France / Politique

Jugement majoritaire: notez les candidats à la présidentielle

Temps de lecture : 2 min

Slate vous propose de donner anonymement votre avis sur les 15 principaux candidats en lice grâce à un mode de scrutin novateur mis au point pour mieux refléter l’opinion de la majorité.

Un bureau de vote, à Pau, en 2007. REUTERS/Jean-Paul Pelissier
Un bureau de vote, à Pau, en 2007. REUTERS/Jean-Paul Pelissier

Comment jugez-vous chacun des candidats à l’élection présidentielle? Slate.fr vous propose de donner votre avis à travers son outil de «jugement majoritaire», un système de vote alternatif développé par Michel Balinski et Rida Laraki, chercheurs à l’Ecole polytechnique, que nous avions déjà testé à l’occasion de la primaire socialiste. D’ici au 22 avril, date du premier tour, nous effectuerons de cette manière plusieurs tours de vote auprès de nos lecteurs, les résultats du premier étant arrêtés le mercredi 15 février à midi.

L’idée ici n’est pas, comme à l’occasion d’un sondage ou de la vraie élection présidentielle, de voter pour un seul candidat, mais de noter chacun d’entre eux sur une échelle allant de «à rejeter» à «très bien», en passant par «insuffisant», «passable», «assez bien» et «bien». Chaque candidat se voit ensuite attribuer une «mention majoritaire», celle qui, additionnée aux mentions supérieures, recueille plus de 50% des voix.

Le système pénalise, par exemple, un candidat qui arriverait en tête au premier tour en recueillant 30% des voix mais que les 70% d’électeurs restants trouveraient mauvais, au profit d’un candidat qui ne recueillerait que 20% mais que les 80% restants considéreraient acceptable. Il donne donc la possibilité à l’électeur de nuancer ses opinions et écarte un scénario type «Jospin 2002» où un candidat arriverait derrière des concurrents qu’il serait certain de battre largement dans un duel à deux.

Ce système, qui a été présenté dans un rapport de Terra Nova (et que détaille ici le patron de la fondation et chroniqueur de Slate Olivier Ferrand), a été salué par la communauté scientifique, en particulier les prix Nobel d’économie Kenneth Arrow, Robert Aumann et Eric Maskin.

Bien sûr, les résultats de ce vote ne prétendent à aucune représentativité autre que celle des lecteurs de Slate qui ont bien voulu participer.

Comment ça marche?

Nous avons sélectionné les 15 «principaux» candidats à l’élection présidentielle, dont Nicolas Sarkozy (même si, à la date du 1er février, il n’a pas encore officiellement annoncé sa candidature). Ils ont été placés dans l’ordre alphabétique sur l’outil de vote. La liste officielle des candidats ne sera pas connue avant le 16 mars, date de dépôt des parrainages au Conseil constitutionnel.

Le scrutin se déroule en un seul tour. Chaque candidat obtient une «mention majoritaire»: celle qui réunit plus de 50% d’opinions égales ou supérieures à cette mention. Le vainqueur est celui qui a la meilleure mention majoritaire (selon le pourcentage, un + ou un – est accolé à la mention majoritaire obtenue par le candidat).

Par exemple, si un candidat reçoit:

  • 10% d’opinions pour la mention «à rejeter»
  • 10% pour la mention «insuffisant»
  • 20% pour la mention «passable»
  • 20% pour la mention «assez bien»
  • 30% pour la mention «bien»
  • 10% pour la mention «très bien»

Il aura comme mention majoritaire «assez bien», car 50% des opinions sont égales ou supérieures à «assez bien».

Newsletters

Jean-Paul Belmondo, professionnel de Roland-Garros

Jean-Paul Belmondo, professionnel de Roland-Garros

L'acteur avait deux amours: le cinéma et le sport. Fan de boxe, cofondateur du PSG, le comédien mort le 6 septembre 2021 à l'âge de 88 ans ne manquait presque jamais une édition de Roland-Garros. Dans les dernières années de sa vie, c'est l'un des...

Lu Shaye, l'ambassadeur qui prouve que la diplomatie chinoise passe à l'offensive

Lu Shaye, l'ambassadeur qui prouve que la diplomatie chinoise passe à l'offensive

Les remous provoqués par ce «loup guerrier», qui a insulté un chercheur français sur Twitter, s'inscrivent dans un cadre plus large.

VGE, président du cool trente ans avant Obama

VGE, président du cool trente ans avant Obama

Valéry Giscard d'Estaing est mort ce mercredi 2 décembre à l'âge de 94 ans. Tout au long de sa vie politique, l'ancien président de la République n'aura cessé de tenter de se construire une image d'homme moderne, en rupture avec les chefs d'État...

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio