La guilde des papas gamers
Les jeux vidéo suscitent craintes et critiques acerbes chez certains parents. Allant à l’encontre de ces à priori, une nouvelle génération de pères, gamers de la première heure, a décidé de les utiliser comme une nouvelle source éducative.
- Au salon Gamescom de Cologne en 2009, REUTERS/Ina Fassbender -
En 2009, Nadine Morano, alors secrétaire d’état à la famille, a suscité une polémique après la diffusion dans le magazine Paris Match de photos la montrant au milieu de ses enfants en pleine partie de GTA IV, jeu vidéo que la secrétaire d’Etat avait auparavant qualifiée de «violent», «amoral» et de «potentiellement dangereux». Elle avait répliqué qu’il s’agissait d’expliquer à ses enfants pourquoi GTA IV était «un jeu violent, addictif, avec des images inacceptables» avant de conclure: «Je déplore simplement que vous en fassiez une caricature en disant que je joue avec mes enfants».
Jouer avec ses enfants. L’idée semble ubuesque puisque pour une majorité
de parents l’univers vidéo ludique rime avec dangers et addictions. Des
craintes souvent sans fondement mais qui
éloignent durablement les parents des jeux-vidéos.
Un nouveau terrain d’apprentissage
Mais c’était sans compter sur les papas gamers, issus de la première génération initiée aux jeux vidéo, qui, étant toujours des joueurs réguliers à la naissance de leurs enfants, ont naturellement décidé d’intégrer le jeu vidéo à l’éducation de leurs progénitures. Des jeux éducatifs, de stratégies ou de réflexion dans un premier temps, pour stimuler les petits et leur apprendre à se servir d’un ordinateur. Se pose alors la question de la présence d’un enfant en bas âge face à un écran. Vanessa Lalo, psychologue clinicienne, spécialiste des médias numériques explique:
«C'est à partir de 3 ans qu'un enfant peut être mis en présence d'écrans mais pas plus d'1h par jour. Avant 3 ans, un enfant a besoin de développer ses capacités visuo-spatiales (3D) donc en utilisant des écrans de jeu trop tôt, l'enfant développe un monde en 2D, sans capacité à manipuler un objet ni à le visualiser dans l'espace.»
C’est véritablement à l’adolescence que le mélange éducation et jeux vidéo semble trouver son plein emploi, grâce notamment au jeu PC massivement multi joueur, World of Warcraft. Lancé en 2004 par Blizzard Entertainment, WoW s’est imposé comme un véritable phénomène tant chez les adolescents que chez les joueurs plus âgés. Le jeu a servi un peu par hasard de dénominateur commun à de nombreux papas gamers, à l’image de Jérôme Bohbot, père d’un adolescent de 15 ans, qui a participé à la phase test du jeu, ou à l’inverse qui a d’abord séduit le fils avant le père, comme pour Christophe, 20 ans, fils de Jean-Marc, papa gamer de 50 ans:
«En ce qui concerne la découverte de WoW, c’est plutôt moi qui ai initié mon père au jeu. Un ami me l’a montré et j’ai accroché tout de suite. Mon père regardait l’écran par-dessus mon épaule, et m’a rejoint par la suite.»
Progrès en orthographe
Très vite, les aspects positifs de ce choix atypique se sont fait sentir, comme en témoigne Jérôme Bohbot: «Au début nous avions créé une petite guilde de joueurs constituée uniquement d’amis dans World of Warcraft, mon fils était donc bien encadré. Je pense qu’il a fait énormément de progrès en orthographe grâce au chat [présent sur WoW pour permettre aux joueurs de communiquer entre eux].»
Des propos confirmés par Jean-Marc: «Parce qu’il avait une très forte envie de se faire accepter par les joueurs plus âgés qui fréquentent WoW, Christophe a fait de gros efforts au niveau de la rédaction et de l’orthographe. Pour pouvoir jouer à d’autres jeux regroupant des gens de toutes nationalités, il a également dû améliorer de façon importante son niveau d’anglais.»
L’encadrement au sein même du jeu n’est pas la seule préoccupation de ces papas gamers, qui veillent également à la bonne utilisation des consoles ou écrans. Le tout, sans tomber dans l’autoritarisme, comme l’explique Jean-Marc: «Nous n’avons jamais été obligés de mettre en place des règles de façon officielle. Durant son plus jeune âge, on joue aux jeux vidéo avec papa ou maman. Cette pratique n’a jamais été contesté et c’est seulement vers 13/14 ans que notre fils nous a demandé de façon très posée si nous accepterions qu’il joue de temps en temps seul à ses propres jeux».
Quant au temps passé à jouer, Jérôme Bohbot reste vigilant: «Son temps de jeu sur PC, tout jeu confondu, était très limité: 1h le mercredi, le samedi et le dimanche. On le laissait par contre jouer un peu plus sur sa console portable. En grandissant notre fils s’est beaucoup plus impliqué dans World of Warcraft et à mesure qu’il se sentait plus à l’aise pour écrire et s’exprimer en ligne, nous avons progressivement augmenté son temps de jeu, en fonction évidemment de sa conduite et de ses résultats scolaires.»
Ecole WoW VS Kikou LoL
Savoir
s’exprimer en ligne. Il s’agit certainement du prochain défi pour les
éducateurs, quel qu’il soit. A l’heure où 71% de la population possède une connexion
internet, les
règles à appliquer sur le web, comme rendre une information publique ou non,
s’exprimer correctement sur un chat, un blog ou dans un commentaire, devient un
savoir incontournable. Des codes souvent méconnus par des parents peu au fait
des activités de leurs enfants sur Internet, même si des structures existent
maintenant pour les guider.
Là encore les papas gamers semblent avoir une longueur d’avance. Jérôme Bohbot explique:
«WoW m’a servi un peu par hasard à aborder les codes d’Internet. Comme au
début mon fils n’avait pas de compte MSN, ses premières expériences de chat se
sont faites dans World of Warcraft. Il n’y a pas de meilleur exemple qu’un jeu
de rôle en ligne pour expliquer que le personnage qui se trouve en face de soi
à l’écran n’a en général rien à voir avec le joueur qui l’incarne. Moi-même
j‘incarnais un personnage féminin.»
Pour Christophe, si le jeu l’a aidé a bien définir virtuel et réel, il ne lui néanmoins pas appris les règles à appliquer sur le net: «Je surfais déjà avant de jouer à World of Warcraft. J’avais conscience des risques, j’étais donc prudent et je faisais attention à ce que je disais. Sur WoW on incarne un avatar. Sur Facebook et MSN, c’est totalement différent puisqu’il s’agit de moi, et non pas d’un tas de pixels, ma façon d’agir et de m’exprimer reste la même.»
Malgré l’enthousiasme des intéressés, les bienfaits de la méthode ne sont pas réellement mesurables. Vanessa Lalo souligne qu’il n’existe pas de «solution miracle»: «On est soit dans la promotion et le laxisme, soit dans la censure et l'interdit mais, pour l’instant le juste milieu n’existe pas. Attention à ne pas tomber dans la surprotection ou le contrôle absolu cependant. On ne peut pas attendre des experts et des médias une réponse ou une vérité générale destinée à tous les parents, seulement leur proposer d'expérimenter eux-mêmes les outils technologiques et de trouver leurs propres réponses éducatives.»
Pères et fils 2.0
D’ailleurs les moments de jeu restent avant tout des instants privilégiés où père et fils entretiennent des rapports différents, comme l'explique Jean-Marc: «Lorsque nous jouions ensemble, j’ai volontairement laissé passer des écarts de langages ou de comportement que je n’aurais pas accepté en temps normal, créant ainsi des moments de complicité durant lesquels mon fils s’est confié à moi sur des sujets qu’il n’aurait d’ordinaire pas abordé. Je pense également que ces moment privilégiés m’ont permis d’éviter beaucoup de difficultés durant son adolescence car je ne représentais pas uniquement l’autorité paternelle.»
Même si les papas gamers restent un microphénomène dont quelques-uns partagent leurs expériences sur un blog, tous ont introduit les jeux vidéo dans le quotidien de leurs enfants avec l’accord entier de leurs épouses, et chacun s’accorde à dire que le résultat est plutôt positif. Quant aux craintes que suscitent Internet ou les jeux vidéo, elles semblent bien loin des préoccupations de Christophe, qui compte bien prolonger l’expérience:
«Nous jouions ensemble il y a quelques années sur Baldur’s Gate, sur PS3. Aujourd’hui nous pensons sérieusement nous mettre tous les deux au prochain MMORPG [Jeux de rôle en ligne massivement multi-joueurs] Star Wars : The Old Republic.»
Diane La Phung
Mis à jour le 25/12/2011 à 10h10
















































D'autre part, les hommes et les femmes ont généralement des approches très différentes des jeux vidéos. Ca se retrouve dans la façon de jouer mais aussi dans le choix des jeux.
Enfin, on parle surtout de l'éducation des garçons par le jeu vidéo car ils sont plus attirés par ces produits que ne le sont les filles.
Evitons de parler de sexisme à tout va, et plus particulièrement quand il n'entre absolument pas en ligne de compte.
Pour répondre à GregoryLefranc, j'ai retrouvé une petite étude sur la population de WoW (ce n'est pas la parole divine mais ça donne une idée) : "En décembre 2008, sur une population de joueurs de 25 à 54 ans, 38,8% des joueurs seraient des joueuses (on a longtemps estimé que les joueuses de MMORPG, tout titre confondu, représentaient environ 20% de l’ensemble des joueurs)." voir ici : http://www.jeuxonline.info/actualite/22559/population-azeroth Ce qui n'est donc tout de même pas négligeable, sachant qu'en plus de 25 à 54 ans, ya des chances de trouver pas mal de parents. Et même 20% sur l'ensemble des MMORPG, ça reste non négligeable, ce n'est pas du 2% qu'on peut effacer d'un revers de main.
Sinon pour le "Enfin, on parle surtout de l'éducation des garçons par le jeu vidéo car ils sont plus attirés par ces produits que ne le sont les filles." Oui ? Plus ? Plus combien ? Je veux dire, en lisant l'article qui ne parle que de "relation père / fils" on a l'impression que les filles ne sont absolument pas du tout jamais attirées par ce type de loisir. Ca m'énerve car ça implique que si tu es une fille, tu es de facto exclue de ce genre de loisir, ce n'est même pas envisageable que tu t'y intéresses... Ce n'est pas voir du sexisme partout (d'autant que ça peut être du sexisme "inconscient", ça arrive à tout le monde) : on rend quand même transparente une partie de la population qui ne correspond pas à la "tendance globale normale que les filles et les garçons ils sont pas pareils". Voilà, ça m'énerve :D
Concernant l'amélioration de l'orthographe, vous négligez le fait que lorsque vous souhaitez communiquer avec des joueurs d'un certain âge sur World of Warcraft (et ils sont nombreux), vous vous devez de faire un effort substantiel. Les fautes communes sont tolérées, mais le langage SMS vous vaut l'opprobre la plus totale.
Concernant l'anglais, ce sont les jeux vidéo qui m'ont poussé à m'y mettre. Résultat: en pur autodidacte, j'atteins aujourd'hui les plus hauts niveaux de certification aux tests de langue validés par la Commission Européenne. Un tel niveau linguistique n'aurait jamais été atteint à l'école vu l'incompétence crasse des professeurs de langue dans le système éducatif français.
L'Internet a l'étrange particularité de reprendre et remettre au goût du jour des codes sociaux anciens et qui semblaient tombés en désuétude. Alors effectivement, bien utilisé ce genre d'outil peut avoir un impact sur l'éducation civique d'un enfant.
Mais le plus important, c'est que l'Internet fait désormais partie intégrante de notre société. Les parents irresponsables, ce sont ceux qui laissent leurs enfants appréhender cet outil par leurs propres moyens, sans les guider, sans les accompagner. La méthode des papas gamers est peu orthodoxe mais elle a le mérite d'encadrer l'enfant dans son approche d'un système extrêmement complexe et potentiellement dangereux.
La fin de votre diatribe montre votre incapacité totale à faire preuve d'un raisonnement objectif. Je comprends que l'addiction à World of Warcraft vous ait fait du mal, mais il va falloir affronter la vérité en face: cette addiction, et toutes les conséquences néfastes qui s'en sont suivies, ne résultent que d'une chose: votre manque de volonté et de clairvoyance face au jeu vidéo.
Ne rejetez donc pas la faute sur le jeu et évitez de vilipender des gens qui, manifestement, en ont une approche bien plus saine, réfléchie et responsable que vous.
Alors, cher ami... J'imagine que vous vous doutez que vous parlez avec des asociaux, joueurs, incapables d'éduquer des enfants. Pour commencer, sachez que nous sommes incroyablement normaux. C'est à dire que le 24 décembre à 20h40, au moment de poster votre message, nous vivions tous un classicisme incroyable à réveillonner. Je pense que vous n'allez pas assez loin dans votre démarche : vous devriez demander l'interdiction de l'informatique. C'est dangereux.
Je me demande surtout par quelle légitimité vous connaissez 10 millions de joueurs de WOW ? Pour savoir qu'ils sont tous renfermés, asociaux.
Maintenant, vous pouvez nous pondre encore un article long comme le bras. Je ne vous demande qu'une chose : vos bouquins références. SVP, pas des machins à compte d'auteur.
Sinon, l'article donne un éclairage méconnu du grand public, mais qui reflète une vérité admise par les papas comme moi qui jouent avec leurs enfants et qui utilisent comme support toutes les nouvelles tendances pour donner les outils nécessaires à leurs enfants pour aborder le monde moderne. Qu'on le veuille ou non, nos enfants seront confrontés à la communication numérique donc autant les encadrer et leur donner les bonnes pratiques pour y faire face.
Autant de questions (la liste est non exhaustive) qu'il serait intéressant pour vous de vous posez et d'y répondre avec un professionnel plutôt que de tout mettre sur le dos des jeux vidéos et vous évitez de remplacer un comportement de dépendance par un autre...ceci-dit en ne le faisant pas vous faites une belle économie (dans tous les sens du terme !) pour vous et votre entourage d'une sérieuse remise en questions de vos comportements.
Pour revenir sur l'article que vous critiquez si fermement, mon avis sur votre opinion :
- Ces pères que vous diagnostiquez comme dépendant des jeux vidéos ne sont pas des toxicos qui n'ont pas réussi à se sevrer avant la naissance de leur progéniture mais des joueurs passionnés qui dans l'éducation ont décidés de partager celle-ci avec leurs enfants tout en l'adaptant à leurs objectifs éducatifs.
- Oui il est possible pour un enfant de faire des progrès en orthographe dans le contexte cité de l'article, le jeu n'est qu'un support/média, c'est le désir d'intégration à la communauté composée d'adultes exigeants sur l'orthographe qui est à l'origine des progrès et non le jeu lui-même.
- Personne n'a dit que le jeu vidéo va remplacer l'école traditionnelle, c'est un outil qui y est de plus en plus utilisé mais parmi d'autres plus traditionnels.
- Où avez-vous lu que Jean-Marc laisse passer des écarts de langages pour calmer les sautes d'humeur de son fils ? Vous interprétez ! Il s'agit juste d'une prise de position différente de la traditionnelle qui lui a permis l'opportunité d'échanges sortant de leur cadre propre de rapport père-fils. - Pourriez-vous nous citer les fameuses études auxquelles vous faites référence, ce serait intéressant pour voir la pertinence ou non de votre position anti jeux-vidéo.
Je vous souhaite malgré ma divergence d'opinion avec vous, une belle fin d'année et tous mes vœux de bonheur pour 2012 !
Je suis le Christophe de cet article, et je viens me permettre de répondre à sehlaouidriss.
Tout d'abord, sachez que les MMORPGs sont chronophage quand aucune limite n'est fixée. WoW n'est pas un Fléau, il PEUT-ÊTRE un fléau. Tous dépend de comment vous abordé le jeu, et comment vous y jouer. Une chose qui vous arrive a vous, n’arrivera peut-être pas aux autres. Ne faite pas de votre cas une généralité. Je joue a WoW, j'ai des amis, je sors, je m'exprime en bon français, je n'ai aucun soucis familial, et pourtant, même si j'ai été élevé avec des jeux vidéos dès mon plus jeune âge, je ne suis pas un taré qui va aller acheter une arme et tué 60 personnes. Je ne suis pas non plus quelqu'un qui va passer des nuits blanches entières devant mon écran. Mon père ne m'a peut-être pas éduqué consciemment avec les jeux vidéos, mais c'était surtout parce que c'était un de ses loisirs (parce que, oui, les jeux vidéos sont avant tous un défouloir et un loisir comme un autre). Il aurait passé toutes ses soirées et ses week-end a faire du vélo, ça aurait été plus sain pour moi un père absent a cause d'un loisir, plutôt qu'un père présent mais qui joue aux jeux vidéos... Comme l'a dit MogwaiDuSud, ce n'est pas WoW en lui-même qui m'a appris a m'exprimer, c'est ce qui fait le jeu. Avoir une guilde avec 14 ans d'âge moyen, et s'exprimer en kikoolol, ça passe. Être dans une guilde avec des gens de plus de 40 ans, qui eux aussi ont des enfants, et qui s'exprime dans un français correct, ça m'a pousser a faire pareil, et a pouvoir être accepté par eux. L'anglais aussi progresse grâce aux jeux. J'ai jouer a des jeux disponible en version Anglaise ou Japonnais, quand tu aime, tu apprend avec les bases (même bancales) que t'a instruit l'école. On a des matières de prédilection, j'étais une vrai quiche en Anglais, j'ai vu mes moyennes monter (certes doucement, mais c'est quand même un progrès) de quelques points grâce a ces jeux. A aucun moment dans l'article il est dit que les jeux vidéos doivent remplacer l'école traditionnelle. Pour le coté civique, personnellement, être entouré de personnes plus âgés (encore une fois), ça m'a appris a adapté mon langage en fonction de mon interlocuteur. On ne parle pas de la même manière dans la vrai vie à son patron et a sa grand-mère. C'est tous a fait pareil dans WoW, malgré les avatars. Vous l'aurez compris, Jean-Marc, c'est mon père. Je vais vous répondre de mon point de vue, puisque je vis avec lui tous les jours, et que je lui doit certainement beaucoup pour être qui je suis aujourd'hui. Mon père m'a éduqué correctement, avec l'aide des jeux vidéos. Il n'y avait pas que ça non plus. On ne joue pas 32h par jour aux jeux vidéos. On arrive à ce retrouver autour de la table lors de nos diner, et de discuter, moi de l'école, et lui de son boulot. De la poltronnerie ? Vous êtes sérieux ? Très honnêtement, sans les jeux vidéos, je ne parlerais presque pas avec mon père, car nous n'aurions aucun point commun. Et, oui, peut-être que de ce principe là, je serais un gros no-life, a passer 16h par jour dans ma chambre sur WoW, a sécher les cours, et à acheter de la cocaïne pour pouvoir jouer plus longtemps, tous en menaçant mes parents avec un flingue pour avoir du fric. Alors je remercie sincèrement mon père pour l'éducation qu'il m'a instauré. Interdire de façon absolue les jeux vidéos ? Pourquoi ? Parce que VOUS avez eu un passage de votre vie douloureux à cause de WoW ? Bizarrement, votre commentaire sur ce point est tous a fait en accord pour Vanessa Lalo : "On est soit dans la promotion et le laxisme, soit dans la censure et l'interdit mais, pour l’instant le juste milieu n’existe pas." Vous, vous l'interdirez. Mon père m'a laisser faire. Respectez son choix et ce que je suis devenu aujourd'hui grâce aux jeux vidéos. "De nombreuses études dans ce domaine montrent à quel point les jeux vidéo PEUVENT être extrêmement néfastes" Dans votre propre commentaire il y a le "peut-être". Peut-être ne veux pas dire "certains" ni "aucun". Quand vous prenez votre voiture, vous pouvez PEUT-ÊTRE avoir un accident. C'est pas dis que vous en aurez un ou pas. Je pense que c'est à vous d'ouvrir vos yeux sur le monde d'aujourd'hui, et surement beaucoup plus sur ce que peut-être (encore une fois un "peut-être") une éducation accompagné de jeux vidéos.
A tous, bonnes fêtes.
Christophe
Je pense arrêter de répondre a vos commentaires totalement fermé et sur lesquels vous refuser catégoriquement de voir d'autre réalité qui existe, malgré vos "pseudo" expérience lu a travers les yeux de quelqu'un qui a déjà un avis tranché sur la question.
"Personne n'est plus aveugle que celui qui ne veut pas voir"
Christophe
Pour revenir sur votre dernière réponse, s'il ne s'agit pas de votre expérience personnelle c'est un jugement de valeur que vous faites à l'encontre de ces fameux joueurs que vous avez côtoyé.
De quelle enquête sortez-vous que la majorité des 10 millions de joueurs de World Of Warcraft y jouant régulièrement sont des personnes extrêmement renfermées sur elles-mêmes, ayant une vie sociale médiocre, une très basse confiance en eux et une palette d’intérêts souvent réduite à leur seul MMORPG ? Qui a réalisé une telle enquête mondiale ?
Votre vision de mes questions comme un moyen vil et lâche de justifier l'activité jeu en ligne m'a beaucoup amusé, je vois que vous êtes un adepte de l'économie de la remise en question. Concernant les discussions partagées au sein du jeu tout dépend de votre communauté et de vos aptitudes sociales irl... Je n'ai pas éludé volontairement un quelconque concept de World of Warcraft comme substitut de professeur d'anglais mais c'est juste que je trouvais inutile de pointer une deuxième fois votre biais de lecture. Personne ne dit qu'il s'agit d'un substitut, il s'agit simplement d'une motivation à apprendre l'anglais ou enrichir son vocabulaire en anglais.
Vous trouvez qu'il s'agit d'un manque d'autorité que de limiter le temps de jeu de son enfant et de le réviser en fonction d'objectif atteint ou non ? ... "Un bon parent peut être à la fois autoritaire et également partager des choses avec ses enfants." la notion judéo-chrétienne de bien et de mal me gêne mais je vais vous donnez ma version de votre phrase/concept de la définition du "bon parent" : un bon parent doit savoir être autoritaire mais savoir aussi partager des choses avec ses enfants, l'un ne doit pas empêcher l'autre. Vous vous contredisez en disant qu'il est ridicule d'être copain de jeu avec son enfant, le terme copain est à discuter mais le fond ne l'est pas car il s'agit de partager quelque chose avec son enfant.
Pourriez vous nous donner les titres de ces nombreux livres que vous avez lu et qui vous permettent d'être aussi sûr de vous sur le sujet ?
Les valeurs fondamentales se perdent, certes mais dans vos exemples je ne vois qu'une seule valeur et deux capacités propres à chacun, l'empathie et la sagesse ne sont pas des valeurs contrairement au partage. Et pour le partage dire que World of Warcraft ne l'entretien pas... je me demande si nous avons joué au même jeu quand je lis ça...
Personne n'est irréprochable, tout comme votre utilisation du "Franglais".