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Droit à l’IVG: face aux menaces, une prise de conscience nationale s’impose

Fatima Lalem, mis à jour le 17.02.2012 à 18 h 13

[TRIBUNE] Nous demandons aux responsables politiques et aux candidats à la présidentielle des engagements clairs en faveur du droit à l’avortement et à la contraception.

Un test de grossesse janineomg via Flickr CC License by

Un test de grossesse janineomg via Flickr CC License by

Depuis 2009, sans concertation avec les équipes, des centres IVG ne cessent d’être regroupés, délocalisés, fondus dans des maternités, remplacés par des activités plus rémunératrices. A chaque fois, le nombre de place pour les femmes baisse,  les conditions d’accueil se dégradent. Faire une IVG à l’hôpital public par la méthode de son choix devient de plus en plus difficile.

En France en 2012, il n’est même pas besoin pas besoin d’afficher des positions anti-avortement comme Marine Le Pen pour agir contre la liberté des femmes à choisir ou non la poursuite d’une grossesse. Administrations de santé et directions d’hôpitaux s’en chargent, la main sur le cœur, pour affirmer  leur attachement au droit des femmes, avec la réforme du secteur hospitalier et les réductions budgétaires.

Les pouvoirs publics doivent agir immédiatement pour garantir aux femmes partout sur le territoire national une prise en charge hospitalière, un accès aux soins égal pour toutes, y compris les plus démunies.

Nous demandons:

  • La suspension des réorganisations hospitalières menant à la fermeture de centres IVG
  • Le maintien des structures existantes de proximité
  • La garantie de rendez-vous dans les délais prévus par la loi
  • La gratuité de la contraception
  • La poursuite des campagnes d’information sur la contraception et l’IVG

Il n’y a pas d’égalité  homme/femme sans respect du droit inaliénable des femmes à disposer de leurs corps.

Dans quelques mois, les Françaises et les Français vont faire un choix démocratique important pour l’avenir de notre pays, nous demandons aux responsables politiques et aux candidats des engagements clairs en faveur du droit à l’avortement et à la contraception.  

Premières signataires:

Fatima Lalem, adjointe au maire de Paris en charge de l’Egalité femmes-hommes

Sophie Gaudu, gynécologue-obstétricienne (Paris), Sophie Eyraud, médecin généraliste (92).

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