France

Occupation des locaux de la ministre: la stratégie Thatchérienne de Pécresse

Slate.fr, mis à jour le 08.05.2009 à 11 h 42

Les blocages et les occupations de facs continuent.

Universités toujours bloquées, manifestation avec occupation des locaux du ministère de Valérie Pécresse jeudi soir... «Encore un jour de crise à l'université, note le journaliste scientifique Sylvestre Huet sur son blog qui publie la liste des initiatives publiques des mouvements de colère des étudiants et universitaires.

«Qui est responsable de la poursuite de la crise, s'interroge-t-il? Qui prend le risque de faire perdre un an à plus de 100.000 étudiants? Valérie Pécresse et des députés UMP accusent des groupes minoritaires, spéculent sur l'extrême gauche et menacent de sanctions financières les enseignants qui participent à des actions collectives comme la rétention des notes. Cette posture signifie clairement que la ministre veut aller jusqu'au bout de sa démarche, imposer sa politique coûte que coûte.»

Accusée de mener une «stratégie à la Thatcher», d'avoir «écarté les principaux syndicats de l'annonce des quelques reculs et reports de réforme (ce qui empêche ces derniers de jouer un éventuel rôle modérateur, en particulier devant les formes d'actions minoritaires qui se retournent contre les étudiants)», Sylvestre Huet estime que les actions de la ministre «peuvent désormais se lire comme une stratégie de combat. Ce qui pouvait apparaître comme des erreurs ou des maladresses, ressort plutôt de la volonté de mettre à genoux les opposants.»

Que doivent faire les enseignants chercheurs? Leur stratégie doit-elle être celle du chêne ou du roseau? «Le meilleur moyen de donner un coup de main à Valérie Pécresse, analyse Huet est de saborder la fin de l'année, les examens, les diplômes de ces universités».

Plusieurs militants se demandent si la meilleure option n'est pas de plier pour mieux résister : «la mise en œuvre du nouveau statut comme la réforme de la formation des enseignants dépendra de leur capacité de résistance future», conclut le journaliste-blogueur.

[Lire l'article complet sur {Sciences2}]

[Lien complémentaire: le point de vue d'Yves Thréard (Le Figaro), sur «l'agitation perpétuelle entretenue par les syndicats d'enseignants et d'étudiants qui ont transformé certains établissements en bastions de la contestation gauchiste» et la «Mort lente de l'université sans fleurs ni couronnes».

Image de une: La ronde infinie des obstinés, à Paris. CC Flickr [email protected]

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