Susan Boyle, nouvelle gourou du marketing

Que peut apprendre le monde du marketing du succès de Susan Boyle? Beaucoup, selon Adage. Ou comment tourner le fait d'être une «frump», terme qui se traduit par bonne femme mal fagotée, en atoût inestimable. Voici les 7 leçons marketing à tirer de la nouvelle star écossaise.
D'abord, accentuer le négatif. Susan Boyle s'est résignée à ses sourcils épais et sa coupe de cheveux, et cela a marché. Ensuite, soyez sympathique. Susan Boyle n'est pas belle ni élégante, mais son sourire attire l'intérêt et la sympathie.
Troisième leçon, venez avec un pitch déjà tout fait. Qui aurait pu imaginer un personnage aussi sympathique, en temps de crise, qu'une bonne femme mal fagotée, au chômage, qui n'a jamais embrassé un garçon et qui vit seule avec son chat ?
Parmi les autres leçons, le courage de défier les juges sceptiques et faire pleurer des gens qui n'attendent que ça. Et surtout, ne pas oublier l'effet viral sur Internet, le graal du marketing. La vidéo du passage de Susan Boyle à la télévision est en train de devenir la plus diffusée de l'histoire d'Internet grâce à Google, YouTube, la blogosphère et les médias d'information.
Mais, prévient l'auteur, il s'agit d'une exception. Le coût de la bande passante générée par le phénomène Boyle pour Google est énorme, et il est étonnant que la multinationale ait laissé faire.
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Mis à jour le 30/04/2009 à 13h08




























Quel est le véritable succès de Susan Boyle ? Il faudra voir. Si elle se retrouve à la rue dans 3 mois elle se fichera surement d'être passée à la télé et sur youtube. Le "succès" ce n'est pas passer à la télé, désolé.
En ce qui concerne Google je pense qu'ils essayent de favoriser la transparence du net, ce qui est une stratégie dont on connaît les vertus parce que déjà vue dans d'autres domaines. Appeler ça "laisser faire" me semble étrange, voire peut-être une manipulation. Qu'entendez-vous derrière cette idée ? S'il s'agit de considérer que Youtube ne gagne pas d'argent en général (ça n'a pas grand chose à voir avec Susan Boyle), il y aurait beaucoup à dire, notamment sur la technologie fermée de la diffusion multimedia sur internet généralement basée sur flash (mais il faut remarquer que même les outils libres ne permettent pas de transformer la video en quelque chose d'aussi manipulable que du HTML).
Ropib >> Il existe quand même la balise < video>, très récente donc peu démocratisée, elle est quand même une alternative. Et aussi, voici un article de Tristan Nitot sur ce que nous réserve les progrès en matière de libération de la vidéo streaming vis-à-vis des plugins, etc : Avec une vidéo de la création d'une nouvelle manière de diffuser et d'utiliser la vidéo sans utiliser le flash par Paul Rouget.
Si le streaming coûte cher ce n'est pas directement à cause de Flash c'est à cause de la bande passante qui continuera de leur coûter cher tant qu'ils n'utiliseront pas un transport P2P (comme PeerCast, P2P-Radio, etc... le Multicast n'étant pas très approprié pour le contenu de YouTube)
La technologie PPVA des chinois de PPLive permet déjà d'utiliser le P2P avec des sites en Flash sans les modifier...
http://www.ppacc.com/en/index.html
Je l'ai essayé, evidemment ça ne marche que si beaucoup de gens utilisent PPVA en même temps, du coup pour l'instant ça ne fonctionne en P2P que sur des sites de streaming chinois (www.youku.com par exemple) mais ça utilise bien à la fois le P2P et le player Flash...
Le flash n'est pas particulièrement coûteux, le P2P peut faire baisser ces coûts de bande passante en effet. Mais aujourd'hui aucun format de vidéo ne permet de tâche sémantique. Aujourd'hui le web n'est formé qu'autour du HTML, c'est à dire de l'écriture qui est omniprésente.
La video ne peut donc pas rapporter autant que le reste du web pour Google, à mon avis, parce que la diffusion d'information y est moins transparente.