[Le 20'12] Nicolas Dupont-Aignan: «Ni Sarkozy ni Hollande ne seront au second tour»
[Le 20'12 #5] Sortie de l'euro, protectionnisme, système électoral... Le candidat de Debout la République répond aux questions de Jean-Marie Colombani, de Slate.fr, et Christophe Barbier, de L'Express, en partenariat avec l'INA et Dailymotion.
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Pour sa cinquième édition, Le 20'12, l’émission politique de Slate.fr, L'Express, l'INA et Dailymotion reçoit Nicolas Dupont-Aignan. En fin d'émission, retrouvez la chronique de Cécile Dehesdin sur la semaine politique sur Internet.
Maire d'Yerres dans l'Essone et député, Nicolas Dupont-Aignan est d'abord le candidat de son parti Debout la République à la présidentielle de 2012.
Internet, système électoral français, sortie de l'euro, TVA sociale, il a répondu aux questions de Christophe Barbier et Jean-Marie Colombani.
«Je n'existerais pas sans Internet»
«Ah je n'existerais pas sans. Parce que notre mouvement politique a pu se créer de toute pièces quand j'ai quitté l'UMP en 2007 grâce à internet [...] Hier j'étais à Nice dans la salle il y avait la moitié des nouveaux adhérents qui étaient venus par Internet. Et puis je pense aussi que mes positions sur Hadopi, le fait que ça soit moi même qui rédige mes twitter, mes blogs je les ai tous écrits moi-même. Je fais pas ça parce qu'il faut être à la mode mais parce que c'est un mode d'expression pour moi et parce que c'est un moyen de contourner la pensée unique, le système français.»
Le 1er tour, «dernier espace démocratique français»
«Moi je considère que le premier tour de l'élection présidentielle est le dernier espace démocratique français. Un système, une oligarchie, ont confisqué le pouvoir depuis 30 ans, sont même revenus sur le référendum de 2005, et cette oligarchie ne supporte pas le premier tour parce que justement au premier tour "oh, par malheur les Français pourraient choisir autre chose".»
Sortie de l'euro et protectionnisme
«La vraie mesure essentielle pour la compétitivité et l'emploi en France c'est la sortie de l'euro et le protectionnisme [...] Plutôt que la TVA sociale je propose un droit de douane là en ce moment de 4 à 5% modulé en fonction de l'origine des produits. Les produits qui viennent des pays où il y a une libre concurrence et des droits sociaux et environnementaux comme les nôtres, pas de protectionnisme. Mais quand on a l'esclavagisme ou la pollution de l'environnement dans les pays en développement, il faut mettre une barrière douanière ne serait-ce que pour nous protéger et les aider eux à élever leurs standards.»
Dans sa chronique, Cécile Dehesdin revient sur l'actu web politique de la semaine: la partie «lutte contre le sida» du site de Carla Bruni-Sarkozy qui aurait coûté 133.000 euros au fonds mondial contre le sida, la twit-poésie de François Bayrou qui tient lui-même, comme Nicolas Dupont-Aignan, son compte twitter, et le buzz raté de l'équipe de Dominique de Villepin sur Facebook.
«On a piégé les Français»
A la fin de l'émission, quand on lui demande de choisir entre la photo de Nicolas Sarkozy et celle de François Hollande, Nicolas Dupont-Aignan répond:
«Je pense que ni Sarkozy ni Hollande ne seront au second tour. Je pense que les Français doivent se débarasser de ces partis qui ont fait tant de mal au pays [...] Si je suis candidat c'est parce que je pense que les deux ne présentent pas une alternative sérieuse, y a un pansement rose et un pansement bleu. Et ils ont tout échoué, et ils continuent, c'est quand même incroyable.
—[Jean-Marie Colombani]Parce que les Français leur demandent de continuer...
—Parce qu'on ne présente pas une offre alternative et qu'on a piégé les Français en leur disant soit vous acceptez le système et toujours les deux mêmes, soit vous êtes extrémistes.»
Mis à jour le 19/01/2012 à 18h59



































Nicolas Dupont-Aignan n'a jamais négocié et ne négociera pas des places pour les prochaines législatives... Tout simplement parce que c'est inutile, Nicolas Dupont-Aignan étant très populaire dans sa circonscription.
Nicolas Sarkozy a tout fait au contraire pour que Nicolas Dupont-Aignan n'ait pas ses signatures en 2007. En 2012, il a tenté la même manoeuvre, mais j'espère qu'elle ne sera pas couronnée de succès cette fois-ci. A priori, NDA devrait obtenir ses signatures (c'est du moins ce qu'il affirme), ce qui est logique: même s'il est à un niveau faible dans les sondages, Nicolas Dupont-Aignan et les idées qu'il porte sont devenus incontournables.
(Je précise que je suis adhérent à DLR, le parti de NDA).
Un retour à une réelle Démocratie !
Le soutien qui sera apporté aux « souverainistes » ne devra pas surprendre nos dirigeants actuels ou ceux qui aspirent à le devenir, prêts à une cuisine électorale lamentable, troquant sans aucune vergogne des sièges aux législatives contre la promesse de fermeture de réacteurs nucléaires. Qui paiera la note énergétique ?
On peut toujours de moquer gentiment (ou moins) des Suisses, mais ce pays est un des rares où le système référendaire est appliqué régulièrement pour toutes les questions intéressant réellement les citoyens.
Ainsi si nos futurs gouvernants envisagent de sortir du nucléaire, d’autoriser le mariage homosexuel ou de permettre le vote des étrangers hors C.E.E. aux élections locales, pourquoi ne pas organiser des référendums sur ces sujets ?
Il est vrai que les Français sont frondeurs, et que ce mode de consultation peut paraître hasardeux, et parfois non-conforme au résultat que les « technocrates » imaginaient, et en plus il faudrait (pour une fois) respecter leur choix. Ennuyeux !
Si l’on se souvient que lors du référendum du 27 avril 1969 à propos de la suppression du Sénat et de la régionalisation, le NON l’avait emporté, la France a néanmoins conservé le Sénat mais la régionalisation a malgré tout été mise en place (avec les coûts supplémentaires induits et l’inefficacité résultant de la dissémination des pouvoirs de décision).
Si Madame LE PEN ou Monsieur DUPONT AIGNAN n’obtenait pas leurs 500 signatures, VOLTAIRE se retournerait sans doute dans sa tombe, lui auquel on attribue (peut être à tort) cette phrase : Je ne partage pas vos idées mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous puissiez les exprimer ! mais que Francois Marie AROUET aurait sans nul doute validé.