Monde

Obama «très préoccupé» par le Pakistan

Temps de lecture : 2 min

Les grandes lignes de sa conférence sur ses 100 premiers jours.

La conférence de presse de Barack Obama mercredi, à l'occasion de ses cent jours à la Maison Blanche, a été l'occasion pour le président américain de dresser un bilan-annonces-perspectives sur les sujets du moment, du Pakistan qui le préoccupe à la grippe — il y est allé de sa liste de petits conseils plein de bons sens...

Pakistan. Obama s'inquiète de la stabilité du gouvernement pakistanais mais il estime toujours que l'arsenal nucléaire du Pakistan ne va pas tomber dans les mains des militants islamistes. Il qualifie le gouvernement pakistanais, dont l'armée est en guerre contre les talibans qui progressent vers Islamabad, de «très fragile». Le président du Pakistan Asif Ali Zardari, que les Américains pressent d'être plus agressif dans la lutte contre les talibans, doit se rendre à Washington la semaine prochaine

Tortures. Obama a également répondu aux critiques de l'ancien vice-président Dick Cheney, réaffirmant que les interrogatoires musclés, et notamment l'utilisation du «waterboarding», de l'administration précédente n'avaient pas permis d'obtenir des informations supplémentaires. «Je ferais tout le nécessaire pour que le peuple américain soit en sûreté, mais je suis convaincu que le meilleur moyen d'y parvenir est de ne pas prendre des raccourcis qui vont à l'encontre de qui nous sommes.»

Cent jours. Sur ses 100 premiers jours, Obama a confié «normalement, un président a deux ou trois gros problèmes, nous en avons sept ou huit.» Le New York Times note qu'il a, à plusieurs reprises, cherché à se différencier de ses prédécesseurs, affirmant qu'il avait change la relation entre les Etats-Unis et le monde. «Nous avons refusé le faux choix entre notre sécurité et nos idéaux.»

Crise. Sur l'économie, Obama a affirmé «Nous ne pouvons pas retourner à une économie construite sur un tas de sable». Il a proposé une nouvelle formule pour son programme économique, «des nouvelles fondations pour la croissance» qui s'appuierait sur des dépenses en matière d'éducation et d'énergies renouvelables.

Selon le New York Times, le ton du discours d'Obama reflète un sentiment général selon lequel le prochain chapitre de sa présidence risque d'être encore plus difficile que le premier. Malgré tout les défis, sa côte de popularité reste haute.

(Photo: Obama à la conférence de ses 100 jours, REUTERS/Jim Young)

[Lire l'article complet sur The New York Times]

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