La maison en bois pied au plancher
Dans les villes françaises, la pierre et le béton règnent aujourd'hui en maître. Demain, le bois pourrait concurrencer le parpaing.
- Maquette d'une maison à structure bois au Salon des professionnels de l'immobilier à Cannes en 2009. REUTERS/Sebastien Nogier -
On les aperçoit quelquefois, au détour d'une ruelle, ou cachées au fond d'une cour. Avec leur couleur brune et leur architecture souvent atypique, les maisons en bois commencent à faire leur apparition dans les centres des villes. Y compris à Paris. Et d'aucuns en sont persuadés: la construction bois devrait être l'une des grandes tendances de l'avenir.
Certes, la présence du bois dans les métropoles reste encore timide, et pour cause: qu'elles soient en bois ou en parpaings, les quelque 200.000 maisons individuelles neuves qui se construisent chaque année dans l'hexagone se trouvent, de toutes façons, essentiellement à la campagne ou dans les périphéries urbaines.
Mais là aussi, le bois commence à avoir droit de cité. Selon Loic de Saint Quentin, secrétaire général de l'association française des constructeurs bois (Afcobois), les maisons bois représenteront en 2011 10% des nouvelles constructions individuelles. Soit quelque 20.000 nouvelles maisons. Un chiffre qui plafonnait, il y a quelques années, à 5.000.
Mais le bois séduit aussi de plus en plus de constructions collectives: des maisons de retraites aux gymnases, des collèges aux salles de fêtes… Même l'habitat collectif de petite hauteur (deux ou trois, voire quatre niveaux) peut désormais se construire en bois.
Car le matériau est tendance. «Il bénéficie indéniablement de l'effet “Grenelle”» , analyse Patrick Molinié, responsable bâtiment au FCBA (Institut Technologique Forêt, Cellulose, Bois, Ameublement). C'est un matériau naturel, renouvelable, surtout s'il est issu de forêts en croissance comme les forêts françaises ou d'Europe du Nord
L'exemple du Grand Nord
Mais surtout, le bois est adapté aux nouveaux impératifs d'une construction moins émettrice de gaz à effet de serre: bien sûr, il affiche un bilan carbone particulièrement flatteur – le bois absorbe du gaz carbonique lorsqu'il pousse, et ne le libère qu'en toute fin de vie- et même une fois scié, tronçonné et transporté, il a en général provoqué bien moins d'émissions de CO2 que bien d'autres matériaux de construction.
Mais ce n'est pas tout. Les méthodes de construction en bois rendent quasiment naturelle la pose d'une isolation thermique efficace. Explications de Patrick Molinié:
«Quand on construit en parpaing, isoler oblige à ajouter des couches d'isolants, à l'extérieur ou à l'intérieur. Dans une maison à ossature bois, où l'on installe un montant tous les 60 cm environ, il faut remplir cette ossature. L'isolation s'insère donc naturellement dans la paroi, sans nécessiter de volume supplémentaire».
Ceux qui en douteraient peuvent passer une semaine de blizzard dans une maison canadienne ou finlandaise: dans les contrées nordiques, où l'on sait se protéger du froid, la maison en bois règne en maître. Elle semble pourtant bien légère lorsqu'on la voit s'élever sur une simple couche de béton, voire sur un gros rocher, où elle ne paraît qu'arrimée! Mais en matière de construction comme d'habillement, l'apparence est parfois trompeuse.
Avantage de la légèreté de la construction: il arrive (rarement cependant, c'est vrai!) que l'on croise une maison en bois en plein déménagement, suivant son propriétaire dans ses pérégrinations.
Aujourd'hui, la maison en bois apparaît du coup comme un choix privilégié des futurs propriétaires en quête d'un logement au label BBC-effinergie®, garantissant une basse consommation d'énergie. Non que l'habitat en pierre ou en parpaings soit incapable d'afficher des performances similaires, bien au contraire. Simplement, le bois était prêt avant, bénéficiant de son expérience en la matière.
En 2010, 75% des maisons bois construites par Maisons Nature et Bois (filiale du breton Trecobat) bénéficiaient ce ce label.
La différence de prix s'amenuise
Autre avantage environnemental: une maison bois est construite en usine, préfabriquée. Le chantier ne sert qu'à l'assembler, une opération réalisée en quelques jours, souvent moins d'une semaine. Certains se sont même amusés à l'ériger en une seule journée! «Or, note Loic de Saint Quentin, le transport quotidien des ouvriers et de leurs machines représente souvent le poste le plus important dans le bilan carbone d'un chantier». Les (éventuels) riverains aussi apprécient, qui évitent de cohabiter pendant plusieurs mois avec les bruits et nuisances du chantier. Marteaux piqueurs et bétonnières ne font ici qu'un passage éclair.
Certes, la maison bois coûte encore plus cher. Elle revient en moyenne à 1.500 euros du mètre carré soit 20% environ de plus qu'une maison «de maçon». A performance thermique égale, cependant – label BBC-effinergie®—, l'écart de prix tend à disparaître. Or à partir du 1er janvier 2013 toutes les nouvelles maisons construites devront afficher des performances thermiques au même niveau que ce label. Le bois deviendra donc relativement plus abordable.
Reste que la filière construction française n'est pas encore prête: architectes, maîtres d'oeuvres, artisans, tous ont été plus formés au béton qu'au bois. Mais même les premiers concernés ont du pain sur la planche: car si la forêt française regorge de bois, les constructeurs de maison bien souvent sont contraints de l'importer d'Allemagne et des pays scandinaves. Parfois mêmes, les grumes hexagonales sont transformées à l'étranger. Après l'énergie, le bois (qui inclut aussi l'ameublement par exemple) est du reste l'un des principaux déficits de balance commerciale française (environ 6 milliards d'euros de déficit).
La ville en bois de demain cherche donc …. ses industriels du bois!
Catherine Bernard
Mis à jour le 07/12/2011 à 8h34














































Nos seulement cela va aggraver notre déficit commercial de la filière bois, en effet ce n'est pas parce que l'on décide d'une politique quelle se met immédiatement en place comme avec une baguette magique, mais en plus cela encore plus détruire nos sols.
le nord de l'Ardèche est une région qui produit beaucoup de bois, pour améliorer les rendements on a alors décider de planter du "Mc Douglas" espèce Canadienne qui a pour particularité d'épuiser les sols le temps qu'ils s'adaptent aux immenses besoins de cette espèce.
la nature ayant tendance à mettre du temps pour effectuer cette transition, les sols s'appauvrissent de manière alarmante ce qui pousse les gentils producteurs ayant fait le choix de cet arbre à recourir aux engrais pour continuer à faire du fric avant d'abandonner des sols quasi morts pour continuer leurs forfaits plus loin.
mais un bon vendeur du type vpc a réussi à convaincre des bobos khmers verts qui veulent sauver le monde contre les autres car ils sont persuadés d'être investi d'une mission messianique tout comme au début du 20e siècle on vendait de l'eau au radium pour la santé des gens.
l'écologie est un mode de vie et pas une histoire de communicants, cela explique pourquoi bien que la majorité des gens soient écolos en Ardèche et aux alentours on vote pas forcément vert on le vit.
AlexandreCessateur je suis pour la filière bois mais pas pour une version qui tue les sols, le douglas en est la meilleur preuve. oui il acidifient les sols et y pousse tant que la terre est encore un peu vivante
non il n'y a pas de "plantaison" par les air mais quand vos gentils copains on finit avec une parcelle il vont changer le type de résineux autre part et ainsi de suite.
mripr hautain? continue la lutte sur clavier pendant que certains agissent.
l'Ardèche j'ai appris à la connaître et j'en suis tombé amoureux d'où ma "haine" à ces &"#? qui viennent me donner des leçons de militantisme mais qui devaient être en we au soleil pendant qu'on se battait contre le gaz de schiste.
La structure d'une maison en paille requiert moins de bois qu'une maison ossature bois, l'avenir de la maison individuelle est plutôt là.
Quand je vois la vitesse de construction des maisons en bois ( indirectement pour la ville ) - cela prend plus de temps que des maisons en dur, alors, les entreprises françaises ont encore beaucoup de progrès à faire en la matière.
En fait, on laisse la porte ouverte aux entreprises étrangères qui sont capables sur un socle préparé, de terminer une maison en une semaine ( avec tous les aménagments intérieurs ).
Et ceci ne date pas d'hier. Les Scandinaves ont ouvert la voie dès les années 1970.
Cordialement,
giantpanda
Avec les tempêtes a venir vos mieux du bon parpaing... Suffit de voire aux USA les tornades qui devastent leurs baraques en bois... :/
Et le bois ils vient d'ou ? Estonie ? Biélorussie ? Ne pas oublier que le premier producteur de 'oxygène et mangeur de carbonne est la ceinture subpolaire d'Artic et non la forêt amazonienne... Donc va raser tous ca pour construire des maisons moins durable qu'avec des cailloux...
Vraiment on veut détruire notre planète, j'en suis convaincu maintenant !
Sale race que l'humain !!!!!!!!!!!!
Je trouve sympa les commentaires, tout le monde gobe pas la propagande verte du lobby du bois ça rassure un peu !!
Plus que des arguments écologiques ou économique, je pense sincèrement que le bois est condamné à rester (comme le monomur par exemple) un matériau de niche.
Si on rogne sur les prix, ça donne rien et mieux vaut du maçonné (les MOB américaines c'est pas la panacée...) Et si on parle souvent des maisons en bois Scandinaves (système constructif bien différent), on parle beaucoup plus rarement de leur résistance à la chaleur ;)