Chômage: qu’est-ce qui marche ailleurs?
Un ouvrage recense les politiques d’emploi dans le monde. Un état des lieux instructif.
- Des salariées durant une grève en Slovénie. REUTERS/Bor Slana -
Au sein de l’Union européenne, l’Autriche est, avec les Pays-Bas, le meilleur élève pour l’emploi. Le taux de chômage n’y est que de 4,1% (chiffre d’octobre 2011), contre 9,8% pour l’Union européenne. L’Autriche l’est aussi pour l’emploi des jeunes, avec un taux de chômage de 8,8% contre 21% en moyenne pour les autres pays européens.
Ce résultat s’explique par une politique ancienne et déterminée. Chaque jeune se voit proposer, au bout de trois mois sans activité, soit un emploi, soit une formation, soit un apprentissage. On compte une cinquantaine de filières de formation, les jeunes y touchent 240 euros par mois pendant deux ans, puis 555 euros la troisième année. L’apprentissage est une priorité, comme chez le voisin allemand: il occupe 40% des jeunes.
«Task force» dédiée
En Australie, le budget des organismes d’emploi est directement lié à la vitesse à laquelle ils arrivent à retrouver du travail pour les chômeurs dont ils ont la charge. Ces organismes sont privés, entreprises, associations, on en compte une centaine. Ils perçoivent une somme, dépendant de la qualification des chômeurs (l’employabilité), et doivent la dépenser au mieux en coaching personnel ou par groupe, en insertion dans un emploi aidé, etc. Le chômeur choisit son organisme au départ. Au bout d’un an, s’il n’a pas retrouvé du travail, il doit accepter une formation ou prendre un travail d’intérêt général.
En Finlande, lorsqu’une grande entreprise décide d’une restructuration, l’équivalent de Pôle Emploi se déplace et déploie une «task force» dédiée. Celle-ci s’occupe aussi des suppressions d’emplois indirectes chez les sous-traitants et fournisseurs.
Ces trois expériences font partie du riche ensemble recueilli à l’occasion de la Conférence mondiale des services de l’emploi, réunie par Pôle Emploi à Paris au printemps 2011. Elles sont rapportées dans un livre (1) qui résume et illustre de statistiques, la situation mondiale de l’emploi et les divers moyens utilisés sur la planète pour faire face au chômage.
A l’heure du fléchissement mondial de la croissance et du plongeon de certaines régions dans la récession, comme la zone euro, l’ouvrage tombe utilement pour souligner la gravité des menaces. Les files d’attentes du chômage s’allongent comme en 2008, mais cette fois-ci, les Etats sont sous forte contrainte budgétaire et vont devoir limiter les moyens consacrés aux politiques d’emploi.
Menaces
Menace grave dans les pays développés puisque la reprise, avant de s’étioler, n’avait pas été accompagnée de fortes créations d’emplois. Les exemples des Etats-Unis et de l’Espagne montrent ce phénomène nouveau, car général, de «reprise sans emplois». Conséquence: les chômeurs ont moins de chance de retrouver un emploi et le chômage menace de devenir de longue durée, «structurel». Avec toutes les difficultés accrues que cela entraîne pour les personnes privées d’emploi depuis longtemps et découragées.
Menace aussi dans les pays émergents. Même si la reprise y a été rapide, ils sont maintenant affectés par le retour de la crise dans les pays riches. Leur défi n’en est que plus dur: réaliser la transition d’un emploi peu qualifié et peu cher, désiré par les secteurs exportateurs, vers des emplois plus qualifiés et mieux payés, capables de nourrir un modèle économique appuyé sur la consommation.
Les jeunes sont, au nord comme au sud, les populations qui risquent de souffrir le plus de la crise prolongée. On l’a vu au printemps en Tunisie où le «printemps arabe» a été le fait de jeunes diplômés à la rue ou contraints d’accepter des jobs déqualifiés. Mais la Chine connaît le même problème: les places à l’université ont été doublées, mais un tiers des étudiants ne trouvent plus automatiquement un métier à la sortie de la faculté. Le manque d’emplois qualifiés rend leur situation difficile et inquiète les autorités.
Accompagnement
Comme une longue période d’attente d’un emploi constitue un handicap très difficile à remonter, il faut prendre «au plus tôt» les jeunes en charge, selon les auteurs qui présentent un bilan des différentes politiques menées dans le monde d’accompagnement des jeunes.
En Suède, comme en Autriche, les interventions se font dès 90 jours sans activité, la moyenne est de six mois. Il faut agir tôt et actionner «plusieurs leviers» (formation, emplois aidés, assistance). A contrario, les politiques traditionnelles «passives» de subvention des salaires des jeunes et de création d’emplois ne présentent que des résultats de court terme qui se retournent vite.
La leçon générale est tirée par Christian Charpy, ancien directeur général de Pôle Emploi:
«Malgré les diversités des systèmes économiques et sociaux et des niveaux de développement, [les politiques qui marchent sont celles qui] assurent les inscriptions au chômage, démarrent au plus vite possible l’accompagnement, personnalisent la prise en charge, mettent en œuvre des actions déterminées en faveur des publics les plus en difficultés et accompagnent les restructurations économiques.»
Ajoutons: et accompagnent budgétairement ces politiques.
Eric Le Boucher
Chronique également parue dans Emploiparlonsnet
(1) Emploiscopie 2011. Travail et emploi. Les tendances dans un monde en crise. Sous la direction de Christian Charpy. Editions Tallandier. Retourner à l'article
Mis à jour le 05/01/2012 à 9h54















































S'il est vrai que le taux de chômage est au plus bas aux Pays-Bas, il serait intéressant de regarder également le taux d'inactivité général. En effet, le taux de congés de maladies ou d'inactivité en général aux Pays Bas est parmi le plus élevé. Ces personnes en congé de maladies sont aidés sur d'autres caisses mais la collectivités doit également financer ces prestations.
Ce petit commentaire n'est pas là pour dire que cela est pire ou mieux aux Pays Bas, mais juste pour signaler qu'il ne faut pas simplement regarder un bout de la problématique mais l'entièreté de celle-ci.. et l'entièreté de la prise en charge des personnes en dehors des circuits du travail.. Quel est le taux de mère au foyer ? Sans doute plus élevé comme en Allemagne.. Quel est le taux de temps partiel ? Quel est le taux des arrêts maladie..
Bref voir le marché du travail dans sa globalité.
Les pays bas ont le SMIC le plus élevé d Europe (pratiquement €1500), et des salaires parisiens pour un niveau de vie de province ( a part pour l immobilier), les chefs sont très coulants (eux même souvent à temps partiel). Cet environement favorable, ainsi qu effectivement une culture germanique où les femmes travaillent moins, créent les conditions pour en marché de l emplois pacifié et une vie professionelle beaucoup plus détendu.
En gros ils prouvent que la réduction de temps de travail, ca marche!
Non ton commentaire est là pour critiquer un état qui fonctionne parfaitement...
Je ne vois pas quel relativisation il faudrait inventer pour un système qui fonctionne mieux que le notre...
A si, je comprends mieux avec un tel système il y aurait moins de mouton en France et que deviendriez vous ? Vous ne pourriez hurler au loup peut être...
Nous remettons ainsi les "faux" chomeurs au travail et aidont les "vrais" a se rehabiliter.
Et ceux qui ne trouvent pas au bout d'un an, hop, interet general a temps partiel en parallele avec leur recherche, comme en Finlande.
Votre idée de remettre les "faux" chômeurs au travail n'a rien d'original, mais vous oubliez un détail : il n'y a pas plus d'emplois vacants qui attendent les faux chômeurs que les vrais !
Votre distinction entre vrai et faux chômeur est purement morale, elle n'a aucun sens économique.
Soit X emplois pour une population Y en âge de travailler. Le nombre de chômeurs Z est égal à Y - X, tout le reste n'est que baratin.
Vous pouvez perdre votre temps à à débusquer les "faux" chômeurs pour leur appliquer un traitement différencié, cela ne fera jamais un emploi en plus ni un chômeur en moins, et que vous l'appeliez vrai faux ou Tartempion n'y changera rien.
J'irai même plus loin : les "faux" chômeurs (je suppose que vous entendez par là ceux qui ne cherchent pas de travail) rendent service aux "vrais" (ceux qui en cherchent)
Quand je me présente à un jury de recrutement, tous les candidats qui ne se présentent pas me rendent service, de même que quand je courtise une demoiselle, tous les gentilshommes qui ne la courtisent pas me rendent service.
Mon rêve c'est d'être le seul vrai chômeur qui cherche du travail, que tous les autres soient des faux qui ne cherchent pas, car alors, et alors seulement, je peux être sûr que c'est moi qui vais décrocher le poste.
Quand j'étais plus jeune et que je n'avais droit à aucune indemnisation je maudissais les chômeurs indemnisés qui cherchaient du travail, réduisant quasiment à néant mes propres chances d'en trouver, alors que c'était moi qui en avait le plus besoin, puisque je n'avais rien pour vivre.
Ceux qui ont la chance d'être indemnisés ne devraient pas chercher du travail : qu'ils laissent les rares emplois à ceux qui en ont le plus besoin, les malheureux jeunes qui n'ont rien pour vivre !
Alors cessons d'insulter en les traitant de faux chômeurs ceux qu'on devrait au contraire remercier, car ils rendent service aux autres.
On peut voir les choses différemment.
Et si les faux chômeurs étaient ceux qui touchent des indemnités alors qu'ils ne cherchent pas de travail tout simplement parce qu'ils travaillent, satisfaits de pouvoir cultiver leur jardin ou de repeindre le portail du voisin? Eh bien, ces chômeurs-là, voyez-vous, ne rendent pas service aux autres. Ce sont des profiteurs dont les indemnités contribuent à augmenter le coût du travail dans l'économie nationale et à reduire la compétitivité des autres travailleurs et donc la création de nouveaux emplois.
J'ai au moins 5 exemples de jeunes autour de moi qui plannifient des breaks grace au chomage ou les prennent systematiquement chaque hiver. Je n'ai malheureusement pas plus de faits que ce que je vois.
Ce qui herisse le poil, c'est que ce sont des gens tres bien, meme parfois implique politiquement, qui voient ca comme une sorte de "du", alors que cela devrait etre moralement et socialement inacceptable.
Le vase deborde veritablement lorsqu'ils disposent de logement (mis a dispo par la famille) sans loyer, un chomage meme faible de 800 EUR devient alors un budget tout a fait correct pour vivre bien. Ils disposent alors d'une double rente familiale et sociale.
Je ne vois pas comment ces gens pourraient aider un "vrai" chomeur, alors que les euros qu'ils mobilisent pourraient etre investis dans une creation d'entreprise ou une formation pour un jeune.
J'accepte l'argument qu'il n'y a pas pour autant plus de boulot a pourvoir, mais je trouve ce type de comportement completement antisocial, donc je ne trouve pas que ce soit un luxe d'encourager les mentalites a changer en mettant des pare-feux.
Autre idee: une subventions chomage qui rembourserait le loyer (sur presentation des factures) et aurait une subvention financiere directe limitee. On evite deja tous les abus de la deuxieme categorie dont j'ai parle.
« J'ai au moins 5 exemples de jeunes autour de moi qui planifient des breaks grâce au chômage ou les prennent systématiquement chaque hiver »
J’en ai connu aussi. C’est un sport dangereux, il faut disposer de solides pistons pour être sûr de trouver du travail quand on veut. Certains ont bien dû se brûler les ailes à ce petit jeu, mais on ne les connaît pas car ils ne s’en vantent jamais. Ce n’est pas un hasard si tous ceux que j’ai connu qui faisaient cela étaient issus des classes moyennes/supérieures, et avec la bonne couleur de peau.
Il n’en demeure pas moins qu’en faisant ainsi tourner leur emploi, ces jeunes rendent service à la collectivité. Si tous les chômeurs indemnisés pouvaient faire cela, il y aurait mois de chômeurs non indemnisés.
Et si vous me dites que ceux qui ont en plus la chance d’être logés gracieusement par leur famille sont plus enclins que les autres à faire tourner leur emploi, je vous répondrai que c’est inévitable, et que moralement ce résultat me convient : ils ont objectivement moins besoin de travailler que ceux qui doivent payer un loyer.
Je ne mettrai pas du tout dans le même sac l’exemple donné par Mikedelbar. Travailler au noir, c’est de la fraude.
Autant je ne jetterai jamais la pierre au chômeur non indemnisé qui accepte le travail au noir parce qu’il ne trouve rien d’autre, autant je condamne fermement le même comportement de la part de celui qui a la chance d’être indemnisé.
"Il n’en demeure pas moins qu’en faisant ainsi tourner leur emploi, ces jeunes rendent service à la collectivité. Si tous les chômeurs indemnisés pouvaient faire cela, il y aurait mois de chômeurs non indemnisés."
Prendre 6 mois de chomage indemnise par an ne peut pas rendre service a la collectivite, la balance des paiements est negative. La situation de depart n'est pas le chomage mais l'emploi...
Se pourrait-il que vous preniez le probleme dans le mauvais sens? Un chomeur de moins ne signifie pas plus de gateau pour les autres chomeurs, cela signifie moins de cout pour la collectivite.
Dans un pays excedentaire votre raisonnement pourrait etre envisage politiquement, pas dans un pays deficitaire et surendette.
"Prendre 6 mois de chômage indemnisé par an ne peut pas rendre service a la collectivité, la balance des paiements est négative. La situation de départ n'est pas le chômage mais l'emploi..."
Il n'y a aucune d'incidence ni sur la production ni sur les exportations ou les importations, et donc pas non plus sur la balance des paiements.
Le jeune de bonne famille ne peut se permettre de faire tourner son emploi de cette façon que parce que son patron n'a aucun mal à trouver quelqu'un pour le remplacer au pied levé à chaque fois (en pratique cela se passe comme avec le locataire qui présente son successeur au propriétaire. Il n'y a aucune recherche à faire, tout est réglé à l'avance)
Même dans le pire des cas (qui n'arrive jamais, c'est une hypothèse d'école) le patron n'aurait toujours pas de souci à se faire : comme le chômeur indemnisé n'a pas le droit de refuser un emploi sous peine de perdre ses allocations, aucun poste ne restera jamais vacant à cause d'un chômeur qui préfère rester à la maison.
"Se pourrait-il que vous preniez le problème dans le mauvais sens? Un chômeur de moins ne signifie pas plus de gâteau pour les autres chômeurs, cela signifie moins de coût pour la collectivité."
Il n'y a même pas un chômeur en plus ou en moins, seulement une permutation entre deux chômeurs. Partager le travail ou partager le chômage c'est la même chose, c'est comme vider un grand verre plein dans deux verres vides plus petits.
C'est juste une méthode "sauvage" de partage du travail, même pas ma préférée. Ce n'est qu'un pis-aller.
Je suis partisan des méthodes orthodoxes de partage du travail qui permettent de poursuivre le même objectif de manière bien plus efficace : réduction de la durée hebdomadaire légale du travail, retraite à 60 ans après 37 ans et demi de cotisations.
L’écart avec la France et les pays d’Europe du Sud est en réalité beaucoup plus grand encore. En effet, seuls les pays qui garantissent à tous leurs chômeurs un droit réel à indemnisation publient des statistiques fiables en matière de chômage.
En France la majorité des jeunes privés d’emploi ne pointent pas à Pôle Emploi parce qu’ils n’ont droit à aucune indemnisation (même pas au RSA) et parce que de toute façon les rares emplois proposés par l’agence sont réservés aux chômeurs indemnisés, c’est-à dire aux vieux. Ils n’apparaissent donc pas dans les statistiques du chômage, ce qui fausse toute comparaison internationale.
A propos de l’Autriche : « Ce résultat s’explique par une politique ancienne et déterminée. Chaque jeune se voit proposer, au bout de trois mois sans activité, soit un emploi, soit une formation, soit un apprentissage. »
Pour que cela marche il faut que chaque jeune qui ne se voit rien proposer au bout de trois mois sans activité puisse obtenir réparation en justice. Mais il faut encore trouver le financement. C’est facile dans les pays où tous les chômeurs sont indemnisés : on peut financer l’apprentissage ou la formation grâce aux économies réalisées sur l’indemnisation du chômage du jeune. En France il faudra bien trouver l’argent ailleurs puisque les jeunes ne touchent aucune indemnisation, et vu la masse de jeunes concernés, cela coûtera une fortune.
Or si le gouvernement a déjà retardé quatre fois le départ en retraite des baby-boomers c’est justement parce que le chômage des jeunes ne coûte rien et certainement pas pour s’obliger à proposer à chaque jeune au bout de trois mois sans activité, soit un emploi, soit une formation, soit un apprentissage.
« En Australie (…). Au bout d’un an, s’il n’a pas retrouvé du travail, il doit accepter une formation ou prendre un travail d’intérêt général »
Comme les jeunes chômeurs français aimeraient eux aussi subir cet odieux chantage! « Si tu n’accepte pas la formation ou le travail qu’on te propose, on te sucre tes indemnités ! » Ah c’est sûr que cela ne risque pas d’arriver en France !
Je ne suis pas d'accord, les jeunes avec un minimum de diplôme souffrent a peine du chômage, je m'explique :
Les entreprises ont tout intérêt a prendre des moins de 25 ans car ils ont plein d'avantages, mais au lieu de ca ils ont encore plus d’avantage avec des stagiaires de moins de 25 ans... Donc les jeunes sont les préférés en terme d'embauche des entreprises : ils sont pas informés sur leurs droits et ne savent même pas qu'ils peuvent les défendre, ils sont très malléables et peu au courant de ce qu'il se passe vraiment dans les entreprises, ils sont apeurés et soutenus par des parents souvent tout aussi désabusé et trop content de les voir leur "égaux" même a 150 € par mois... Bref les parents sont aussi peu informés que les enfants...
Moi j'aime rappeler au gens que la retraite complémentaire est une arnaque car ils ne perçoivent que 1/3 de leur VRAI salaires car les entreprises doivent payer a l'état le double de leur salaire. Et oui le smic c'est pas ~ 9 € de l'heure avec sa sueur c'est 3x9 = 27 € a donné pour l'entreprise a l'état ! Ben merde alors le double de ma sueur est donné a l'état et on me demande une complémentaire en plus... On se marche sur la tête non ?
En hollande c'est la même sauf que de retraite tu en auras toujours une car l'état te le garantie...
je ne suis pas d'accord avec votre idée que les jeunes en stage non rémunéré ou payé au lance-pierre souffrent à peine du chômage.
C'est bien parce qu'ils sont désespérés, démolis par le chômage, que tant de jeunes acceptent cela.
Pour moi, ils devraient être comptés dans les statistiques du chômage.
Je ne me suis pas inscrit à Pole Emploi car je n'avais pas envie que quelqu'un me demande ce que j'avais fais, quelles actions j'avais entreprises... Au lieu de cela, j'ai publié mon CV sur le site de l'APEC, puis je me suis inscrit sur quelques sites d'intérim. Puis j'ai eu X entretiens, et j'ai pris le deuxième qui se présentait, avec une proposition très interressante sur un plan pro.
Temps total d'inactivité (assez relative : je me bougeais, dans les agences d'intérim... mais j'en profitais aussi un peu pour me reposer) : 1 + 1/2 mois.
Trouver un job quand on est jeune, c'est possible. Il faut avoir la formation, être prêt à en chier, pas se laisser marcher sur les pieds, mais ça le fait !
Autre petite chose, les pays bas seront pour moi le premier pays a quitter la zone euro car ils se font avoir depuis trop longtemps...
Je m'explique, chaque francais donne environ 250 € par an a l'europe et recoit 230 € de l'europe d'aide MAIS surtout pour l'agriculture (merci l'europe on est tous des paysoans c'est sur ^^). Les hollandais donnent aussi 250 € mais percoivent 30 € d'aide de l'europe...
J'ai 40 ans cela fait 18 ans que je dis a tout le monde ici bas que leur modèle est meilleurs (etc...), facile a copier (re...) mais je recois que moquerie et que des trucs sur les coffees shop.
Ok les francais sont pas très très intelligents (mais on a tout fait pour qu'ils le deviennent... Voir la défiance idiote au lieu de reprendre le pouvoir a leur compte...) mais depuis 5 ans ils deviennent en plus stupide et jaloux d'un état qui réussi... On le voit aussi avec l’Allemagne dont les Pays Bas sont le modèle...
Alors pourquoi ne pas les copier ? Je ne comprends pas pourquoi on ne copie pas ces modèles des pays du nord qui fonctionnent même en cas de crise... Les Pays Bas ne sont pas parfait, ils ont aussi une dette proche de la notre, MAIS, MAIS, MAIS ils agissent et ont aujourd'hui un taux de chômage avoisinant les 4%...
Copions leur société et leurs pragmatismes, le seul que j'ai vu s'en rapprochant en France etait Jospin et je pense qu'ils ne faudraient que des protestants dans la politique Francaise (je suis athée...).
Copions les bataves, nom de là !
"si monsieur avait un plein temps madame passait a mi temps et réciproquement... En 3 mois le chômage est passé de 8.5 a 5.6 % de la population active..."
Allons vous ne savez pas que cela est impossible ?
Puisque les politiciens français vous répètent que le travail ne se partage pas ! Et que si vous soutenez le contraire, c'est que vous avez une vision malthusienne du marché du travail...
Peu importe que les preuves soient de votre côté, peu importe que tout le monde sache que le travail se partage, à commencer par ceux qui travaillent et leurs patrons.
Si les patrons français qui commencent (comme tous les autres patrons du monde) leur journée en répartissant le travail entre les employés vous disent (en dehors des heures de travail bien sûr) que le travail ne se partage pas, comment pouvez vous avoir l'audace de ne pas les croire ?
C'est pourtant simple : si je refuse de partager ma galette des rois avec vous c'est parce qu'il n'existe pas de couteau capable de la découper, vu que la pâtisserie ne se partage pas ! Et si vous osez me contredire je vous traiterai de malthusien.
Alors on partage le travail pour combattre le chômage. Et cela marche, bien entendu.
En Allemagne on a eu recours massivement au chômage partiel. Réduire la part de chacun pour que personne ne se retrouve sans rien quand il y a moins de travail cela s'appelle aussi partager le travail
(sous-entendu : plus équitablement que dans les pays comme la France, car le partage le plus inique et le plus criminel est encore un partage. Il n'y a pas à proprement parler d'adversaires ou de partisans du partage du travail, seulement certains qui défendent le partage inéquitable en vigueur appelés abusivement opposants au partage du travail et d'autres qui revendiquent un autre partage plus équitable appelés abusivement partisans du partage du travail)
Et en Allemagne aussi cela marche.
En France la grande majorité des chômeurs ne sont pas indemnisés, et les moins de 25 ans n'ont même pas droit au RSA. Rapporté à nos 6 millions de chômeurs (au bas mot) le coût (direct, purement comptable) de ce fléau pour les comptes public est ridicule.
Le chômage est donc une solution. On ne veut pas le combattre. Alors on ment aux citoyens. On leur raconte qu'il n'y a rien à faire, que contre le chômage on aurait tout essayé, que le travail ne se partage pas, etc
Task force dédiée cela sonne joli, mais qu’est-ce que cela veut dire en pratique ? Si la task force joue seulement le rôle d’une cellule psychologique pour accompagner les victimes comme lors d’une catastrophe aérienne, ce n’est pas la même chose que si elle a le pouvoir de créer autant d’emplois qu’il en a été supprimé.
« La Chine connaît le même problème: les places à l’université ont été doublées, mais un tiers des étudiants ne trouvent plus automatiquement un métier à la sortie de la faculté. Le manque d’emplois qualifiés rend leur situation difficile et inquiète les autorités »
Une pierre dans le jardin de ceux qui disent qu’on pourrait régler le problème du chômage en misant tout sur la formation et/ou les exportations : même en Chine cela ne suffit pas.
« Comme une longue période d’attente d’un emploi constitue un handicap très difficile à remonter, il faut prendre «au plus tôt» les jeunes en charge, selon les auteurs qui présentent un bilan des différentes politiques menées dans le monde d’accompagnement des jeunes »
Au plus tôt ? On en est loin en France ! Le chômeur de 18 ans doit attendre d’avoir 25 ans pour être enfin pris en charge.
«Malgré les diversités des systèmes économiques et sociaux et des niveaux de développement, [les politiques qui marchent sont celles qui] assurent les inscriptions au chômage, démarrent au plus vite possible l’accompagnement, personnalisent la prise en charge, mettent en œuvre des actions déterminées en faveur des publics les plus en difficultés et accompagnent les restructurations économiques.»
À un détail prés : la politique qui assure les inscriptions au chômage (il n’y a pas d’autre moyen que de récompenser ceux qui pointent en leur versant des indemnités) ferait mécaniquement exploser les statistiques du chômage dans un premier temps, tout en coûtant une formule. C’est seulement dans un deuxième temps, parce que le chômage des jeunes coûterait de l’argent à l’État qu’il cesserait d’être une solution pour devenir un problème, et commencerait à être combattu.
« Ajoutons: et accompagnent budgétairement ces politiques. »
CQFD
Depuis hier je lis cet article ainsi que les commentaires. Serait-il par trop iconoclaste de faire observer qu'il peut être difficile d'employer les mêmes méthodes de suivi des chômeurs, dans un pays de 65 millions d'habitants à la population très mélangée, que dans des pays de moins de 20 millions d'habitants à la population beaucoup plus homogène ?
Clairement, c’est bien notre modèle qui est en échec.
Quelle est la conclusion logique de votre observation à priori assez juste? Celle que j'en tire c'est que le chômage se combat le mieux au niveau régional. On le voit, les pays qui s en sortent le mieux en Europe niveau chômage sont les petits pays qui savent mettre en avant leurs atouts. L'Allemagne quand à elle a bien sur une structure extremement décentralisée où les Landers ont beaucoup à dire sur les politiques économiques. En allant plus loin, la Suisse est l exemple extrème de la combinaison petit pays / décentralisation.
En France aussi il y a de très forte dynamiques régionales à l'oeuvre, des régions sinistrés à 15% de chomage, des régions dynamiques avec un quasi plein emplois. Aux vues de ces exemples de politiques qui marchent, la meilleur politique serait d'adapter les aides, les dispositifs anti-chomage, et les lois pour chaques régions en vue de renforcer leurs atouts et de combattre leurs points faibles particuliers. Voir de leur laisser décider quelles dispositifs appliquer. En allant plus loin, on devrait les laisser décider du contenu des cours de lycée et universitaire, pour les adapter aux conditions locales d'emplois et aux perspectives régionals.
Mais dans la France jacobine et indivisible, l'ancien bassin minier du nord de la France et la cote d'azur ont les mêmes besoins, la même population, la même géographie, et les mêmes problèmes. Tout se décide à Paris sans vraiment prendre en compte aucun des besoins spécifiques des différents bassins d'emplois, et effectivement, on voit le résultat, ca ne marche pas!
j'ai souvent entendu cette idée qu'une recette qui marche dans un pays de 6 millions d'habitants ne pourrait pas marcher dans un pays de 60 millions d'habitants, mais je n'ai jamais entendu la démonstration.
En pratique je n'y crois pas.
Quand un entreprise privée voit ses effectifs multipliés par 10 elle ajoute un niveau au sommet de son organigramme et le tour est joué. Les multinationales qui gèrent des centaines de milliers d'employés ont toutes commencé avec quelques dizaines d'employés : si le produit était bon au moment de son lancement sur le marché, il est toujours aussi bon une fois fabriqué en très grande série.
Je suis certain que ce qui marche en Hollande marcherait en France tout aussi bien. A condition de commencer par le commencement : indemniser TOUS les chômeurs. Ce qui permettra au passage de connaître leur nombre exact, et la surprise sera sévère.
Alors seulement nos élites accepteront de reconnaître que le chômage est un problème, pas une solution.
Un autre indicateur qui change considérablement la place de la Grande-Bretagne et de l'Allemagne dans le classement euopéen: le taux de pauvreté: http://www.inegalites.fr/spip.php?article388 "Les taux les plus élevés sont à relever en Europe de l’est, en Roumanie et en Bulgarie, respectivement 23 et 21 % de pauvres. Mais plusieurs grands pays d’Europe, Le Royaume-Uni, l’Italie, l’Espagne ou la Grèce ne font guère mieux, avec un taux de pauvreté d’environ 20 %." http://fr.myeurop.info/2010/09/29/84-millions-deuropeens-sous-le-seuil-de-pauvrete-281