Comment le FN tente d'attirer les gays

Dans «Pourquoi les gays sont passés à droite», le journaliste et écrivain Didier Lestrade affirme que les gays ne sont plus totalement une minorité progressiste. Slate publie un chapitre de son livre consacré à la tentation du vote FN.

Le podium dressé pour un discours de Marine Le Pen à Metz, le 11 décembre 2011. REUTERS/Vincent Kessler.

- Le podium dressé pour un discours de Marine Le Pen à Metz, le 11 décembre 2011. REUTERS/Vincent Kessler. -

Depuis un an, tout le monde en parle et c’est un retournement politique sans précédent: Marine Le Pen drague les gays, elle leur fait de l’oeil pour les attirer sur le terrain de la critique de l’islam parce que le Front national sent très bien que certains homos peuvent se sentir menacés par cette religion dont les médias ne cessent de soupçonner «l’incompatibilité» avec les valeurs de la République.

«J’entends de plus en plus des témoignages sur le fait que dans certains quartiers, il ne fait pas bon être femme, ni homosexuel, ni juif, ni même français ou blanc.» Comme dans cet extrait du discours prononcé à Lyon le 10 décembre 2010, Marine Le Pen glisse de plus en plus dans ses propos des déclarations favorables à des minorités que son parti n’avait pas l’habitude de défendre.

Elle se présente même parfois comme le seul rempart contre l’islam et la menace que ferait peser cette religion sur les lesbiennes et les gays. Un magazine gay suisse, 360°, a souligné cette tendance dans son article intitulé «Marine Le Pen joue les gays contre les musulmans».

Dans les pas des populistes néerlandais

La présidente du Front national entreprend quasi ouvertement de récolter les voix d’un électorat LGBT en agitant la peur des «lois religieuses qui se substituent aux lois de la République». Le site de news e-llico remarque que le Front national se présente désormais en défenseur des homosexuels:

«En "modernisant" la ligne affichée du Front national, dont elle [Marine Le Pen] est en passe de prendre la présidence dans quelques semaines, elle marche dans les pas des mouvements populistes d’extrême droite néerlandais qui n’ont pas craint ces dernières années de se poser en défenseurs des homosexuels en surfant sur l’homophobie régnant dans les banlieues ou les agressions homophobes commises par des descendants d’immigrés arabes qui ont pu émouvoir le public gay.»

Cette «ouverture» a été un enjeu lors de la lutte pour la présidence du Front national et la succession de Jean-Marie Le Pen. Des proches de Bruno Gollnisch ont attaqué Marine Le Pen en dénonçant la prétendue influence d’homosexuels dans son entourage politique. Il faut dire que Marine Le Pen se démarque énormément de la position prise par son père au sujet des homosexuels –on se souvient que ce dernier voulait envoyer les malades du sida dans des «sidatoriums».

Ligne dure en matière de moeurs

Jean-Marie Le Pen leur faisait peur, elle leur parle. Mais elle reste fidèle à la ligne dure du parti en matière de moeurs. Elle est contre le mariage gay, comme Christine Boutin, et joue sur les divisions internes du mouvement gay sur le sujet en assurant que «la plupart» des gays ne veulent de toute manière pas se marier. Elle slalome entre les demandes des personnes LGBT, mais le résultat est là: les homosexuels se décomplexent face au Front national car le Front national s’est décomplexé face aux gays.

Dans la communauté, toutes les rumeurs circulent. Sait-on que la garde rapprochée de Marine Le Pen est constituée d’une solide poignée de gays? Sur Facebook, un groupe Gay et Front national a été créé qui se définit sans scrupule: «Nous sommes homosexuel(le)s et nous voterons Marine en 2012.»

Pour l’instant, ce groupe rassemble à peine plus de deux cents personnes, mais n’oublions pas que Facebook s’adresse surtout à des personnes dont la véritable identité est révélée, et on peut soupçonner que davantage de gays et de lesbiennes –qui pour autant ne veulent pas s’afficher comme tels– visitent cette page. De plus, un nouveau groupe de la même tendance vient d’être créé: «Gay et Patriote», qui veut rassembler tous les gays «qui ne se reconnaissent pas dans le communautarisme gay».

Aisance complète de Marine Le Pen

Marine Le Pen a déjà prouvé son aisance complète dans la stratégie de banalisation et de modernisation de son image et de celle de son parti. Elle est radieuse au Salon de l’agriculture quand elle passe un long moment devant les stands antillais.

Elle doit regarder d’un bon oeil le positionnement de Riposte laïque, groupe créé en 2007, qui relie une gauche laïque radicale et une extrême droite on ne peut plus traditionnelle, et s’attaque à tous les signes visibles de la présence des musulmans en France (ramadan, prières de rues, mosquées, etc.). Et on peut imaginer qu’elle jubile en lisant le portrait de Christine Tasin, l’une des animatrices de Riposte laïque, paru dans Libération, une laïcarde de gauche qui hait tellement les Arabes qu’elle a organisé un «apéro saucisson pinard» aux côtés de l’extrême droite.

Elle doit savourer les attaques de la lesbienne Caroline Fourest contre l’islam qui contribuent à donner de la France l’image d’un pays fermé et craintif. Elle doit saliver de plaisir en écoutant le joli Boris Boillon, l’ambassadeur de France nommé en Tunisie au lendemain de la révolution du 14 janvier 2011, faire (très diplomatiquement, et avec une morgue de néo-colon) la leçon à des journalistes impertinents qui l’interrogeaient sur le silence du gouvernement français lors de la chute de Ben Ali.

Un lifting rajeunissant

L’extrême droite se paie donc un lifting rajeunissant, une nouvelle légitimité. L’opinion publique se dit: «S’ils sont parvenus à attirer les gays, c’est que ça doit être un parti normal, acceptable, comme les autres.» Les gays qui rejoignent ce parti ne viennent pas seulement avec leur image, leur savoir-faire en communication, leurs réseaux, ils apportent ce que tout parti réactionnaire rêve d’obtenir: un gage de modernité et d’ouverture. Pour le Front national, c’est la preuve qu’il ne se limite plus à ses sujets fétiches (l’immigration, la préférence nationale, le droit du sol, la sécurité, etc.), mais qu’il sait se préoccuper d’autres sujets de société comme la sexualité, la mixité et même le féminisme.

Et naturellement, le Front national adore se trouver de nouveaux porte-parole à l’opposé de son image traditionnelle, comme ce militant, Fabien Engelmann, écarté par la CGT. C’est un gage de respectabilité. Ce dernier a lui-même témoigné: «Je suis allé voir le FN et j’ai trouvé des gens ni racistes, ni homophobes.» (Au passage, je trouve que Fabien Engelmann est bien raffiné pour un syndicaliste encarté CGT et FN. Mais OK, ce n’est pas moi qui vais abonder dans l’idée que tout le monde à la CGT et au FN a forcément un look de sidérurgiste ou de skin tatoué.)

Même stratégie avec la candidature aux cantonales pour le Front national de Vénussia Myrtil, 21 ans, mi-Ariégeoise, mi-Guadeloupéenne, ancienne du NPA d’Olivier Besancenot passée par les Jeunesses communistes révolutionnaires au lycée. Il ne manque plus que le coming-out d’une lesbienne célèbre qui affirmerait craquer pour le côté masculin de Marine Le Pen.

Rupture avec son père

Jean-Marie Le Pen n’aurait pas pu effectuer une telle mue au sein du Front national. Il était historiquement lié à la droite catholique la plus extrême, aux anciens militaires, aux pieds-noirs, aux nombreux skinheads visibles lors de la manifestation du 1er Mai, qui ont tous en horreur l’émancipation des LGBT et les tentatives de ces derniers pour obtenir des droits égaux à ceux du reste de la société. Mais Marine Le Pen a su mettre à profit la «rupture» avec son père.

C’est une femme d’abord, une des rares à diriger un parti politique majeur en France. Féministe ou pas, elle est déterminée à jouer cette carte. Mais son intelligence réside dans son rapprochement idéologique avec les partis d’extrême droite européens.

Avant, le Front national, c’était la France profonde. Aujourd’hui, c’est l’Europe. Son populisme fait écho à celui de Pim Fortuyn et s’appuie sur l’idée qu’on peut défendre de manière décomplexée l’Occident et ses valeurs libérales contre la barbarie venue du Sud. Et qui mieux que les gays représentent les valeurs de l’Occident libéral puisqu’ils ont été historiquement les premières victimes de l’intolérance et de la religion?

Résultat: le tabou est levé. Certains gays sont tentés de rejoindre une formation extrémiste qui promet de réussir là où les partis traditionnels ont échoué malgré leurs très nombreuses tentatives. Comme d’autres Français, ils sont tellement déçus depuis quinze ans (par la gauche comme par la droite) qu’ils se disent que seul le Front national peut briser cette chaîne de la frustration.

La peur des partis traditionnels

Et il faut bien admettre que, dans ces partis traditionnels, personne ne veut parler des gays et des lesbiennes. Lors des journées du Parti socialiste à La Rochelle au mois d’août 2009, les gays de Homosexualités et Socialisme ont organisé une conférence sur la gestation pour autrui… alors que ça fait dix ans que le mariage gay et le droit à l’homoparentalité auraient dû déjà être inscrits au programme du Parti socialiste (ils le sont désormais).

Seulement voilà. La peur de s’aliéner encore plus la France profonde, ou ce qu’il en reste, sur des sujets soit-disant «segmentants» –comme on dit dans le monde de la télé– les empêche de coller à la vie des millions de Français pour qui ce genre de question ne fait plus débat. Les Français sont largement favorables au mariage gay, à hauteur de 63%.

Malgré tout, les dirigeants socialistes s’enferment seuls dans la même impasse à chaque fois qu’ils abordent ces sujets (écologie, parité, intégration): ils s’imaginent qu’ils vont perdre deux points dans les sondages… Les personnes LGBT finissent par estimer que leurs amis historiques sont devenus des traîtres qui considèrent que le vote gay est un «vote captif», ce qui les exempte de satisfaire leurs demandes.

Une déclaration inclusive inimaginable

Pendant ce temps, Marine Le Pen prononce pour la première fois le mot «homosexuel» lors de son discours du 1er mai 2011: «Qu’on soit homme ou femme, hétérosexuel ou homosexuel, chrétien, juif, musulman, on est d’abord français!» Une déclaration inclusive, comme un geste d’attention inimaginable auparavant. Devant son public le plus réac, elle parvient à imposer le mot que personne n’ose dire.

Quand le Parti socialiste (et l’UMP) se taisent sur le sujet, Marine Le Pen se prononce et tout le monde constate: «Ah tiens, elle a beaucoup évolué sur ce point, elle n’est pas du tout comme son père!» Et les deux points que le Parti socialiste (et l’UMP) avaient cru perdre, c’est le Front national qui les gagne, même si le Front national n’a évidemment rien à proposer sur les gays, les lesbiennes, les transsexuels, le mariage, l’adoption, la lutte contre le sida et contre l’homophobie, etc.

On m’objectera que les gays sont comme les hétéros. Acculés par la crise, blasés par la politique, dégoûtés par leurs pairs, ils se tournent vers l’extrême droite. La seule différence, c’est que les gays qui allaient au Front national, il y a vingt ans, c’était surtout les skins (pas très nombreux), les gros pervers sadomasos (qui risquaient de se faire casser la gueule par les vrais skins hétéros du Front national) et des paumés… qui ont toujours été paumés. Bref, dans les années 1980 ou 1990, ça ne se faisait absolument pas. Le Front national synthétisait la haine de tout ce que l’homosexualité représentait et il était dangereux, physiquement, de fricoter avec les fachos.

Le père, non, sa fille, no problemo

Les choses ont changé et, pour mieux faire percevoir ce changement, je tente un petit «portrait-robot» des nouveaux gays d’extrême droite Ils n’auraient jamais rejoint Jean-Marie Le Pen mais sa fille, oui, no problemo. La sécurité et l’immigration sont devenues des problèmes pour eux. Ils ont longtemps cru qu’ils étaient tolérants, comme les autres personnes LGBT. Maintenant, ils en ont marre. Ils s’imaginent que l’homophobie dont ils s’estiment être victimes sera résolue par un parti qui les utilise. Ce sont des suiveurs. Ils aiment bien être entraînés par la foule —c’est leur côté vieille France à la Piaf.

Ils commencent à exprimer des idées étranges, même sur mon mur Facebook, quand ils disent qu’ils trouvent choquant que des gays s’embrassent dans la rue. Quand on leur répond en rigolant que de toute manière tout le monde est gerbant à s’embrasser dans la rue, gays ou hétéros, ils ne perçoivent pas l’humour et reviennent à la charge en disant que c’est plus écoeurant quand ce sont des gays et des lesbiennes.

Et ils sont gays! En tant qu’homosexuels, ils trouvent ça vraiment dégoûtant et pensent que c’est une manifestation sentimentale qui doit rester privée. En fait, ils ne s’aiment pas en tant que gays, ce qui tombe bien car tout le monde —à droite comme à gauche— adore les gays qui sont dans la haine de soi. C’est plus «ordonné» ainsi.

Une femme est toujours rassurante

Le nouveau gay d’extrême droite ne s’habille pas forcément d’une manière paramilitaire. S’il le fait, il gardera ça pour la fin de soirée, quand il sort draguer, donc vous ne verrez pas que ce délicieux attaché parlementaire de droite (ou de gauche), si bien habillé dans la journée, devient un Mr Hyde la nuit par la seule magie de sa garde-robe.

Il a les cheveux courts (mais qui n’en a pas à notre époque), il est tatoué (mais qui ne l’est pas à notre époque) et il aime la bière (mais qui… j’arrête). C’est un habitué des bars du Marais comme le Cox où la pensée politique penche nettement à droite (amenez-y vos enfants sur le trottoir d’en face pour leur faire une leçon de choses) ou des sites de drague sur Internet les plus hardos (surtout n’y amenez pas les enfants).

Ils pourrissent les commentaires des webzines de news et en appellent à la démocratie quand on censure leurs messages dignes du tueur d’Oslo. Ils sont comme Fortuyn et Wilders, ils baisent avec des Beurs et les traitent mal, ou les utilisent sexuellement et ils ont toujours une bombe lacrymo à côté du lit au cas où l’Arabe se mettrait à contester le legs de la France coloniale. Ils sont racistes et n’ont plus peur de le dire. Ils ne sont pas antisémites, c’est trop vieille école.

Ils sont fondamentalement nihilistes, ils s’en foutent de leurs «frères gays et leurs soeurs lesbiennes» (ça, ils n’y croient pas une seule seconde) et pensent finalement que Sarkozy les a trompés. Bref, ce ne sont pas des fachos, ce sont des gays de droite à la dérive, comme beaucoup de personnes qui promettent de mettre Marine Le Pen à 24% des suffrages au premier tour des présidentielles.

Il y a aussi une incroyable ironie dans le fait que le Front national s’ouvre aux gays grâce à une femme. Il est cependant beaucoup plus facile de rejoindre un parti ou de voter pour une candidate du FN quand il s’agit d’une blonde aux yeux bleus. Pour les gays de cette vieille France de Renaud Camus, celle des baby-boomers de ma génération, une femme est toujours rassurante, même quand elle est à la tête du Front national!

Certains ont traversé la dernière décennie d’une manière parfaitement égoïste, sans prévention du sida, sans attention particulière envers l’autre. Il y a beaucoup d’hommes seuls parmi ma génération de gays. À partir de 50 ans, certains se trouvent même hors du marché de la drague, ils sont devenus past the limit. Et quand Marine Le Pen leur tend les bras, ils y vont, pas toujours convaincus de vouloir être à l’extrême droite, mais parce que le Front national est le seul parti à leur ouvrir les bras.

Comme un pari sexuel

Dans ce glissement vers la droite, il y a toujours une idée contestataire, comme souvent chez les sympathisants frontistes. Et les gays ont aussi leurs propres raisons d’être là. Ils ont parfois cru à l’agenda gay, à l’organisation gay. Mais ils sont déçus par les résultats et finissent par être dégoûtés par la mollesse du milieu. Ils veulent du punch et de la controverse.

Ils savent très bien que c’est un geste qui ne servira à rien, qui ne leur donnera pas «raison», mais ils s’en fichent de penser que le 1% de suffrage qu’ils offrent au Front national s’ajoutera aux 2% des autres secteurs de la société en colère pour les mêmes raisons ou presque. Ils en ont tellement marre, tout leur semble tellement bloqué dans ce pays qu’ils sont presque prêts à endurer ce que la droite ou l’extrême droite pourrait leur faire subir en cas de succès électoral.

C’est une sorte de pari sexuel, si vous voulez. Comme un plan de cul. C’est du dipping politique. On sait quand il faut mettre la capote mais on ne va pas la mettre tout de suite, on va pousser un peu la bite dans l’anus, peut-être même faire entrer le gland pour voir comment ça fait. «Ah, c’est plus chaud sans capote ; allez tiens j’y mets toute la bite. C’est trop bon parce que c’est interdit. Je peux toujours me retirer et mettre une capote si je change d’avis.»

En somme, l’attrait du Front national pour les gays, c’est le goût de l’interdit. Le truc qui va horrifier vos copines quand vous leur raconterez la prochaine fois au restau. Ce qui va alimenter la rumeur, ce qui va vous grandir parce que les gens penseront que vous êtes vraiment radical. Vous aurez un nouveau statut, plus dangereux, plus vif. Mais vous pouvez vous rétracter. Voter une fois pour le Front national pour voir comment ça fait, ça ne fera pas de vous un pestiféré.

Emergence d'un homonationalisme

Il faut comprendre: la culture gay s’est beaucoup construite dans le refus du jugement. C’est même la base de la culture militante contre le sida ou dans le militantisme LGBT. Un célèbre épisode de South Park sur le «Musée de la Tolérance» le raconte bien: ne jamais juger les autres, être compréhensif même face à l’extrême, même si cela révulse chaque cellule de votre corps, chaque conviction de votre philosophie. Ne pas juger ses semblables! S’ils contaminent les autres, s’ils ont des jeux sexuels extrêmes et vraiment, vraiment, dégoûtants, ils peuvent toujours revenir en arrière. As if!

En mars 2011, les organisateurs de la Gay Pride ont déclenché une violente polémique en dévoilant l’affiche de la prochaine édition. On y voyait un coq blanc portant un boa rouge autour du cou avec le slogan: «En 2011 je marche, en 2012 je vote». Déclaration citoyenne ou homonationalisme revendiqué ? En tout cas, l’affiche a été retirée.

Le grand slogan politique des années 1970, c’était «Gay truth is marching on»: «La vérité homosexuelle avance». La pensée gay a longtemps été internationaliste, universaliste, transversale. Or, cet épisode de la Gay Pride montre bien qu’en France, les gays ne considèrent plus qu’ils appartiennent à une minorité internationale. Ils se voient comme des gays français. Le gay français devient chauvin. C’est ce qu’on appelle l’homonationalisme.

Didier Lestrade

© Le Seuil, 2012. En librairies depuis le 2 février, 144 pages, 14,5 euros. Les intertitres sont de la rédaction de Slate.fr.

Devenez fan sur , suivez-nous sur
 
L'AUTEUR
Didier Lestrade est journaliste et écrivain. Il est également connu en tant qu’activiste dans le domaine de la lutte contre le sida et fondateur d'Act Up. Ses articles
TOPICS
PARTAGER
LISIBILITÉ > taille de la police
SLATE CONSEILLE
Les gays de l'UMP au bord de la rupture
Christian Vanneste est-il un homosexuel refoulé?
Ipergay, l'essai qu'il faut encourager
D'autres ont aimé »
Publié le 03/02/2012
Mis à jour le 03/02/2012 à 15h33
5 réactions