Économie

Frédéric Oudéa: «Nous entendons continuer à prêter à l'économie française»

Temps de lecture : 2 min

Première interview du nouveau patron de la Société Générale Frédéric Oudéa

Frédéric Oudéa, fraîchement nommé PDG de la Société Générale, a donné sa première interview aux Echos lundi 11 mai.

Frédéric Oudéa, qui remplace Daniel Bouton démissionnaire le 29 avril dernier, fait partie de ceux qui ont renoncé à leurs stock-options. A ce sujet il reconnaît: «oui, nous avons clairement fait une erreur vis-à-vis de l'opinion publique française. (...) Cela dit, je suis prêt à participer à une réflexion sur les stock-options, qui ont bénéficié à 10.000 personnes chez nous depuis 2003, et qui ne sont pas un mauvais mécanisme en soi. Il faut aussi se poser la question de la capacité d'une entreprise à attirer des talents. Qui voudra diriger les entreprises, demain, si le numéro 1 doit assumer toutes les responsabilités et prendre les coups, sans une rémunération appropriée?»

Pour autant, avec sa nomination, son salaire n'évoluera pas. Dans les 18 prochains mois, il recevra ni stock-options, ni actions gratuites. Le président de la banque confie: «en cas d'échec, je n'ai pas non plus de parachute doré. Je suis sans filet, mais cela me va très bien.»

Malgré la crise, Frédéric Oudéa se veut rassurant: «nous entendons continuer à prêter à l'économie française». Il annonce aussi qu'une revue stratégique pourrait être lancée d'ici la fin 2009: «à partir du moment où on y verra plus clair sur l'évolution de la situation économique et de la réglementation, il faudra effectivement refaire le tour de nos enjeux stratégiques et de nos pistes de développement».

[Lire l'article au complet sur les Echos]

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