Christine Lagarde, ministre de l'optimisme
- Christine Lagarde. Andrew Winning / Reuters -
Christine Lagarde a bien du mérite. Quoi qu'il se produise dans le monde, quoi qu'il advienne en France, rien ne l'atteint. Car telle est sa mission: faire profession de bonne humeur. Nicolas Sarkozy l'a nommée à cette fin. Son rôle: nier l'évidence, et assener la confiance. Alors elle s'y plie, avec une ardeur désarmante qui transforme le noir en blanc, l'ombre en lumière, et le drame en comédie.
La crise des subprimes éclate à l'été 2007: rien à craindre. Le nuage toxique des produits dérivés ne touchera pas l'Europe et encore moins la France, protégée qu'elle est par la nouvelle présidence de Nicolas Sarkozy.
La croissance fléchit au début de l'année 2008! Allons donc, un simple accès de faiblesse, le remontant du paquet fiscal aura tôt fait de mettre l'économie française sur ses rails.
Août 2008, la récession pointe! C'est l'Insee qui l'annonce. Que nenni! répond notre indémontable ministre. Les fondamentaux de l'économie française sont bons, et la Loi de finances pour 2009 peut sans risque afficher un objectif de croissance supérieur à 1%. Elle nous l'affirme, pour une fois, sans rire.
Arrive l'automne noir, les catastrophes s'accumulent. Le système bancaire craque. Christine Lagarde est encore là avec son sourire dont on ne sait s'il traduit une naïveté ou une ironie: tout est sous contrôle. Le pire est derrière nous, et la voilà prophète. Le plus gros de la crise est passé, l'horizon s'éclaircit, le bout du tunnel arrive, Christine Lagarde veut y croire. Elle n'y voit plus, mais elle sait où elle va. Elle est perdue, mais sur le bon chemin. Et haro sur les oiseaux de malheurs de l'opposition qui parlent d'une récession supérieure à 3%.
Et pourtant, quelques mois plus tard, c'est bien le chiffre officiel qu'indique le gouvernement. Rien de grave, nous dit la boutefeu, la chasseuse de pessimisme, l'enjouée des statistiques. C'est plus terrible ailleurs nous dit-elle, en Espagne, en Allemagne, en Angleterre. Là-bas, c'est le drame, la tragédie. Ici, un oasis. Rendez-vous compte: le nombre de chômeurs progresse de plus de 60.000 par mois, la production industrielle recule, la consommation se rétracte. Pas de quoi s'affoler nous, dit la vestale de Bercy.
Et voilà que l'OCDE nous annonce pour l'année 2010 un déficit public supérieur à 8% du PIB et un endettement des administrations publiques qui pourrait atteindre plus de 80% de la richesse nationale avant 2011. Pas de quoi faire ciller d'inquiétude notre grande argentière sans argent. Il n'y aura pas d'impôts en plus, pas d'avantage de cotisation et ne lui parlez pas de la CSG ou de la TVA sociale. Non. Nos comptes publics se rééquilibreront tout seuls, d'un bond, mécaniquement dès lors que la croissance aura retrouvé son rythme fracassant de 2% l'an. Un miracle!
Brave Madame Lagarde. Elle voudrait nous rassurer, nous cajoler, nous cacher notre misère ou plus exactement celle de sa gestion. Et à force de paroles aussi creuses que les brèches de son budget, de prévisions aussi fumeuses que les promesses de son chef, elle voudrait rétablir la confiance avec ce que les Britanniques appellent le «wishful thinking» qui consiste à affirmer ce que l'on voudrait faire croire aux autres, peut-être en y adhérant soi-même, et qui relève tout simplement de la méthode coué. Drôle de jeu que celui de Madame Lagarde.
Préposée aux bonnes nouvelles en période de crise, confinée à la publication de communiqués victorieux, sans rapport avec la réalité de nos déboires quotidiens, assignée à convaincre nos partenaires en Europe et dans le monde que la France est la terre de résistance à la crise, le centre d'un nouveau capitalisme, la matrice d'une stratégie de relance exemplaire. Elle imagine faire de la communication, et la voilà propagandiste: tant de bonne volonté au service d'une si mauvaise cause. Elle croit que l'économie, ce sont des mots, des paroles, de la psychologie, et qu'il suffit de dire que tout va bien pour que le ciel, par miracle, s'éclaircisse. Comme si la météo obéissait à Madame soleil.
Elle-même s'attache avec constance, abnégation, dévouement. Sans rechigner, au point même de mettre un béret sur la tête dans une émission de la télévision américaine, et avec un maniement parfait de la langue anglaise pour montrer combien la France a changé avec Nicolas Sarkozy et combien elle est prête à adopter la langue de Shakespeare pour convaincre les Anglo-saxons que, désormais, leur modèle est le nôtre.
Alors, en ce moment si difficile pour les Français, j'aurais mauvaise grâce à accabler Madame Lagarde. Il en faut au moins une dans notre pays qui pense sincèrement que la politique économique actuelle est la bonne.
Nicolas Sarkozy lui doit bien une promotion. A Bruxelles, elle sera libérée de ce rôle ingrat de «Madame tout va bien» et nul doute qu'un jour elle sera, à la commission européenne, appelée dans quelques mois à sanctionner la France pour déficits excessifs. Et elle le fera avec le même zèle qu'aujourd'hui.
François Hollande
Image de une: Christine Lagarde. Andrew Winning / Reuters
Mis à jour le 13/05/2009 à 22h18














































"Alors, en ce moment si difficile pour les Français, j'aurais mauvaise grâce à accabler Madame Lagarde."
>> C'est tout de même un peu ce que vous faites, non??
Que voilà un joli talent de plume ! Quel dommage qu'il ne soit pas mis au service du P.S., qui aurait tant besoin que quelqu'un secoue leur cocotier, comme vous le faites si bien, pour ne pas prendre une pile aux élections européennes.
Reconnaissez que la crise aidant vous jouez sur le velours.
Cependant madame Lagarde a bien du talent aussi, puisque sa "propagande" comme vous dites a passé la Manche, et que The Economist a installé Nicolas Sarkozy sur un piédestal tandis que Gordon Brown figurait presque sous terre, en couverture du journal, s'il vous plaît !
A propos de l'ironie sur la plaisanterie du béret, ne serait-ce pas comme on dit chez nous, l'Hôpital qui se fout de la Charité ?
Pour finir, je dirais que je suis heureuse de constater que vous pouvez vous occuper agréablement sur slate.fr au lieu d'avoir à vous morfondre en Corrèze.
Je suis sur qu’elle sera sensible au compliment. En 10 ans comme secrétaire du PS vous en avez essuyé des tempêtes, avalé des couleuvres, mangé votre chapeau toujours en gardant le sourire et avec le sens de l’humour qui vous caractérise.
Si vous n’étiez droit dans vos bottes socialistes, je vous soupçonnerais, à travers ce texte, de tenter de faire vos offres de service en remplacement de Mme Lagarde !
Madame Lagarde ne peut pas dire la vérité et pourtant elle la connait, il va bien falloir dire au Francais ce que Fillon avait commencé à faire en disant que la france est en faillite.
-Endettement insuportable, dégradation de la note de la dette pour dans quelques mois.
-Chute de la production industrielle , du à des désinvestissement massif en France :ceux ci étaient programmé depuis longtemps par les industriels, et ils attrapent l'opportunité de vider les sites les moins rentables et problématiques (les sites francais).
Chomage chronique.
-Impossibilité d'augmenter les impots; étant déjà le pays le plus cher de la planète dans ce domaine.
-Et l'Euro qui va exploser les plafonds
Ce cocktail programme la faillite (type Argentine des années 80: les fonctionnaires ne seront plus payées) et l'inflation à 15% minimum pendant 5ans.
Qui veut entendre ca ? personne, et pourtant on y va direct......
Monsieur Jones, prenez-vous les slateurs pour des débiles mentaux ou quoi ?
Chaque fois que vous intervenez, vous nous servez la même rengaine, et ce depuis des semaines.
Combien de fois nous avez-vous fait le coup de l'Argentine en faillite, disant que nous y allions tout droit ?
Est-ce que vous travaillez en service commandé à la démolition du moral des Français ?
Je vous assure qu'on finit par se poser la question !
Au début, je trouvais les propos de Mr Jones caricaturaux.
Maintenant je les lis pour rigoler un peu. Pas de surprise, on retrouve toujours les mêmes rengaines. Et cette condescendance de la personne qui croit tout savoir.
Je pense que Mr Jones devrait quitter rapidement et définitivement une France qu'il déteste un peu plus à chaque post. Cela lui évitera un ulcère de l'estomac ou une dépression nerveuse.
Mais je ne doute pas que, une fois loin de la la France, il gardera une carte de sécurité sociale pour pouvoir venir se faire soigner ici le jour où il sera malade.
Cette posture est indissociable de son job.
Les médias catastrophistes pour des raisons commerciales, une opposition qui l'est autant pour des raisons politiques, il faut bien, c'est la règle du jeu, que la ministre n'en rajoute pas. Car on sait bien que le pessimisme est en matière économique une prédiction réalisante, comme disent les psychologues.
SVP Mr Hollande, un peu de créativité dans vos tribunes. Vous avez la chance d'avoir un public large qui vous lit et vous écoute. Utilisez cette opportunité de manière plus constructive.
Incorrigible Mr Hollande ! ne pouvant plus taper à bras raccourcis sur Nicolas au risque de se faire encore taxer d'anti-Sarko primaire, voila qu'il tire à boulets rouges sur C. Lagarde. C'est petit et guère constructif encore une fois.
Les compétences de Mme Lagarde ne peuvent être remises en cause, sans doute Hollande n'a-t-il pas eu son CV entre les mains?
Qu'elle tente ou essaie de faire preuve d'optimisme, cela fait partie du jeu; si elle faisait preuve de pessimisme, elle serait taxée de catastrophisme par le même Hollande.
Au moins Mr Hollande fait preuve de créativité avec un nouveau métier non répertorié à ce jour: Bonhumeurier, à savoir,distillateur de bon humeur.
Et puis, en mettant un béret sur la tête, elle fait preuve d'auto-dérision. Le truc dommage, c'est qu'elle ne peut le faire qu'à l'étranger, inimaginable (cf Dati avec les jeunes de l UMP) de se détendre un peu en France quand on est personnage politique...
C'est vrai qu'avec vous Mr Hollande tant de petitesses dans le discours ne nous donne pas envie de l'être, de bonne humeur! Et tant de mépris et d'incorrections dans vos propos vis à vis de Mme Lagarde, c'est un peu gros tout de même. Que vous a-t-elle donc fait , ou pas fait, pour mériter cette diatribe incongrue?
A qui le tour la prochaine fois?
Alors à quand un peu de concret dans vos chroniques ?
A vous lire,
Le camarade s'offre, à juste titre,
une partie de jeu de massacre
(la foire du Trône bat son plein)
sur une figure gouvernementale.
Le nombre des vedettes dans l'équipe,
à laquelle il peut ajouter sans déplaire
quelques conseillers de palais
et d'actuels parlementaires
de la majorité
garantit à l'exercice
une longue série payante.
En même temps, quel aveu d'impuissance !
Quelle dégringolade pour le premier opposant
qui porte quand même sur sa photo réjouie
la responsabilité d'avoir accompagné,
(d'aucuns disent que ce fut délibéré,
que, pire, ce n'est pas terminé)
la désintégration de son parti !
Quel maître auras-tu donc servi,
toi qui reproches à autrui
d'avoir l'attitude basse ?
Et avec quel résultat ?
Celui de n'avoir qu'un droit
aujourd'hui, sous couleur socialiste,
se mettre entièrement et sans réserve
au service de la reconstruction !
A ce soir donc, camarade,
au cirque d'Hiver,
où il y aura sûrement
un rôle de Monsieur Loyal,
plusieurs, de clowns
et plein de petits coeurs,
sans gages, qui y croient toujours.
Il en coûte, crois-le, de tourner
ici encore la soupe aigre
mais l'exigence interne
devance l'externe.
Dès le 1er paragraphe, le décor - un tantinet machiste - est planté dans cette phrase :"Nicolas Sarkozy l'a nommée à cette fin. Son rôle: nier l'évidence, et assener la confiance. Alors elle s'y plie, avec une ardeur désarmante qui transforme le noir en blanc, l'ombre en lumière, et le drame en comédie. "
D'un coup d'ironie méprisante, vous classez son ministère dans la comédia del arte béni oui oui !
Mazette ! Quelle forfanterie de la part d'une personne politique comme vous !
Non seulement, votre bilan de 10 ans à la tête du P.S. est plus que mitigé au regard de la faiblesse, de la division de ce parti et des deux retentissants échecs aux présidentielles mais vous jugez quelqu'un alors que vous n'avez jamais été ministre.
Décidément, votre confiance en vous est grande.
Enfin, quand vous écrivez :"Elle-même s'attache avec constance, abnégation, dévouement. Sans rechigner, au point même de mettre un béret sur la tête dans une émission de la télévision américaine, et avec un maniement parfait de la langue anglaise pour montrer combien la France a changé avec Nicolas Sarkozy et combien elle est prête à adopter la langue de Shakespeare pour convaincre les Anglo-saxons que, désormais, leur modèle est le nôtre", j'ai le sentiment que votre aveuglement est grand concernant certaine personne de votre entourage.
Comment qualifiez la constance, l'abnégation, la bourditude récurrente d'une certaine Ségolène Royal que vous avez tout de même soutenu pour la mener à la candidature de 2007 ? Comment qualifiez-vous ses apparitions quasi-religieuses sur la scène du Zénith, à Charletty, à Dakar dans son boubou ou en Guadeloupe à déverser sa haine?
Notons que Mme Royal n'a pas les responsabilités ministérielles d'une Madame Lagarde et aurait été bien inspirée de manier la langue de Shakespeare lors de son voyage au Liban face aux représentants du Hesbollah.
L'une vous fait peut être rire du fait de sa soi-disante soumission, l'autre vous fait grincer les dents et pourtant, vous n'avez signé aucun article sur cette dernière.
Alors de grâce, avant d'émettre de tels jugements réducteurs et machistes primaires, faites le ménage chez vous et nous en serons bien satisfaits.
Aucun!
Hollande a presque raison. Je considère qu'avec son optimisme régulierement et imperturbablement béat, Madame Lagarde se moque vraiment du monde. Avec son air hyper sérieux Madame Lagarde trompe son monde et prend un peu trop les français pour des primates. 10 fois elle a fourni des prévisions et 10 fois elle s'est lamentablement plantée, très, très largement. Dans n'importe qu'elle société un tant soit peu rigoureuse Madame Lagarde se serait faite virer depuis bien longtemps. A tous ces démagogues du gouvernement donneurs de leçons à tout va et sans vergogne, nous n'attendons qu'une seule chose de votre part: faites votre travail convenablement et rélalisez les objectifs qui vous ont été assignés!
... M. Hollande critique. C'est son role d'opposant. Mais il se garde bien de nous dire ce qu'il ferait, lui, s'il etait ministre de l'economie. Prefererait-il nous dire que l'economie mondiale est au bord du gouffre, qu'il va falloir relever les impots et travailler plus longtemps ? Le PS n'ayant jamais eu de courage politique en matiere de reformes necessaires mais douloureuses, j'en doute. Par exemple, les socialistes se sont bien garde de reformer les retraites quand la situation economique etait favorable en 2000, choisissant de preserver la popularite de Jospin afin de remporter la presidentielle de 2002, avec le resultat que l'on sait...
M. Hollande ne repond pas a la veritable question qui se pose : "Un ministre de l'economie doit-il toujours dire la stricte verite, ou bien lui est-il permis, voire recommande, d'embellir les choses en esperant creer un choc de confiance ?". Il n'y a pas de reponse simple a cette question, tant les enjeux sont importants. Le choix de Mme Lagarde est fait; et si c'etait encore ce qu'il y a de mieux a faire ? Si dire toute la verite revient a plomber encore plus la croissance, ca n'en vaut pas la peine.
Personne n'est dupe de toute facon. Du moment que le gouvernement s'active en coulisse pour regler les problemes qui peuvent l'etre, c'est l'essentiel.
Sans rechigner, au point même de mettre un béret sur la tête dans une émission de la télévision américaine, et avec un maniement parfait de la langue anglaise pour montrer combien la France a changé avec Nicolas Sarkozy et combien elle est prête à adopter la langue de Shakespeare pour convaincre les Anglo-saxons que, désormais, leur modèle est le nôtre.
Christine Lagarde a travaillé de nombreuses années aux USA dans un grand cabinet d'avocats, je ne vois pas pourquoi elle se forcerait d'un coup à faire table rase de son passé et faire semblant de ne plus savoir parler anglais ? Pour le coup du béret vous feignez d'ignorer le caractère humoristique de l'émission d'une part et le fait qu'elle ne le fait que pendant quelques secondes à la toute fin de l'émission d'autre part, manque de fair-play, oh zut un mot anglais, euh manque de juste-jouer... Ce genre de remarques n'étaient pas du tout nécéssaires à votre exposé et nuisent même à votre propos car on y sent comme des relents de jalousie en fait (elle a raté le concours d'entrée à l'ENA mais est quand même ministre et pas vous...)
D'une manière générale les attaques ad hominem et le dénigrement systématique de l'opposant sont des techniques de rhétorique qu'on emploie lorsqu'on n'a pas d'arguments valables à opposer, si vous avez de tels arguments alors pourquoi vous abaisser à utiliser ces méthodes ?
Votre chronique est à la fois très talentueuse et trop facile. On ne comprend toujours pas en quoi le PS aurait mieux su faire face à la crise. Que croyez vous, qu’en vilipendant ainsi la politique du gouvernement les électeurs vont mécaniquement reporter leurs voix sur le PS ? Oui, c’est efficace pour les « petites » élections, mais il faut vraiment faire mieux que ça !!! La stratégie visant à tout critiquer de mauvaise foi afin d’emmagasiner les déçus de Sarkozy ne marchera pas ! A quand un vrai et grand parti constructif d’opposition ? Il ne faudra pas commencer à se bouger fin 2011, car il sera déjà trop tard : un profond bouleversement de l’image qu’ont les français du PS est nécessaire, ce qui exige un changement d’attitude de ses leaders et qui ne se fait pas en six mois. Quand commencerez vous vraiment à faire de la politique, c'est-à-dire donner des réponses aux problèmes des français ? N’oubliez pas qu’en ce sens Sarkozy avait commencé à gagner son élection dés 2003. Etes vous satisfait d’être le parti des élus locaux ?
On retrouve la même nervosité des « Slateurs » que sur le texte de BHL. François Hollande est plutôt courageux de venir sur ce site et nous pouvons que nous réjouir qu’il se prête au jeu. Tant pis si je me fais souffleter par Marianne Arnaud mais j’ai envie de vous dire « Soyez cools ! ».
Personnellement, je ne vois aucun courage dans cet article qui, une fois de plus, ne propose rien. De plus, il concentre ses attaques sur une personne, ce qui non seulement n'amène rien au débat, mais en plus est très limite en terme de procédé.
Finalement, FH fait à Christine Lagarde ce que les Guignols lui ont fait: Il essaye de la faire passer pour une idiote simplette alors que chacun sait que ce n'est pas le cas. N'oublions pas qu'ellle a dirigé Baker & McKenzie, l'un des plus grands cabinets d'avocats au monde.
Il est courageux pour un homme politique de tenir un blog dans un endroit ouvert comme slate. Ils ne sont pas si nombreux à avoir cette audace. Beaucoup préfèrent les espaces fermés où ils peuvent filtrer eux-mêmes les commentaires.
"Et elle le fera avec le même zèle qu'aujourd'hui", dites-vous. Ca veut dire que c'est mal de bien faire son travail? Si vous étiez Commissaire Européen, vous vous efforceriez de faire votre travail sans zèle?
Est la pire mascarade que j'aie pu voir depuis longtemps.
Entre les loi pro-lobbies, entre les propos calamiteux du président sur la recherche, sur les affaires étrangères, entre les arrangements entre amis...
Mais n'y a-t-il pas une seule personne dotée d'un QI un peu plus élevé que 20 dans cette équipe ?.
Lagarde est une incompétente dans ce domaine, c'est flagrant et le nombre de tabloïd dans la presse étrangère la faisant passer pour une bouffonne sont légion.
Je ne sais pas si ils se rendent compte que nier les evidence ne va , à terme, pas les servir du tout.
Remember Tchernobyl.
Hallucinant.
Hallucinant le niveau auquel est parvenu la propagande du parti au pouvoir.
Imcompetente, oui, persuadée d'avoir raison envers et contre tous, oui.
Je hurle lorsqu'on parle du CV de la dame ( cf Wikipedia).
Qu'on m'amène UN seul élément ayant rapport avec des qualités en matière économique et je changerais d'avis.
Voila pourquoi elle est d'une nullité absolue, ce qui est reconnu partout à l'étranger.
Sortez un peu de l'hexagone et allez faire un tour dans le vaste monde, c'est édifiant !
Si on appelle le SAMU pour cause de forte douleur à la poitrine et difficulté respiratoire, on ne demande pas d’être rassuré par téléphone par un médecin blagueur. On demande des soins d’urgence.
Si un bateau de croisière entre en collision avec un objet en pleine mer, les croisiéristes ne demandent pas d’être rassurés par un capitaine blagueur. Le rôle du capitaine est d’assurer la sécurité des passagers : les informer de la situation réelle, dire si le bateau prend l’eau, rappeler l’emplacement des gilets de sauvetage et la procédure de mise à l’eau des canots de survie.
Le meilleur gouvernement n’est pas celui qui dira avec le plus d’emphase et bonhomie que tout va bien, même quand ça va mal.
Nos urgentistes de la France en crise et notre capitaine de l’économie qui coule doivent rendre des comptes devant les français !
Que des attaques ad hominem, comme vous le faites avec Sarkozy. Personne n'a vu venir la crise, et nul ne peut prévoir ce qui va se passer dans les mois à venir. Et vous, vous la critiquez parce qu'elle est trop optimiste et parce qu'elle s'est trompée?
Vous oubliez un peu vite qu'il s'agit dans une large mesure d'une crise de confiance, et qu'on ne restaure la confiance qu'en étant optimiste, pas l'inverse.
QUE PROPOSEZ VOUS??? RIEN !!!!! Comportement irresponsable au moment ou la France a besoin de toutes les énergies et de toutes le idées pour nous en sortir. D'autant que vous avez les coudées franches pour être libre dans vos propos, non?
Vous avez largement contribué au déclin de la France avec vos potes du PS au pouvoir, en ne menant aucune des réformes importantes, tout en favorisant la mise en place des stocks options notamment. La bourse ne s'est jamais aussi bien portée que sous Jospin. Faites ce que je dis, pas ce que je fais...
SVP, disparaissez du paysage politique français, vous avez fait votre temps, vous avez eu le pouvoir au PS, vous n'avez laissé que des ruines, on sait ce que vous valez, alors laissez la place aux jeunes... Mais vous avez raison, le cumul des mandats, ça a du bon. La place est bonne, tant que ça dure, c'est tout bénef... Le coeur à gauche, le portefeuille à droite!
J'avoue être très déçu par la participation de François Hollande dont j'attendais tant à Slate. En effet, la plupart de ses interventions sont totalement prévisibles, convenues et n'apportent pas grand chose aux débats qu'il aborde. J'ai du mal à comprendre qu'un homme, qui est libéré des contraintes de la politique à court terme, ne nous livre pas une réflexion plus originale et moins stéréotypée. On a envie de lui dire : "Déboutonnez-vous, Mr Hollande!". On sait très bien que vous vous opposez farouchement à la droite en général, et à Mr Sarkozy en particulier; On a très bien compris votre ligne politique mais si vous venez dans Slate pour nous le répéter encore et toujours, il est vrai qu'on risque de faire un détour quand on verra votre nom signant un article.
Slate, pour moi, n'est pas un journal de propagande où il faut remplir les colonnes pour occuper la place et manifester sa présence, mais un journal indépendant qui se doit de présenter des articles avec une liberté de ton et d esprit que l'on ne retrouve pas ailleurs.
Notre ami de 20 ans se prend pour Lagardère.
Lagarde, optimiste certes, ministre de l'optimisme sans doute. Elle a un certain devoir de l'être et au moins de ne pas afficher un pessimisme certain. Elle ne se prend pas pour une madone ni pour Jeanne d'Arc. Elle ne se donne pas l'envergure, pour l'instant, de cet homme grand et généreux qui devait tout changer. ET qui ne reviendra hélas jamais pour le faire. Dommage.