Sarkozy, deux ans à l'Elysée: le cap manquant
Mon bilan de deux ans de Sarkozysme
- Discours à l'Elysée, le 4 mai 2009. REUTERS/Philippe Wojazer -
Longtemps, j'ai cru que Nicolas Sarkozy, c'était déjà pas mal. L'immobilisme avait été tel, depuis vingt ans, que celui qui changerait des choses en France — ne serait-ce qu'un peu — devait être salué. Il avait la volonté, il avait la force, il avait le culot des mal polis. La France assise depuis trop longtemps allait avoir ce qu'elle méritait: des coups de pied dans les flancs.
Elle les a eus. La gauche se met le doigt dans l'œil — ou trompe son monde — de le dire libéral: il déteste rien de plus que le laisser faire. Nicolas Sarkozy est un homme d'actions. Avec plein de S. Il n'aime qu'agir. Il a multiplié les engagements de réformes: quatre-vingt dix, selon Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée. Et il a tout commandé directement lui-même, sur tous les tableaux, préférant toujours tenir en mains et les rênes et le bâton. Et être devant. Tant pis pour le Premier ministre, tant pis pour les ministres. L'Europe en panne et la présidence française lui donnaient l'occasion sur la scène extérieure, il en a profité. La crise lui donnait l'occasion sur la scène intérieure, il en a profité.
Quel est le bilan? La France s'est-elle levée? A-t-elle avancé? De beaucoup? La réponse est hélas décevante. Le pays s'est levé mais pour se dresser contre son maître. La France refuse d'aller, grogne contre les coups qu'elle prend. Et les corporatismes tout ragaillardis pèsent encore plus lourds sur son dos. La France menace de se rasseoir.
Pilotage à vue: voilà le bilan.
Pouvez-vous citer seule une réforme forte parmi les 90? Non. Nicolas Sarkozy est un pilote des entrées de port, pas de haute mer. Il ignore la boussole. Il ne trace pas la route. On ne peut pas dire qu'il suit les vents, comme Jacques Chirac. Non, mais il longe les côtes. Il ne va donc pas loin. Deux ans après, la France n'est pas allée loin dans les réformes.
Bricolage
En vérité, je le craignais. Dès avant l'élection, celui qui arrivait la voile gonflée par le libéralisme nécessaire (pour débloquer les France rigides, faiblement concurrentielles, trop peu innovantes), avait débarqué en nous parlant de pouvoir d'achat. Contre-message Monsieur le candidat-pilote: la France manque d'emplois pas de consommation! La France a un déficit de son commerce extérieur, elle vit au dessus de ses moyens, pas en dessous! Il faut booster l'offre pas la demande! Il faut des créations de PMI, des brevets, de nouveaux emplois pour les exclus, les «out», et non pas aider les « in », ceux qui ont un travail en leur donnant des heures supplémentaires!
Mais la loi Tepa fut (Travail, emploi et pouvoir d'achat). Bricolage économique nécessaire pour la revalorisation idéologique du travail? L'Elysée le plaide. Mais ce fut un bricolage coûteux (Bercy cache la note), injuste, à côté de la plaque et qui s'est révélé anachronique et néfaste dans la crise: celle-ci réhabilite un partage du travail puisqu'il n'y en a plus.
Puis la crise arriva. D'août 2007 à septembre 2008, le gouvernement refusa de la voir mais la France n'y échappa point. Il se passa alors une surprise: alors que son penchant keynésien avait là enfin de quoi de trouver légitimé, notre président du pouvoir d'achat opta pour l'idéologie de la Bundesbank. On relance peu et on relance par l'offre! Henri Guaino, son conseiller, s'est mis à vanter les politiques orthodoxes et à multiplier les interviews pour dire du bien de Jean-Claude Trichet. Comprenne qui pourra!
Non que cette politique de prudence soit sans argument mais elle est pour le moins inattendue de la part du volontariste Sarkozy. Que la France déjà endettée refuse d'en faire beaucoup et qu'elle compte sur les relances des autres peut se comprendre. Mais à la condition... que les autres en fassent assez, ce qui n'est pas le cas des partenaires européens. Conséquence de cette cécité: la relance française est faible dans un ensemble anémique. Cela se verra lors des troisième et quatrième années du quinquennat, la reprise tardera et sera molle.
Ainsi la politique macro-économique des deux premières années ne fut ni vraiment offre, ni vraiment demande, ni de droite ni de gauche, ni inefficace, ni très efficace, elle a été juste bizarre. On longe les côtes au petit bonheur... Le sarkozysme est un louvoiement.
Et le reste?
Les politique micro-économiques? Parmi les 90 réformes engagées, l'Elysée met en avant l'université, le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, la refonte de la représentativité syndicale. Autrement dit: l'innovation-formation, la réforme de l'Etat et une révolution des relations avec les organisations de salariés. Ce serait le bon cap, ce sont là en effet trois grands maux du pays. Il n'innove pas, l'Etat l'étouffe et les relations de travail sont plombées par une surenchère de micro-syndicats qui ne représentent que 8% des salariés. Gagne non le plus constructif (CFDT) mais le plus criard (Sud).
Mais le détail pèche. La réforme de l'université-recherche a trébuché sur des phrases malheureuses et sur une sottise d'économies bureaucratiques (quelques centaines d'emplois supprimés) qui ont fait croire que la réforme n'avait comme ambition secrète que de démolir le service public. Dans un pays à cran, la moindre erreur gâche le sens de la réforme.
L'ombre du Fouquet's
D'avancée, elle devient régression. Le coup au flanc ne vaut pas choc de réveil mais pique à mort. Cette perte de sens, cette hystérie, s'explique quand l'image de réformateur a été troublée voire supplantée par l'image de «président des riches». Le dîner au Fouquet's, le soir de la victoire présidentielle, [sur]plombe pour toujours le quinquennat. Nicolas Sarkozy ne peut pas vouloir le bien commun, puisqu'il veut celui de ses amis. Les corporatismes n'ont pas eu besoin qu'on le leur dise deux fois: ils ont bondi sur l'occasion: «des réformes on veut bien, mais pas les siennes!»
La réforme de l'Etat pêche, elle, curieusement par timidité. La RGPP (révision générale des politiques publiques) se limite à l'Etat (rien sur les collectivités dépensières et rien sur la sécurité sociale) et ne vise que des gains limités à coups de râpes homothétiques. Le navire Sarkozy ne va pas loin des côtes... Pourtant il devra, avec le déficit creusé par la crise, couper plus hardiment dans les missions de l'Etat.
Quant à la loi sur les syndicats, on hésite: Nicolas Sarkozy fait le pari que Bernard Thibault parviendra à faire la révolution à la CGT. C'est le retour au gaullisme primitif : l'alliance de la droite avec la CGT (et les communistes) pour s'entendre en tête à tête sur l'économie (le partage des «progrès sociaux») et sur la politique (écarter la gauche non communiste). Aujourd'hui, ce pari est plus simplement de miser sur une reconstruction du paysage syndical et non pas sur sa fin thatchérienne. Pour l'heure, dans la gestion de la crise, CGT et CFDT jouent de raison. Très bien. Encore faut-il souligner que le président ne peut pas, en parallèle, favoriser Olivier Besancenot dont l'aile Sud sape le travail des réformateurs. Il y a là une contradiction qu'il faut vite lever.
Quoiqu'il en soit, c'est un pari qu'on jugera en fin de parcours.
A gauche, à droite, un coup de barre pour l'offre, un coup de barre pour la demande, la présidence manque d'un cap économique clair. La crise ne peut pas servir d'argument à se replier sur l'urgence, l'incohérence la précédait. Les trois directions choisies sont les bonnes: l'innovation, la cure de l'Etat et le monde du travail. Mais il faut s'y tenir ferme pour effacer les mauvaises images. 90 réformes? Il n'est plus temps: trois grandes suffiront à donner un cap.
Eric Le Boucher
A la une: Discours à l'Elysée, le 4 mai 2009. REUTERS/Philippe Wojazer
Mis à jour le 05/05/2009 à 16h30














































Votre questionnement me semble trop enfermé dans les catégories classiques de représentations, économiques notamment. La métaphore navigatrice vous fait chercher un cap et une trajectoire visibles là où c'est un Sens moins lisible qui donne sa cohérence à son action. Mais c'est la méthode et le comportement qui focalisent l'attention sur une multitude d'actes néanmoins révélateurs.
Il y a encore une difficulté c'est qu'il s'attaque à des tabous gardés par un terrorisme intellectuel et maintenus dans l'obscurité. En fait pour comprendre le Sens du projet de Nicolas Sarkozy qu'il veut conduire avec détermination jusqu'à l'imposer à sa majorité, il suffit d'écouter les réactions violentes suscitées, là où ça agit, là où ça fait mal.
"L'université que l'on tue, que l'on veut mettre dans les mains du privé" signifie que c'est l'université de ceux qui crient qui est en question et qui ne veulent pas en être privés. Une des toutes premières actions dès juillet 2007. Il s'agit moins d'un cap pour un projet universitaire que d'un Sens de libération de l'université des emprises sclérosantes. C'est cela le Sens de la réforme, la réappropriation de l'université par la nation qui en a été dépossédée. L'éducation nationale c'est pareil avec en plus l'idéologie enseignée aux enseignants.
Nicolas Sarkozy est convaincu que le travail est ce par quoi les hommes peuvent mieux maîtriser leur destin et s'en enrichir. Mais il s'agit d'initiative, d'engagement, d'effort efficace, de travail à entreprendre et pas de fonctionnement ou de droits acquis. De là aussi bien non pas une politique du pouvoir d'achat en général mais par le travail volontaire. Dans la campagne il avait trouvé que des salaires étaient insuffisants quand il correspondaient à un travail véritable. Les heures supplémentaires sont moins l'objet d'un calcul que d'un principe. "Travailler plus pour gagner plus" veut dire que le gain doit être proportionné au travail volontaire, engagement, initiative, détermination. L'antithèse pour lui c'est les 35 heures non pas techniquement mais pour la philosophie de disqualification du travail au profit des loisirs et une rémunération plus liée à des droits qu'à un travail effectif. Ce principe a été entendu par la partie modeste de son électorat. Ce principe il le reprend même vis-à-vis des banquiers dont il fustige les rémunérations lorsqu'elles ne sont pas justifiées par une réussite de leur travail. Rappelez vous notamment la Société Générale début 2008.
Sur le plan économique ce me semble être le Sens de toutes les dispositions prises. Distribuer du pouvoir d'achat est contraire à sa doctrine; encourager le travail pour gagner plus, oui, quitte à aider les plus démunis pour qu'il y arrivent.
Il y a encore les scléroses de l'administration, des syndicats même dont il promeut non pas la disparition mais l'orientation vers le bien commun, à contre Sens de ce qu'il estime être le cas. Diminuer le nombre de fonctionnaires pour mieux payer ceux qui s'investissent et retrouver une nouvelle efficacité participe de la même logique. Le service minimum aussi, considérant la gêne pour le travail des gens plus que l'objet de la grève lui-même.
Le travail, l'engagement volontaire, l'efficacité au service du bien commun et du bien personnel sont à la fois significatifs de sa doctrine mais aussi de sa démonstration comportementale et sa méthode pragmatique.
Il ne raisonne pas dans les catégories habituelles mais il serait erroné de penser qu'il n'a pas de cap pour autant.
Son handicap c'est qu'il ne conceptualise pas malgré les discours constants et révélateurs de ses plumes, qu'il n'est pas la figure charismatique que la position symbolique de "grandeur "qu'il occupe ferait attendre. Il est pragmatique et dit le Sens au premier degré c'est pour cela que beaucoup ne le voient pas et lui prêtent des intentions erronées néo-libérales (comme vous le soulignez) ou malveillantes, on comprend pourquoi.
Analyse juste mais trop sommaire. Sarkozy n'a pas envie de faire avancer la France, il a seulement le souci d'être élu puis réélu. Pour accéder à l'Elysée il a construit un message sécuritaire et libéral. Un gars efficace et responsable aurait-il passé 7 ans à s'occuper de la délinquance sans obtenir de résultat ? Si demain il doit parler comme un communiste, il le fera car il n'a aucune idée de comment réformer le pays, il veut simplement faire parler de lui en bien, toujours. Pendant ce temps et malgré 2 ans de "réforme" les dépenses de l'état croissent toujours de 3% par an, sans compter les collectivités locales qui imposent sans contrôle, la sécu et le coût des retraites qui s'emballent. On rappellera aux perfides que pendant ce temps, le chômage n'augmente pas en Suisse ou aux Pays-Bas...
En 2012, après avoir soigneusement évité toute concurrence à droite et entretenu la zizanie au PS, Sarkozy se déclarera le plus tard possible, construira un nouveau discours sécuritaire et adapté à l'époque et ainsi rempilera pour 5 ans, c'est déjà écrit, Chirac a fait pareil en son temps. Et comme pour Chirac, on sera vraiment heureux quand il partira, en 2017 malgré une dette publique qui aura doublé en 10 ans.
La France ne peut pas se réformer, elle est tenue par ceux qui ont les bonnes places, on les connait : commerçants, pharmaciens, taxis, professeurs, hauts-fonctionnaires, journalistes, fonctionnaires, banquiers... et qui préfèreront toujours de la dette et un pantin à la remise en cause de leurs privilèges. Le "pilote des entrées de port" leur va très bien.
Mettre dans le même panier les commerçants qui bossent 70 heures par semaine pour pas grand chose et les banquiers, je n'aurais pas osé. J'ai demandé à ma boulangère, elle ne se sent rien de commun avec Mr Bouton. Sa retraite sera sensiblement plus modeste, pourtant elle cotise aussi tous les mois à sa complémentaire. Seul point commun peut être, la brioche qu'elle fabrique et celle, légendaire, des banquiers sur les caricatures dont vous semblez être amateur...
Enfin une excellente analyse de la présidence Sarkozy! D'autant plus difficile à établir que nous sommes presque au milieu du gué.
Enfin on ne nous rabâche pas que Sarkozy est le pire des présidents que la France ait jamais connu et autres balivernes et qu'il faut le faire démissionner, qu'il est indigne d'être président!
J'ajouterai seulement qu'il me semble aujourd'hui difficile en étant président (ou dirigeant d'un pays quelconque), d'énoncer d'avance un cap pour les cinq années à venir et de s'y tenir sans prendre en compte les obstacles le plus souvent imprévisibles qui se pressent en travers de la route. La politique consiste aussi à savoir parfois naviguer à vue, même s'il reste fondamental d'avoir en tête des objectifs clairs. Autre question: un président doit-il dévoiler tous ses objectifs pour être pleinement efficace?
Mais moi ausi, je vais le faire mon petit bilan des 2 ans de Nicolas; après tout, je paye mes impôts, je vote, je m'interesse à la chose publique. N'est pas Eric le Boucher qui veut ? Non Corto74 simplement !
Bon Ok, il a fait quelques bévues le Nicolas: le diner au Fouquet's, les voyages au long cours, les vacances au soleil, les casse toi pôv'con...et alors ? Le coup de l'Observatoire et les gourmandises de Mitterand, les diamants de Giscard, les frais de bouche de jacques, c'est pas mieux! C'est vrai que ces 3 là, ils s'y entendaient un peu mieux avec le français académique, c'est peut-être bien ce qu'il les rendaient moins condamnables ?
N'en déplaise aux intellectuels, Nicolas parle vrai, il parle le français de tous les jours; c'est pour cela qu'on le comprend parfaitement, c'est aussi pour cela que les beaux parleurs le déteste... non ?
Mais qu'y a-t-il de mal à dire que l'on peut gagner plus en travaillant plus? Quel honte y a-t-il à vouloir réformer un pays victime de ces corporatismes tout puissants? N'est-ce pas salutaire, un brin solidaire, que de vouloir mettre fin aux privilèges des systèmes de retraites et d'avantages scandaleux de toute une partie de la population?
Ou est le mal à vouloir réformer un système judiciaire archaïque? Pour qui serait-il dangereux de vouloir mesurer l'omniscience des mandarins et des chercheurs qui cherchent sans trouver grand chose ?
C'est pas bien lorsque l'on préside l'Europe de faire bouger le zinzin ?
Cela serait-il débile d'être pragmatique ? d'avoir un minimum de bons sens ( sans majuscule, n'en déplaise à Roger le Sachant).
C'est tout à fait cela Nicolas, le bon sens, une bonne dose de réalisme, un certain courage devant les bien-pensants, un naturel désarmant pour les médias et l'establishment.
Et puis voila que patatras, la crise arrive, mettant un frein au train de réformes. Il ne l'a pas vu venir, la belle affaire, mais comme tout le monde ou presque, même Bayrou, Attali et Mr le Boucher n'ont rien vu venir !
Alors oui, aujourd'hui, il navigue à vue, comme nous tous, au gré des coups de vents économiques et il fait ce qu'il peut quoiqu'en dise ses pourfendeurs.
Un cap, il en a plusieurs à garder notre Nicolas:
- nous aider à vaincre la crise, mettre fin aux corporatismes, faire bouger et évoluer une France endormie,
- se foutre royalement des biens pensants,
- sauvegarder les emplois qui peuvent l'être,
- être aussi au chevet du cac40 - qui a pris 400 points en 15 jours, mais curieusement on n'en parle pas - ( n'en déplaise aux socialo-Npa-syndicats et autres anti sarko primaires ),
- déployer et vendre le savoir-faire français à l'international ( n'en déplaise à Ségo et Francois ),...
la liste est longue, la présidentielle au bout du chemin.
Alors si pour une fois, nous soutenions un président qui se secoue... c'est pas possible ca ? c'est trop demander ?
Et si il est réélu (ce dont je ne doute pas vu la faiblesses des oppositions), que ceux qui n'auront eu de cesse de le villipender s'en morde les doigts ! na !
cordialement,
ps: faudra m'excuser, j'aurais pu mieux m'exprimer, composer avec syntaxe et grammaire mais j'avais pas envie, juste envie d'être simple et que l'on comprenne c'q'j'dis
Je ne sais pas dans quel monde vous vivez, mais vous me faites furieusement penser à ces '' bot '' ( comprenez petite mains bien intoxiquées par la propagande de sa Majesté le Nain Megalo en Rolex )qui tentent d'inonder les différents forums de leurs messages bien formatés pour plaire à sa Majesté.
Il serait intéressant que vous nous prouviez de quelles manières Mr Sarkozy à commencé l'ébauche d'une esquisse de solution pour :
- la crise.
Alors que l'on sait très bien que - quand bien même il souhaiterai la juguler- mis à part tout faire pour plaire à ses différents amis ( lagardère, France Telecom, Bouygue, et tout les autres lobbys tels que les Majors ou FNAC ), la situation du citoyen lambda est le cadet de ses soucis ( forcément, le bling bling et l'image Gala c'est plus important ).
- se foutre royalement des bien pensant.
faut-il comprendre, museler toutes les personne ayant plus de QI que lui, et ayant une vue d'ensemble bien plus pragmatique, juste et des solutions utiles au plus grand nombre ?
-Etre au chevet du cac40
ok redondant avec '' faire plaisir à mes copains du cac40 ''
- Déployer et vendre le savoir-faire français.
ah ? il a fait ça ? Ahhh oui...pour les rafales que personne ne veux tellement leurs conception est idiotes et inadaptées ?
Ou la fourniture de la Libye en matériel ou intelligence nucléaire ?
Je ne parlerai même pas de sa dernière lubie en date nommée HADOPI , il y a tellement à dire sur cette hérésie, mais les membres de son gouvernement, se sont bien assez ridiculisés, pas besoin d'en rajouter une couche.
Pour le coup, vous seriez bien inspiré de lire un peu la presse étrangère, peut-être que cela vous aidera à voir à quelle point la France, Sarkozy et l'ensemble de son gouvernement ne sont rien d'autre qu'un sujet de boutade , de moqueries, et de plaisanteries.
Mon cher danlegaz,
Nous n'avons pas eu le bonheur d'être présenté...tant mieux! Je me doutais bien que mon bilan des 2 ans de Sarkoland ne plairait pas à tout le monde. Je m'attendais à quelques réactions stimulantes, appelant à la reflexion et au débats, mais je suis fort déçu que cette première bousculade ne soit hélas pas constructive !
Qu'on soit enclin à dénigrer Nicolas, pourquoi pas, c'est votre droit, nous sommes encore en démocratie; de là à l'insulter en le traitant de nain, ce n'est pas gentil pour lui, encore moins pour les gens de petite taille. De Mégalo, soit la chose, mais cela ne vole pas très haut, juste à hauteur des Guignols (que j'apprécie nanmoins). Sachez raison garder, les insultes faciles n'apportent jamais rien si ce n'est un risque de retour de bâton à celui qui les émet.
Se foutre royalement des biens pensants, encore heureux ! Que Nicolas fasse fi des idées toutes préconsues de l'intelligenstia parisienne, des jugements à l'emporte pièce sur son action, il a bien raison; Et si il avait à répondre à toutes les provocations dont il est l'objet, les compteurs du CSA disjoncteraient rapidement.
En ce qui concerne le fameux Rafale dont visiblement vous ne connaissez pas grand chose, sachez que cet avion est à l'heure actuelle le plus performant et le plus polyvalent au monde. Ce n'est pas moi qui le dit c'est la célèbre revue américaine Aviation Week, une reference en la matière qui l'écrit. ( un organe de presse étranger ). Son seul tort: son prix; et à ma connaissance, Nicolas, n'est pas fou, il n'a pas chercher jusqu'à maintenant à le fourguer, nous avons bien mieux à vendre.
Pour ce qui est de la presse étrangère, hélas , je ne la lis que trop car me déplaçant fréquemment à l'étranger, il est très difficile de trouver nos journaux à Chigago, Hong Kong, Pékin, Madrid...je n'ai donc pas le choix et tenais à vous rassurer, Nicolas et notre doux pays ne sont pas plus broccardés que Ségolène, Zapat' ou Angela.
Quant à la supposée petite main manipulée par la propagande de Nicolas, vous semblez vous égarer dans l'invective facile car cela serait mal me connaître. Mais justement, nous ne nous connaissons pas et cela tombe bien !
Cordialement et sans rancune,
A force de se secouer, et de faire bouger le zinzin, le président va finir par se faire mousser !
Qui plus est, même si c’est de manière courageuse.., c’est devant les biens pensants ! Il est alors évident que le naturel soit désarmant pour les médias et l'establishment. Quand aux bourses qui continuent de monter, voila la belle affaire ! (mdr)
Depuis la campagne présidentielle, Mr Sarkozy tient avec constance un double langage. Le discours est orienté vers la compassion. Il distille des annonces sociales largement mises en avant par la presse (le tournant social, le mini plan de relance...), et occupe le terrain médiatique en se donnant une image de président à l'écoute des gens qui souffrent. Mais les actes ne suivent pas, au contraire. En tant qu'employeur, il procède à des licenciements massifs, (dont certains sont parfois justifiés), mais qui pour la plupart n'auront d'effets catastrophiques que pour les plus fragiles. Moins d'enseignants, moins d'infirmières, moins d'aide-soignantes. .. cela ne touchera pas beaucoup les élèves de Janson de Sailly et les élceteurs de Neuilly sur Seine. Sa politique réelle consiste à réduire la surface de l'Etat. Lorsque l'on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage. Les fonctionnaires auront beau améliorer leur efficacité, le service rendu, ils resteront toujours cette race abominable qui coûte cher à l'Etat. En oubliant au passage que la fonction publique est une manière indirecte de redistribuer de la richesse, permettant au plus pauvre d'être soigné correctement ou de trouver un établissement scolaire pour y mettre ses enfants gratuitement.
Mais la solidarité n'est pas une préoccupation réelle pour NS. Ce n'est qu'un mot obligé pour donner une touche sociale à ses interventions publiques. Le bouclier fiscal est emblématique de sa pensée profonde et de l'action réelle qu'il impulse au pays. La solidarité s'arrête lorsque les interêts de ses amis sont menacés. Fin 2010, la France aura retrouvé son niveau de richesse de 2003. C'est à dire un niveau de richesse considérable. En période de croissance, le vrai problème est la répartition des richesses produites. Pendant la crise, le problème est aussi que les populations s'appauvrissent de manière très inégales. Certains perdent tout, pendant que d'autres ne voient pas de différence (voire même, une petite amélioration de leur pouvoir d'achat en raison de la diminution de l'inflation). Un président devrait penser à la cohésion sociale, et pas seulement à ses copains , à son électorat, ou à sa réélection.
Le jour où Mr Sarkozy mettra en pratique ses discours, qu'il agira pour une meilleure répartition des richesses produites, taxera les parachutes dorés ou les Golden Hello (au lieu de s'indigner sans rien faire), réformera avec discernement la fonction publique sans disloquer les structures qui aident les plus pauvres, je deviendrai Sarkozyste, c'est promis.
Mr Leboucher, vous trouvez que le cap n'est pas bien tenu parce que vous cherchez ce cap dans une rationalité économique. Changez de lunettes, et vous verrez que d'un point de vue politique, Mr Sarkozy n'a pas changé de cap depuis sa campagne électorale. Il reste proche des gens qui souffrent dans ses discours, et du monde des affaires dans les décisions qu'il prend...
L’ensemble de la politique menée par Nicolas Sarkozy a un sens, et Roger Nifle l’explique très bien dans la deuxième partie de son commentaire. S’il ne conceptualise pas c’est parce qu’il réserve cela à la prochaine campagne présidentielle, moment ou il sera opportun que tout le monde comprenne son action afin de le réélire.
Par ailleurs il a respecté certaines de ses promesses : détruire progressivement les services publics, réduire les impôts des plus riches, expulser de plus en plus de sans-papiers… C’était dans son programme par conséquent on ne peut pas lui en vouloir, mais je n’appelle pas cela « avoir du bon sens » ni « s’opposer avec courage aux bien pensants »… Peut-on encore penser autrement dans ce pays ?
Pour le reste il ne tient pas ses engagements, et j’ai du mal à comprendre certains arguments en faveur de son bilan : il « parle vrai » (et alors ?). Il « dit qu’il faut travailler plus en gagnant plus » (avec la crise on est bien avancé). Il « veut mettre fin aux privilèges et avantages scandaleux d’une partie de la population », « veut réformer un système judiciaire archaïque » … Tout ça ce n’est que paroles.
Ce n’est qu’après cinq ans qu’on pourra vraiment juger son bilan, en espérant que les rapports de force politiques auront changé…
Les discours de la campagne pouvaient laisser croire que la France allait enfin changer de cap et plus particulièrement après l'immobilisme chiraquien, et pour la première fois de ma vie, avancée, j'ai voté.
Ce que je retiens: un fait = une loi = pas de décret = pas de financement = comme avant.
Des discours permanents audibles! par tout le monde mais sans tenant et aboutissant, il faut savoir choisir "ses plumes"
Travailler + pour gagner + intéressant mais 2 remarques.
La première les heures sup, obligations de commandes pour l'entreprise au delà du seuil courant . La deuxième combien de salariés travaillent en heures sup non rémunérées, des milliers.
Un exemple que j'ai trouvé très intéressant un entreprise du CAC demande à ses salariés de remplir un tableau de présence sur la base des 35 heures en janvier de chaque année tableau validé par les managers et "verrouillé". Les heures supplémentaires réalisées en cours d'année ne peuvent pas être validées, donc non payées .Vous avez dit M. Le Président travailler + pour gagner - !!!!
Une foison de taxes directes et indirectes, un maintien de la pression pécunière sur les classes moyennes
Les lois, où seul le titre est encore écrit, le contenu est vidé de sa substance
Un plan de relance où se confondent les sommes réellement allouées et les sommes dites "obligations" exemple :le remboursement anticipée de la TVA. Un ministre de la relance non un "ami" à placer , comme avant?
Par contre il n' a pas dérogé à la règle les copains d'abord, mais moins hypocrites que ses prédécesseurs,de gauche comme de droite
Un point que l'on ne peut pas imputer Mr Sarkozy la crise financière et les conséquences sur le pouvoir d'achat.
Un seul point positif il a fait bouger l'Europe pendant la présidence française.
Pour le reste rien de bien consistant.
Il faut dire qu'en face la couleur est encore plus pâle, le discours parfois grotesque, bien loin des vérités économiques alors pour l'instant je me contente des humoristes qui savent si bien singer nos politiques.
Ma carte d'électeur est bien rangée
Point de vue d'un petit commerçant dans le B2B et par ailleurs membre d'association de diffusion culturelle en milieu rural: mon impression générale de Sarkozy est celle d'un petit chef de bande qui voit grand. Habitué à diriger sa petite bande par un savant mélange de démagogie, de cinéma et de coups de poing dans la gueule donnés par ses lieutenants le cas échéant, il a réussi à occuper l'espace laissé vacant par d'autres chefs trop mous, et à se retrouver Parrain. Mais c'est toujours le même bonhomme, qui gère son affaire sur une base de pur opportunisme avec le même mélange de discours manipulateur, d'entretien de ses puissants amis, et d'intimidation. Sauf que le discours est dorénavant national et relayé par des médias qu'il cherche à contrôler, et que l'intimidation se fait via la corruption des forces de l'ordre et de la Justice à son service.
Voilà pour l'image globale.
Côté réformes, pour l'aspect business le slogan "travailler plus pour gagner plus" est pure démagogie, car c'est lier la valeur ajoutée (le gagner plus) à du fonctionnement (travailler plus d'heures), alors que la seule et unique façon d'enrichir durablement un pays, dans un système économique ouvert, est de lui faire produire des biens et des services qui seront achetés par d'autres pays. Et pas seulement des armes. Or la politique actuelle reste basée sur l'aide et la protection des nantis (voir les aides aux banques) alors qu'il faudrait booster l'innovation, la création, avec un système et surtout une mentalité d'Etat qui laisse se développer ces structures, plutôt que de toujours tendre à faire rentrer tout un chacun dans le rang de la dépendance économique corporatiste ou d'Etat.
Pour l'aspect associatif, les coupes sombres que subit ce secteur vont faire très mal, l'Etat n'a aucune idée de la valeur réelle des actions associatives car leurs effets sont, par nature, difficilement chiffrables. De plus, les associations qui œuvrent dans l'Education Populaire sont clairement une source de contre-pouvoir à la dictature du chef de bande, et de ce fait une cible privilégiée. Et je ne parle pas de ceux qui critiquent ouvertement le système, ll suffit aujourd'hui de ne pas avoir de téléphone portable pour être suspecté de terrorisme...