Culture

La carrière follement accélérée des acteurs hollywoodiens

Tom Shone, mis à jour le 21.11.2011 à 17 h 14

Maintenant, les célébrités percent pendant leur adolescence et décrochent leurs premiers rôles importants entre 20 et 30 ans.

Ryan Gosling. REUTERS/Mario Anzuoni

Ryan Gosling. REUTERS/Mario Anzuoni

Pourquoi ne peut-on pas avoir 25 ans toute sa vie? «C’est exactement ce que nous essayons tous de faire à Hollywood, tous sans exception», a déclaré l’actrice de 25 ans, Amanda Seyfried, lors d’une conférence de presse pour son nouveau film. 

«Certains d’entre nous sont passés au bistouri pour préserver leur jeunesse, certains ne font qu’y penser. Et d’autres ont peur d’y passer. On se regarde dans le miroir et on se dit : comment empêcher cette ride de se former? Cela peut devenir une obsession. Oui, j’ai un signe de vieillissement prématuré ici…»

Elle montre un bouton sur son front, aussi lisse que de la porcelaine. Le groupe de journalistes internationaux (de France, du Royaume-Uni, d’Allemagne, d’Australie et de Corée) se penche en avant pour voir le bouton incriminé, sans succès.

«Peu importe», ajoute Amanda Seyfried, en se renfonçant dans son siège. «Tout le monde vieillit. Quoi qu’il arrive. On peut y remédier en post-production.»

Dans Time Out, film écrit et réalisé par Andrew Niccol, un homme joué par Justin Timberlake n’a plus qu’une journée à vivre dans un futur où les pauvres meurent à 25 ans et les super-riches ont 25 ans toute leur vie. Le monde de ce film ressemble à celui inventé par Niccol dans Bienvenue à Gattaca, qu’il a écrit et réalisé, et dans The Truman Show, qu’il a écrit: une société de consommation imaginaire, étrange et sans âge, peuplée exclusivement de jeunes de 25 ans au physique avantageux (même la mère de Timberlake est jouée par Olivia Wilde, en réalité sa cadette de trois ans) et qui ressemble étrangement à soit a) la plus longue publicité pour une carte de crédit jamais vue soit b) un documentaire sur la carrière accélérée des acteurs hollywoodiens d’aujourd’hui.  

Comment le 30 est devenu le nouveau 40

Au moins jusqu’au milieu des années 1990, une star moyenne perçait à l’approche de la trentaine s’il s’agissait d’un homme et au début de la vingtaine s’il s’agissait d’une femme, décrochait des rôles déterminants entre 30 et 40 ans, ce qui l’amenait gentiment à la consécration suprême des Oscars: Tom Hanks avait 28 ans quand il a fait ses premiers pas au cinéma dans Splash et 37 quand il a remporté son premier Oscar dans Philadelphia, Sandra Bullock 30 ans quand elle a joué dans Speed et 45 quand elle a remporté l’Oscar de la meilleure actrice, l’année dernière, pour The Blind Side.

Les choses sont à peu près pareilles pour la génération suivante, sauf que tout a été avancé d’une décennie. Les acteurs étaient des papillons, ce sont désormais des éphémères. Ils percent pendant leur adolescence, décrochent leurs premiers rôles importants entre 20 et 30 ans; les actrices remportent alors un Oscar, puis se retrouvent à travailler pour HBO ou partent en semi-retraite comme Gwyneth Paltrow, et les acteurs annoncent leur intention de passer à la réalisation.

«Ca m’étonnerait que je joue toujours à l’âge de 46 ans», m’a confié Ryan Gosling lors d’une récente interview, alors qu’il vient d’avoir 30 ans et affiche la confiance d’un acteur avec une carrière de 18 ans à son actif. Il s’agit d’une carrière moderne exemplaire: Ryan Gosling a commencé comme Mouseketeer (actrice ou acteur ayant participé comme présentateur aux différentes déclinaisons de l’émission de télévision américaine The Mickey Mouse Club, ndlr) à 12 ans, a joué dans son premier film à 17 ans (Frankenstein and Me), a été une superstar adolescente à 24 ans (N’oublie jamais), puis a opéré un virage à 180 degrés pour gagner sa crédibilité dans le cinéma indépendant (Half Nelson, Une fiancée pas comme les autres, Blue Valentine), avant d’être consacré cette année star de cinéma avec les films Drive et Crazy, Stupid, Love. «Combien de personnages peut-on jouer?», se demande-t-il.

«Je ne sais pas pour combien de temps encore je pourrai faire l’acteur. Je joue depuis l’âge de 12 ans. Si je commençais aujourd’hui, pourquoi pas. Mais j’ai désormais 30 ans. Je serai très étonné de continuer encore ce métier pendant 10 ans».

Pourtant, Gosling a commencé tard. Il suffit de regarder l’âge auquel les stars d’aujourd’hui ont obtenu leur premier rôle - Leonardo DiCaprio (18 ans, Blessures secrètes), Shia LaBeouf (17 ans, The Battle of Shaker Heights), Maggie Gyllenhaal (14 ans, Waterland), Michelle Williams (13 ans, Lassie), Christian Bale (13, Empire du soleil), Natalie Portman (13 ans, Léon), Kirsten Dunst (12 ans, Entretien avec un vampire), Kristen Stewart (11 ans, Panic Room), Joseph Gordon-Leavitt (11 ans, Et au milieu coule une rivière), Jake Gyllenhaal (10 ans, City Slickers), Scarlett Johansson (9 ans, L’irrésistible North), Chloe Grace Moretz (8 ans, La Maison du diable), Dakota Fanning (7 ans, Sam, je suis Sam) et Elle Fanning (2 ans et 11 mois, Sam, je suis Sam) – et vous réaliserez que la génération d’aujourd’hui est peut-être la seule génération pour laquelle l’expression «enfant star» ne veut rien dire. Contrairement à quoi?

La fin des enfants stars

Souvenez-vous des enfants stars: des chérubins à bouclettes, poussés sur le devant de la scène par leur mère, faisant des claquettes et affichant un sourire éclatant, qui, peu après leur 12 ans, nécessitait un shoot de cocaïne pour être préservé. A l’inverse, les membres de la iGénération sont remarquables pour leur longévité, leurs trajectoires de vol aérodynamiques et leurs plans de carrière Powerpoint. Ils n’ont pas eu besoin de maman pour les soutenir sur scène.

Attirés par la lumière pixellisée et fantomatique du Mickey Mouse Club, comme la petite Heather O'Rourke dans Poltergeist, ils ont cédé aux sirènes d’Hollywood et à peine arrivés, se sont enfermés dans le cinéma d’auteur. Regardez Hailee Steinfeld, excellente dans le remake des frères Coen de True Grit, Kristen Stewart survivant de justesse dans Panic Room de David Fincher, Chloe Moretz mettant une raclée aux dealers de drogue dans Kick-Ass, et qui joue désormais dans le nouveau Scorsese – la référence de ces carrières d’enfant star étant bien évidemment Jodie Foster, échappant au bain de sang à la fin de Taxi Driver, à l’âge de 13 ans. Les frères Coen, Fincher ou Scorsese ne sont pas des réalisateurs pour enfants. Il ne s’agit pas de carrières d’enfants, mais d’adultes. Elles ont simplement lieu plus tôt.

«Je pense que c’est pareil pour tout maintenant», souligne Justin Timberlake, qui a rejoint The Mickey Mouse Club au même âge que Gosling, à l’adolescence. («Je ne connais plus Ryan comme quand j’étais enfant. On s’est perdus de vue comme presque toutes les personnes que l’on fréquente au lycée».) Egalement âgé de 30 ans, ce dernier a passé les deux dernières décennies dans l’univers du spectacle.

«Je pourrais aussi vous donner des exemples dans la musique. Bill Withers a sorti sa première chanson, Ain’t No Sunshine, à l’âge de 33 ans; il n’a connu le succès qu’après avoir déjà vécu toute une vie. [Withers travaillait à l’époque dans une usine de fabrication de sièges de toilette pour les Boeing 747] Plus les choses vont vite, plus nous avons accès à l’information. C’est ce qui m’a fasciné en tournant un film comme The Social Network. Ce qui est vraiment frénétique aujourd’hui, c’est l’idée que tout peut aller à 100 à l’heure. C’est ce qui va plus vite que tout le reste.»

Pour les actrices, qui ont toujours été les premières victimes du culte de la jeunesse à Hollywood, les choses se sont encore plus accélérées. Après être resté quasiment le même pendant près d’un demi-siècle (40 ans dans les années 1960, 41 dans les années 1970 et1980 et 40 ans dans les années 1990), l’âge moyen des lauréates des Oscars est passé à 35 ans dans les années 2000, avec les victoires de Charlize Theron (28 ans, Monster), Reese Witherspoon (29 ans, Walk the Line) et Natalie Portman (29 ans, Black Swan). Et il s’agit de victoires aux Oscars, et non de nominations, soit le point culminant d’une carrière, et non son commencement.

«C’est un univers entièrement nouveau», m’a confié Kirsten Dunst l’année dernière. L’actrice a commencé sa carrière par le rôle d’un vampire de 12 ans, dans Entretien avec un vampire (1992), a joué plusieurs rôles d’ingénues adolescentes (The Virgin Suicides, Crazy/Beautiful, Dick, les coulisses de la présidence) et a presque relancé à elle seule la franchise de Spider-man, avant de commencer à avoir moins de propositions en frisant la trentaine.

«Pour les femmes de mon âge, aujourd’hui, vous devez soit accepter un rôle et le rendre plus intéressant, soit le rendre plus compliqué qu’il ne l’est réellement, ce que font beaucoup d’actrices. Mais il m’arrive encore de lire des scénarios pour lesquels je me sens trop jeune ou trop vieille. Je ne peux pas avoir un enfant de 12 ans, mais je ne peux plus non plus jouer les ingénues. Vous êtes dans une zone grise quand vous avez 29 ans. Je me sens pourtant encore jeune».

Bienvenue à Lotusland

Hollywood a toujours été un Lotusland, célébrant la jeunesse immature et poussant sans ménagement vers la sortie les acteurs dont la date de péremption est dépassée. Charlie Chaplin a été star à 25 ans. D.W. Griffith a fait passer sa première audition à Mary Pickford à l’âge de 16 ans.

Clara Bow a joué la délurée par excellence à 18 ans dans Le Mouton noir (1923), adaptation cinématographique du roman de Gertrude Atherton sur les grand-mères (les «indésirables») se rajeunissant à coup de rayons X pour attirer l’attention de jeunes hommes.

«Dans ce doux Elysium, les années sont comptées pendant deux décennies et quand on atteint 20 ans, on passe automatiquement dans une période indéterminée appelée "la vingtaine"», a écrit Dorothy Spensely à propos d’Hollywood dans le Motion Picture Classic en 1930. «A moins de faire preuve d’un courage formidable, les acteurs restent en scène pendant 30 ou 40 ans, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus se faire faire de nouveau lifting.»

Les stars hollywoodiennes ont atteint l’âge adulte en même temps qu’Hollywood, l’âge moyen des lauréates aux Oscars passant de 33 ans dans les années 1930 à 36 dans les années 1940, 37 dans les années 1950, 40 dans les années 1960, pour atteindre 41 ans dans les années 1970. Pour les hommes, ce pic fut atteint dans les années 1950, l’âge moyen des lauréats des Oscars étant alors de 57 ans et les cérémonies remplies de tempes argentées et d’éminences grises telles que Spencer Tracy, Gary Cooper, John Wayne, et Humphrey Bogart – le «Ike du cinéma» comme le qualifie Stefan Kanfer dans sa nouvelle biographie de la star, intitulé Tough Without a Gun.

 Humphrey Bogart a percé dans le cinéma à 37 ans, après avoir passé l’essentiel de son temps à éviter des sous-marins allemands entre 20 et 30 ans et à jouer des farces à Broadway entre 30 et 40. Il a du attendre 41 ans pour devenir célèbre dans Le Faucon maltais; ses parents étaient morts, il en était déjà à son deuxième mariage et sa gueule était pleine de crevasses et de failles. «Ce qui le rendait réellement fascinant, c’était la cicatrice qui venait déformer le coin de sa lèvre supérieure», souligne Louise Brooks. Tout cela se passe quatre ans avant le départ à la retraite prévu par Ryan Gosling. Et on est encore dix ans avant L’Odyssée de l’African Queen.

Difficile d’imaginer aujourd’hui une carrière telle que celle de Bogart, alors même que celles de stars telles que Harrison Ford (69 ans) ou Tom Hanks (55 ans) commencent à s’essouffler. De temps en temps, un acteur perce sur le tard (George Clooney avait 34 ans quand il est enfin passé aux écrans de cinéma dans Une nuit en enfer, Jeremy Renner 37 ans quand il a décroché son rôle dans Démineurs) mais le plus souvent, la carrière d’acteurs tels que Ryan Reynolds ou Bradley Cooper est observée avec suspicion: pourquoi avoir tant tardé?

L’âge moyen des lauréats aux Oscars, qui a oscillé pendant longtemps autour de 50 ans (48 dans les années 1960, 50 dans les années 1970 et 51 dans les années 1980) est passé à 47 ans dans les années 1990, puis à 45 dans les années 2000, avec les victoires de Benicio del Toro (34 ans), Heath Ledger (30 ans), Christian Bale (37ans) et Adrien Brody, le plus jeune acteur à avoir obtenu un Oscar, à 29 ans pour Le Pianiste. En d’autres termes, la révolution adolescente à Hollywood a laissé une plus grande empreinte que la guerre du Vietnam, les drogues psychédéliques, le Sgt Peppers Lonely Hearts Club Band et la révélation de la véritable paternité de Luke Skywalker combinés. Oubliez l’Offensive du Tet. Essayez le nouveau Twilight.

Ils rêvent tous d'un Hollywood passé

Ironie du sort, si vous demandez à un jeune acteur digne de ce nom quelle décennie cinématographique il admire le plus, la réponse est quasi unanime (les années 1970), même si la plupart des acteurs devenus stars à cette époque attendaient depuis longtemps leur heure de gloire : les jeunes turcs de la contre-culture avaient très nettement de la bouteille.

«Taxi Driver est le rôle suprême du cinéma indépendant», a récemment déclaré Leonardo DiCaprio au magazine GQ. «Jouer un personnage tel que Travis Bickle est le rêve de tout jeune acteur», mais De Niro avait 33 ans quand il a joué dans ce film, après avoir survécu péniblement entre 20 et 30 ans dans le cercle des dîners-théâtres, tourné des films qui ne trouvaient pas de distributeurs et collé les fenêtres de son studio new-yorkais pour échapper au froid de l’hiver. Le sentiment d’aliénation et de frustration qui fait que Travis Bickle crève l’écran était authentique.

Pour sa part, Gene Hackman a travaillé entre 20 et 30 ans dans les Marines, en tant qu’opérateur radio, puis à New York comme portier avant de percer au cinéma (il avait 37 ans quand il a joué dans Bonnie & Clyde et 41 dans French Connection). Robert Duvall a tourné dans Le Parrain à l’âge de 41 ans, après avoir été soldat dans l’armée américaine et employé de la Poste. Dustin Hoffman a travaillé comme réceptionniste dans un restaurant, dactylo pour les Pages Jaunes et tresseur de couronnes de fleurs hawaïennes avant de jouer dans Le Lauréat, à l’âge de 30 ans (soit neuf ans après l’âge moyen).

Rien d’étonnant à ce qu’à côté, les interprétations des jeunes stars d’aujourd’hui paraissent bien légères, à la fois trop fades et trop acharnées dans leur quête de profondeur, de tranchant et de détermination. «L’idée est d’apprendre à vous servir de tout ce qui vous est arrivé dans la vie, et ce afin de créer le personnage sur lequel vous travaillez», a déclaré Marlon Brando à propos de la méthode de l’Actor’s studio. «Vous apprenez à plonger dans votre inconscient et à vous servir de toutes les expériences que vous avez pu avoir.» De quelles expériences ces jeunes acteurs peuvent-ils s’inspirer, en-dehors de celle d’avoir été star toute leur vie?

Ce paradoxe temporel est devenu à son tour le principal thème des interprétations d’aujourd’hui. Pour la plupart, les récents rôles de Di Caprio ont ressemblé à des exercices d’auto-expurgation, dans lesquels l’acteur affichait un visage sombre et semblait agité par un conflit avec lui-même –il n’a pas rencontré le succès depuis le film Arrête-moi si tu peux de Steven Spielberg, un rôle qu’il méprise (à l’exception de son dernier film avec Scorsese, Shutter Island, où l’on sentait enfin son apprentissage prolongé avec le réalisateur porter ses fruits).

Ce n’est pas un hasard si l’on retrouve aussi bien dans Shutter Island que dans Inception une rêverie labyrinthique et une quête chimérique du réel. Il s’agit également du thème de Black Swan, dans lequel la ballerine jouée par Natalie Portman, qui manque d’expérience pour pouvoir interpréter le cygne noir, tente de l’acquérir en accéléré, comme Trinity dans Matrix chargeant des compétences de pilotage d’hélicoptère. Voilà pourquoi Black Swan a tant marqué le jeune Hollywood: trop compenser son manque d’expérience était précisément le thème du film.

C’est également la raison pour laquelle tous les regards se sont tournés cette année vers Gosling, «un acteur frimeur au potentiel illimité, qui a clairement trop regardé Taxi Driver», comme l’a décrit David Edelstein dans sa critique de Blue Valentine, dans le New York Magazine. Après dix ans au cours desquels il a choisi ses rôles afin d’effacer son image de Mouseketeer (il a joué tour à tour un toxicomane, un travesti et un fétichiste des poupées en latex), il a brutalement viré de bord cette année pour tourner dans Drive et Crazy Stupid Love, deux films très commerciaux, dans lesquels il ne s’inspire pas de la méthode naturaliste de DeNiro, Brando ou Dean, mais plutôt du minimalisme brut de McQueen, Delon et de Mickey Rourke à l’époque de Rusty James. «Ce que j’ai voulu interpréter dans Drive, c’est un personnage qui a vu trop de films de super-héros, trop de films avec Steve McQueen, trop de films d’action», m’a confié Gosling. «Le naturalisme n’est qu’une des façons de jouer».

Cette révolution adolescente à Hollywood risque sans doute de sonner le glas de la méthode de l’Actor’s studio. Dans ce cas, le conseil de Gosling est pertinent: les acteurs doivent s’engouffrer dans la brèche,  et non résister. Si l’on considère que Star Wars a remis le compteur cinématographique à zéro, et que les 30 dernières années d’Hollywood ont été ses 30 premières années, rejouées plus vite et avec plus d’effets spéciaux (les images de synthèse arrivant au même moment que le son), on se retrouve à l’automne 1937.

Le blockbuster de l’année est Blanche Neige et les sept nains, le réalisateur Leo McCarey est sur le point de remporter un Oscar pour le film Cette sacrée vérité, avec Cary Grant, âgé alors de 33 ans, et un nouvel acteur de 36 ans appelé Humphrey Bogart fait l’unanimité dans la presse pour son rôle de gangster dans Rue sans issue.

La iGénération ne nous donnera peut-être pas un Travis Bickle, mais elle pourrait nous donner un équivalent précieux: une ou deux vraies stars de cinéma. Simplement, ne soyez pas surpris qu’elles n’aient pas le droit de consommer de l’alcool.

Traduit par Charlotte Laigle

Tom Shone
Tom Shone (4 articles)
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