Les Allemand(e)s sont...
Convergence franco-allemande oblige, voici dix idées reçues sur nos voisins d'outre-Rhin.
- Fête de la bière à Munich en 2009. REUTERS/Michaela Rehle -
Plus que jamais en ces temps de crise de l’euro, la référence à nos partenaires d’outre-Rhin est d’actualité. Pour les encenser ou les décrier, ils ne laissent pas indifférents: on parle de «convergence avec l’Allemagne», de FrançAllemagne, de modèle allemand, de bismarckisation de l’Europe, de germanophobie…
Mais nous les connaissons bien mal, ces cousins germains. La preuve, on ne parle d’eux qu’à coup d’idées fausses, de préjugés, ou de blagues pas toujours bien fines. La preuve, voici dix idées reçues sur nos voisins qui sont souvent parfois à côté de la plaque.
Ils ne boivent que de la bière
Les Allemands comptent parmi les plus grands buveurs de bière d'Europe, avec une moyenne de 102 litres consommés par habitant en 2010. C'est beaucoup face aux 30 petits litres consommés par les Français, mais outre-Rhin la bière fait partie du patrimoine, avec près de 1.300 brasseries et une fête de la Bière mondialement célèbre. Mais les Allemands raffolent aussi du vin, à l'instar du blanc mousseux Sekt, le «champagne» national à moins de cinq euros la bouteille. La consommation de bière est en baisse, alors que celle du vin se porte bien. L'Allemagne est d'ailleurs le premier acheteur mondial de vin français.
Ils sont ultra-ponctuels
La ponctualité fait partie des valeurs les plus appréciées outre-Rhin, en particulier par les patrons, dont le tiers se déclarent prêts à licencier un employé s'il arrive deux ou trois fois en retard. Mais les Allemands sont bien plus tolérants dans la sphère privée: plus de la moitié trouvent acceptable qu'un ami soit en retard d'un quart d'heure. Les retardataires qui agacent le plus les Allemands sont les trains: un sur trois serait en retard, selon une étude récente de la fondation Warentest contestée par la Deutsche Bahn, qui soutient que les retards ne concernent qu'un train sur dix. Bref, on se croirait à la SNCF…
Ils aiment l'ordre
Certainement le moins cliché des clichés. Grande vertu prussienne, l'ordre («Ordnung») occupe une grande place dans la société mais aussi dans la langue allemande. «D'accord» se dit littéralement «en ordre» en allemand; «tout est pour le mieux» est un «tout est dans le meilleur ordre», «entendu!» vaut pour «c'est en ordre!»; et pour savoir si «tout va bien», on demande naturellement si «tout est en ordre».
Pour beaucoup d'Allemands, jeter un papier sur le trottoir ou traverser au feu rouge est une véritable incivilité. Les villes sont d'ailleurs quadrillées par des Ordnungsämter (services d'ordre) qui verbalisent ceux qui roulent en vélo hors de la piste où écrasent leur mégot par terre. Le cliché s'effondre pourtant quand on observe quelques minutes un carrefour à Berlin, tant les rues sont sales et les piétons indisciplinés.
Ils s'habillent en costumes traditionnels
Ce cliché-là tient de l'image d'Épinal: un couple d'Allemands rieurs posant sur un paysage verdoyant de Bavière. Monsieur porte fièrement le Lederhose (la «culotte de cuir» comme on l'appelle chez nous), avec bretelles brodées d'Edelweiss tendues sur son ventre replet, grandes chaussettes de laine et chapeau de chasseur montagnard.
Madame a un décolleté si vertigineux qu'on oublierait presque d'admirer ses nattes blondes: elle arbore la «dirndl», une robe avec corset lacé, blouse blanche et tablier paysan. Ces costumes n'ont pourtant rien de traditionnel. La dirdnl et ses imprimés colorés ne sont en vérité qu'un fantasme de bourgeoises qui jouaient aux paysannes pendant leurs vacances dans les Alpes à la fin du XIXe, rappelle le SZ Magazin.
Si plusieurs personnalités politiques bavaroises s'affichent publiquement en bretelles ou en corsages, il n'en est rien dans le reste de l'Allemagne, où ces tenues sont perçues comme ringardes et conservatrices. Ce qui n'a pas empêché le musée Madame Tussauds Berlin, pour rire, d'affubler d'une dirndl le mannequin à l'effigie d'Angela Merkel l'été dernier.
Ils sont tous naturistes
Un Allemand sur sept se rend aujourd'hui régulièrement sur une plage estampillée FFK («Frei Körper Kultur», la culture du corps libre). Un chiffre énorme par rapport aux 500.000 Français qui osent tomber le maillot. Ce mouvement né à la fin du XIXe siècle est devenu un phénomène de masse en Allemagne dans les années 1970, en particulier en ex-RDA.
Boudé par les jeunes, le naturisme est aujourd'hui en perte de vitesse, la majorité des membres de la FFK ayant désormais la cinquantaine. Même la direction de l'Englischer Garten, à Munich, étape-phare des touristes amateurs de fessiers germaniques, se plaint depuis quelques années de voir partir les naturistes qui s'étalent par milliers sur les pelouses du parc.
Les Allemandes ne sont pas sexy
Elles ne se rasent pas, ne se maquillent pas, ne portent pas de soutien-gorge, s'habillent mal et se promènent en Birkenstock. Voilà pour le charmant portrait hérité des années 1970, quand les féministes allemandes crachaient sur la coquetterie. La décennie suivante, l'ingénue Nena enfonçait le clou en dévoilant ses aisselles fournies sur scène.
La jeune Allemande d'aujourd'hui, comme la Française ou l'Espagnole, est épilée de près, s'habille chez H&M et sort rarement sans maquillage. A la différence qu'elle n'a pas envie de souffrir pour être belle. Un seul mot d'ordre: le confort. Au placard donc, les talons. Plus arty que sexy, la Berlinoise branchée aime le vintage, les grosses lunettes et les mini-shorts de chez American Apparel.
Les Allemands ne savent pas draguer les filles
Pour celles qui en ont assez de se faire siffler ou aborder à chaque coin de rue, l'Allemagne est un vrai paradis, où l'on peut se balader à toute heure du jour et de la nuit dans une paix royale. Le revers de la médaille, c'est que si l'on tombe amoureuse d'un Allemand, il faudra bien souvent être patiente. Comme de nombreuses études, livres, articles de presse et même chanson le démontrent, les timides mâles allemands souffrent d'une grande peur du râteau. La faute dit-on aux féministes, la virulente Alice Schwarzer en tête.
Mais comme dit le proverbe: «Stille Wasser sind tief» («les eaux calmes sont profondes»). A mille lieux du Français superficiel aux formules toutes faites, maintes fois éprouvées et souvent ridicules, l'Allemand, quand il s'aventure à faire un compliment, vous a ouvert son cœur.
Ils sont radins
«Moins cher!», «La meilleure qualité au meilleur prix», «Plus radin, plus malin!»: tous ces slogans incitant à crisper les doigts sur son porte-monnaie viennent d'Allemagne, berceau européen du hard-discount. Les Allemands économisent sur la nourriture, mais s'avèrent dépensiers quand il s'agit de s'équiper en produits informatiques ou de s'habiller. De nombreux Allemands ont par ailleurs la choquante habitude de payer séparément après un resto romantique, sans que cela provoque un malaise chez leur partenaire. Au contraire, elles se trouvent chanceuses de ne pas être avec un macho. Voir ci-dessus.
Ils ne mangent que des saucisses
Il y a la «Wiener Würstchen», que l'on fait bouillir comme la saucisse de Strasbourg, la «Bratwurst», que l'on déguste grillée avec un «Brötchen» (petit pain), ou encore la berlinoise «Currywurst», servie sous un déluge de ketchup et de curry en poudre. Un régal pour seulement neuf Allemands sur dix. 9% d'entre eux sont en effet végétariens, un des plus hauts taux d'Europe, contre seulement 2% de Français.
Ils sont nazis
La découverte de l'existence de la «cellule de Zwickau», un
groupuscule terroriste néonazi basé dans l'Est de l'Allemagne, à qui est
imputé neufs meurtres racistes, a défrayé la chronique ces dernières
semaines et plongé l'Allemagne dans l'effroi. Le cinéma n'a pas attendu
la nouvelle pour rappeler éternellement les Allemands à leur passé. Que
ce soit dans Indiana
Jones, Un
pont trop loin ou plus récemment dans Inglorious Basterds, les
acteurs de cinéma allemands semblent englués à jamais dans le sale rôle du nazi
ou de l'ex-nazi faussement repenti. Dans la vraie vie, 66 ans après la fin de la Seconde
Guerre, le nombre de néonazis est estimé à plus
de 20.000 personnes dans le pays, qui compte 80 millions d'habitants. Le parti
d'extrême droite NPD — qui a la même devise que le gouvernement de Vichy,
«travail, famille, patrie», est en recul: il comptait 6.800 adhérents en
2009, soit 400 de moins qu'en 2007.
Annabelle Georgen
Mis à jour le 07/12/2011 à 9h24




















































Les Allemands ne savent pas draguer, mais les filles Allemandes (plutot au nord d'ailleurs) sont très distantes. Il est par exemple impensable de faire la bise à une fille qu'on rencontre pour la première fois, et aborder une fille est généralement mal vu (sauf si on est francais...)
En fait la différence c#est qu'on sait à quoi s'attendre: 100% à l'heure en semaine, 100% en retard les dimanche soir (compter plusieurs heures pour peu que vous ayez des correspondances, même 6 heures n'auraient rien d'inhabituel... alors qu'à la SNCF autant de retard ca serait déjà au journal de 13h, avec Pernaud qui s'indignerait pour la pauvre mémé et ses 4 petits enfants qui doivent patienter si longtemps sur le quai dans le froid (ou le chaud selon la saison) :p)
Ah et au passage, c'est FKK, pas FFK, je l'ai vu écrit suffisamment de fois, et en plus, le sigle est explicité.
L'article a quand même oublié de dire à propos des Allemands: Oui, ils sont très radins sur la nourriture (ne sachant pas faire la différence entre la bouffe de bonne qualité et celle des 1ers prix, question d'éducation). Mais ils ne dépensent certainement pas plus que les Francais pour les produits informatiques ou électroniques, et pas tant que ca sur l'habillement (c'est en fait le prix des vêtements qui est élevé). Par contre, ils ont un budget illimité pour leur passion: l'automobile. La drague: pas très dragueurs, en effet. Mais il y a pas mal d'immigrés turcs, ou des Balkans, ce qui compensent. Ils sont distants et pas très polis. Quand on fait ses courses ou qu'on rencontre ses voisins, ils ne disent jamais "bonjour", "au revoir", ou "merci". Ils sont très à cheval sur l'aspect contractuel des choses, des relations. Ils sont fiables et s'attendent à ce que leur interlocuteur le soit aussi. Ils sont assez cools sur les retards dans pas mal de cas, comme le dit l'article, mais pas du tout pour le boulot, il faut le faire dans les temps! Ils fabriquent des produits de bonne qualité, mais question service au consommateur, c'est zéro. Ils sont très, très libéraux. Les Francais paraissent très prudes et conservateurs à côté, notamment pour tout ce qui touche à la drogue et au sexe. Dans certaines grandes villes allemandes, on peut voir dans certains quartiers des drogués qui se shootent à l'héroine sur le trottoir, et les flics qui déambulent à côté l'air de rien.Rien à voir avec la France où le possesseur du moindre gramme de cannabis finit au poste. Pour ce qui est du sexe, à propos des FKK, il y a les FKK-Zentrum qui ne sont ni plus, ni moins que des bordels.
- les Allemands ne sont pas du tout ponctuels. Dans la société où je travaille, le principe de base c´est la flexibilité, l´horaire n´a pas d´importance.
- Les Allemands n´aiment pas l´ordre. Certes une société bien organisée est comme partout nécessaire, mais à côté de cela, il régne en Allemagne un grand sentiment de liberté.
- Ils ne boivent pas que de la bière mais beaucoup de vin. Je vous signale que les vins allemands sont très ancrés dans la culture allemande (la culture de la vigne en Allemagne remonte comme en France à l´époque des Romains) et les vins allemands sont excellents et sont en pleine progression.
- Les costumes traditionnels ne sont sortis que lors des fêtes.
- Les Allemandes ne sont pas sexy?! Comment??? Les allemandes sont merveilleuses!!! Les mecs, allez faire un tour à l´Oktoberfest à Munich, et vous verrez par vous même, vous allez halluciner... et pour ce qui concerne les Allemands, je les connais tous drageurs. Par contre ce qui est vrai, c´est que beaucoup sont naturistes, et beaucoup fréquentent les clubs échangistes! Très libérés il faut avouer les Allemands...
- Je ne connais aucun Allemand radin, au contraire je dirai que le Francais est radin, l´Allemand généreux.
- La saucisse, mais quel cliché... Venez voir par vous même! La véritable cuisine allemande est délicieuse et ne se base pas du tout sur la saucisse! En outre, les Allemands adorent les cuisines étrangères (africaine, asiatique...).
- En ce qui concerne les propos de Montebourg sur l´Allemagne, il aurait mieux fait de se taire. Au lieu d´attaquer l´Allemagne, qu´il propose des solutions pour résoudre la crise! Comparer Merkel à Bismark est de la germanophobie primaire. Surtout, si Montebourg avait connu son Bismarck sur le bout des doigts, il aurait mieux fait d'insister sur l'ambivalence du personnage. Antisocialiste, il installera la législation sociale la plus avancée de son temps, les bases de la retraite par répartition. De même, le protectionnisme économique mis en œuvre par Bismarck, contre la vulgate libérale, permettra, par exemple, à l'Allemagne de rattraper son retard industriel…
- Les Allemands nazis? Justement c´est tout le contraire. Il faut signaler qu´une très grande partie des Allemands étaient pendant la guerre contre le nazisme, mais il y avait un fou au pouvoir et les résistants allemands qui ont combattu le nazisme l´ont payé de leur vie. L´Allemagne a tiré les conséquences de son passé comme aucun pays n´a su le faire. Il suffit de comparer le parti d´extrême droite allemand (NPD) qui fait moins de 2 % aux élections nationales par rapport au FN en France, estimé à 20 %... Je signale qu´en Allemagne les étrangers sont très bien intégrés, contrairement à la France, et participent entièrement au bon taux de croissance du pays.
Les Allemands ont énormément de qualités, les Francais aussi. L´Allemagne est un géant économique et un grand partenaire commercial de la France. L´amitié franco allemande a apporté beaucoup a nos deux pays alors je m´étonne des propos tenus par Montebourg sur l´Allemagne. Une dérive stupide. Madame Merkel et nos amis allemands savent bien que ces propos ne sont pas tenus par des gens responsables. Comment peut-on attaquer l´Allemagne de la sorte aujourd´hui? C´est vraiment bas et primaire, comme ces clichés.