Alors déçu?
- -
Ils sont là. Je les vois, les entends. Je les sens. Ils attendent, ils guettent. Ils furettent. Ils sont passés par ici. Ils repasseront par là. Ils vous jaugent, le sourire amer au coin du bec. Pas de bilan? Ce serait la peur de l'affronter. Un bilan? Il doit conclure à la déception. Ils la guettent, cette confirmation: déçu, hein? Comment pourrait-il en être autrement? Eh bien, ils ont raison: comment pourrait-il en être autrement? «La déception est un sentiment qui ne déçoit pas», avait écrit François Mauriac. Franz-Olivier Giesbert, lui, avait écrit: «plus l'espérance est grande, plus la déception est violente». C'était dans La tragédie du Président; rappelez-vous: ce livre qui voulait signer, d'un trait de plume définitif, la fin de la présidence Chirac. Ah, mes amis, voilà bien la triste banalité d'une incontournable déception. Parce que cette déception, sans avoir besoin d'être un grand visionnaire, je l'anticipais, au soir du 6 mai 2007. Et puisqu'on nous y invitait, je le répétais en janvier 2008.
Mai 2009, on recommence. Et l'on s'y adonnera de nouveau en 2010. On ne change pas un marronnier qui gagne. Alors, nous dit-on, Nicolas Sarkozy est impopulaire. Eh ouais. Mais ce n'est peut-être pas une mauvaise chose. Pis, on pourrait même se laisser aller à dire que c'en est une bonne.
Mauvais sondage, bon signe
Reprenons les faits: au dernier baromètre Sofres, son bilan est jugé négatif par 63% des sondés. La même étude nous apprend que, à la même époque, le bilan de François Mitterrand était jugé négatif par 50% des sondés (58 en 1994), et celui de Jacques Chirac, par 64% des sondés. Cette impopularité n'est cependant pas incontournable. Chirac comme Mitterrand connaîtront des lunes de miel plus tardives avec les Français. Pourtant, je vous fiche mon billet que Nicolas Sarkozy ne les connaîtra pas. Ou pas pour les mêmes raisons. L'étude de la Sofres nous apprend en effet que les Français ont été bien plus satisfaits d'eux à partir 1986 pour l'un, de 1998 pour l'autre. Vous me suivez? L'opinion des Français s'est retournée lorsque l'un comme l'autre se sont retrouvés en cohabitation.
On aurait tort d'y voir une inconsistance des Français. Bien au contraire, ils font preuve d'une remarquable constance dans l'inconstance: déçus par l'élu aussitôt choisi, ils ne l'aiment jamais tant que quand il ne fout plus rien, précisément parce qu'ils viennent de lui préférer ses opposants... Faut-il alors se perdre en commentaires d'une telle étude? Avec cette relecture, la leçon est évidente: tu bouges, t'es mort. Et Nicolas Sarkozy est hyper-actif. De lui, la gauche dit qu'il "brutalise le pays", ce qui, débarrassé de son pathos, signifie qu'il agit. On a suffisamment appelé les gouvernants à risquer l'impopularité pour relativiser aujourd'hui ces sonderies.
*
Et puis, un «bilan», à deux ans? Une certaine conception de la charité devrait interdire une expression si déceptive pour ses opposants: Nicolas Sarkozy n'est même pas à mi-mandat. Mais soit, allons-y pour un rapport d'étape.
Du style
Son style de présidence rompt heureusement avec une agaçante incohérence du système, qui voyait nos présidents, à peine élus, se réfugier au château, dans une salvifique posture de commandeur, et pousser devant eux les fusibles chargés de se sacrifier pour le monarque. Ce style comporte toutefois son revers. D'une part, il n'a manifestement pas permis d'écarter le grief de monarchisme. Les précédents étaient taxés d'être des rois fainéants, Nicolas Sarkozy est dépeint en monarque absolu. Surtout, ce style suscite un certain effacement des ministres, dont on peut parfois se demander, à quelques exceptions près, s'ils ont de vrais responsabilités, ou une fonction décorative. Et son implication permanente génère d'incessants «appels au Président».
Du modèle de société...
Parmi les sujets de discorde majeurs, il faudrait citer la «culture du résultat», intéressante a priori, mais qui ne peut être uniformément appliquée selon les domaines: au Budget, à la Culture, et à l'immigration. Sans être de ceux qui se formalisent que la France ait une politique de l'immigration, et tout en ayant en horreur la posture insultante de ceux qui évoquent des rafles, les exemples s'additionnent pour démontrer que cette culture du résultat génère chez certains des comportements indignes. Quelle que soit la politique menée, le principe même de l'annonce d'objectifs chiffrés est choquant, lorsque son objet porte sur autant d'histoires humaines et personnelles.
Il y a, également, ce pragmatisme déroutant, qui peut parfois passer pour un manque de convictions, paradoxal de la part de celui qui affirme le «retour du politique». Ainsi en ce qui concerne notre modèle de société: Nicolas Sarkozy peut être l'homme du discours du Latran, et l'homme qui nomme Nadine Morano à la Famille, celle qui peine encore à différencier un rein d'un enfant. Si cela s'avère plus cohérent, son motto de campagne l'amène à promouvoir le travail dominical, que ni le curé ni l'instituteur n'approuvent, et que les circonstances économiques rendent même anachronique.
... au modèle socio-économique.
La crise économique perturbe l'exercice, comme le mandat. Difficile d'apprécier l'action économique de Nicolas Sarkozy avec une telle distorsion. Durant la campagne, Nicolas Sarkozy critiquait le modèle social français, moquant un «modèle social» qui n'était ni social avec 10% de chômeurs ni, finalement, un modèle, personne ne songeant à le copier. La crise est passée par là et le fait est que si notre modèle nous a peut-être empêché de profiter de la plus grande croissance, il semble constituer un sérieux amortisseur de la crise économique malgré tout.
The Economist évoque le nouvel ordre économique européen, et ce modèle social que personne ne devait nous envier. Sa Une s'avère paradoxale — un paradoxe qui ne lui a pas échappé — en illustrant le modèle français par ce même Nicolas Sarkozy si critique il y a seulement deux ans.
The Economist se penche ainsi sur le French Model, dans un article dont le titre ferait se pâmer ceux qui, ici, n'ont de cesse de guetter, impatients, l'insurrection sociale : How France is surviving the economic crisis. The Economist (qui donne, au passage, une explication intéressante à cette question récurrente de la productivité des Français) relève que les «Anglo-Saxons» regardent avec beaucoup d'insistance du côté de la France ces derniers temps: «Indeed, with a mix of amusement and self-satisfaction, the French have watched les Anglo-Saxons start to sound, well, increasingly French» («de fait, les Français regardent, avec un mélange d'amusement et d'auto-satisfaction, les Anglo-Saxons qui semblent, eh bien, de plus en plus français»). Mais que l'on ne croit pas la partie gagnée: The Economist relève aussi, non sans raison, que notre modèle nous empêchera également de bénéficier rapidement de la reprise à venir, et qu'en assumant un chômage élevé, nos choix ne sont pas nécessairement plus sociaux que ceux des modèles anglo-saxons. La crise signe-t-elle la fin du sarkozysme économique? Le reniement des principes de la campagne? The Economist évoque aussi Colbert. Or, une fois débarassé de ses oripeaux libéraux, c'est un rôle qui siérait assez à Nicolas Sarkozy, qui n'est pas homme à laisser faire. Colbert a dès lors encore du pain sur la planche pour trouver la juste mesure, surtout si les français ne veulent pas se contenter d'être les champions des temps de crise.
La France et l'Europe, autrement.
Sur le plan international, faut-il être choqué par le retour dans l'Otan, envisagé par François Mitterrand, puis Jacques Chirac et concrétisé par Nicolas Sarkozy au moment peut-être le plus propice, avec une Amérique qui s'affirme davantage mulipolaire ? Soyez bons, et doutons de concert. Pour le reste, ceux qui critiquaient l'activisme de Nicolas Sarkozy, qui soulignaient sa mésentente avec Angela Merkel en sont aujourd'hui pour leurs frais. Lors de la présidence française de l'Union Européenne, son engagement a certainement permis de porter le drapeau européen au plus haut depuis longtemps, comme peu d'autres dirigeants auraient pu le faire à sa place. A vrai dire: comme aucun dirigeant européen ne l'a fait avant lui. L'espace de quelques mois, c'est bien l'Union européenne qui a porté les espoirs de réponse globale à une crise globale, Nicolas Sarkozy incarnant véritablement le retour du politique qu'il appelle de ses vœux.
*
Deux ans après son élection, aucun «bilan» ne peut être fait. C'est vrai par principe, ça l'est encore davantage au vu des circonstances économiques exceptionnelles actuelles. Socialement et économiquement, l'enjeu de son mandat ne porte pas sur les deux années passées. Il porte sur la réponse que Nicolas Sarkozy sera capable de donner à ces circonstances, sur sa capacité, dans une période absolument charnière, à adapter le modèle social français pour lui donner plus d'efficacité tout en en préservant l'efficacité.
Quant à notre modèle de société, Nicolas Sarkozy serait bien inspiré d'y relever aussi le défi de l'impopularité, et de ne pas sacrifier l'humanisme auquel les Français sont unanimement attachés.
Koz
Mis à jour le 11/05/2009 à 16h00









































Si on est journaliste et qu'on tient à sa place on va appeler l'histoire à la rescousse et relativiser. M. Colombani nous a fait la semaine dernière un chef d'œuvre: expliquer que ce qui compte uniquement c'est la tactique politicienne et que Sarko qui détient toutes les ficelles excelle dans cet art. C'est ma foi bien triste d'en être réduit à ça.
Mais Sarko doit être jugé en fonction de l'intensité des promesses qu'il avait faites.
"Je vais développer l'Afrique" était à mes yeux la plus emblématique de ses promesses, peu reprise ici ou là. Sur ce sujet, si on devait le noter sur 20 combien lui mettrait-on ? 0 ou 1 ?
Non, ce quinquennat sera encore un quinquennat pour rien ou plutôt, un quinquennat seulement pour celui qui a été élu. Ce qui me marque dans cet anniversaire, c'est la pauvreté des analyses. Après 2 ans, M. Sarkozy n'a pas de bilan et dans un an il sera en campagne effective. Nous n'attendons rine de Sarko, seulement des dépenses supplémentaires non financées. Qui s'intéressera à la France ?
Comme journaliste, je me pose là, et je suis cramponné à ma place, que je crains terriblement de perdre.
Merci pour cette entrée en matière, qui m'aura bien fait sourire.
Cet anniversaire ne me fait pas sourire.
Malgré la crise, le chômage n'augmente pas en Suisse. La Suisse, qui ne fait de leçon à personne, qui dispose d'un système social hyper développé et qui connait une crise terrible dans ses banques.
En 2 ans au pouvoir, Sarko n'a rien proposé pour juguler le déficit de la sécu si ce n'est faire payer une franchise aux assurés, mesure qui pénalise le plus fortement ceux qui consomment le moins comme moi puisqu'ils payent presque tout de leur poche.
Il ne faut pas de grande analyse pour voir que nous sommes gouvernés par un fanfaron qui demande qu'une seule chose, rempiler au prochain coup, pas tous les moyens. Le Canard Enchaîné listait la semaine dernière tous les lieux où notre président n'ose plus aller, c'est édifiant. Rien qu'à voir le cinéma qu'il a fait pour aller à la finale de la Coupe de France de foot sans y aller mais en y allant quand même on voit bien par qui on est gouverné.
ah! les ressorts de la popularité! Je me souviens de cette femme qui avait voté de tout son coeur pour Sarko en 2007, et qui n'allait pas pouvoir voter UMP un an plus tard, aux municipales, au motif que Sarkozy s'était remarié beaucoup trop tôt... alors qu'il y avait déjà 1000 raisons valables de ne pas voter UMP à ce moment là...
Pour le reste, compte tenu de là ou tu te trouves, "ce rapport d'étape" me semble plutôt honnête. Je salue en particulier l'analyse concernant les objectifs chiffrés de reconduites à la frontière. J'ajouterai une longue liste de modifications souhaitables concernant la politique d'immigration, mais celle ci est prioritaire, pour les raisons que tu évoques.
Pour le style, sommes nous entre deux eaux? Entre Sarko le Libéral et Nico le Colbertiste? ou devons nous finalement nous habituer à un style présidentiel brouillon, qui n'annonce pas ou il va, comment il y va et pourquoi? Tourbillon permanent qui empêche justement l'exercice du bilan.
Sur le terrain économique, le paradoxe et l'ironie de cette couverture sont grands. Reste que la conclusion de l'Economist est peut être un peu prématurée. Si le système économique et financier repart en suivant à l'identique le modèle qui nous a conduit à la crise, il y a de grandes chances que la France ne soit pas un champion de la reprise en effet (et après tout, avons nous jamais eu l'intention ou même l'ambition d'être des "super performers" économiques) Mais ça voudra aussi dire que nous aurons totalement ignorés les enseignements de la crise... Le modèle français n'est pas seulement un modèle performant en temps de crise, il est un modèle performant tout court... pourvu qu'on ait une idée assez modérée de la performance.
"Le modèle français n'est pas seulement un modèle performant en temps de crise, il est un modèle performant tout court... pourvu qu'on ait une idée assez modérée de la performance."
Oui, et c'est une question de fond. Je ne sais si tu fais allusion à la "société de modération", vantée par Barnier au meeting de Rueil-Malmaison, mais ça ne m'étonnerait pas de toi.
Effectivement : veut-on être parmi leader, ou se contente-t-on d'être modérément performant ? Si le prix à payer pour être leader, c'est l'état des US et de la GB actuellement, ça peut effectivement laisser songeur. En revanche, il faudrait assumer plus qu'on ne le fait, le fait que notre système n'implique pas une lutte totale contre le chômage.
Bilan Sarko
Le fond prévisisble et annoncé : réformes de droite libérales autour de la valeur travail. Pas de chance, il se prend la crise du capitalisme majeure du siècle qui met à bas tout son socle idéologique...
La forme : Détestable, bling bling, égo surdimensionné, ne tolère que les bénis oui-oui, ministres effacés...
Ce qui ME choque le plus c'est l'abandon de la fonction Président de Tous les Français et le combat d'image permanent.
** Abandon de la fonction de cohésion sociale (stigmatisation des chômeurs, des malades, des fonctionnaires, des jeunes, de la gauche, etc... )
** Combat d'images permanent : Dernier exemple en date d'hier soir aux infos du soir sur France 3 : montage habile d'Angela Merkel faisant des petits sourires génés à NS qui faisait le coq à la tribune... Longue séquence très insistée, montage avec gros plans du visage d'Angela. Tout ceci pour faire oublier son mépris et le bashing des hommes politiques relatés abondamment récemment..
Evidemment pas un mot ou presque sur l'Europe et ses enjeux.
J'eus aimé aussi une réflexion de l'auteur sur l'Etat Sécuritaire qui se met en place avec l'exploitation de la peur (invention de l'ultra gauche, lois répressives inefficaces qui s'accumulent, politique du chiffre dans les commisssariats, passage au tout répressif... et l'inefficacité de tout ça, et les spirales de haine et de violence engendrées pour rien..
"montage habile d'Angela Merkel faisant des petits sourires génés à NS qui faisait le coq à la tribune... "
Je n'ai pas saisi : que trouvez-vous habile ? Que France3 montre des sourires prétendument gênés d'Angela Merkel ? L'habileté eût été de ne pas les montrer.
"J'eus aimé aussi une réflexion de l'auteur sur l'Etat Sécuritaire qui se met en place avec l'exploitation de la peur"
En fait, vous eussiez aimé que j'ai vos opinions, non ?
Montage habile : Angela Merkel en train de sourire, NS à la tribune ne train de faire le coq. Successions de plans rapprochés entre le tribun et le visage en plan serré d'Angela Merkel..
"Géné...", c'est mon interprétation des choses ....quand dans un discours où le locuteur prend à partie quelqu'un du public qui ne peut répondre et comme le propos est censé être spirituel on se doit de sourire ...(surtout quand il y a des caméras TV braquées sur vous)
""J'eus aimé aussi une réflexion de l'auteur sur l'Etat sécuritaire qui se met en place avec l'exploitation de la peur""
De ma part certes vite dit et pas très bien tourné mais cela fait partie du bilan et ce n'est pas le moindre !
Ne trouvez-vous pas un peu rapide votre titre "manipulation", ou faut-il s'habituer à perdre le sens de la mesure ? Vous estimez qu'Angela Merkel est gênée soit, mais comme vous le soulignez honnêtement, c'est "votre interprétation des choses". Mais il faudrait choisir une interprétation : si le sourire était "gêné", le montage n'était pas habile, sauf à ce que l'habileté soit de montrer qu'Angela Merkel serait gênée par les propos de Sarko ? Entendez-vous démontrer que France 3 fait dans la manipulation anti-sarkozyste ?
Surtout, n'avez-vous pas un peu l'impression qu'il est on ne peut plus banal de montrer une Chef de l'Etat hôte d'un autre sourire au cours du discours du second, quand il l'a invité, et beaucoup plus rare de le voir marquer ostensiblement une gueule de six pieds de long ?
Il faut se méfier, vous savez : psychologiquement, avec des gens comme moi, l'anti-sarkozysme réflexe a une nette propension à me rendre sarkozyste.
Le déception ne viendrait-elle pas tout simplement d'un sentiment de non-progression sociale ? De droits et chances supplémentaires non accordées ? D'une politique qui ne fait plus rêver ni espérer ? D'acquis impossibles à maintenir face à un nouvel équilibre mondial ? Bref, d'une non-acceptation de se trouver en période de CRISE ? Crise économique récente, crise structurelle de près de trente ans (dette, Etat lourd et pseant) ?
Quel président ne décevrait pas d'être obligé de freiner la dépense, d'imposer des rigueurs ou au moins des économies d'échelle, de chercher à rationaliser le fonctionnement de l'Etat et celui de l'Economie en général selon des critères non populaires ?
Les Français sont-ils en mesure de juger un bilan sur des économies réalisées, des efforts consentis, des lois apparemment injustes mais psychologiquement efficaces envers les riches, des changements de paradigmes imposés aux plus conservateurs d'entre eux ? Peut-on facilement apprécier une évolution positive des actes du capitaine en plein coeur de la tempête ?
...et ce, malgré un comportement arrogant qui se dit "décomplexé", de paroles directes et crues bien peu diplomatiques, d'une vision purement commerciale bien peu partagée, de multiplication de lois à visées uniquement médiatiques, de mise-en-avant de broutilles ou d'actions tape-à-l'oeil pour cacher l'essentiel ? Peut-on distinguer du positif dans un tel brouhaha ?
J'ai l'impression que juger de ce bilan selon des critères "visibles" ou "positifs" ne peut que décevoir, en effet, tout comme faire du sport ne fait pas perdre de poids dans un premier temps (le muscle gagné a remplacé le gras perdu), il faudra bien cinq ans pour en découvrir les effets réels. Si effets il y a...
"J'ai l'impression que juger de ce bilan selon des critères "visibles" ou "positifs" ne peut que décevoir, en effet, tout comme faire du sport ne fait pas perdre de poids dans un premier temps (le muscle gagné a remplacé le gras perdu), il faudra bien cinq ans pour en découvrir les effets réels. Si effets il y a..."
Sur le plan économique, c'est bien possible. C'est déjà le cas ordinairement mais, avec la crise, comment pourra-t-on déterminer l'impact véritable de sa politique économique ? A supposer évidemment qu'on ne se contente pas des slogans lus et entendus ailleurs.