FN, Jobbik, PVV... L'extrême droite gangrène presque toute l'Europe
Le résultat de Marine Le Pen au premier tour de la Présidentielle ne doit pas cacher une réalité généralement européenne.
- Manifestation du mouvement d'extrême droite hongros Jobbik, en janvier 2012. REUTERS/Bernadett Szabo -
Si les premières estimations lui ont fait toucher les 20%, la réalité est cependant moindre: Marine Le Pen a obtenu au premier tour de l'élection présidentielle 17,9% des suffrages, ce qui représente tout de même un record pour le Front national (16,86% en 2002).
Wilders ou les liaisons dangereuses
Coïncidence, ce record a pointé son nez la veille de la chute du gouvernement néerlandais. C'est Geert Wilders, le leader du Partij voor de Vrijheid (Parti pour la liberté, PVV), l'extrême droite néerlandaise, qui a mis fin à la coalition entre les libéraux (Volkspartij voor Vrijheid en Democratie, VVD) et les chrétiens démocrates (Christen Democratisch Appèl, CDA) en retirant son soutien à la seconde chambre. En cause: l'Europe.
Mis en demeure par l'Union européenne de réduire le déficit public de son pays, le Premier ministre Mark Rutte n'a pas réussi à convaincre son allier d'extrême droite. Ce dernier, estimant que les 16 milliards d'économies demandés ne devaient pas se faire sur le dos des citoyens, a décidé de quitter la table des négociations.
Ce gouvernement avait vu le jour après les élections législatives de juin 2010: le PVV avait alors créé la surprise en obtenant 15,5% des voix exprimées. Si ce n'est pas le score de Marine Le Pen, le PVV se place tout de même derrière les libéraux et les travaillistes, et devant le CDA de l'ancien Premier ministre, Jan Peter Balkende.
Il en sortira un gouvernement de droite VVD-CDA sans participation des extrémistes du PVV, mais avec un soutien à l'assemblée qui permettait d'obtenir les majorités nécessaires au processus législatif.
Wilders s'est récemment fait remarquer pour avoir lancé un site internet appelant les citoyens néerlandais à déposer leurs critiques à l'égard des Européens de l'Est.
Les Vrais finlandais: un petit tour et puis s'en vont ?
Avec 19% (tout juste 4% en 2007) aux élections législatives d'avril 2011, le parti des Vrais finlandais (Perussuomalaiset en finlandais) fut la «révélation» politique de l'extrême droite européenne l'année passée. Ce score surprise leur faisait accéder à la position de troisième parti du pays en terme de suffrages. A l'inverse du PVV aux Pays-Bas, le parti dirigé par Timo Soini décida de ne soutenir aucun gouvernement.
Une décision idéologique: Les Vrais Finlandais sont par nature populistes dans leur dénonciation des élites, et anti-européens — donc nationalistes — alors que les gouvernements successifs de ce pays scandinave ont pour réputation d'être on ne peut plus européens.
Les Vrais finlandais font donc partie de l'opposition, n'hésitant pas à refuser les plans d'aide à la Grèce. Ils portent également un programme discriminatoire: pour Timo Soini, un étranger muni d'un permis de séjour ne serait pas comparable à un Finlandais.
Notons que si le succès fut au rendez-vous en 2011, il en fut tout autre en 2012 pour l'élection présidentielle de janvier. Timo Soini en est reparti avec 3,43% des suffrages.
Le Danemark: fermeture/ouverture des frontières
Avec un gouvernement social-démocrate depuis septembre 2011, le Parti du peuple danois (Dansk Folkeparti, DF) n'a plus d'influence directe sur la politique menée au Danemark par la Première ministre Helle Thorning-Schmidt, même s'il reste la troisième force partisane avec 12,3% des suffrages exprimés.
C'est la même position obtenue aux législatives de 2007, même s’il y a 5 ans le DF obtenait un score de 13,9% et et accordait tout son soutien aux gouvernements d’Anders Fogh Rasmussen et de Lars Løkke Rasmussen (sans toutefois y participer).
L'une des actions principales dont le Parti du peuple danois fut entre autres à l'origine est le rétablissement temporaire des contrôles aux frontières du Danemark en juillet 2011. Helle Thorning-Schmidt a cependant mis fin à ces contrôles dès son arrivée au pouvoir en septembre dernier.
Les minarets interdits ou le populisme suisse
En Suisse, on ne parle pas de parti d'extrême droite mais simplement de parti populiste en ce qui concerne l'Union démocratique du centre. Déjà première force politique du pays avant les élections fédérales de 2011, l'UDC s'était promis pour celle-ci de conquérir un tiers des votes. Pour cela, le programme était clair:
«Convaincus que nous ne renforcerons les faibles que si nous n'affaiblissons pas les forts, nous nous engageons pour les principes suivants : nous ne voulons pas adhérer à l'Union européenne, nous voulons stopper l'immigration de masse, nous voulons renvoyer les étrangers criminels.»
Cette dernière mesure a d'ailleurs était approuvée par référendum en novembre 2010 pour s'appliquer à certains crimes. Autre cas bien connu d'initiative populaire de l'UDC, l'interdiction de la construction de minarets décidée le 29 novembre 2009. Ce programme et ces actions n'ont cependant pas comblé les attentes des Suisses, qui ont accordé à l'UDC lors des élections fédérales de novembre 2011 un résultat de 25,9%, en recul de deux points par rapport à 2007.
Viktator, le FIDESZ et le Jobbik
Lors des élections européennes de juin 2009, le Mouvement pour une meilleure Hongrie (Jobbik) passe la barre des 10% pour atteindre 14,77% des suffrages exprimés. Une victoire pour se jeune parti d'extrême droite créé en 2003.
Avant les élections législatives d'avril 2010, Viktor Orban, actuellement premier ministre hongrois et président du FIDESZ (droite), excluait toute coalition avec le Jobbik et tentait, à la manière de l'UMP avec le FN, de marcher sur ses plates bandes.
Au premier tour des élections législatives hongroises, le 11 avril 2010, le Jobbik, emmené par Gabor Vona, remporte la troisième place avec 16,67% des suffrages. Au deuxième tour, il obtient 47 sièges au Parlement. Le FIDESZ obtient la majorité des 2/3 (263 sièges) et l'opposition socialiste du MSZP remporte 59 sièges.
Le Jobbik est donc en position de se faire entendre en tant que rival du FIDESZ. C'est l'un des partis d'extrême droite les plus actifs en Europe, à l'origine notamment en 2009 de l'Alliance européenne des mouvements nationaux (AEMN, officiellement reconnue comme parti politique européen par le Parlement européen en mars dernier) présidée par Bruno Gollnisch.
Son nationalisme se démontre notamment par l'une de ses activités appréciées de tous les extrémistes de droite : brûler des drapeaux européens.
Barbara, droite dans ses bottes
Non loin de la Hongrie, l'Autriche. Le parti autrichien de la liberté (Freiheitliche Partei Österreichs, FPÖ) a présenté Barbara Rosenkranz aux élections présidentielles du 25 avril 2010. Avec 452.615 voies obtenues (15,62% des suffrages), elle arrive en deuxième position du scrutin.
Une élection à relativiser cependant. Il n'y avait en effet que 3 candidats en compétition, et Heinz Fischer a été reconduit à son poste —honorifique— de président de la République haut la main avec un score de 78,94%.
Cela n'empêche. Présenter Barbara Rosenkranz, ce n'était pas rien pour le FPÖ. Celle qui est appelée la «mère du Reich» en Autriche demande par exemple un assouplissement de la loi — das Verbotsgesetz— qui interdit l’existence de tout parti nazi ainsi que la propagation de cette idéologie et punie la négation des crimes nazis.
Il faut dire que son mari, Horst Jakob, dirige la revue négationniste Fakten — c'est aussi l'un des créateurs du parti nazi, le NPD, aujourd'hui interdit...
Tout un symbole, donc, pour le FPÖ, qui obtenait aux élections législatives de 2008 18,01% des suffrages, auquel il faut ajouter les 10,98% d'un nouveau parti d'extrême droite, l'Alliance pour l'avenir de l'Autriche (BZÖ) né d'une scission du FPÖ.
Ce dernier, à lui seul, représente la troisième force politique du pays. Additionné avec le BZÖ, l'extrême droite autrichienne colle aux talons du Parti social-démocrate qui comptabilise 29,71% des voix en 2008. À noter également la polémique provoquée par Marine Le Pen lors d'une valse de Vienne.
Norvège et Belgique : l’extrémisme puissant mis à l'écart
14 novembre 2009, le Parti du progrès (Fremskrittspartiet, FrP) norvégien arrive en deuxième position des élections législatives avec 22,9% des suffrages. Mais les différents partis de gauche arrivent ensemble à composer une majorité au Parlement, le Storting. Le parti du progrès représente donc la première force d'opposition du pays scandinave au main d'une coalition de gauche puissante.
Sa position à l'extrême droite de l'échiquier politique se manifeste par une position nationaliste anti-islam apparente dans une optique libérale de l'économie. On retrouve cette pensée au sein de la Nouvelle Alliance flamande (Nieuw-Vlaams Alliantie, N-VA) en Belgique. Ce parti nationaliste prône l'indépendance de la Flandre vis-à-vis de la Belgique.
S'il est guidé par Bart De Wever, plutôt modéré, beaucoup estiment que ce n'est qu'une façade. Et pour preuve, en vue des élections communales d'octobre 2012, la N-VA recrute au sein du Vlaams Belang (Intérêt flamand, VB), le véritable parti extrémiste belge néerlandophone.
Si la N-VA est depuis 2010 la première force politique de Belgique, elle ne gouverne pas sur le plan fédéral: après plus de 500 jours sans gouvernement, une coalition «papillon» de 6 partis a en effet mis à l'écart les indépendantistes flamands.
Petits résultats, 3 ministères et un scandale financier à la Ligue du Nord
Un autre parti indépendantiste fait parler lui sur ses terres: la Ligue du Nord (Lega Nord). Les dernières élections législatives en Italie ont eu lieu en 2008 et ont reconduit Berlusconi au poste de Premier ministre — remplacé en novembre 2011 par Mario Monti. La Ligue avait alors fait un petit score, récoltant 8,3% des suffrages. Petit score, qui représente tout de même le double de son résultat de 2006 et qui est du reste suffisant pour en faire la troisième force du pays...
... et lui fournir ainsi des postes gouvernementaux à côté du soutien de l'autre parti d'extrême droite, l'Alternative sociale d'Alessandra Mussolini, petite fille de Benito du même nom. En tant que fidèle allier de Berlusconi, la Ligue du Nord obtient en 2008 trois ministères au sein du gouvernement. Le parti et son président, Umberto Bossi, son actuellement au cœur d'un scandale sur des détournements de fonds en Italie.
Une percée en Grèce?
Les élections législatives du 6 mai vont donner l'occasion à l'Alerte populaire orthodoxe (Laïkos Orthodoxos Synagermos, LAOS) et l'Aube dorée (Chryssi Avyi), les deux partis d'extrême droite, de se montrer et même peut-être d'entrer au Parlement, d'autant plus que le gouvernement d'union nationale actuel a pour ministre des Transports Makis Voridis, membre du LAOS. Une première depuis 1974 et la fin de la dictature des Colonels. Aux dernières élections législatives, en 2009, ce parti a recueilli 5,62% des suffrages exprimés.
Travail, famille, patrie: pas pour eux
Certaines contrées européennes sont quant à elles imperméables à l'extrême droite. L’Espagne, qui vient de repasser à droite et fait office de «nouvelle Grèce» sur le plan de la crise européenne, a bien le Mouvement social républicain (Movimiento social republicano, MSR) de mèche avec l'Alliance européenne des mouvements nationaux. Mais lors des élections européennes de 2009, le MSR n'a pas dépassé 0,1%. Voisin de l'Espagne, le Portugal bénéficie de la même imperméabilité.
Dans les pays qui résistent à l'extrême droite, n'oublions pas l'Allemagne. Les résultats du Parti national-démocrate (Nationaldemokratische Partei Deutschlands, NPD), souvent décrit comme néonazi, ne permettent pas de s'inquiéter outre mesure: 1,5% aux élections fédérales de 2009.
Pour autant, le NPD reste actif au niveau régional allemand et est même représenté au sein de parlements régionaux. L'année dernière, après la découverte qu'une vague d’assassinats racistes serait liée au NPD, le gouvernement allemand avait cherché à interdire le parti. Une procédure allant dans ce sens est toujours en cours.
Oublier le Royaume-Uni de ce tableau européen serait faire trop d'honneur au Parti national britannique (British National Party, BNP), eurosceptique et xénophobe. Le BNP, c'est 1,9% aux dernières élections législatives (mai 2010), c’est-à-dire beaucoup moins que pour les élections européennes de 2009 où le parti avait récolté 6,2% des voix.
Un parti sans importance électorale mais qui ne doit pas faire oublier son voisin plus modéré, le Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UK Independence Party, UKIP) dont le but premier est de faire sortir le pays de l'Union européenne. Aux élections de 2009, il arrive à ce titre en deuxième position avec 16,5%... pour tomber vertigineusement à 3,1% un an plus tard lors des législatives.
Maxence Peniguet
Mis à jour le 26/04/2012 à 5h35

































Il faut quand même rétablir la vérité des chiffres : en 2002, l'extrême droite a fait 19,2%, car il ne faut pas oublier d'y ajouter les 2,34% de Bruno Mégret.
Autrement dit, la poussée de l'extrême droite est inférieure, cette fois, et non pas supérieure.
Ce qui n'empêche que le chiffre de Marine fait froid dans le dos.
Non, la poussée de l'extrême droite est supérieure.
Vu sur un autre site :
En ajoutant les 667 000 voix de Bruno Mégret, l'extrême-droite récolte plus de 5,4 millions de voix. En 2012, Marine Le Pen, elle, obtient plus de 6,3 millions de voix lors de ce premier tour (1).
1 - http://www.lexpress.fr/actualite/politique/presidentielle-le-succes-de-marine-le-pen-decortique-en-5-points_1107493.html”
Eric D. se trompe. Pour 2002, il a opportunément oublié les voix du CPNT et de De Villiers, tous deux à droite du RPR/UMP de l'époque. Si on additionne leurs voix à celle de Mr Le Pen, on atteint 200.000 voix de plus en 2002 qu'en 2012.
Même si ça énerve, même si c'est plus sympa de pousser des cris d'orfraie, c'est comme ca, l'extreme droite a fait autant qu'il y a 10 ans.
(d'ailleurs c'est drôle car c'est la même chose pour les candidats à gauche du PS, si on additionne leurs voix on obtient à peu près le même résultat)
Comme dirait Franco, l'Espagne est remarquablement réfractaire à l'extrême-droite, c'est sûr.
Les conformistes semblent considérer comme critère d'extrême-droite, la volonté de sortir de l'UE. Vouloir en sortir et arrêter l'immigration vous identifie à Franco ou Mussolini, j'espère ne pas être le seul à trouver cela absurde. Il doit s'agir simplement d'un argumentaire européiste. Décidément, ces gens sont de plus en plus amusants.
La seule chose dangereuse est l'absence de mariages mixtes, le reste n'est que dérèglement momentané, gérable avec un minimum de lucidité.
Il ne manque plus à ce constat - pour le lecteur qui se résoudra difficilement à croire que cette gangrène qui s'étend sur toute l'Europe est un effet du hasard - que le début du commencement d'une analyse pour nous faire comprendre comment nous en sommes arrivés là.
Moi aussi, c'est ce mot "gangrène" qui me choque et attire mon attention. Ce jeune journaliste a pourtant fourni un bel effort avec ce long article, plein de noms imprononçables et à l'orthographe compliquée.
Non, ce n'est pas une gangrène, c'est la vie démocratique qui se cherche, telle une vigne grimpant le long d un mur, une nouvelle voie pour échapper au plan mortifère d'écrasement des peuples, tel que le conduit mr Barroso et consorts...
Il paraît qu'il faudrait lire le livre "La Stratégie du Choc" de Naomi Klein, mais sa taille m'impressione...
L’Europe entière s'interroge sur son avenir.
L'abolition des frontières ressort d'une utopie mortifère parce qu'elle nie la réalité des nations en tant que personnes.La construction de l'Europe ne devrait pas être un simple avatar d'une mondialisation qui nie les frontières et donc les nations et leur droit à vivre.
Si le réflexe nationaliste est une mauvaise réponse, on ne peut pas en rester à ce constat et nier qu'il y a un vrai problème.
Il semble que la mondialisation est aux sociétés libérales ce que l'internationalisme est aux sociétés communistes. Elles échouent toutes deux parce qu'elles négligent la liberté des personnes que sont les nations. Sortir des mauvaises réponses n'est donc pas un problème insurmontable ...... et pourrait bien consister à construire un monde de libertés personnelles, politiques, économiques, en dehors de la mondialisation.
Voilà une pensée puissante : les frontières imperméables, c'est la liberté !
Quant à identifier une nation à une "personne", c'est grotesque. Et avec ça, vous défendez l'idée que les individus qui la composent seraient plus libres et heureux dans un monde plus fermé et cloisonné. Avec un tel argumentaire, vous ne convaincrez que les déjà convaincu...
A Chazam
Une frontière est une barrière perméable.
Son existence est la condition nécessaire à l'échange. Sans elle, il n' y a plus d'échange.....
A ce sujet je ne peux que vous conseiller la lecture savoureuse d'un petit livre de Régis Debray dont le titre est "Éloge des frontières".
Reconnaître que les Nations sont des personnes morales me semble la seule solution pour éviter que, dans les sociétés libérales, la liberté de chaque personne n'aboutisse à un individualisme forcené aboutissant à la loi de la jungle....
Rien d'étonnant à ce que l'Espagne, le Portugal et l'Allemagne n'aient pas de parti d'extrême-droite puissant. Les citoyens de ces pays ne peuvent pas oublier le Salazarisme ou le Franquisme qui sévissaient encore dans les années 70 : le fascisme a laissé des traces. Quant aux citoyens allemands, malgré certains, dans l'ancienne RDA, qui confondent parfois anticommunisme et néonazisme, ils savent aussi quelles calamités a causées le nazisme ! Peut-être devrions-nous relire l'histoire de France : dans les années 30, après la crise de 29, nos parents ou nos grands-parents ont connu les mêmes discours xénophobes de l'extrême-droite pour dénoncer des "boucs émissaires". Aujourd'hui les juifs ont été remplacés par les musulmans, les "ritals" par les "arabes", c'est tout. Hélas, dans notre pays, je finis par croire que personne n'apprend jamais rien de sa propre histoire...
A quoi jouez vous? L'extreme droite, voulez vous l'envelopper puis la developper ou souhaitez vous que l'analyse de la folie meutrière de Breivik contribue a stopper le phénomène? D'apres votre article on croirait que vous sautez a pieds joint par dessus le cas norvegien pour mieux aider l'extreme droite dans son ensemble. Du temps que vous y etes vous auriez vpu y rajouter les skinheads de Russie qui assassinent a tout va au coin des rues et qui vont bientot avoir le bonheur d'une interlocutrice en France.
Tout le monde n'a pas fait le même oubli.
Ainsi Paul Meyer, député PS de Strasbourg écrit dans un message sur Twitter :
" Combien de anders breivik dans les voitures, les bus, les cars, les trains qui arrivent aux meetings de SarkKozy ?"
Voilà qui devrait vous consoler que l'article ait sauté à pieds joints par-dessus le cas norvégien !
Il ne s'agit pas d'un député mais d'un élu municipal PS de Strasbourg.
Avec mes excuses.
"Le résultat de Marine Le Pen au premier tour de la Présidentielle ne doit pas cacher une réalité généralement européenne."
Pas d'accord, la chose la plus partagé entre hommes c'est la bêtise, sauf quelques rares exceptions.. .
(Racisme pakistano/indien, chino/japonais, mexicano/americain, franco/arabes, allemano/roumains pour les plus connus.. .)
(Prenez un livre d'histoire, l'occident repose sur la révolution industrielle qui repose sur l'échange international des métaux, deusio le fanatique restera toujours le plus mauvais combattant.. .)
...pour cet article; beaucoup disent qu'il ne faut pas s'inquiéter du score de Le Pen qui n'est finalement pas tant un exploit au regard des resultats precedents. Sauf que ce n'est pas qu'en France que l'extreme-droite monte...et dommage que vous ne précisiez pas que le Jobbik a une milice et des velléités de reconquérir les territoires que la Hongrie a perdu en 1920. Par la force s'il le faut... Malheureusement, il y a un parfum d'années 30 dans l'air, avec les dirigeants européens qui n'ont pas l'air de faire grand chose face a cette montee du populisme (cf Merkel avec son " "Ce haut score est préoccupant, mais je suppose que cela va se régler au deuxième tour"). Plutôt que de minimiser, restons vigilants.
Certes, il n'y a pas de réelle percée nationaliste en Allemagne ou en Espagne, mais ce sont 2 pays où le régionalisme a une très forte place - en Italie aussi, d'ailleurs. Les Munichois se préoccupent davantage de l'avenir de la Bavière que de celui de la RFA, de la même manière que les Barcelonais défendent plus la Catalogne que l'Espagne.
Il faut dire que le concept de "nation" est un concept très francais. Parlez-en avec un Allemand, ca va le faire marrer!
L'auteur devrait revoir son analyse en partie...
Les allemands ont connu le nationalisme le plus exacerbé. On connait le résultat. Aujourd'hui ils sont vaccinés pour des siècles. Le français n'a pas encore compris, malheureusement.
comme dirait l'autre.
Plus de 6 millions de voix pour le FN, ca fait froid dans le dos... Mais finalement, quelles sont les chances réelles de Marine Le Pen d'arriver au pouvoir? N'oublions pas que le FN mobilise fortement son électorat mais que celui-ci n'est pas extensible. Si près de 20% des Francais sont proches des idées FN, le reste y est opposé. La preuve? Rappelez-vous le 2e tour des élections présidentielles de 2002: Chirac à plus de 80%. Ce n'était pas un plébiscite pour Chirac, bien sûr, mais plutôt un référendum pour ou contre Le Pen. Le résultat a été clair, et je ne pense pas que les Francais aient beaucoup changé en 10 ans.
Je plains ces souverainistes qui se trouvent rangés côte à côte avec les éléments fascisants de nos états européens sans le vouloir particulièrement et souvent sans comprendre pourquoi. Je plains aussi ceux qui, trempés dans l’histoire nationaliste de leurs pays respectifs, n’ont pas l’imagination nécessaire pour comprendre que l’Union Européenne sera leur nouvelle nation. Ce n’est qu’une question de temps après tout.
Mais vu l’émergence incontestable (pace Vincent Le Biez) des mouvements fascisants en Europe analysée dans le détail par plusieurs articles sur slate.fr, et vu la relevance du sujet en France huit jours avant un vote où le ‘président challenger’, désespéré, fait ouvertement la cour aux 6 millions de votants pour un FN franchement xénophobe, on est en droit de demander à nos concitoyens souverainistes de regarder de plus près les ressemblances criantes entre leurs propos et ceux des sympathisants fascisants.
Les ressemblances sont, hélas, trop nombreuses et dangereuse. L’amour, peut-être excessif et un tantinet archaïque, de son pays se marie trop facilement avec nationalisme et là xénophobie. Amour de sa langue, de sa religion, de ses mœurs se traduit trop souvent et trop vite avec rejet de l’immigrant quel que soit son utilité économie. La liste des ressemblances est longue.
Dans le temps il y a eu dans nos pays de grands hommes conservateur et souverainistes, je pense notamment à Churchill et à De Gaulle, qui n’avaient pas de mal à dire NON au fascisme à tous les niveaux sans abandonner leurs convictions de base. Jamais ceux-là auraient fait de clins d’œil au FN que même la convoitée, Mme Le Pen, trouve ‘lourdingue’ !
Quel que soit son désir de voir réélire un Président de Droite, quel que soit son amour de son pays, on a le devoir de dire NON nous aussi à ces dérives. Au nom même des valeurs qui sont communs à l’ensemble de nos pays européens – unis ou non.
je ne serais jamais d'accord avec les propos lénifiants de ceux qui disent que l'extrème-droite n'a pas progressé qu'elle est toujours entre 15 et 20% etc..pour moi c'est déjà beaucoup trop, d'une part mais d'autre part c'est que élection après élection elle maintient ces scores ce qui veut dire qu'elle s'est trouvée un noyau dur qui lui permet de banaliser son idéologie, en attendant de progresser et reprendre sa marche en avant ( chez eux le mot d'ordre c'est vaincre et convaincre par tous les moyens et c'est par rapport à beaucoup de partis un parti de militants! je suis révolté de voir qu'un pays comme l'Autriche(ou l'extrème-droite atteint 30% ne pose pas plus question que la Hongrie Droite et extrème- droite confondus représentent plus de 50%de l'electorat quels niveaux faut-il atteindre pour qu'on se décide à sonner le tocsin!
en regardant la vidéo sur laquelle des fascistes brûlent un drapeau européen, je me dis que nous Français avons financé çà,
que des pays sortant de régimes durs sont prêts a retourner dans ce type de régime, cela devrait mettre un bémol à ceux qui pense qu'une bonne foi pour toute la Démocratie est quelque chose d'acquis, que des pays comme l'Espagne, le Portugal ou l'Allemagne sont définitivement vaccinés contre le faschisme, qu'il ne puisse plus y avoir de guerre en Europe etc..je pense que c'est une vision naïve de l'histoire! alors je citerai le grand Karl" le capitalisme porte en lui la guerre comme l'orage la nuée" j'ajouterai même que l'Europe ne réagit même pas lorsque l'on brûle ses drapeaux, allez faire cela aux US, je suis sûr que vous vous ferez lyncher.
Les informations concernant la montée des extremes droites, est me semble-t-il une évidence.. et ce quelque soit le pays. Norvège, Autriche etc..Mais il faut y regarder de plus près et ne pas tout confondre. Chacun de ces partis ont des spécificités et correspondent à des situation historiques, culturelles propres aux pays concernés.
L'Autriche avec son passé néo-nazi, la Hollande (pourtant ouverte aux mouvements des idées démocratiques depuis des siècles) avec un parti islamophobe et identitaire, la France avec un FN aux revendications anti-mondialistes et sociales.
Pour autant la crise économique que vit l'Europe depuis plusieurs années semble etre un catalyseur de ces différents partis. On peut parler dans ce cas d'une communauté d'idées.
Plus qu'une opposition active, elle revendique sa part du pouvoir. Il n' y a rien de surprenant à cela. Ces mouvements ont une vocation politique "durable" et revendique une "respectabilité" politique. Il faut bien noter que les pouvoirs en place depuis 50 ans ont amenés l'Europe dans une situation bien compliquée et les difficultés actuelles de l'Euro vont données du grain à moudre à cette partie de l'échiquier politique.