La démocratie et le réel
La démocratie ne donne pas le droit de voter n’importe quoi, au nom de la sacro-sainte souveraineté du peuple. Elle ne permet pas aux parlementaires d’augmenter à l’infini les dépenses, tout en réduisant les recettes.
- Une femme vote à Lisbone, le 5 juin 2011. REUTERS/Rafael Marchante -
Ainsi, nous dit-on, les démocraties européennes seraient moribondes. Elles seraient passées, au mieux, sous la tutelle de technocrates venus de Bruxelles ou de Francfort; au pire, sous celle des marchés. Et tout cela, naturellement, serait la faute de l’euro, de l’Union européenne, des banques et de bien d’autres gens. Pas la nôtre.
En réalité, ce sont nos parlements démocratiquement élus, et nos gouvernements librement constitués, de gauche ou de droite, qui ont, depuis des décennies, voté et exécuté des budgets en déficit. Ce sont eux, qui, en particulier depuis 2008, ont fait exploser les déficits, mettant aujourd’hui nos pays entre les mains des marchés, c'est-à-dire des prêteurs. Et ce sont eux aussi qui, dans certains de nos pays, donnent maintenant mandat à des haut-fonctionnaires pour les gouverner.
Tout cela vient de ce que bien des gens ont oublié que la démocratie ne donne pas le droit de voter n’importe quoi, au nom de la sacro-sainte souveraineté du peuple; en particulier, elle ne permet pas aux parlementaires d’augmenter à l’infini les dépenses, tout en réduisant les recettes. Elle n’est que la meilleure façon de répartir librement des biens publics sous les contraintes de la rareté; comme le marché constitue la meilleure façon d’organiser le libre choix de biens privés sous la contrainte de rareté.
Parce que les matières premières et l’énergie sont rares; que le temps qui nous est imparti sur cette Terre l’est plus encore. Et que la liberté nous permet seulement de gérer au mieux notre vie, à l’intérieur de la prison du temps où nous emprisonne la condition humaine.
Pour gérer le plus intelligemment possible cette rareté, nous avons depuis des millénaires choisi d’utiliser la monnaie, parce qu’elle permet d’éviter la violence du pillage et les dangers du troc.
Quand le marché oublie cette contrainte de la rareté, il pousse, par mille moyens, les consommateurs à s’endetter. Et quand la démocratie l’oublie, l’Etat bascule lui aussi dans l’endettement. Et, quand elles oublient les limites de leurs missions, les banques commerciales organisent l’illusion de la disparition de la rareté et les banques centrales leur en fournissent les moyens. Trop de crédit. Trop d’émission monétaire.
Les circonstances nous poussent, pour un temps qu’il faut espérer bref, à continuer à nous en affranchir. Mais cela ne saurait durer: à un moment où un autre, la rareté reprendra ses droits: sur les marchés, par l’inflation; dans la démocratie par le défaut. Dans les deux cas, par la remise en cause de la liberté. Au nom de sa défense.
Nous n’en sommes pas encore là.
Pour l’éviter, il faut profiter des circonstances actuelles pour réfléchir aux limites que le réel impose à notre liberté: nous, pauvres humains, sommes limités dans les moyens dont nous disposons. A nous d’en faire le meilleur usage. De beaucoup mieux les repartir. Et de profiter au mieux de tout ce qui n’est pas rare, de tout ce qui augmente quand on le donne: les idées, la tendresse, l’amitié, le rire, l’amour. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les réseaux, lieux réels ou virtuels de rencontre, ont pris tant d’importance: ils sont les instruments de la circulation des biens non rares .
Alors, si on veut échapper un peu aux limites de notre condition, il faudra faire évoluer notre modèle de développement vers la consommation de ces biens non rares. Vers l’altruisme et le plaisir de faire plaisir. Un autre monde.
Jacques Attali
Cet article a été également publié par L'Express
Mis à jour le 28/11/2011 à 9h24

















































Et, à pieds joints vous tombez dans ce qui semble n'être qu' une construction intellectuelle piégeante: l'erreur proviendrait des élus, donc des électeurs. Donc la démocratie est à revisiter.
A relire le texte d'Attali je constate l'importance du mot "librement,libre, liberté": l'élu "répartit librement des biens publics".. .A condition qu'il en reste, des biens publics. S'il n'en reste plus, l'élu a moins de "liberté" à les répartir! Et c'est peut être là que réside le problème.
Le marché ,lui,organise "le libre choix des biens privés" et, effectivement ,cette liberté -là lui est acquise !!."Sous la contrainte de la rareté". Mais sur la rareté, le marché spécule... Et ce n'est plus du tout une contrainte! Le marché n'est pas altruiste!
Quant à la dette : n'a t elle pas été prônée comme un moyen de fabriquer de la monnaie ?? Et les marchés ne s'en sont ils pas servi ,de cet outll, la dette ??? Laissant les élus bien peu "libres".
Donc, la" liberté "pour le marché et ,pour l'électeur...l'amour,la tendresse, mais surtout pas la liberté de dire "Non ".
Faire croire que la crise des bulles spéculatives, des subprimes, puis des matières premières (avec l'explosion soudaine des prix sous pression des spéculateurs arrivés en masse), puis des dettes souveraines (avec la spéculation massive pour faire exploser les taux d'intérêts), que toutes ces crises ne révèle pas d'un problème systémique des marchés.
Reporter la faute sur les politiques ! OUI milles fois OUI, parce qu'ils se sont faits avoir par les dogmes des libéraux.
Les marchés libres ne sont pas la liberté et l'avenir des peuples, seulement l'eldorado des financiers et actionnaires.
BASTA.
Mayer Amshel Rothschild (1743-1812)
Source http://www.syti.net/SilentWeapons.html
Vrai pour la France, faux pour la plupart des pays de la zone Euro (l'Espagne par exemple était un modèle de vertu budgétaire avant les crises financières de 2007-2008).
"les démocraties européennes seraient moribondes. Elles seraient passées, au mieux, sous la tutelle de technocrates venus de Bruxelles ou de Francfort; au pire, sous celle des marchés. Et tout cela, naturellement, serait la faute de l’euro, de l’Union européenne, des banques et de bien d’autres gens. Pas la nôtre" Il n'est pas mauvais de pointer du doigt la faillite de nos dirigeants politiques. Mais il se trouve que le règne des technocrates non élus (les banques ne différant guère des organisations internationales telles que l'UE ou le FMI) imposant des politiques non voulues aux peuples et à leurs élus est aussi une réalité. Se mettre la tête dans le sable ne sert à rien.
Pour éviter ça :
Les crises (politiques, institutionnelles, économiques, sociales, militaires, diplomatiques,...) se succèdent à l’intérieur et à l’extérieur des pays des Européens et l’Union Européenne reste inopérante face aux problèmes posés et subis par les populations. Les frustrations identitaires se nourrissent de l’absence d’utopie partagée et d’objectifs communs.
« Mais je vous dis que nous sommes devant la nouvelle frontière, que nous le voulions ou non. Au delà de cette frontière, s’étendent les domaines inexplorés de la science et de l’espace, des problèmes non résolus de paix et de guerre, des poches d’ignorance et de préjugés non encore réduites, et les questions laissées sans réponse de la pauvreté et des surplus.» JFK Los Angeles Memorial 15 juillet 1960
A travers le programme Nouvelle Frontière, Kennedy proposait, à une Amérique qui avait achevé la maîtrise de son territoire, un horizon d’avenir qui allait au delà des simples frontières géographiques.
50 ans plus tard, il s’agit pour l’Europe de définir ses nouvelles frontières dans un monde de complexités.
Les Révolutions Arabes nous invitent à nous questionner sur nos valeurs, c’est- à- dire sur nos frontières individuelles et institutionnelles.
C'est la notion de contrat social comme fondement de nos sociétés qui est en cause. Pourquoi concédons-nous une part de notre liberté pour vivre ensemble ? Sur quel socle ? Dans quel espoir ? Comment représenter et diriger des millions de personnes aux origines, cultures et organisations sociales diverses ? La crise que nous vivons en Europe prospère sur le manque de légitimité de ceux qui nous gouvernent. Nos situations économiques sont bien entendues problématiques mais elles ne suffisent pas à expliquer la perte d’influence de nos cultures et modes de vie respectifs. L’économie est un moyen et pas un but, hors cela fait depuis la chute du mur de Berlin que celle-ci est devenue la finalité de toute chose.
Nous vivons une crise de l’état nation, mais contrairement à l’idée la plus répandue ce n’est pas parce qu’il a échoué mais parce qu’il a profondément réussi. En effet celui-ci a été pendant des siècles la promesse d’une paix et d’une prospérité intérieure, d’abord au bénéfice de quelques-uns puis au bénéfice de tous grâce à la démocratie. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a formidablement répondu à ses promesses, le niveau de vie s’est considérablement accru, tout comme la participation des citoyens aux institutions et nous vivons une période de paix sur nos territoires longue de soixante ans. Le problème est donc que l’état nation n’offre plus aucune promesse et que notre regard se concentre désormais sur tout ce qui échoue à la marge. Plus le temps passe, plus ces échecs remplissent l’horizon et nous ramènent à notre impuissance, car bien entendu la perfection n’est pas de ce monde et il n’ existe pas de système idéal.
Par contre à défaut de système parfait nous pourrions adopter un projet de société qui, lui, recèle des espoirs, des horizons de conquêtes et de progrès qui nous replacerait dans un monde en mouvement et nous éloignerait de cette perpétuelle flagellation de nos imperfections.
Je n’entends pas par là perdre la mémoire, ni de nos échecs, ni de nos succès, elle est bien trop précieuse, mais de définir nos nouvelles frontières dans un monde en profonde mutation.
Quelles pourraient être ces nouvelles frontières ?
Tout d’abord l’Histoire ressente de l’Europe nous a appris que les événements n’ont pas été tendre avec ceux qui ont, exacerbé le patriotisme, formé des alliances par bloc, ou affamer les peuples.
Or si les peuples d’Europe ne réagissent pas très vite l’impuissance de ceux qui nous dirigent cela les conduira du fait d’un inexorable déclin à tout ou partie de ces choix. Il est de notre responsabilité à tous, par respect pour le sang versé pour notre liberté et pour ne pas compromettre le futur des générations à venir, de nous dresser comme un seul Homme afin de donner un nouvel élan aux formes de pouvoir qui garantissent notre avenir commun.
Les pères fondateurs de l’Europe avait pensé le projet européen dans un monde bipolaire congelé sous le glacis de la guerre froide, hors même si nous continuons de subir ce monde hérité de la guerre froide force est de constater que le monde est réellement devenu multipolaire. Les opportunités et risques sont disséminés sur l’ensemble du globe et pas plus hier qu’aujourd’hui aucune ligne Maginot ne nous préservera.
La frontière physique est l'apanage de l’état nation hors celui-ci n’offre plus d’horizon d’avenir il serait donc mortifère que l’Union Européenne en hérite. Nous ne devons pas faire l’Europe pour créer un nouvel état nation car à ce titre nos pays respectif se suffisent très bien à eux-même. L’enjeu de l’Union Européenne est d’offrir un nouvel horizon de gestion du bien commun au monde, une gestion qui permette de résoudre les incroyables défis que l’humanité va devoir affronter ces cents prochaines années.
Le changement climatique, sans en dénoncer les responsabilités, est en cours. Il va entraîner dans son sillage des mouvements de populations sans précédant. Que se passera-t-il dans monde de frontière physique ? Etes-vous prêt à ériger des murs ? Plus encore, à les défendre ?
Nous sommes le continent où les événements les plus tragiques nous ont fait définir la notion de crime contre l’Humanité, il serait plus que malvenu que nous en soyons à nouveau la source.
Les frontières de l’Europe ne doivent pas être géographique mais philosophique. Les principaux fondements de ce que nous sommes en temps que société sont la philosophie et le droit que nous avons hérité de la période antique.
Ce leg est la base de toute vie en société, c’est ce que nous sommes, ce que nous devons préserver et que nous devons partager. Ce que nous devons viser c’est une Europe pour faire le monde, car les défis à résoudre exige une gestion concerté des ressources, des technologies et des énergies. Le drame de Fukushima nous rappelle cruellement à cette exigence. Il est d’autant plus édifiant qu’il est la conséquence d’une cartographie de guerre froide où le Japon n’avait pas beaucoup d’autre choix ni de technologie, ni d'implantation, si il voulait subvenir aux besoins de sa société.
Nous devons bâtir une Europe qui permet à chaque nation de déléguer l'intérêt de son peuple dans la sauvegarde de la vie et de la planète sans que sa culture et ses droits soit reniés.
Nous devons bâtir une Europe qui accueille ceux qui veulent y venir sans pour autant s’y noyer. Pour cela elle doit permettre une intégration progressive qui seront pour les peuples et les nations adhérentes autant de marche vers le progrès.
Ainsi, je vous propose la constitution présente sur le compte Facebook «Europe Europa». Je ne suis pas juriste, je ne suis pas économiste, je suis un simple citoyen français qui espère que nous serons tous ensemble au rendez-vous de l’Histoire. La crise économique nous invite à soit plonger dans l'obscur ou soit à nous dresser vers la lumière. Pour ceux qui ne pense que finance, la crise économique ne perdure que parce que l’avenir de notre union est incertain ainsi si nous, les peuples européens, nous engageons réellement dans une communauté de destin un avenir durable se dessinera et nous pourrons régler le problème de nos dettes sereinement dans le temps.
La présente constitution est amendable, elle n’attend que vos critiques et vos apports. A cet effet, je publierai cinq articles par jour sur le compte Facebook «Europe Europa» afin que vous puissiez laisser vos commentaires. Afin que chacun puisse avoir une vue d’ensemble je publierai parallèlement dans un article l’ensemble de la constitution avec un organigramme des institutions.
Début 2012, le volet sur le droit de pétition du traité de Lisbonne rentrera en action. Un million de citoyen européen peuvent déposer un projet de loi devant le parlement européen. Je vous inviterai donc à m’aider pour recueillir un maximum de signatures.
En attendant vos réflexions je vous souhaite une bonne lecture,
Henri Alfandari
PS : Si vous avez la capacité de traduire ce texte, ainsi que le projet de constitution merci de me faire parvenir vos traductions sur l’adresse suivante afin que je les publie : amedeleurope@gmail.com
Attali nous met devant nos responsabilités en tant que citoyens en démocratie. Les dettes c’est nous !
Les gens de gauche préfèrent bien sûr incriminer les méchants banquiers – comme font les Grecs aujourd’hui qui préfèrent critiquer ceux qui leur ont prêté trop d’agent en oubliant qui c’est eux-mêmes qui l’ont dépensée !
Mais un banquier n’est qu’un commerçant qui vend de l’argent comme un boulanger vend du pain. Son erreur n’est pas d’avoir trop vendu mais de ne pas s’être assuré que son client puisse le rembourser. Tant pis pour lui !
Pour nous aussi quand il s’agissait de banques ‘too big to fail’ mais je pense qu’on cette épisode est révolue.
Quant au politicien, au mieux il a emprunté en notre nom pour nous fournir des biens publics. Au pire il l’a fait pour être réélu, ou pire encore – comme en Grèce – il l’a fait pour en mettre plein les poches !
Mais le vent change – doucement. L’exemple de l’Allemagne fait avaler pas mal de couleuvres par ses voisins dont la France. On n’a pas le droit de dépenser décennie après décennie de l’argent qu’on n’a pas – et ne pas pour investir dans l’avenir mais pour boucher les trous du présent et du passé.
Qui protestait? Pas moi, pas vous probablement. Un bon petit investissement dans la maison principale (avec exonération d’impôts), un HLM F4 qu’on garde quand toute la famille est partie, une voiture parfois deux, le S/S en déficit année après année. Sans oublier les vacances et une Education Nationale qui coûte cher et qui ne satisfait personne.
Mais en oubliant les vrais pauvres qui plus que nous autres paient le vrai prix de ces bêtises maintenant quand on commence à grand fracas à réduire les dépenses.
Le marche peut etre un merveilleux instrument de regulation, mais le marche que nous connaissons aujourd'hui est un effrayant instrument de destruction de la civilisation. Et un instrument n'a de valeur que pour les utilisations qu'on en fait.
Supprimons les agences et leurs employes se feront embaucher dans les banques centrales (dites moi, souhaitez vous la politique US et British de la planche a billets ou la politique Germanique de tuer le malade en le guerissant?).
Le probleme est de remettre nos forces de travail au travail en allouant efficacement les resources de capital afin de maximiser la provision de biens et de services pour le bien etre de tous. De retrouver un equilibre de partage des resources afin de retrouver un cercle vertueux de satisfaction des besoins de tous.Le systeme actuel mondialise est destructeur, il doit se reformer (en est il tout a fait incapable?) ou disparaitre.
J'aime bien la conclusion de Jacques Attali qui rappelle ce qui est important en revenant a la vision du Monde qu'on souhaite. Le role du politique et de la societe est de faciliter la mise en oeuvre de cette vision, pas de se focaliser exclusivement sur comment manager la course a la ruine au travers de l'ingenierie financiere toujours plus dissimulatrice qui tue l'economie reelle.
Le probleme c'est la mauvaise globalisation.
Tout est dit ! ;) (même si la suite de votre message demeure très pertinente, à mon sens).
Non, la dette, ce n'est pas le résultat d'une surconsommation, c'est juste un moyen pour une certaine partie de la société pour capter la richesse au dépend d'une autre. C'est un moyen pour faire peur, pour casser le modèle social et dans 6 mois ce sera un moyen pour agiter ces peurs et se faire réélire, je le crains.
En réalité, le problème de la France n'est pas monétaire. Le problème c'est que notre déficit commercial s'agrandit parce que nous ne profitons pas d'une part de plus en plus en plus importante des personnes en état de travailler mais qui chaument pendant que nous achetons ailleurs, et le problème est aussi que nous consommons plus que ce que la planète peut nous fournir.
La solution est donc probablement un appauvrissement général et une répartissable équitable de cet appauvrissement et du travail. Ha zut, ça ressemble à l'URSS !
Par contre elle ne se finance plus aussi facilement sur les marchés : Sur les 6 milliards d’Euros d’obligations d’état placés le 23 novembre dernier, seul 3.6 milliards "ont été levé" !
Au passage : la dette allemande est aussi élevée que celle de la France. Elle dépasse les 80% de son PIB.
L'égoïsme n'est pas beau, mais il est inaltérable et prévisible : une robustesse à toute épreuve à laquelle on peut pleinement accorder sa confiance car il ne déçoit jamais. De plus, l'aveu de cette turpitude comme que base d'organisation sociale confère quasi mécaniquement le « beau rôle » à tous ceux qui s'opposent à ses abus et à ses crimes aux noms de la justice et de l'éthique. Ce n'est pas un mince avantage car la contestation et même la révolte sont, par construction, ainsi légitimées.
Hélas ! Hélas ! Hélas !
L'égoïsme n'est pas beau, mais il est inaltérable et prévisible : une robustesse à toute épreuve à laquelle on peut pleinement accorder sa confiance car il ne déçoit jamais. De plus, l'aveu de cette turpitude comme que base d'organisation sociale confère quasi mécaniquement le « beau rôle » à tous ceux qui s'opposent à ses abus et à ses crimes aux noms de la justice et de l'éthique. Ce n'est pas un mince avantage car la contestation et même la révolte sont, par construction, ainsi légitimées.
Hélas ! Hélas ! Hélas !