Pourquoi Israël pourrait bien attaquer l'Iran
Cette fois, les rumeurs d’une attaque israélienne contre l’Iran sont crédibles. Explication en quatre points.
- Chasseur F15 de l'aviation israélienne / REUTERS -
David Ignatus, chroniqueur au Washington Post, a récemment semé l’émoi en relayant les propos de Leon Panetta, secrétaire américain à la Défense; selon ce dernier, Israël pourrait attaquer l’Iran et son complexe nucléaire «en avril, en mai ou en juin». L’article d’Ignatus était moins surprenant qu’exaspérant.
Lorsqu’un secrétaire à la Défense en exercice –qui a accès à des informations rarement connues du grand public– avance ce type de prédiction, les observateurs ont de bonnes raisons de tendre l’oreille. Mais voici bientôt dix ans que la communauté internationale est directement confrontée à la question du nucléaire iranien, et on a déjà vu l’anticipation d’une attaque aller crescendo –sans jamais se concrétiser. Pourquoi les choses seraient-elle différentes cette fois-ci?
Ajoutons qu’une attaque aérienne d’Israël contre l’Iran semblerait aujourd’hui terriblement imprudente –et inutile: les nouvelles sanctions internationales visant les banques et le marché du pétrole iranien sont d’une sévérité spectaculaire.
Pourtant, aux yeux d’Israël, le temps de la réflexion est désormais écoulé. Les sanctions contre l’Iran sont venues trop tard. Et lorsque les stratèges israéliens font l’inventaire de leurs avantages et des alternatives possibles, le choix de l’attaque aérienne apparait viable: regrettable et risqué, certes; mais certainement pas imprudent.
Voilà pourquoi:
1. L'urgence
Dans sa chronique, Ignatius écrit qu’une offensive aérienne israélienne devrait certainement avoir lieu avant la fin du printemps 2012. Pourquoi attaquer si tôt? Après tout, le programme iranien est encore sous la supervision des inspecteurs de l’AIEA, et rien n’indique que l’Iran se soit effectivement lancé dans la production d’uranium hautement enrichi de qualité militaire.
Mais, comme l’indique un récent rapport du Bipartisan Policy Center, l’initiative d’enrichissement de l’uranium iranien continue de progresser, et ce même après l’attaque informatique Stuxnet et l’assassinat de plusieurs scientifiques iraniens du nucléaire. Selon ce rapport, l’Iran serait en train d’installer –avec succès– des centrifugeuses perfectionnées d’enrichissement d’uranium à haut rendement. Ceci laisse présager une forte augmentation de sa capacité d’enrichissement et de production dans un futur proche.
Autre motif d’inquiétude pour Israël: l’Iran installe désormais ses cascades de centrifugeuses dans la montagne de Fordow, près de Qom –bunker trop profond pour être touché par ses bombes.
Des inspecteurs de l’AIEA supervisent la production de combustible nucléaire iranienne sur le terrain; si l’Iran venait à en faire une utilisation militaire, ils le signaleraient aussitôt. Téhéran sait qu’un tel franchissement du seuil nucléaire (renvoyer les inspecteurs, puis enrichir l’uranium au plus vite pour atteindre la qualité militaire) représenterait un cas de guerre, sans doute suivi d’attaques aériennes israéliennes.
Le gouvernement israélien estime peut-être qu’une fois opérationnel, le site de Fordow permettrait aux Iraniens de franchir ce seuil en toute impunité, et que l’Iran dispose d’assez d’uranium faiblement enrichi pour alimenter plusieurs bombes. Si l’on en croit le rapport du Bipartisan Center, Téhéran sera dans cette position à la fin de l’année. Selon le New York Times, les prévisions des responsables américains et israéliens diffèrent quant à l’entrée dans cette «zone d’immunité». L’estimation des stratèges d’Israël est la plus prudente –ce qui est compréhensible, leur position étant la plus précaire.
2. Les alternatives à l’action militaire ne sont pas assez efficaces
Les dirigeants israéliens savent parfaitement qu’il est risqué de partir en guerre. Aussi un rejet des solutions pacifiques doit-il être justifié par des raisons convaincantes.
Les sanctions internationales qui pèsent sur les banques et l’industrie du pétrole iraniennes font du tort à l’économie du pays, et nuisent visiblement au régime sur le plan politique. Mais elles n’ont pas ralenti le programme nucléaire, et n’auront sans doute aucun effet sur le calendrier décrit plus haut. Et tant que la Russie, la Chine et l’Inde (entre autres pays) continueront de soutenir l’Iran économiquement et politiquement, les sanctions ne seront sans doute pas assez sévères pour modifier l’estimation israélienne des risques –du moins pas dans un laps de temps significatif.
L’arsenal nucléaire israélien est tenu secret, mais la plupart des membres de la communauté internationale estime qu’il existe bel et bien; pourquoi ne suffirait-il pas à dissuader une éventuelle attaque nucléaire iranienne? La population et le territoire israélien sont si réduits qu’il suffirait d’une seule ogive pour leur porter un coup dévastateur. Israël ne demande rien si ce n'est de disposer d’une capacité de riposte de seconde frappe –capable de survivre à la première attaque, et de nature à équilibrer le rapport de force.
Pendant la Guerre froide, les Etats-Unis et l’Union soviétique s’étaient dotés de cette capacité en créant des flottes de sous-marins équipés de missiles balistiques; des sous-marins toujours en patrouille, qui faisaient planer une menace constante sur les principales cités de l’adversaire. Or Israël ne dispose que de peu de sous-marins, et aucun de ses appareils n’est alimenté à l’énergie nucléaire –qui permet de patrouiller en immersion pendant de longues périodes. Par ailleurs, ses stratèges comme son système de commandement et de contrôle pourraient ne pas survivre à la première frappe nucléaire iranienne.
Même si l’Iran cherchait à se doter de l’arme nucléaire dans le seul but d’obtenir son propre arsenal dissuasif, la région s’en trouverait fortement déstabilisée –et l’un des deux pays finirait certainement par lancer une attaque préventive (le gouvernement iranien affirme que son programme nucléaire n’a aucune finalité militaire).
La durée de vol très réduite des missiles, la fragilité des systèmes d’alerte rapide et de commandement et l’absence de dispositifs de seconde frappe (pouvant survivre à une première attaque) instaurerait une dynamique explosive: chacun des deux pays serait tenté de faire feu le premier. Si Israël attaquait l’Iran dans les prochains mois, ce serait donc avant tout pour prévenir un tel cas de figure.
3. Les avantages de l’escalade de la violence
Toute attaque visant le complexe nucléaire iranien pousserait l’armée de l’air israélienne dans ses retranchements. Les cibles importantes se trouvent à la limite de la portée des chasseurs-bombardiers israéliens. L’espace aérien irakien –qui se trouve sur la trajectoire la plus courte entre Israël et l’Iran– n’est pour l’heure pas défendu; les dirigeants israéliens y voient une raison supplémentaire de frapper aussi vite que possible.
Tsahal dispose d’un arsenal limité de bombes anti-bunker; elles pourraient endommager l’usine souterraine d’enrichissement d’uranium de Natanz, mais n’auraient probablement aucun effet sur le complexe montagnard de Fordow. L’Iran a par ailleurs sans doute disséminé et caché nombre d’autres installations nucléaires. Une frappe israélienne n’aurait donc très certainement qu’un effet limité –et temporaire– sur le programme nucléaire iranien.
Quel serait dès lors l’intérêt d’une telle attaque –qui pourrait à elle seule déclencher une guerre plus étendue? En réalité, les dirigeants israéliens pourraient avoir des raisons d’espérer initier un conflit plus large et plus intense –et ce tout particulièrement avant que l’Iran ne devienne une puissance nucléaire.
Dans cette hypothèse, c’est Israël qui déclencherait les hostilités, et ce en lançant des attaques ciblées sur les installations nucléaires iraniennes. Les dirigeants israéliens pourraient alors –paradoxalement– espérer une riposte iranienne, qui leur permettrait de justifier de nouveaux assauts visant l’industrie du pétrole, le réseau de distribution d’électricité et les systèmes de communication.
Mieux encore: l’Iran pourrait réagir en fermant le détroit d’Ormuz ou en attaquant les forces américaines stationnées dans la région, ce qui entraînerait le Commandement central américain dans le conflit; les Iraniens en pâtiraient alors d’autant plus. Les dirigeants israéliens pourraient estimer profiter d’une «maîtrise de l’escalade de la violence»; juger qu’une intensification du conflit serait bien plus néfaste à l’Iran qu’à Israël.
Tsahal avait déjà frappé les programmes nucléaires irakiens (1981) et syriens (2007). Saddam Hussein et Bachar al-Assad n’avaient alors pas riposté –sans doute parce qu’ils savaient qu’avec son armée de l’air, Israël maîtriserait l’escalade de la violence. Les dirigeants israéliens ont aujourd’hui de bonnes raisons de penser que Téhéran aboutira à la même conclusion.
Qu’en est-il des roquettes du Hezbollah et du Hamas, forces iraniennes de substitution, basés au nord et au sud des principaux centres de population israéliens? Les dirigeants israéliens pensent peut-être qu’ils sont mieux armés face à cette menace qu’ils ne l’étaient en 2006 –les forces du Hezbollah avaient alors mises à mal celles de Tsahal. Rien ne permet d’affirmer que le Hezbollah et le Hamas obéiraient si Téhéran leur ordonnait d’attaquer; ils savent à quel point la riposte de la nouvelle armée israélienne pourrait être dévastatrice.
Le Hezbollah pourrait en outre avoir une excellente raison de faire preuve de prudence. Si le régime d’Assad s’effondrait à Damas, le mouvement perdrait son principal protecteur et risquerait d’être vite isolé et entouré d’ennemis. Il serait donc particulièrement peu judicieux de provoquer une attaque des forces terrestres israélienne au Sud-Liban.
4. Gérer la fin de partie
Une attaque israélienne visant le complexe nucléaire iranien ne suffirait sans doute pas à provoquer l’effondrement irrémédiable du programme. L’Iran pourrait dégager les points d’entrée du site de Fordow, puis établir de nouvelles installations secrètes de recherche et de production –dans des bunkers enfouis sous des zones résidentielles, par exemple. En 1981, Israël avait gravement compromis le programme irakien en détruisant le réacteur Osirak, alors en construction. Saddam Hussein avait relancé le projet en secret. Israël peut s’attendre à la même persévérance en Iran.
Israël peut-il sortir de cette crise en position de force? Les dirigeants israéliens envisagent peut-être une guerre d’usure à long terme contre le programme iranien. Objectif: ralentir au maximum sa progression en attendant un changement de régime à Téhéran.
En décidant d’opter pour des frappes sporadiques et répétées sur des cibles nucléaires, Israël pourrait tenter de démoraliser les employés de l’industrie, d’interrompre ses opérations et de faire grimper le coût du programme. Peut-être les dirigeants israéliens espèrent-ils voir cette tactique d’usure (qui prendrait la forme de bombardements occasionnels) paralyser le programme nucléaire; pendant ce temps, les sanctions internationales affaibliraient l’économie civile et priveraient progressivement le régime actuel de soutien politique.
Pour Israël, l’issue la plus stable et la plus favorable passerait par l’abandon du programme nucléaire iranien ou par une rébellion au sein du régime; mais c’est là plus une affaire d’espoir qu’une question de mesures convaincantes. Son objectif le plus important demeure l’arrêt du programme; l’urgence est grande, ici plus que partout ailleurs.
Si Israël passe à l’offensive, Téhéran se défendra avec énergie. L’Iran cherche sans doute à se procurer des systèmes chinois ou russes de défense anti-aériens. Il tentera de s’attirer le soutien de la communauté internationale face à une agression israélienne; et il s’efforcera de faire lever les sanctions qui le frappent pour les faire se reporter sur Israël. Les frappes de Tsahal perturberaient les marchés pétroliers et financiers, nuisant par là même à l’économie mondiale. Israël serait pointé du doigt, ce qui aurait des conséquences politiques et économiques défavorables.
Il y a cependant bien peu de chance pour que ces conséquences dissuadent Tsahal d’attaquer. La puissance nucléaire est une ligne rouge –et Israël a déjà empêché deux de ses adversaires de la franchir. L’Iran n’échappera pas à la règle. Tout comme en 1981 et en 2007, les dirigeants israéliens ont de bonnes raisons de penser que leur maîtrise de l’escalade de la violence leur permettra d’échapper aux pires aspects des habituelles représailles. Enfin –et c’est peut-être l’élément le plus important– Israël est dans une situation d’urgence extrême; il devra donc se lancer seul dans le conflit, qui promet d’être une guerre à la fois longue et particulièrement éprouvante.
Robert Haddick
Directeur de la rédaction du Small Wars Journal
Traduit par Jean-Clément Nau
Mis à jour le 22/02/2012 à 9h47


















































Or voici qu'on apprend ce matin que l'Iran vient d'expulser les experts de l'AIEA.
Si Israël empêche l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, le monde entier sera soulagé à l'exception des nervis supplétifs de l'Iran (Hezbollah et pasdarans), du boucher de Damas, du Mussolini vénézuélien et de la nébuleuse conspirationniste dans laquelle croupissent Dieudonné, Meyssan, Soral. Sans oublier les deux gâteux du Muppet Show, Vergès et Dumas, toujours à l'affut d'une provocation.
Ce qui n'empêchera pas le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU, dans lequel siègent les pires dictateurs de la planète, de s'époumoner pour réclamer des résolutions anti-israéliennes. Les opinions publiques décervelées par le révisionnisme arabe s'indigneront, comme d'habitude de façon sélective.
Mais l'épouvantable aura été évité.
Si l'Iran balance une bombe sur Israël, combien de morts palestiniens et arabes ? Beaucoup beaucoup beaucoup ! De plus selon l'Iran la terre israélienne appartiendrait aux arabes donc quel intérêt à détruire cette terre ( ainsi que toutes les villes religieusement symbolique) qui deviendrait "pourri" pour des centaines d'années.
Si l'Iran balance une bombe sur Israël, pensez vous réellement que cela serait dans leur intérêt ou dans ceux des arabes ? Non.
L'Iran veut se doter de l'arme nucléaire de façon préventive afin de contrebalancer la balance des forces dans le monde grâce à cette force de dissuasion. L'Iran n'a pas l'arme nucléaire et n'a pas le droit de l'avoir. Israël non plus or Israël la possédé déjà.
Une attaque israélienne serait une bêtise énorme pour l'équilibre du monde et pourrait déboucher sur la 3ème guerre mondiale. En tant qu'habitant de la planète terre, je trouve cette politique irresponsable.
"La puissance nucléaire est une ligne rouge –et Israël a déjà empêché deux de ses adversaires de la franchir. L’Iran n’échappera pas à la règle. "
un peu presomptueux non ? un petut pays de 7 millions d'habitants, prend denier l'arme de dissuasion à un pays de 80 millions ? si les installations actuelles sont detruites l'iran repondra surement en enfouissant ses actifs nucleaires plus profondement encore. et tot ou tard il finira par l'avoir la fameuse bombe. quand à bombarder les perses pour les faire se rebeller contre les dirigeants, c'est sous estimer le nationalisme iranien. et historiquement ca ne s'est jamais produit.
1-ce n est pas de la responsabilité d israel mais de la france de la grande bretagne, del allemagne des usa etc....pas d israel
2- le sud de l europe est directement menacé
3-israle ne peut se permettre le luxe d une gurre contre l iran, ila ppartient a ux pays coupables de la nuclearisation de l iran de faire le travail
4-il faut arreter de mettre israel en premiere ligne ... l italie , la grece et la france sont en premiere ligne
Votre confrère le Courrier International publiait hier un article sur l'aspect logistique d'une telle opération.
Car il bien gentil de faire des projections sur la justification ou pas d'une telle attaque, mais il ne faut oublier comment mener une telle opération car la guerre réelle ne se déroule pas comme dans un "war game" que l'on ait sur son PC.
J'ai mémoire encore de la première guerre mondiale, les pays impliqués n'y étaient tellement pas préparés, qu'ils se croyaient tous impliqués dans une guerre courte, et chacun se voyait comme étant le vainqueur. N’eut été de l’intervention Américaine, je pense que l’Allemagne eu pu la gagner et le monde que nous vivons aujourd’hui en serait devenu très différent, car les allemands de ce temps-là, croyaient que Dieu les avait mis sur terre pour dominer le monde.
J’ai souvenir encore de la deuxième guerre mondiale, le seul pays à s’y être préparé, c’était l’Allemagne, car l’Allemagne de ce temps-là, elle voulait la guerre pour devenir maître du monde entier. Pendant que tous les pays se croyaient en sécurité, l’Allemagne à préparé la guerre pendant des dizaines d’années. Et lorsque l’Allemagne a commencé à infliger son pouvoir, le monde était perdu d’avance, voué à devenir les esclaves des pouvoirs allemands. Le monde libre n’a été sauvé que par un coup de chance. Le Fureur Adolph Hitler a commit des erreurs stratégiques graves qui ont conduit à la défaite des pouvoirs nazi, telle est la raison maîtresse pour laquelle nous ne sommes pas devenus les esclaves des nazis.
Quelle est la morale de cette histoire? Si tu veux la paix. Sois près pour la guerre. Si tu es incapable de te préparer pour la guerre, assures-toi d’être protégé par des amis, dans le cas contraire, vous n’êtes que des morts où des esclaves en devenir.
Vous devez être très âgé et avoir une sacrée mémoire pour vous souvenir de tant de chose. ;-))
Plus sérieusement, vous devriez arrêter de simplifier les choses pour avoir une analyse plus pointue que celle d'un comptoir de bar.
La seconde guerre mondiale ne vous en déplaise n'a pas uniquement été du fait des Nazis, vous avez oublié les Fascistes et les Japonnais.
Sans l'incompétence des troupes de Mussolini (Ethiopie, Grèce) les troupes Nazis n'auraient pas eues à devoir aller les aider ce qui a retardé les plans de conquête du front de l'est.
Le sacrifice Soviétique à Stalingrad qui empêcha l'accès aux réserves de pétrole de l'URSS doit vous être aussi étranger, tout comme le sacrifice des sujets du Commonwealth ou des des colonies Françaises qui ont finis par être les premiers libérateurs du sud de la France.
Le-doux-reveur a raison mais il ne va pas au fond de la question. A deux reprises au 20e siècle l’Allemagne, se croyant entourée par des voisins hostiles et se croyant en manque de ‘lebensraum’, a décidé de prendre l’initiative en frappant fort sans déclaration de guerre contre l’ensemble de ses supposés adversaires. Deux fois elle a perdu.
Il est vrai que ses voisins étaient mal préparés, surtout les démocraties. Il est vrai aussi qu’il y a eu le courage et le sacrifice des Russes (en 1941-5) et la générosité des USA envers l’Europe (en 1917-8 et 1942-45).
Il est vrai que par moments l’Allemagne a failli gagner. Mais elle a perdu - inévitablement, face au poids économique et militaire de ses adversaires.
Depuis elle a compris.
Où se trouve donc l’analogie avec Israël aujourd’hui ? Il est vrai que le pays est entouré de voisins hostiles – en partie dû à ses propres inaptitudes. Il est vrai que militairement le pays est supérieur.
Mais il est vrai aussi qu’Israël lorgne des territoires appartenant à d’autres, citant l’histoire (très ancienne) et leur Dieu (lui aussi) comme justification. Comme ont fait dans le temps les Allemands.
Il est peu probable qu’il y aura un Stalingrad et une Normandie au Moyen Orient. Le conflit a fait long feu et continuera à le faire. Combien de temps va-t-il falloir à Israël pour comprendre qu’on ne gagne pas une guerre qui prive le voisin de son dû, qu’on ne vit pas longtemps condamné par la communauté internationale entière ?
Israël (c’est tristement ironique) doit apprendre la leçon qu’ont apprise les Allemands. On n’assure pas sa place militairement.
Economiquement si.
Dear Peter,
j'essayais d'être le plus concis possible tout en ouvrant des pistes d'analyses sans écrire 3500 pages.
Beaucoup de voisins direct d'Israel se servent de l'ennemi "sioniste" pour justifier toutes les insuffisances d'ouvertures de leurs propres sociétés.
Mes amis issu de cette région(Juifs, Musulmans et Laics) qui ne vivent pas directement la situation me disent toujours qu'il existe une ultra majorité de gens beaucoup plus tolérant des deux cotés que certains médias veulent le faire croire.
Le problème majeur dans ce genre de situation réside dans le poids de Lobby extrémiste qui limitent la possibilité d'ouvertures réelles, comme on pu le voir dans les assassinats de Perez ou Saddate.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, nous sommes entrés en une époque de telle confusion des valeurs que les terroristes apparaissent comme des victimes, les démocraties menacées de génocide comme des colonisateurs, les pires dictateurs de la planète comme des garants des Droits de l'homme au Conseil de l'ONU, les cultures rétrogrades comme des diversités à promouvoir, les mafias génocidaires comme des organisations caritatives et les propagandistes de l'immonde comme des journalistes d'information.
Last but not least, voici les juifs transformés en nazis par les bons soins des officines de désinformation permanente. Bravo, c'est un résultat remarquable.
La confusion ne règne que dans votre esprit. Tout d'abord les Allemands de 1914 n'étaiaent pas des nazis puis, comme partout, les terroristes de l'un ont toujours été les "freedom fighters" de l'autre. Israël n'a pas été une exception à cette régle.
Les guerres de frontières ont toujours existées et personne n'en a jamais gagné une.Elles ont toujours été interrompues par la paix!
Le conflit israélo-palestine est un conflit de frontières comme les autres - que vos Dieux respectifs le veuillent ou non.
Sans vouloir entrer dans le débat (Je ne vois pas en quoi les Juifs ont été traités de nazis) de la perception de qui est juste ou pas, j'aimerais juste savoir si vous pouvez admettre que vos amis Étatsunien ne sont pas des anges et ont beaucoup de sang sur les mains.
Je n'ai rien contre eux, mais j'ai beaucoup de mal avec la version selon laquelle ils seraient les sauveurs du monde libre.
En 1939-45 il y a eu beaucoup de sang sur beaucoup de mains. La guerre est ainsi.
Mais on n'a pas besoin d'être historien pour savoir que l'Europe occidental (dont notamment la France) a été livrée du nazisme grâce aux Russes et aux Américains – et en moindre mesure par les Anglais et les membres de son empire à l’époque.
Par ailleurs, l’entrée des USA dans le conflit figé de 1914-18 était un acte altruiste sous l’impulsion de l’idéaliste Wilson.
Le dire ne signifie pas qu’on épouse la cause marxiste ouila politique américaine depuis.
Ceci dit, j’ai toujours été choqué par le manque de reconnaissance en France envers les USA pour des interventions qui ont quand même couté la vie des centaines de milliers Américains. On le nie toujours quand je l’évoque en conversation mais c’est vrai.
Si vous voulez une preuve littéralement taillée dans la pierre, allez lire l’inscription toujours en place devant l’Hôtel de Ville de Paris qui, reprenant le discours de De Gaulle, veut nous faire savoir que Paris s’est libéré « tout seul » !
Il est peu respectable de la part d’un bénéficiaire d’un acte de questionner les motivations du donateur, comme j’entends souvent faire concernant l’intervention américaine en Europe, ou même d’insister sur ses défauts davantage que ses qualités.
Vichy n’était pas un moment glorieux de l’histoire de la France. Son anti-américanisme depuis non plus. Désolé.
Mr Wright
je ne suis pas anti américain et je vous avais fait une réponse détaillée où certains passage devait choqués étant donné que le post n'est pas paru.
l'Amérique de 45 n'est plus la même depuis que Mr Eisenhower est parti et son fameux discours de in de mandature.
Que feront les arabes à une riposte de l'iran sur israél,vengeront t'ils les défaites de 1967 et celle de 1973?.
l'Ampleur de la riposte de l'iran sera t'elle proportionnelle à l'attaque israélienne.
Que de questions posées aux analystes militaires.
Iran et Israël, ces deux pays peuvent tout à fait s'entendre. non non c'est pas une blague. Cela s'est vu dans le passé.
C'est important de rappeler dans un premier temps que les iraniens ne sont pas des arabes mais des persans, (musulmans certes mais pas arabes), et que si nous regardons l'histoire de la Perse, elle s'est pris la tête à mainte reprises avec les arabes justement... Tout comme le peuple juif. Donc objectivement les deux peuples ont des intérêts communs.
Peut-être que certain d'entre vous s'en souvienne mais depuis la naissance d'Israël l'Iran a apporté beaucoup de soutien à Israël et vis versas bien entendu. Exemple:
En 73 lors de la guerre du Kippour les pays arabes ont coupé les arrivées de pétrole à Israël. Qui est venu à son secours ? L'Iran en ne tenant pas compte de cet embargo.
Durant les années 50 Iran et Israël vont construire un oléoduc entre Hélât et le Néguev... Permettant aux iranien de livrer du pétrole sans passer par le canal de Suez... contrôlé par l’Égypte.
Israël saura montrer sa reconnaissance en envoyant des experts du Mossad pour former la police politique du Shah: la Savak dont les méthodes et la philosophie vont parfaitement survivre au changement de régime. la Savak sera remplacé par la Vevak.
Ensuite on cite l'élimination du réacteur nucléaire irakien en 1981 (opération Babylon)==> Les iraniens ont des indications trés précises sur la configuration du réacteur, encore mieux les bombardiers israéliens avait reçu l’autorisation de survoler l'espace aérien iranien (à l'époque nous sommes en 81... soit deux ans après l'arrivée des islamistes à Téhéran).
Autre exemple durant l'IranGate, qui va s'entremettre entre les États-Unis et l'Iran pour les livraison d'armes en échange de la libération des otages ? Israël bien sûr car Tsahal comme l'armée iranienne est dotée de matériel américain... Tout ça pour dire que ces deux pays sont de vieilles connaissances.
Maintenant, parlons du nucléaire: plusieurs facteurs peuvent amener un pays à se doter de l'arme nucléaire : certains sont extérieurs, comme le fait qu'un voisin dispose aussi de l'arme nucléaire et vit donc avec le risque de se prendre une ogive en pleine tronche (après tout Israël avait menacé l’Égypte du feu nucléaire pendant la guerre du Kippour). L'idée étant de rééquilibrer les forces (ogive contre ogive)
D'autres sont intérieurs, car disposer l'arme nucléaire flatte le nationalisme d'un peuple, accorde une certaine prestance. Cela peut être aussi un moyen de propagande, pour lui faire oublier ses problèmes.
Maintenant les hypothèses: Admettons que l'Iran dispose d'une bombe et la lance sur Israël... Ne faut il pas s'attendre à une riposte nucléaire israélienne et surtout américaine ? Qui elle dispose de tout ce qui faut pour rayer l’Iran de la carte.
Maintenant, admettons qu’Israël choisisse la frappe aérienne, ce qui est possible car ce n'est pas la première fois que l'aviation Israélienne, s'est permis ce genre d'attaque (qui au passage est un acte de guerre pouvant aboutir à une riposte). Or tout le monde est d'accords qu'une seule attaque ne viendra pas à bout de toutes les installations iraniennes, cela pourrait encore motiver l’Iran à encore accélérer leur programme de Recherche nucléaire, crisper encore ce pays et finalement mettre le feu aux poudres dans toute la région...