Juif ou français, il faut choisir
La tuerie de Toulouse vécue par une Américaine pour qui cet acte s’explique par un antisémitisme que les Français refusent de regarder en face.
- Devant le mur des lamentations à Jérusalem Baz Ratner / Reuters -
Je suis une américaine juive qui a vécu en France pendant la plus grande partie de ces quatre dernières années, d’abord à Nantes puis à Paris. Un jour de l’année dernière, installée dans un café du 6e arrondissement avec deux amis français de fac, j’évoquais de façon décousue à l’intention de l’un d’entre eux—un juif non-pratiquant dont la famille vivait depuis longtemps à Paris—un débat philosophique tiré d’un cours d’études juives, à propos des femmes mariées qui couvrent leurs cheveux. L’autre ami, qui n’était pas juif mais avait aussi grandi à Paris, écoutait notre conversation en faisant la grimace.
«Tu vois? C’est ça la différence entre vous et nous» s’exclama-t-il en nous lançant un regard noir, au parisien juif et à moi. «Pendant que vous passez votre temps à discuter de ça, en France nous débattons de culture et de politique.»
Interloqués, mon ami juif et moi nous sommes regardés, moi en espérant qu’il allait dire quelque chose. J’étais l’étrangère après tout—n’était-ce pas à lui de se défendre dans sa ville natale?
«Une répugnance discrète»
Mais il ne s’est rien passé. Quelques instant plus tard, le malaise était dissipé et mes deux amis s’étaient remis à bavarder comme si de rien n’était. Mais cette expérience—entre deux personnes sensées être des amis, quand même—confirma un soupçon qui m’était venu sur la manière dont de nombreux Français voient leurs compatriotes juifs: avec scepticisme et une répugnance discrète.
Pour comprendre exactement ce qu’il s’est passé dans ce café, vous devez d’abord connaître une vérité première: on ne peut pas être à la fois Juif et Français.
Un Américain peut avoir du mal à intégrer ce concept. Après tout, dans ce pays d’abondance, les juifs disposent pour s’identifier de toute une panoplie de traits d’union: on peut être juif-américain, Américain et juif, «demi-juif», «quart de juif» même. Cela ne vous viendrait que rarement, voire jamais à l’esprit d’imaginer qu’on puisse mettre en doute le fait que vous soyez à la fois américain et de confession israélite. Vous êtes autant considéré comme juif que comme américain, comme américain que comme juif.
Mais ce qui semble si simple aux États-Unis est tout sauf une évidence en France. En fait, le problème vient de l’idée qu’être «français» signifie que vous adhérez aux valeurs de l’État—dans ce cas précis, la laïcité. Ce que les américains prennent souvent pour la version française de la «séparation de l’église et de l’État» est en fait diamétralement opposé à la liberté de religion à l’américaine. En bref, si les américains tiennent à la liberté de religion, les Français eux tiennent à la liberté loin de la religion.
La laïcité moteur de l'antisémitisme latent
En pratique, la laïcité française signifie que vous ne pouvez pas exprimer vos croyances religieuses en public: cela veut dire que dans les écoles publiques, les filles musulmanes n’ont pas le droit de porter le voile, les garçons juifs de mettre leur kippa et les chrétiens d’arborer ostensiblement leur croix. Et cela signifie également que lorsqu’un examen national tombe un jour férié selon votre religion, eh bien tant pis pour vous, parce que la laïcité implique qu’être français passe avant tout le reste.
La laïcité s’invite régulièrement dans le débat politique. Elle est même l’un des moteurs des élections présidentielles de cette année. Ce mois-ci justement, le Premier ministre François Fillon a suggéré aux juifs et aux musulmans d’abandonner leurs «traditions ancestrales» consistant à manger de la viande casher et halal, mettant ainsi au premier plan l’opinion française selon laquelle on ne peut à la fois être quelqu’un de religieux et un bon citoyen.
Il est intéressant de souligner que personne ne sait avec certitude combien de gens en France appartiennent aux différentes religions: la République n’établit pas de statistiques officielles. Ce n’est que très approximativement que l’on estime que la France, largement athée, abrite aussi les plus vastes communautés juives et musulmanes d’Europe, avec environ 600 000 juifs et 5 millions de musulmans.
Après ces quatre années à vivre parmi les Français, j’en ai conclu que la dévotion quasiment religieuse du pays à la laïcité explique au moins partiellement le racisme et l’antisémitisme latents du pays. Elle favorise également une ignorance qui a probablement contribué à construire l’état d’esprit dénaturé du présumé tueur de Toulouse. Mohammed Merah était peut-être un islamiste radical d’origine algérienne, mais c’était aussi un citoyen français qui avait grandi à Toulouse.
Pour comprendre l’antisémitisme français, il faut d’abord connaître l’origine de la population juive du pays: les juifs ont vécu en France depuis 2000 ans, et même certains éminents hommes religieux juifs se revendiquaient français; entre les XVIIIe et XXe siècles arrivèrent les juifs d’Europe centrale et de l’Est, souvent fuyant les pogroms; et la vague la plus récente, aux côtés de celle de beaucoup des immigrés musulmans de France, est celle des juifs d’Afrique du Nord issus des anciennes colonies françaises, qui commencèrent à partir au fil de l’aggravation des tensions dans le monde arabe après la création d’Israël et s’exilèrent en masse quand l’hostilité à leur encontre se fit la plus forte lors de la guerre des Six jours de 1967.
L'affaire Dreyfus et le sionisme
La France a une longue histoire d’antisémitisme derrière elle, marquée par deux grandes tendances distinctes: la plus moderne vient des descendants des immigrés musulmans récents et de certains gauchistes qui s’identifient fortement aux Palestiniens—Merah semble s’inscrire dans cette tendance—tandis que l’autre est issue d’une tradition vieille de plusieurs siècles, très profondément influencée par le catholicisme.
L’un des exemples les plus connus est sans doute l’affaire Dreyfus des années 1890, qui vit les Français se déchirer pour savoir si un officier militaire juif pouvait vraiment être considéré comme français. Les réactions vitriolées marquèrent à tel point un journaliste autrichien qu’il décida que les Européens n’accepteraient jamais leurs juifs. Il quitta Paris convaincu que tôt ou tard, les juifs allaient devoir se trouver un asile—observation plutôt perspicace, avec le recul. Ce journaliste s’appelait Theodor Herzl, fondateur du mouvement sioniste moderne qui déboucha sur la création d’Israël en 1948.
Et naturellement, il y a la vieille histoire de la courageuse résistance française—et celle selon laquelle ce furent des Français ordinaires, pas les juifs français, qui furent victimes du nazisme—qui demeura le scénario officiel pendant les décennies qui suivirent la Seconde Guerre mondiale. S’il est avéré qu’un juif de France sur quatre a péri dans la Shoah, la mémoire collective en a entièrement rejeté la faute sur les nazis. Le fait que la plupart des arrestations des juifs français furent effectuées par des policiers français et que le camp d’internement de Drancy était géré par les autorités françaises s’effaça commodément de l’inconscient collectif lorsque la France voulut rebâtir son économie d’après-guerre.
S’il vaut la peine de relever que les premières recherches sur la collaboration française sous le gouvernement de Vichy ne furent pas même entreprises avant le début des années 1970, le fait que ces études aient été menées à bien non par un français mais par un américain, Robert Paxton, est encore plus révélateur. Et qui peut oublier François Mitterrand, président de 1981 à 1995, insistant sur le fait que la France «ne fut jamais impliquée» dans les mauvais traitements infligés aux juifs de France; qu’il fallut attendre 50 ans après la fin de la guerre avant que Jacques Chirac ne finisse par admettre en 1995 l’incontournable culpabilité de l’État français, ou que la SNCF, qui avait fourni les wagons à bestiaux pour transporter les juifs de France jusqu’aux camps de la mort polonais, n’a fait ses premières excuses publiques que l’année dernière?
Les médias américains ont relevé cette semaine que la fusillade dans l'école juive de Toulouse était l’attaque antisémite la plus violente qu’ait connu la France «depuis plusieurs décennies.» Ils faisaient référence à l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic en 1980, qui atteignit de nouveaux sommets dans l'abject quand le Premier ministre Raymond Barre qualifia l’attaque d’«attentat odieux [qui] voulait frapper les israélites qui se rendaient à la synagogue et qui a frappé des Français innocents qui traversaient la rue»—renforçant de nouveau l’idée selon laquelle on ne peut être à la fois juif et français.
Intolérance tenace
L’affirmation que la fusillade de lundi était l’attaque la plus violente «depuis des décennies» est quelque peu trompeuse, car elle passe à la trappe un grand nombre d’actes antisémites violents de ces dernières années—qui n’ont certes peut-être pas été relayés par la presse internationale, mais qui sans conteste rivalisaient de sauvagerie. Comment les médias américains ont-ils pu à ce point oublier Ilan Halimi, juif de 23 ans d’origine marocaine, atrocement torturé pendant des semaines en 2006 avant que son corps, brûlé à l’acide et à l’essence, ne soit retrouvé dans un terrain boisé hors de Paris, parce que ses kidnappeurs croyaient que sa famille avait les moyens de payer une rançon? (Les kidnappeurs pensaient qu'il pouvait facilement se procurer de l'argent puisqu'il était juif, ignorant qu’Halimi était issu d’une famille ouvrière).
Il m’a toujours semblé un peu limite que les Français soient si nombreux à considérer ce crime comme le fait d’immigrés musulmans: le chef du gang avait grandi à Paris, et si ça ne fait pas de vous un français, alors quoi? Et que penser de l'incendie de toute une école juive, dans une banlieue parisienne de classe moyenne en 2003?
Et quid des centaines d’actes antisémites signalés chaque année? Certes, le nombre d’actes antisémites en France a baissé ces derniers temps—on en relève 466 en 2010 contre 389 l’année dernière—mais le nombre d'attaques violentes a augmenté au cours de la même période.
C’est pourquoi la tuerie de lundi ne m’a pas tant surprise. Lorsque j’y habitais, la France me faisait l’effet d’une poudrière d’intolérance tenace. Si c’est une réalité près de 70 ans après la Shoah, rien ne laisse présager que la situation va radicalement s’améliorer à court terme.
Et aussi curieux que cela puisse paraître, j’ai eu un coup de cafard en apprenant que le tueur assiégé n’était pas un néonazi, contrairement à l’une des théories populaires, mais un musulman extrémiste. J’aurais préféré qu’il soit néonazi. Maintenant, je prédis que dans un retournement ironique de situation, ce qui fut ouvertement une agression antisémite va devenir la source de réquisitoires antisémites et hypocrites quand les candidats présidentiels français utiliseront l’histoire personnelle de Merah pour corroborer leur discours limite raciste sur l’importance de la laïcité et de l’intégration, tandis que ceux qui souhaitent minimiser l’atrocité d’une attaque perpétrée par un citoyen français montreront du doigt Israël, évoqué par le tueur pour justifier son attaque d’enfants juifs.
Mais si vous osez le dire, tout ce que vous récolterez sera des regards noirs.
Traduit par Bérengère Viennot
Mis à jour le 24/03/2012 à 16h13

















































Vous avez raison de dire que l'identité française s'est construit contre la religion réduite à la sphère dite privé... depuis un siècle, cela vaut pour toutes les religions implantées via l'immigration... avec plus ou moins de bonheur!!!
Vous parlez d'intolérance... je parlerai plutôt d'une culture d'indifférence... et l'indifférence se heurte aux signes trop voyants...
Vous citez des exemples avec plus ou moins d'amalgames contestables...
La cas d Ilan Halimi m'interpelle toujours... certains voit une haine envers les juifs, d'ailleurs justifiée par les récentes vidéo du principal bourreau. D'autre voit un crime purement crapuleux ( même basée sur une idée reçue courante en France : juif = riche) et une certitude de faire parler à nouveau de lui en provoquant sur un sujet à l'efficacité médiatique garantie
Vos exemples sur les fêtes religieuses, dont le calendrier laic ne respecterait pas me choque encore plus... Aucune religion ne condamne à leur "enfer" pour non respect d'une règle pourtant absolue, en cas de force majeure.. bref, travailler un jour de shabat, si cela est imposé à un juif sans qu'il n'ait d'autres alternatives ne devraient pas poser de pb. A ce que je sache, la sécurité d'Israel est assurée 7j/7 et bien heureusement.
Alors, si j'ai honte d'une France dont le président populaire et populiste dresse les communautés les unes contre les autres, en fonction de leurs ages, de leurs origines, de leur classes sociales, de leurs religions... je ne peux vous laissez dire que la France est une "poudrière" d'intolérance...
D'autant plus d'une américaine qui ferait bien de nous faire partager les remugles d'intolérances et de violence de son pays...
"Vous avez raison de dire que l'identité française s'est construit contre la religion réduite à la sphère dite privé", affirmez vous. C'est rigoureusement faux !La liberté de conscience est une liberté publique. L'article de la loi de 1905 est là pour le rappeler.
La laïcité de 1905 n’est pas exactement celle que prônent les philosophes dits «républicains». Ces derniers veulent que l’espace public soit neutre pour être commun. La loi de 1905 est beaucoup plus subtile: elle dit que ce qui est commun dans l’espace public doit être neutre, et pas le reste. Ainsi dans la discussion de l’article 28, Aristide Briand indique que, désormais, il ne devra plus être mis de signe religieux sur les monuments publics, ou dans les emplacements publics (statues de la Vierge…) mais qu’un particulier pourrait toujours mettre un signe religieux (enseigne, calvaire…) dans un lieu lui appartenant, même se signe est visible dans l’espace public. C’est dans cette logique que les parlementaires ont refusé d’interdire le port de la soutane: quoi de plus personnel et lié à ce dont vous êtes propriétaire (votre corps) qu’un vêtement.
La subtilité de la loi de 1905 s’accorde mal avec le simplisme de la com. de masse, je vous l’accorde.
@David Weber.
Je tiens tout d'abord, afin d'évacuer tout malentendu, que je suis demi-juif, par mon grand père paternel qui s'est fait baptiser chrétien au début du siècle dernier, en plein pogrom dans la galicie polonaise.
Par contre, personnellement, je ne me sens ni juif, ni chrétien, mais citoyen du monde qui crois dans la physique qui m'environne et qui me fascine et qui laisse suffisamment de place à ma spiritualité et mes réflexions philosophiques sans ostracisme aucun, ni prosélytisme pour convaincre les croyants de toutes obédiences qu'ils sont, à mon humble avis, enfermés dans un obscurantisme qui m'est, je dois le confesser, assez incompréhensible.
Tout ça pour dire, qu'hier, me promenant dans un parc de la ville où j'habite, Strasbourg, j'étais malheureux, malgré le beau temps, de voir que de petites tribus s'étaient constituées aux quatre coins de ce parc, pour prendre l'air du printemps, et oui malheureux, parce qu'elles se différenciaient par leurs appartenances religieuses. Les kippas ne s'étaient pas mélangés aux foulards, ni aux croix, et vice versa. Ca me désole.
Pour répondre aussi à l'auteur de ce texte, Rachel, je voudrais dire que je n'aime pas ces scissions qui sont à l'origine de toutes les discriminations et que seul un métissage culturel permettra de mettre fin à toutes ces ignominies appelés racisme, anti-sémitisme et je ne sais quoi encore.
L'avenir n'est pas aux croyances et aux culture des siècles révolus. L'avenir de l'homme est dans le mélange de sa diversité, et non pas dans la l'enfermement aveugle de sa culture.
Ainsi d'une discussion de comptoir on en tire une généralité sur l'état d'esprit de tous les français un peu comme si je disais que tous les militaires américains à l'étranger sont dangereux en prenant l'exemple du massacre perpétré par le sergent Robert Bales puis en s'appuyant sur toutes les exactions de militaires américains dans le monde. Un peu simpliste tout cela
Cet article n'en est pas un. Il mélange des faits de niveaux, d'époque et de type différents (l'affaire Dreyfus, la collaboration vue par Paxton, l'assassinat d'Ilham Halimi, une anecdote dépourvue d'intérêt sur une remarque niaise d'un des amis de la prétendue journaliste au cours d'une conversation) pour conclure que les Juifs ne peuvent pas être à leur place en France, pays par essence antisémite.
Sans développer pendant des pages, on pourrait déjà faire remarquer que si l'affaire Dreyfus a été un élément déclencheur de la pensée "sioniste" chez Herzl, la réflexion sioniste (même si le terme n'existait pas encore) avait déjà commencé avant l'affaire (cf. "Auto-émancipation" de Pinsker) et que l'affaire a cristallisé la pensée sioniste justement parce que Herzl pensait que la France républicaine était à l'abri de cet antisémitisme qui était si répandu dans toute l'Europe de la fin du XIXème siècle.
Il ne paraît pas nécessaire de s'étendre sur les thèse de Paxton relatives à la collaboration par la France dans le massacre des Juifs français, qui là encore ne reposent sur pas grand-chose et surtout écartent des faits fondamentaux : 1. il n'y aurait pas eu Vichy ni lois juives sans l'occupation allemande 2. la France est, après le Danemark, le pays où la proportion la plus grande des Juifs a été sauvée.
Mais surtout, ce qui est le plus grave dans ce torchon, c'est l'idée, profondément raciste en réalité (mais un racisme tellement intégré, qui est aussi celui de Paxton, qu'il ne se rend même pas compte qu'il est racisme pur) que par nature les Français sont antisémites : rapporter la société française du XXIème siècle à celle de l'affaire Dreyfus c'est ne rien comprendre à l'histoire et ignorer cette loi fondamentale énoncée par Tocqueville, à savoir que "chez les peuples démocratiques, chaque génération est un nouveau peuple".
Qui aurait l'idée de rapporter le comportement des Américains vis à vis des Juifs au traitement dont ces derniers étaient l'objet dans les années 30 ? Je conseillerais vivement la (re)lecture de "Portnoy" à la rédactrice de ce pamphlet, elle lui permettrait de se rendre compte qu'à l'époque où le chef du gouvernement français était un Juif, les Juifs américains ne pouvaient pas vivre dans les quartiers wasp : est-ce pour cela que je vais en conclure que les Américains d'aujourd'hui sont de fieffés antisémites ??
Dernière remarque.
Le fond du papier rappelle la campagne menée par Ariel Sharon pour pousser les Juifs français à émigrer plus nombreux en Israël (à une époque de vraie recrudescence des actes antisémites commis toujours par des descendants d'immigrés, mais qui correspondait aussi à la deuxième intifada), à savoir : en France les Juifs étaient menacés dans leur chair, ils seraient plus en sécurité en Israël - l'échec de cette campagne (le nombre de Français juifs émigrant en Israël reste à un niveau compris entre 4 et 5.000 par an depuis des années) suffit à prouver l'ineptie de "l'analyse" qui en était à l'origine.
"Il mélange des faits de niveaux, d'époque et de type différents"
Tout à fait, il y a du lard et du cochon dans cet article.
Désolé, c'est de mauvais goût mais j'ai l'impression que l'auteure de cet article aurait bien besoin de rigoler un bon coup avec des blagues politiquement incorrectes.
En mécréant purement républicain, le discours sur les rejets religieux ne m'intéresse pas car cela n'existerait pas si les adeptes des diverses religions ne tentaient, en permanence, d'imposer leur vision des choses aux autres citoyens. Et le phénomène communautariste tend à créer, par le nombre, cet environnement propre aux croyances partagées dans un contexte législatif qui pourtant aujourd'hui prône la neutralité pour mieux vivre ensemble. Et de temps en temps, la laïcité se réveille pour interdire des actes distinctifs trop voyants ou non conformes à l'idée de respect dû aux autres qui sont autant de contraintes sociales ou sujets de discordes profondes. La religion en France appartient au privé et cela doit être accepté par tous. La sphère publique doit être neutre !
Il est difficile d'admettre pour un "non éclairé" de mon espèce tous ces rites d'autres temps, d'ailleurs antérieurs aux écrits revendiqués fondamentaux par certains qui tendent, soit à inféoder la femme de multiple manières, à contraindre son prochain qui pense différemment, ou bien à martyriser l'animal (l'immolation est un rite païen primitif) en vertu d'interpérations si scientifiques mais si changeantes selon les lectures que chacun fait de ce qui était avant tout les premières règles de vie ensemble des époques moyen-âgeuses. Depuis, la Loi et la démocratie ont changé ce rapport de force figé et suranné. Et chacun doit avoir conscience de cette émancipation majeure de l'homme qui peut emprunter désormais des voies de paix et de vrai progrès. Car retenons une hypothèse certaine, le paradis peut aussi se vivre tout bonnement et humainement sur terre !
Il est tout de même étrange de constater que face à un crime de toute évidence lié au fanatisme religieux, quelqu'un arrive à prétendre que la cause en est la laïcité de la république française.
L'antisémitisme n'est plus celui de l'affaire Dreyfus ; il s'est déplacé. Ce n'est plus le Juif mais l'Arabe qui en est la principale cible. Constat pénible, car il ne se présente plus comme un phénomène localisable, mais bien comme un cancer généralisé de la société.
Merci pour votre article, car quoi qu'en disent les français, il existe belle et bien un antisémitisme latent, sourd, en France. beaucoup de français vous diront le contraire, mais c'est pourtant le cas. J'ai entendu trop de blagues sur les arable (ainsi que les musulmans) et sur les juifs, ou bien sur n'importe quel type d'étrangers pour ne pas en être convaincu. Alors oui ce ne sont que de petites blagues, des allusions, ou autres, mais c'est cela qui au final créé un sentiment d'antisémitisme léger et de xénophobie, dérangeant, en France.
Même s'il ne faut pas mettre tout les français dans le même panier, bien évidemment, c'est la cas. Et c'est d'autant plus accentué car le président lui-même dit que nous avons raison. Ses sujets à lui, les sujets de cette campagne électorale tournent autour et ça, et le gouvernement, relayé par les médias traditionnels encourage ce sentiment et l'amplifie grandement.
Même s'il ne va donc pas plaire à tout le monde, merci pour votre article.
Moi, j'ai entendu aussi des blagues sur les français qui viennent des français eux-mêmes ou pas.
Des blagues sur leur manque d'hygiène, leur lâcheté à la guerre, sur les fonctionnaires, sur leur amabilité, etc.
Faut il voir là un racisme antifrançais latent ?
La France se victimise t-elle pour autant ?
Attention, je ne dis pas que le racisme n'existe pas, ou qu'il n'y a pas d'abus, mais parfois j'ai tout de même l'impression que tout le monde a le droit de se plaindre, sauf si tu es un homme, blanc, chrétien et riche.
Oh je n'ai jamais dit le contraire non plus, au final on vit dans un monde comme ça, de quel bord on soit. Je voulais dire qu'il serait simplement infondé de vouloir nier qu'on vit dans un pays, voir un monde, de plus en plus xénophobe et raciste. De tout bord. L'heure n'est plus à la tolérance. Et il ne faut pas le nier, au nom de la tolérance française, ou de l'hypocrisie générale.
C'est du n'importe quoi ce que vous dite, des blagues ils en existent sur tous les peuples, le soucis c'est qu'a force de parler de racisme à chacune d'elle, il ce passe que maintenant seul un juif peu faire de l'humour sur des juifs, un noir sur des noirs etc.. Prenez l'exemple de La vérité si je ment" que ce passerait-il si c'était produit et joué par des non juifs ? Des gens comme Michel lebb ne pourrait plus professer à présent, des gens comme Lagaffe ne pourrait plus chanter la zoubida, etc... etc... ça en devient du n'importe quoi, des blagues sur les suisses ou les belges nous en faisons depuis la nuit des temps, y a-t-il pour autant la haine du belge ou du suisse ? Non, cela prouve bien, que si il y en a cela vient d'autre chose.
Comme disait coluche "Oui je suis raciste, mais pas plus que les autres" et les gens comme vous qui me dirait qu'il ne sont nullement raciste serait des menteurs. Et nous sommes des millions voir des milliards à être xénophobe, car la xénophobie c'est la peur de ce qui nous est étranger et non pas de ceux qui sont étrangers. Et comme le dit la définition de ce mot, cela peut être effectivement sur une couleur, mais tout aussi bien sur des idéologies.
Beaucoup de juif n'aiment pas les arabes, beaucoup d'arabe n'aiment pas les noirs ou les juifs, beaucoup de noir n'aiment pas les arabes, etc.. etc.. et cela existera toujours, il en est de même pour les français, et pas simplement vis a vis des étrangers de couleur, aillant personnellement beaucoup voyagé en France j'ai été, moi qui suis née a Paris, de parent français considérer comme un étranger dans certaine régions et j'aurais été noir que leur regard n'auraient pas été différent, bref.
Ce n'est pas en multipliant ce genre d'article, ou en espérant qu'un jour nous soyons tous couleur café au lait que les choses changerons, car quand ça ne sera plus la couleur, ce sera un accent, quand ça ne sera plus l'accent ce sera en rapport avec une région, ce qui veut dire qu'ont à beau forcé l'immigration, forcer le mélange multiraciale, faire un Milk-shake de notre culture avec celle des autres, faire sauter nos frontières et faire de l'eu une réplique des états unis, cela ne changera rien du tout, je crois même qu'au contraire ça ne fera qu'empirer les choses, et la comme on pourra plus parler de racisme il faudra bien se rendre à l'évidence que le problème n'est pas du aux couleurs ou aux cultures différentes, mais bien sur l'envie de vivre en communauté ou pas de certains.
Vous avez vécu quatre ans en France, mais j'ai l'impression que vous n'avez absolument rien compris à ce pays. Votre analyse est réductrice, partiale. Votre exemple de l'ami juif et de son ami non juif est tout à fait révélateur. Vous êtes incapable de voir le monde autrement que par prisme religieux. L'ami non juif voulait probablement dire qu'au lieu de s'écharper sur des questions qui pour lui ne mérite qu'indifférence, il est bien plus intéressant d'échanger sur la beauté, la littérature, l'art, la politique au sens noble. Le "vous" ne visait probablement pas les juifs, mais les croyants pratiquant, ça formule était certes maladroite, mais elle ne l'est pas plus que votre analyse.
La question religieuse ne devrait pas être une obsession au point de monopoliser le débat public, et les discussions.
Quant à la question de la collaboration, sachez d'une part que la population française sous l'occupation a, dans son ensemble, été fortement solidaire des juifs, beaucoup de français ayant héberger des juifs. C'est pourquoi, à contrario des juifs polonais que l'on a littéralement exterminé, les juifs français représente la plus forte communauté juive en Europe aujourd'hui.
Enfin, oui la France a une relation difficile avec son histoire, elle a mis 50 ans a reconnaître les horreurs de la collaboration, elle a également mis des décennies avant de reconnaître que la guerre d'Algérie fut une guerre, et encore aujourd'hui la relation qu'a la France avec l'Algérie est houleuse, pleine de non-dit et de culpabilité.
Bref, sa complexité, ses contradictions, ses moments d'ombres et de lumières fait que l'histoire de ce pays mérite plus qu'une analyse à l'emporte pièce digne des discussions de comptoir.
D'ailleurs, avant d'essayer de comprendre la société française, efforcez-vous de comprendre la vôtre, la "tragédie" qu'est la mort Trayvon Martin mériterait également introspection, non? Mais je m'abstiendrais de tout jugement, je ne voudrais pas prendre le risque de paraître trop péremptoire...
Vous avez une vision unilatérale de l'antisémitisme français. Je peux comprendre cette peur latente des hommes et des femmes à afficher leur confession. Par exemple,j'étais choqué qu'une femme musulmane porte un voile intégral mais je suis également mal à l'aise de voir des hommes obligés de porter une casquette de baseball par dessus leur kippa afin de n'être pas être pris à partie. Certes, il y a un antisémitisme chez nous mais il n'est pas consubstantiel à la laîcité. Respecter la liberté de croyance et ne pas afficher de signes religieux à l'école ne veut pas dire qu'il est interdit de le faire dans la rue. Les différentes communautés de notre pays se dressent sur leurs ergots depuis quelques années comme si on se tournait vers les siens plutôt que vers les autres. Quand j'étais enfant dans les années soixante, je ne savais même pas ce qu'était un juif, et nous vivions dans l'ignorance de la religion de nos camarades. Votre texte me fait mal car il dit que je suis antisémite parce que je suis né ici. Sachez que la majorité d'entre nous ne supportent pas les propos ou les agressions contre nos frères de confession juive ou de quelque autre religion.
Il serait temps que tout le monde se détende un peu.
Oui, il y a eu, il y a et il y aura des problèmes de racisme en France, mais comme dans tous les pays.
Mais je trouve qu'on ne doit pas sur de simples exemples se permettre de généraliser ainsi une situation.
La très grande majorité des gens en France ne s'intéressent pas à la religion.
On ne parle de la religion, sur la place publique, que lorsqu'il y a des problèmes ou que certains essayent de la mettre en avant, ce que les français n'apprécient pas du tout.
Si une école juive/musulmane brule, c'est un acte raciste ... par contre si une école publique brule, c'est juste une école publique qui brule.
Des fois, on donne à une cause religieuse à un acte malveillant alors qu'il n'en est rien.
Dans le drame de Toulouse, j'ai vraiment eu l'impression que le plus grave était qu'on s'en soit pris à des juifs, et non pas que ces personnes (et surtout des enfants) soient morts. J'ai eu l'impression que certains français-juifs ont pensé que c'était leurs morts et pas forcément ceux de la France (exemple : enterrement en Israël).
Vous reprochez aux français de ne pas accepter que certaines personnes soient juifs et français, mais j'ai l'impression que certains juifs aussi ... ils sont d'abord juifs et ensuite français.
Alors que moi, j'y vois d'abord des français et même plus largement des être humains ... et je me fous qu'ils soient juifs ou pas.
le plus grave est que ces enfants aient été tués dans ces circonstances atroces!
Le plus grave est aussi que ces enfants aient été tués parce qu'ils étaient juifs, c'est ce que vous oubliez dans votre analyse et qui est pourtant fondamental!
Qu'un juif soit tué c'est un assassinat. Quand il est tué parce qu'il est juif c'est un meurtre rasciste!
"ils sont d'abord juifs et ensuite français"
Je ne partage pas cet avis. J'ai des copains Réunionais (dont un d'origine chinoise !) qui vivent avec moi, ici en métropole.
Ils sont contents d'être Français. Ils pense Français, ils vivent Français, bref, ils se sentent Français. Auncun doute la-dessus.
Mais pour leur enterrement, ils aimeraient que cela se fasse à la réunion.
Cela ne m'ait jamais venu à l'idée de leur dire : "oh lala ! mais tu te sens Réunionais d'abord, et Français ensuite alors !!!"
Pourquoi dés qu'il s'agit de Juif, vous avez cette impression ? S'ils avaient souhaité être enterré en Corse, auriez vous été étonné ? A quel moment cela remue-t-il quelque chose en vous. ( notez que je vous demande ça sans animosité, je pense à voix haute, plutôt. Je m'interroge moi même. )
Il doit être difficile pour une Américaine, même une qui aurait vécu 4 ans en France, de comprendre le sens et le but de la laïcité française. Après tout, un candidat à une élection présidentielle dans son pays se suiciderait politiquement s’il avouait qu’il était athée (Jefferson n’est plus à la mode !)
80% des Américains croient en Dieu. Quelques 50% sont plus ou moins ‘créationnistes’. Même un sage silence de la part d’un candidat sur ses convictions religieuses serait vu avec suspicion ou exploité par un concurrent. Un candidat doit croire en Dieu – même s’il est Mormon et à condition qu'il ne soit pas musulman!
La France diffère des USA sur sa perception des religions – de toutes les religions.
Rachael Levy a un autre problème quand il s’agit de juger le rôle de la religion dans la société. Elle est juive probablement pratiquante, très sensible (et pour cause) des souffrances du peuple juif dans l’histoire, notamment en Europe. Il est difficile pour elle de dissocier certains actes, certains faits historiques, de sa perception de la société française. Vichy n’est pas si loin après tout.
Aussi elle ne comprend pas que, précisément, les lois sur la laïcité en France existent pour séparer une fois pour toute la religion des affaires d’Etat et pour empêcher que les poids d’une religion ou un autre puisse s’imposer sur ses affaires. On est très, très loin d’une religion d’Etat comme en Israël (ou en GB et en Grèce d’ailleurs)
Mais ces lois n'empêchent en aucune sorte la pratique d'une religion.
Il suffit de comparer les primaires socialistes en France avec les primaires républicains aux USA pour voir l’océan qui nous sépare. Aucun des socialistes n’a parlé de religion. Les candidats américains eux jurent tous que « in God we trust ».
Notons en passant que la qualité du débat dans les primaires américains illustre bien que la remarque du monsieur sur la terrasse de café qui aurait stimulé sa réflexion était bien fondée ! «Tu vois? C’est ça la différence entre vous et nous» s’exclama-t-il en nous lançant un regard noir, au parisien juif et à moi. «Pendant que vous passez votre temps à discuter de ça, en France nous débattons de culture et de politique.»
Ce que Mme Levy a surtout mal compris c’est le pourquoi de la laïcité française. Elle ignore, peut-être, qu’en 1871 la bourgeoisie, essentiellement catholique, avait réprimé avec violence la Commune (30 000 morts – communards, socialistes, républicains dont certainement des juifs) et qu’elle a fait érigé le Basilique de Montmartre (le Mont des Martyres !) pour célébrer cette ‘victoire’
Elle ne sait peut-être pas que l’armée française, humilié à Sedan en 1870, a participé avec enthousiasme à ce massacre des citoyens.
Les liens entre la caste des officiers de l’armée et les antidreyfusards étaient manifestes. Cette caste a pu trouver toute sa splendeur en 1940 avec l’arrivée de Pétain à Vichy – anticommuniste, antisémite, antirépublicain. Mais chrétienne – de préférence catholique !
Mme Levy dit juste quand elle prétend que « les américains tiennent à la liberté de religion, les Français eux tiennent à la liberté loin de la religion »
Ce qui est dommage c’est qu’elle ne comprend pas les raisons. Ni leur valeur démocratique.
Vous ne voyez le monde qu'à travers vos yeux:
Un catholique en France peut pratiquer sa religion!
Un juif ou un musulman doit demander à son patron (Et c'est souvent refusé) un jour de congé pour ses fêtes religieuses!
Des examens peuvent "tomber" vendredi ou samedi mais jamais dimanche!
Maintenant on voudrait interdire le Halal et Le Cacher! seuls des juifs et musulmans comprennent ce que çà représente!
Ce n'est pas du racisme, et je ne demande pas que les fêtes musulmanes et juives soient fériées. On doit tenir compte de l'histoire de la France, mais arrêtons de célébrer la laîcité à la Française qui est loin d'être parfaite!
@Yeesss : mes yeux sont ceux d'un athée. Je suis donc parfaitement d'accord avec vous que l'octroi des jours de congé pour des raisons religieuses est un archaïsme et incongru dans un pays laïque.
Trouvons ensemble de meilleurs raisons pour faire la fête!
L'antisémitisme est hélas encore bien présent en France!
Il ne se manifeste plus par des invectives mais par des préjugés! Lorsque l'on fait le raccourci juif=riche c'est de l'antisémitisme!
Lorsque comme je l'ai lu sur beaucoup de commentaires (pas sur slate) que l'assassinat des militaires est à mettre sur le même plan que celui des écolières juives c'est de l'antisémitisme!
Lorsque Catherine Ashton (elle n'est pas française, je sais) compare l'assassinat de Toulouse aux enfants morts à Gaza c'est de l'antisémitisme!
Cet antisémitisme est hélas nourri par la couverture disproportionnée et partisanne par les médias du conflit israélo-palestinien.
"Lorsque comme je l'ai lu sur beaucoup de commentaires (pas sur slate) que l'assassinat des militaires est à mettre sur le même plan que celui des écolières juives c'est de l'antisémitisme! "
Pardon? pouvez-vous m'expliquer en quoi l'un est plus grave que l'autre je suis très curieux?
Après avoir lu avec attention votre billet, je ne m'y retrouve pas.
Le juif français que je suis ne se reconnait pas. Et j'ai dejà remarquer que personne ne soulignai que le mot juif, signifit deux choses bien distinctes dans le vocabulaire francais:
1: Juif signifit "personne dont la religion est le Judaïsme". Alors certes, j'ai eu de par mes parents une education religieuse, mais mon pragmatisme scientifique m'a conduit à rejeter en bloc tous ces contes et legendes.
2: Juif signifit " quelqu'un dont les parents sont juifs, issu du peuples juifs".
Donc de par la définition 2 je suis juif, mais non croyant, ce qui parait pour le tout venant inconcevable...
Et encore, je passe volontairement sur l'association quasi inevitable de "sionisme" et "juif".
Le vrai probleme en france, c'est que "Juif" signifit plusieurs choses qui doivent etre dissociés.
Alors je suis obligé de m'expliquer à chaque que je dis "Je suis Juif."
Parceque je suis francais, athé et juif!
Et sans sympathie pour l'etat d'Israel!
Et oui, je souhaite que les religions ne s'invitent pas dans le débat culturel et politique.
Et arretons d'utiliser le mot antisémite (rapport à Sem le fils de noé, qui aux yeux de la legende donne naissances aux juif et arabes).
Utilisons les bons mots, parlons actes "antijuif" ou "AntiIslam".
"Juif" à certes, plusieurs sens, mais ce n'est pas un gros mot. D'ailleurs qui a inventer le terme "Israëlite", pour avoir à eviter de dire juif.
Ne faites pas croire au gens qu'il ne fait pas bon vivre d’être Juif en France. Ce n'est pas pire que d’être un Falacha (Juif d'origine ethiopiennne)en Israël.
A Zarl2mars
Il y a dans le vocabulaire français une double définition du mot juif que je trouve particulièrement dérangeante.
Juif : personne dont la religion est le judaïsme . Tout à fait d'accord.
Juif : quelqu'un dont les parents sont juifs . Cette définition devrait être supprimée. Ou alors il faut admettre qu'il existe une ethnie juive et c'est insupportable, à mon avis .
faire le procés de la laicité par quelqu'un qui ne la comprends pas c'est dérangeant car celle ci est justement garant de notre cohésion qui évite le communautarisme telle qu'il existe aux usa avec les juifs entre eux, les noires ensemble et les latinos de leurs cotés....
parler de merah comme un antisémite certes mais en oubliant volontairement le fait qu'il a tué des personnes d'origine magrébine pour accentuer vos propos .
vous soulignez l'image reçu juif=riche dans l'affaire halimi dans ce cas ceux sont de petits caids de banlieue sans educations mais je vous parlerez d'un homme intelligent journaliste et ecrivain qui peut penser et dire surtout "La plupart des trafiquants sont noirs et arabes" cette personne est juive j’imagine que vous la condamnerai aussi.
Vous prenez des raccourcis et vous faites des amalgames et des jugements irrationnels
je vous amène a cette histoire le meurtre de Trayvon Martin, un jeune noiraméricain de 17 ans, abattu par un homme blanc qui faisait des rondes pour surveiller son quartier en Floride , le tueur est en liberté si je me réfère a votre analyse quelle serait la conclusion?
Et je n'ose parler de l'Irak ou votre pays a inventer des preuves pour l'attaquer vous semblez oubliez le racisme anti français qu'ily a eu car nous avons refuser de prendre part a cette mascarade alors quelle conclusion dans ce cas ? vou setes un pays violent et barbare assoifé de sang pour du petrole serait il juste de dire ça ? je ne le pense pas mais tout depend si je dois reflechir comme un français ou un americain :)
Jouissif !
Madame,
Vous devriez essayer de comprendre qu'une personne est française du fait qu'elle a reçu une éducation générée par une culture spécifique, et qu'elle partage un certain nombre de valeurs, parmi lesquelles, à notre époque, la laïcité ; et non parce qu'elle a vécu, ou même qu'elle est née en France.
Pour un français "ordinaire" la religion doit demeurer dans la sphère privée et passer après la citoyenneté.
Quant à l'intolérance et à l'antisémitisme qui existeraient en France, vous n'avez pas forcément tort de vous interroger à propos de leur existence ; mais, avant d'aller plus avant dans votre réflexion, vous devriez lire l'ouvrage intitulé "Histoire juive - Religion juive : le poids de trois millénaires" (I.S.B.N : 2-903279-18-7) écrit par l'éminent Israël Shahak, juif et citoyen israëlien, qui a malheureusement quitté ce monde en 2004.
Seule la discussion objective entre personnes intellectuellement honnêtes peut faire avancer les choses dans la bonne direction.
Le peuple français a vécu 1300 ans sous un régime totalitaire religieux. La fin de cet âge sombre, la Révolution, a permis d'enclencher une processus qui a extrait la religion de la vie publique, y comprit par la force. Mais ne tombez pas dans l'angélisme, les religions du Livre ont usé de la violence à très grande échelle partout où elles se sont imposés, ce n'est qu'un juste retour de l'histoire. Extraire un corps étranger du corps humain nécessite une opération parfois douloureuse mais le soulagement ne tarde pas.
Jean Meslier a ouvert la voix, il a comprit la fausseté de toute les religions et on en tiré les conséquences. La plupart des philosophe des lumières ont connu, étudié et intégré les enseignements de son Testament dans leurs écrits puis dans le cadre idéologique de notre République.
Notre nation repose aussi sur le concept de communauté et de projet commun. Cet esprit de corps a en grande partie était forgé sur le champs de bataille, il a permis d'unir les régions, mais il a échoué avec nos colonies, projet trop ambitieux. Le refus de faire de ces peuples des français à part entière a provoqué la décolonisation et le replis sur les DOM TOM. Notre nation est intolérante, oui, nous exigeons de tous la discrétion concernant la foi, car nous savons que c'est un facteur de division et de conflit. Vos dieux ont besoin de vous voir déambuler avec une perruque ou une sac à patate sur le tête pour vérifier que vous êtes bien soumis à leurs dictats?
Nous ne supportons pas l'endogamie, le fait que les mariages mixtes avec des musulman(e)s ou des juiv(e)s soient difficile génère chez nous un sentiment de refus d'intégration. Pour de nombreux français, les juifs et les arabes sont réputé comme étant particulièrement racistes. Je crois savoir que dans vos pays anglo-saxon les mariages mixtes sont mal vu par toutes les communautés, cela nous semble terriblement raciste. Même notre parti d'extrême droite ne s'y oppose pas.
Nous n'avons pas de leçon à recevoir de la part des américains sur ce sujet, l'antisémitisme était très présent avant la Shoa chez vous aussi, les panneaux interdit aux juifs et au noir était courant dans les commerces et clubs. Le seul pays qui a fait de l'antisémitisme sont liant national, c'est l'Allemagne, Nietzsche l'explique dans ses écrits, commentant en temps réelle la formation de cette nation qui va ensuite embraser le monde. L'alliance de fait entre vos évangélistes et l'extrême droit israélienne ne doit pas masquer votre passé et vos sentiments profonds. Nous n'avons jamais eu de politique d'apartheid concernant les noirs, ceux qui avaient la nationalité avaient les même droits, certains ont même combattu comme officier de haut rang durant la révolution (Dumas père, Belley, Toussaint, Chevalier de Saint George), chose inconcevable dans votre armée qui n'a accepté les noirs combattants que très tardivement.
"Le peuple français a vécu 1300 ans sous un régime totalitaire religieux. La fin de cet âge sombre, la Révolution, a permis d'enclencher une processus qui a extrait la religion de la vie publique, y comprit par la force."
Un régime totalitaire religieux ? D'où sortez-vous que la France ait été pendant 1300 une théocratie ? La France a été une monarchie, très liée à l'Eglise certes, mais il suffit de connaître les différends entre Philippe le Bel et le Pape Boniface VIII pour balayer votre argument.
D'ailleurs, contrairement à ce que vous croyez, l’Église a entraîné beaucoup d'évolutions positives en France. Il serait temps de le rappeler.
Ensuite, parler de "la fausseté des religions", il n'empêche que les révolutionnaires ont inscrit l'Etre suprême dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
Dire que l'Allemagne a fait de l'antisémitisme son liant national est faux et insultant. La nation allemande s'est forgée autour de la langue allemande avant toute chose.
D'ailleurs dès l'abolition de l'esclavage, des régiments noirs ont combattu pour les Nordites pendant la Guerre de Sécession et sont distingués au combat. N'avez-vous jamais entendu parler des soldats-bisons dans l'Ouest américain à la fin du XIXème siècle ?