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[Le 20'12 #7] Dominique de Villepin: «Il faut une politique d'union nationale, sinon nous sommes perdus»

Slate.fr, mis à jour le 13.02.2012 à 19 h 38

La décision d'être candidat, la campagne de Nicolas Sarkozy, l'éventualité d'un ralliement à la gauche... L'ancien Premier ministre répond aux questions de Jean-Marie Colombani, de Slate.fr, et Christophe Barbier, de L'Express, en partenariat avec l'INA et Dailymotion.

Pour sa septième édition, Le 20'12, l’émission politique de Slate.fr, L'Express, l'INA et Dailymotion reçoit Dominique de Villepin.

Après son portrait internet signé Mathieu Deprieck, l’ancien Premier ministre commence par répondre aux questions des internautes, qui l’interrogent par exemple sur son attitude en cas de victoire de François Hollande:

«Quel est l’intérêt de mener un combat si c’est un autre qui l’emporte? On verra. […] Aujourd’hui, le combat, c’est est-ce que la France sera capable de faire l’effort qui est devant elle, de relever les défis qui sont devant elle. Nous avons vécu cinq années pour rien.»

Il répond aussi à ceux qui s’étonnent de le voir être candidat à la présidentielle sans jamais avoir été élu auparavant:

«Si je n’ai pas été élu, c’est tout simplement parce que je n’ai pas voulu me servir. En trente-cinq ans d’engagement public, j’aurais pu le faire tous les cinq ans. […] Ce que fait François Fillon, être candidat dans le VIIe arrondissement, on me l’a proposé dix fois. Je trouve que ce n’est pas digne, ce n’est pas l’idée que je me fais de la politique. […] Aller me goinfrer dans une circonscription à la place d’un autre, je ne le veux pas.»

Lors du débat avec Jean-Marie Colombani, de Slate.fr, et Christophe Barbier, de L’Express, le candidat s’explique sur ses relations avec les partis:

«J’ai un peu l’esprit rebelle. […] Les partis étouffent l’opinion. Vous passez sous des fourches caudines et vous dites amen à tout. Aujourd’hui, je crois que la situation est suffisamment grave pour aller devant l’opinion, devant les Français.»

Il en profite pour vanter ses résultats à la tête du gouvernement entre 2005 et 2007 et détailler son programme et des outils «puissants»: 60 milliards d’économies sur la dépense publique, limitation du gouvernement à dix ministères, passage de 22 à 8 régions… Et attaque avec virulence les dernières annonces du chef de l'Etat:

«Vous avez compris quelle est la stratégie de Nicolas Sarkozy, on la voit se dévoiler jours après jour. Marine Le Pen ne sera pas candidate, il s’agit de capter un certain nombre de voix à l’extrême droite et donc de faire des concessions. […] Il se trouve que le pouvoir actuel redécouvre l’idée d’un référendum: […] le référendum punitif qui montre du doigt les étrangers, les chômeurs.»  

Il vante aussi une politique d'union nationale:

«En politique, il faut être capable de parler entre gens différents. […] Si la France ne trouve pas dans les mois qui suivront l’élection présidentielle […] une politique d’union nationale, nous sommes perdus. Il n'y a pas aujourd’hui la vitalité, la générosité à gauche et à droite pour trouver la solution.»

En fin d’émission, Titiou Lecoq consacre elle sa chronique à Nadine Morano et au mouvement #unfollowmorano sur Twitter.

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