-mails de leurs amis. Et puis ils se rendent vite compte qu’il est possible de le faire dans d’autres pays ou même contre des cibles plus intéressantes. Le directeur de sécurité d’une banque internationale m’a confié que son établissement subissait chaque jour des milliers d’attaques. John Brennan, conseiller principal du Président Barack Obama pour la sécurité intérieure et la lutte antiterroriste dresse ce terrible constat:
«Un jour ouvrable comme un autre, les entreprises de tous les secteurs d’activité subissent des cyberattaques à répétition. Des vols de propriété intellectuelle, de conception industrielle, de données personnelles de leurs clients. Les renseignements les plus sensibles concernant des systèmes de défense et des armements sont aussi en péril (…) Rien que l’année dernière, on a enregistré plus de 200 cyberattaques, certaines réussies et d’autres manquées, contre les systèmes de contrôle de nos réseaux électriques, systèmes de transport, aqueducs et raffineries; c’est cinq fois plus qu’en 2010.»
Le journalisme en ligne, autre facteur de division
Mais les inégalités sur Internet ne dépendront pas seulement de moyens de protection plus ou moins efficaces. Elles s’accentueront aussi entre ceux qui bénéficieront de contenus journalistiques de qualité disponibles sur abonnement et ceux qui n’auront accès qu’aux sites d’information gratuits. De l’info qui circule gratuitement sur le Web, il y en a de plus en plus. En revanche, des contenus gratuits qui aident à comprendre objectivement ce que signifie telle ou telle information seront de plus en plus rares. Le journalisme de qualité sera payant, ce qui ne fera que renforcer les divisions. Aussi est-il urgent de combattre ces phénomènes.
Moisés Naím
Traduit par Micha Cziffra
Mis à jour le 08/05/2012 à 7h06
















































Je me demande bien quel connaissance de la sécurité informatique a l'auteur pour écrire une tel bétisse... sous prétexte de continuer a opposer les riches et les pauvres sur ce terrain.
En terme de sécurité informatique, il faut distinguer les différents contextes : d'une part les institutions et entreprises, et d'autre part les particuliers. Il est sur que les attaques que subissent les états sont tres techniques et couteuse a bloquer... mais comment pouvez vous comparer les attaques de ce types au pb rencontrer par les internautes ? C'est comme de comparé un vols a l'arraché dans la rue avec une action militaire : absude.
Prendre comme support a votre démonstration la citation Obama pour expliqué que les pauvres ne peuvent pas se défendre sur internet est à la limite du mal honnête
Par ailleurs, il est possible de ne pas prendre de risque sans moyen
- on trouve des antivirus gratuit de tres bonne facture
- un produits de sécurité haut de gamme coute moins de 2 Euro par mois
- la sécurité informatique n'est pas un pb de moyen mais "d'hygiène" d'utilisation et de connaissances.
En effet, ce n'est pas les FireWall ou autre antivirus qui vont vous protéger de tout. La première faille informatique, se sont les utilisateurs et leurs propres actions qui les mettent en dangers. Quand vous mettez toutes vos information sur facebook, il n'y a plus besoin de pirater quoiquesoit pour faire un vol d'identité. Souvenez vous du "piratage" de la boite mail de Shara Palin... il n'y a eu techniquement aucun piratage, juste ce que l'on appel du social ingineering pour trouver son mot de passe...
Alors vous allez me dire que la connaissance est réservé au plus riche. Cela, part le passé, a été vrai, mais l'informatique fait partit de ces technologies qui permettent a tout a chacun de se former sans personne et avec peu de moyen : noter que l'Inde, qui n'est pas un pays riche a un niveau moyen d'informatique tres tres au dela du notre. Autre contre exemple : les ordianateurs Apple sont acheté par les plus riches et c'est pourtant le système le moins protégé et le moins fiables, les utilisateurs Apple pensent ne pas avoir besoin d'antivirus (mythe commercial entretenu par Apple) alors que ce système a eu ces derniers mois les attaques les plus dangereuse...
Encore une fois le problème viens de la connaissances du milieu informatique plus que des moyens pour se protégé : vous avez fait entre 20 et 30 heures de cours pour apprendre a conduire un véhicule, composé de 3 pédales, un volant et un levier de vitesse : avez vous passez le même temps sur l'informatique qui est pourtant plus nettement plus complexe? Non, comme la plus part de gens, vous préféré nié votre incomptécances (pourtant légitime et non honteuse) et continuer d'utiliser votre ordinateur comme si c'était une télévison ou un four micro ondes (et encore, je suis sur que vous avez probablement lu la doc de la télé ou du micro onde)
Donc avant de cherché a opposé une fois de plus les riches au pauvres, réflechisser à la pertinance du sujet pour organisé votre clivage ou mettre en avant votre indignation social
Apple, le système le moins protégé et le moins fiable ??? Voilà typiquement un discours d'Apple hater, qui n'a jamais utilisé un Mac de sa vie mais prétend tout en connaître. Le rouge de la honte devrait vous monter au front pour se répandre dans une telle ânerie, et je passe vos innombrables fautes d'orthographe ("partit", etc).
J'utilise des Mac à la maison depuis 2007, deux Mac et deux versions d'OS X différentes, et je peux vous dire que jamais, ô grand jamais, un virus ou quoi que ce soit de ce genre ne s'est introduit dans mon système ; or, j'ai pu vérifier au moins une fois que certains avaient essayé de le faire, mais en balançant des fichiers .exe que Tiger m'a affiché en haut de l'écran pour que je ne puisse pas manquer de les voir. Les pauvres petits moulinaient dans le vide, faute d'avoir un aussi malheureux système que Windows où s'accrocher. Désolé les PC maniaques, c'était un epic fail et aujourd'hui encore, Snow Leopard est sans rival, pas même Linux et ses interfaces kikoolol.
Il n'y a pas eu, jamais, d'attaques de virus sous Mac OS. En fait les seuls problèmes connus ces dix dernières années ont été le fait d'un soi-disant antivirus (tiens donc !) qui a concerné à peu près 600 ordinateurs à travers le monde, publié par un site russe dont les dirigeants sont actuellement en prison. Il fallait que ceux qui l'aient installé soient bien naïfs (ils venaient de toute évidence du monde Windows)pour se faire avoir avec une interface au look plus que grossier, qui plus est imitation de Win XP ???!!! Et là au moins, il existait quelqu'un vers qui se tourner pour régler le problème, à savoir les techniciens d'Apple en ligne ou ceux des Genius Bars.
Évidemment depuis, des mises à jour se sécurité de Snow Leopard et Lion ont été mises en ligne pour se prémunir une bonne fois pour toutes de ce souci qui était la première depuis les vers des années 90 et dont quelques-uns avaient touché les Mac sous Système 7. Et encore ne faisaient)ils pas grand chose, rien comme des effacements de fichiers par exemple.
Donc si aucun système n'est invulnérable en soi, le fait est que certains le sont plus que d'autres. Je parle en connaissance de cause, moi au moins. Ce n'est donc pas un mythe commercial mais bel et bien une illustration de la fameuse "expérience utilisateur" des usagers de la marque. Par exemple, aucun fichier ne peut s'installer pasous Mac OS sans que l'utilisateur tape son mot de passe.
@ Spooky
Je vois que la propagande d'Apple fonctionne très bien. :)
Bien sûr qu'Apple a un long historique en matière de virus : http://www.aventure-apple.com/chrono/virus.html
Apple est tellement sûr qu'ils ont modifié récemment leur pub (http://www.macgeneration.com/news/voir/249572/apple-reconnait-l-existence-des-virus) et que le léopard des neiges intègre un antivirus (anti-malware).
Il est vrai que Flashback (http://www.europe1.fr/Economie/Virus-Apple-n-est-plus-une-exception-1147739/) n'a pas fait que du bien à Apple, avec 600.000 Mac infectés dans le monde.
Après, tout est une histoire d'échelle : si 95% des PC tournent sous Windows, les développeurs écriront des virus pour Windows, ils ne vont pas ses casser la tête pour toucher 3 clampins dans le monde.
Comme Apple prend des PDM, les pirates vont s'y intéresser.
Faut-il expliquer à ce monsieur que :
- les niveaux de complexité (et donc la vulnérabilité) des systèmes d'entreprise n'ont rien à voir avec ceux des particuliers : ce ne sont pas des solutions couteuses (au-delà du prix d'un antivirus, bien souvent disponible gratuitement) en main d'oeuvre et en équipement qui vous protège.
- le niveau de sécurité de mon Webmail, de mon OS ou de mon navigateur est le même quel que soit la taille de mon portefeuille. La part de sécurité qui diffère entre utilisateurs dépend de critères non-économiques (qualité de mon mot de passe, fréquence à la quelle je laisse mes Windows Updates se faire). Un Linux gratuit est même plus sûr qu'un Windows payant.
- l'info gratuite est plus abondante et plus accessible que jamais et on se plaint d'un problème d'inégalité ? Sérieusement ? Les radio/télé ont-elles disparu. Le prix de l'abonnement en ligne, pour les quelques sources qui en réclament un, est-il significativement plus cher qu'avant Internet ? N'a-t-on pas plus accès au Monde gratuitement qu'avant ?
L'inégalité numérique sera une question d'éducation et de motivations, pas de revenu. Encore plus que dans la vraie vie, la fracture se situe et se situera entre les naïfs et les prudents, ou les ambitieux/passionnés qui s'en serviront pour s'améliorer et ceux qui s'en serviront pour passer le temps. Ce qu'on peut souhaiter de mieux en matière d'égalité, c'est que la corrélation entre ces qualités et le nantissement soit la plus élevée possible. Car dans une société juste, ce ne sont pas elles qui dépendent du revenu, mais le revenu qui s'acquiert grâce à elles.
Jusqu'à aujourd'hui , le financement des sites internet par la publicité semble bien marcher. Les valorisations de Google , Facebook et autres majors de l'internet le prouvent.
Bref les deux derniers commentaires semblent meilleurs que l'article. Espérons que les commentaires de Slate restent gratuit ....
Les deux premiers commentaires résument très bien la réalité de la sécurité informatique entre particulier et pro, et la méconnaissance de l'auteur de l'article.
Mais il faudrait aussi savoir quel doit être le but d'Internet.
Né pour développer la connaissance entre les hommes (après avoir été initié par les militaires, comme biens des inventions), cet outil n'est devenu pour beaucoup qu'un nouveau moyen de communication et de décérébration où seul le profit compte.
Entre le visionnage de vidéos où chacun repousse les limites de la débilité où les 15 minutes de célébrité si chère à Warhol ont été remplacées par de fugaces instants, et la main mise du porno représentent l'immense utilisation de la bande passante, on constate que la mission initiale d'universalité de la connaissance a vite été oubliée au profit des marchands du temple.
Heureusement qu'il existe des projets "humanistes" qui rêvent encore que la mission première est encore possible (Xo, Raspberry Pi...).
Vous avez raison, mais dans la société marchande, il est logique que tout devienne marchand, consommé. C'est pareil pour tous les médias, qui sont tous devenus principalement des supports publicitaires. Et sans la société marchande, il n'y aurait pas d'Internet grand-public, car personne pour vendre le matériel nécessaire (doux rêve...).
J'aurai une question concernant les utilisations d'Internet : comme l'on reconnaît une différence entre les philosophies de société judéo-chrétiennes et le confuscianisme, pourquoi n'y aurait-il pas des utlisations différentes des médiums numériques ?
En effet, là où Kevin, 16 ans, occidental acnéique à la casque Adidas utilisera internet pour regarder des photos de son actrice érotique préférée, passer des heures à jouer à World of Warcraft, et également, poster des commentaires aux fautes d'ortographe aussi nombreuses que le nombre de gouttes dans l'océan sur des vidéos de Youtube, ne peut-on se demander si le jeune garcaon de la photo, avec son veau et son ordinateur "tiers monde" (oui, c'est terrible à dire, mais ce sont des modèles spéciaux), n'utilisera pas uniquement internet pour... lire, et avoir des informations, ce que l'on a pas nécessairement, en temps que berger au fin fond de l'Inde, comme en France au XIVe siècle.
Mais la question que je souhaiterai poser est autre : est-ce que l'occident llui même ne concourre pas à sa perte numérique (ou tout du moins, sa cécité) ? Car en effet, le nombre de personnes se plaignant de migraines, et de "eye strain" en Anglais dans le texte, ne fait qu'augmenter depuis que les industriels on remplacé les écrans CCFL (les anciens, ou une source lumineuse éclairait tout l'écran), par des écrans LED (ou chaque diode clignote séparément, et donc envoi des myriades clignottantes), sur les ordinateurs, tablettes, smartphones, télévisions... les mêmes LED qui sont utilisées, justement, par les services d'intervention américain, pour leurs capacités aveuglantes et désorientatrices auprès des criminels (remplacant les "flash bombs").
Bizarrement, il semblerait ici que le lobby des fabricants d'ordinateurs ne tousse, mais ce n'est pas grave : en 1920, c'était le lobby radioactif, qui permettait d'avoir du dentifrice aux isotopes d'uranium...
Comme dit précédemment, cet article se trompe complètement. La sécurité d'un ordinateur grand-public n'est pas une affaire d'argent, mais de connaissances en informatique. Or dans ce domaine, la connaissance se trouve gratuitement sur Internet, et c'est un domaine où on trouve beaucoup d'autodidactes. Un ordinateur est un outil complexe. Si on prend la peine d'apprendre à le connaître pour savoir s'en servir comme il faut, alors c'est bon. Sinon, on est vulnérable, même avec un compte en banque bien rempli. L'ordinateur d'un étudiant modeste mais bidouilleur a beaucoup plus de chances d'être sécurisé correctement que l'ordinateur d'un riche avocat qui ne connaît rien à l'informatique. Aucun logiciel indispensable à la sécurité n'est payant, dans aucun cas. Même les entreprises utilisent des logiciels gratuits pour protéger des données sensibles (FreeBSD, Snort...), alors c'est largement suffisant pour un particulier.
comme l ont dit d autres reaction avant moi, l auteur ne comprend rien a la securite informatique
En effet un linux gratuit est bien plus sur qu un windows payant et les programmes les plus cher ne sont pas les plus efficaces
De plus quel est l interet de pirater le pc de quelqu un qui n a pas/peu d argent: il n y a rien a voler! Il vaut mieux faire une intrusion dans un pc ou il y a quelque chose a prendre (et ou avec un peu de chance la victime ne s en rendra pas compte tout de suite (si vous volez 50 €/mois sur le compte de Mme Bettancourt elle ne le remarquera pas, un rmiste si car il est a 50 € pres)
...sur un point: toutes les réactions ici disent que non, il ne faut pas beaucoup d'argent pour être bien sécurisé. C'est vrai. Les logiciels existent et pour peu qu'on s'y connaisse, qu'on respecte quelques règles de sécurité informatique, rien de bien complexe à browser en sécurité pour un particulier. C'est bien une question de CONNAISSANCE.
Mais justement: tout le monde dispose-t-il de cette connaissance ? ceux qui voient un clavier pour la première fois aujourd'hui - et devront probablement devoir le faire à l'avenir - savent-ils ce qu'est un OS ? un antivirus ? un mot de passe sécurisé ? un cheval de troie ? une connexion SSL ? une attaque par phishing ? une clef publique ? la différence entre RSA et AES ? Qu'une clef RC4 des premiers réseaux wifi se casse en deux minutes ?
Non, bien entendu. Même la plupart des lecteurs de Slate ne savent probablement pas tout de la sécurité informatique personnelle non plus, alors que, probablement, ils font partie d'une classe aisée qui - à tout le moins - dispose d'un ordinateur et d'une connexion, ce qui n'est pas donné à tout le monde.
Mais comme le web va devenir un moyen de communication privilégié à l'avenir, tout un chacun devra, tôt ou tard, passer par un clavier ne fût-ce que pour répondre à une offre d'emploi.
Il est clair qu'une société devant générer du trafic à des fins commerciales doit se défendre à une autre échelle qu'un particulier; il n'empêche que tout est une question de connaissance, dont disposent manifestement ceux qui ont réagi avant moi. Ce qu'ils oublient, c'est que la connaissance - autrement dit l'éducation - est directement liée au niveau social. Au plus vous êtes aisé, au plus vous avez les moyens de SAVOIR ce qu'il faut faire pour vous défendre parce que simplement vous pouvez payer un étudiant bidouilleur à le faire pour vous (comme le fait un riche avocat).
Un mathématicien oublie vite que quelque chose d'aussi trivial que calculer une intégrale est totalement ésotérique pour d'autres.
De même, ceux qui ont un accès quotidien au web et ses dangers oublient rapidement que leurs réflexes ont été construits sur plusieurs années, et que les web-naïfs voire informatique-naïfs ne sont pas encore vaccinés.
Je travaille dans l'informatique, et je vois tous les jours ce qui se passe.
Les informaticiens établissent des règles claires pour les utilisateurs pour que le système soit protégé.
Une partie des utilisateurs n'applique aucunement ces règles perçues comme une contrainte inutile.
La base c'est la mot de passe. C'est le talon d'Achille de l'informatique. Et les utilisateurs se refilant les mots de passe entre eux alors que c'est formellement interdit, amenant leur ordinateurs personnels en entreprise et vice versa, dévoilant l'intégralité de leur vie privée sur des réseaux sociaux, laissant entrer n'importe qui dans les bâtiments sur simple demande et ne verrouillant jamais leur session pendant leurs pauses déjeuner voire parfois la nuit, on aboutit à une facilité déconcertante de vol de données.
Or les données, c'est ce qu'une entreprise a de plus précieux.
Beaucoup de gens en viennent à croire que leurs données sont récupérables quoi qu'ils fassent. Nous aurions ainsi des pouvoirs magiques. Pour cette raison, les gens perdent des quantités de photos, vidéos, textes, fichiers professionnels, contacts, etc. Ils ne font tout simplement pas attention.
On a beau leur marteler les consignes et les conseils les plus avisés, on a beau faire ce qu'on veut, cela ne change rien ou presque. A peine un sur dix en tient compte. C'est en vérité toute une éducation à l'informatique qu'il faut faire, et jeune. Les bases : sauvegarder en triple exemplaire dans trois lieux différents, ne jamais communiquer un code ou mot de passe à personne. Ensuite il faudrait éduquer à des choses un peu plus élaborées. Progressivement.
Mais pour le moment c'est le grand n'importe quoi, partout, et les gens ne savent pas se servir d'un ordinateur... mais s'en servent quand même. En entreprise c'est catastrophique, et s'il n'y avait pas le professionnalisme de certains qui mettent le ola à des pratiques d'une stupidité absolue, on aurait des problèmes d'une telle ampleur que les quelques milliards d'euros perdus sembleraient dérisoires en comparaison.
Ceci dit, en raison de la férocité grandissante des attaques informatiques contre des entreprises ou des organismes gouvernementaux, je pense que nous allons au devant d'un grand désastre de type coupure électrique franche ou dégâts aux infrastructures télécom. Cela pourrait rapidement virer au terrorisme numérique via des attaques contre l'aviation civile, des forces armées, des sites nucléaires, et autres.
En ce qui concerne l'accès à l'information par les plus pauvres, il n'est conditionné que par la possession d'un ordinateur (dont les prix diminuent et qui devrait finir par devenir un outil aussi répandu que les mobiles) ainsi qu'une infrastructure d'accès internet (l'essor spectaculaire du sans-fil devrait palier à l'absence de réseau physique dans les pays pauvres). La question de web des riches / web des pauvres ne tient donc pas sur le long terme, tout comme il n'y a pas un téléphone des riches et un téléphone des pauvres, ni une presse des riches et une presse des pauvres (dans le sens qualitatif, bien entendu, pas au sujet du contenu qui lui est forcément ciblé).
Quand au journalisme de qualité qui sera payant, ce n'est pas non plus mon avis. Il suffit de recouper tous les sites d'informations gratuits et on a une bonne vue d'un évènement. Il y aura quelques contradictions journalistiques, mais on ne pourra les mettre sur le compte que de l'absence de professionnalisme de certains journalistes qui bâclent.
En revanche le journaliste va être le pilier de la société à l'ère de l'information. Il est le point d'entrée des données, sa responsabilité va donc devenir très importante. Ses qualités humaines aussi, puisque lui seul fixera sa déontologie. A l'heure où plus de 11 millions de français peuvent regarder simultanément une seule chaine et donc un seul journaliste interviewer, son influence va déterminer nombre d'orientations sociétales de l'ère moderne.
Comparons Windows, Apple, et Ubuntu :
- Windows a besoin d'antivirus, d'anti trojan, anti tout... et on est facilement vérolé si on a Windaube comme système d'exploitation. En plus, il est payant (certes, il est toujours installé sur tous les PC quand on ne fait pas attention à refuser de l'avoir).
- Apple ... je connais mal (je considère qu'Apple, c'est le mal !) : un de mes amis est devenu Apple addict : il a reçu en cadeau un Mac. Il s'est rendu compte que rien de ce qu'il possédait était compatible avec son Mac...il a TOUT acheté ... bref. De toute façon, ce n'est pas accessible par tous.
- Ubuntu, http://fr.wikipedia.org/wiki/Ubuntu ! Ubuntu est GRATUIT, LIBRE ... il a été créé sur les bases fondamentales de LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE : à ma connaissance, je n'ai pas d'histoire de virus à raconter à propos d'Ubuntu.
Je citerai donc :" Les systèmes basés sur GNU/Linux possèdent une gestion différente des droits sur votre ordinateur. En effet, alors que Windows1) est de base très laxiste sur des paramètres de sécurité (c'est à vous de renforcer), GNU/Linux, lui, est totalement fermé et c'est à vous (à vos risques et périls) de libérer les droits au fur et à mesure. Ainsi vous êtes protégé des manipulations malencontreuses que vous pourriez réaliser par mégarde, mais vous êtes aussi protégé des maliciels. " (http://doc.ubuntu-fr.org/antivirus)
En gros...si vous ne touchez pas trop aux bases de votre système d'exploitation Ubuntu, vous ne serez pas facilement touché.
Ubuntu, c'est pour tous. Avant, c'était assez difficile de l'exploiter, mais de nos jours, c'est devenu très intuitif, et ergonomique !