Les propositions de la galaxie libérale pour renouer avec la croissance
[TRIBUNE] Selon les libéraux, notre protection sociale a figé l'ascenseur social et entretenu la pauvreté. Il est temps de changer de paradigme pour retrouver le chemin de la croissance.
- Des faux euros saisis en Espagne. REUTERS/Susana Vera -
Le 9 novembre, la galaxie libérale se rassemblera autour d'Hervé Novelli et des Réformateurs, d'Aurélien Véron et du Parti libéral démocrate et de personnalités comme Alain Madelin.
Cette réunion des libéraux a une double ambition: promouvoir des propositions fortes pour sortir de la crise, et indiquer clairement que ce courant politique n'est captif d'aucun candidat à la présidentielle de 2012.
Nous n’avons pas été écoutés lorsque nous annoncions la crise. Les faits ont hélas donné raison aux libéraux. Les repères économiques du gouvernement et de ses prédécesseurs, de droite comme de gauche, sont en train de perdre leur crédibilité.
Nous découvrons enfin que la dépense publique ne crée pas de richesse, mais nous entraîne vers le fond. Notre protection sociale a figé l'ascenseur social et entretenu la pauvreté. Il est temps de changer de paradigme pour retrouver le chemin de la croissance.
Le 9 novembre, la galaxie libérale prendra la parole pour promouvoir un projet économique et social fort, inspiré des mesures qui ont permis le redressement d’économies sinistrées aussi diverses que la Suède des années 1980 ou le Canada des années 1990.
Soutenir ou pas le candidat de la majorité?
Cette soirée doit aussi poser les conditions d'un soutien éventuel à la présidentielle. Si le gouvernement continue à mener sa politique sur une ligne qui ne la différencie en rien de celle des socialistes des années 1990, les libéraux auraient la responsabilité de ne pas soutenir son candidat déclaré le jour venu.
La première urgence consiste à réduire notre dépense publique. Il ne s'agit pas tant de rassurer nos créanciers inquiets que de revenir à un modèle viable pour les générations futures.
Au terme de presque quatre décennies de déficits ininterrompus, nous devons réduire nos déficits d'au moins 100 milliards d'euros en rythme annuel.
Nous devons le réaliser par la dépense, car notre pression fiscale figure déjà parmi les plus décourageantes d'Europe.
Une réduction structurelle d'une telle ampleur exige la fin des statuts de la fonction publique et l'autonomie des services de l'Etat: effectifs moins nombreux, plus flexibles et mieux rémunérés sur une base individualisée. De nombreux exemples de transition de cette nature ont permis à des Etats de faire mieux avec moins.
La réforme de l'Education nationale est un bon exemple. Elle concerne autant son coût pour les finances publiques que la qualité de la formation de nos enfants.
Jusqu’ici, toute ébauche de changement a buté sur une bureaucratie gigantesque qui emploie un fonctionnaire non enseignant pour deux enseignants. Pour passer outre, nous proposons donc de rendre leur entière autonomie aux établissements scolaires.
Réformer l'Education nationale, notamment en la rendant autonome
Cet alignement du fonctionnement de l'école publique sur celui de l'école privée ferait économiser 30% du budget de l'Education nationale si on retient le chiffrage de l'Ifrap. Cette économie proche de 20 milliards d'euros par an se réaliserait sans diminuer le nombre d'enseignants de manière arbitraire comme aujourd'hui. Et pour une qualité au moins aussi bonne.
Cette décentralisation ultime ouvrirait également la voie à la création de nouveaux établissements, notamment dans les zones difficiles au travers du chèque éducation.
Ces réformes ne peuvent être envisagées sans libérer les moteurs de la croissance dans le même temps.
Les raisons du succès de l’auto-entreprenariat doivent être étendues aux PME si nous voulons qu'elles se développent, embauchent et, pour les plus dynamiques, conquièrent de nouveaux marchés en Europe et dans le monde.
Nous proposerons un grand nettoyage des réglementations de l’emploi, des barrières corporatistes et des contributions sociales et fiscales des entreprises.
Le retour d'une forte croissance est une nécessité pour redresser non seulement les comptes du pays, mais aussi la vitalité de notre économie, sa capacité à se renouveler pour profiter de la mondialisation comme nos voisins allemands.
Le 9 novembre, nous proposerons aux Français un modèle économique et social adapté au monde ouvert et globalisé que nous connaissons.
Il passe par une modernisation ambitieuse de l'Etat et de notre modèle économique et social. Ce rassemblement de la galaxie libérale ne posera pas seulement les conditions d'un soutien éventuel à un candidat à la présidentielle, mais celles de notre engagement dans les années à venir.
Aurélien Véron
Mis à jour le 07/11/2011 à 17h23

































La dépense publique ? Tout à fait, les cadeaux aux riches sont appelés à juste titre dépenses fiscales par les fonctionnaires du Trésor.
"Notre protection sociale a figé l'ascenseur social et entretenu la pauvreté"
Les ultralibéraux ont oublié quelques parenthèses pour que leur phrase soit compréhensible : (La carence de) notre protection sociale (aggravée par son démantèlement continu) a figé l'ascenseur social...
"Nous devons le réaliser par la dépense, car notre pression fiscale figure déjà parmi les plus décourageantes d'Europe."
Pourquoi toujours dire les choses à moitié ? Ce sont les taxes, les impôts indirects, qui écrasent le peuple et dépriment l'activité, qui découragent l'investissement. Leur cas ne doit surtout pas être confondu avec celui des impôts directs que les riches ne paient quasiment plus grâce à d'innombrables "niches" fiscales et sociales, ce qui leur permet d'accumuler des fortunes qu'ils investissent dans la spéculation, ou le déménagement des emplois du peuple français.
"Une réduction structurelle d'une telle ampleur exige la fin des statuts de la fonction publique et l'autonomie des services de l'Etat"
La galaxie libérale, tête de pont des ripoux qui veulent piller le patrimoine du peuple comme les oligarques russes en leur temps. Car la casse des statuts et "l'autonomie des services" n'a jamais servi à rien d'autre.
"Pour passer outre, nous proposons donc de rendre leur entière autonomie aux établissements scolaires."
Non Messieurs cela ne s'appelle pas rendre, mais voler !
Les écoles doivent appartenir à la Nation tout entière, à tous les citoyens sur un pied d'égalité. Si les directeurs d'école osent faire main basse dessus à la manière dont les oligarques russes se sont accaparés la propriété des usines de leur pays, ils mériteront que le peuple tout entier leur crache à la gueule ! Ou pire...
"Les raisons du succès de l’auto-entreprenariat doivent être étendues aux PME"
C'est une blague ? Le statut de l'auto-entrepreneur est un échec complet. Les plus de 25 ans ne tiennent que parce qu'ils ont droit au RSA, les autres sont bien vite obligés de lâcher.
"Nous proposerons un grand nettoyage des réglementations de l’emploi, des barrières corporatistes et des contributions sociales et fiscales des entreprises."
Des barrières corporatistes, c'est pas vrai ? A la bonne heure, les ultralibéraux se décident enfin à affronter la corporation des rentiers qui profitent de la pénurie de logements et défendent bec et ongle les normes d'urbanisme malthusiennes ! Bon courage...
Je suppose que sont visés aussi le numerus clausus pour les médecins, la licence pour les taxis, pharmaciens, débits de boisson, de tabac...
=>Quels cadeaux, laissez aux gens un peu de leur travail est un cadeau, l'Etat qui vous "impose" un prélèvement ose vous en laisser un peu, de plus la dépense publique n'en crée pas désole de vous le dire, sinon vu notre niveau on serait déjà le pays le plus riche du monde.
Les ultralibéraux ont oublié quelques parenthèses pour que leur phrase soit compréhensible : (La carence de) notre protection sociale (aggravée par son démantèlement continu) a figé l'ascenseur social... => c'est bizarre aux USA ou au Royaume uni l’ascenseur social marche mieux qu'ici
Pourquoi toujours dire les choses à moitié ? Ce sont les taxes, les impôts indirects, qui écrasent le peuple et dépriment l'activité, qui découragent l'investissement. Leur cas ne doit surtout pas être confondu avec celui des impôts directs que les riches ne paient quasiment plus grâce à d'innombrables "niches" fiscales et sociales => Faux les 10% personnes les plus riches contribuent a 42% aux PO selon L'insee. De plus , excusez moi de le dire mais les impots directs sont bien plus nocifs que les indirects
La galaxie libérale, tête de pont des ripoux qui veulent piller le patrimoine du peuple comme les oligarques russes en leur temps
=> tiens donc des oligarques autrefois chefs d'un apis que vous aimiez tant l'URSS, les privatisations n'ont jamais été libre mais donnez aux amis du pouvoir, du fait de la corruption laissée par l'URSS, de plsu les libéraux sont ceux qui luttent le plus contre la corruption et les passe droits et privilèges , relisez des auteurs libéraux au lieu de leurs critiques .
la corporation des rentiers qui profitent de la pénurie de logements et défendent bec et ongle les normes d'urbanisme malthusiennes ! Bon courage...Je suppose que sont visés aussi le numerus clausus pour les médecins, la licence pour les taxis, pharmaciens, débits de boisson, de tabac... =>Bien sur avec tout les privilèges que vous défendez si bien
=>Quels cadeaux, laissez aux gens un peu de leur travail est un cadeau, l'État qui vous "impose" un prélèvement ose vous en laisser un peu, de plus la dépense publique n'en crée pas désolé de vous le dire, sinon vu notre niveau on serait déjà le pays le plus riche du monde.
=>=>Dois-je comprendre que vous seriez favorable à ce que les revenus du capital soient imposés autant, sinon plus, que ceux du travail ? Cela risque de ne pas plaire aux riches.
=> C’est bizarre aux USA ou au Royaume uni l’ascenseur social marche mieux qu'ici
=>=>Les statistiques de l’OCDE nous apprennent que c’est le contraire, bien entendu, qui est vrai :
http://www.rue89.com/2010/05/26/des-statistiques-de-locde-font-sevanouir-le-reve-americain-152471
Croyez-vous que la guerre, le crime, la maladie ou la corruption favorisent la mobilité sociale ou la richesse des nations ? Eh bien les inégalités, c’est pareil.
Pourquoi toujours dire les choses à moitié ? Ce sont les taxes, les impôts indirects, qui écrasent le peuple et dépriment l'activité, qui découragent l'investissement. Leur cas ne doit surtout pas être confondu avec celui des impôts directs que les riches ne paient quasiment plus grâce à d'innombrables "niches" fiscales et sociales
=> Faux les 10% personnes les plus riches contribuent a 42% aux PO selon L'INSEE. De plus, excusez moi de le dire mais les impôts directs sont bien plus nocifs que les indirects
=>=>Impossible, les impôts indirects sont régressifs. Ils frappent proportionnellement plus les pauvres que les riches. Seuls les impôts directs sont progressifs (et constitutionnels)
La galaxie libérale, tête de pont des ripoux qui veulent piller le patrimoine du peuple comme les oligarques russes en leur temps
=> tiens donc des oligarques autrefois chefs d'un pays que vous aimiez tant l'URSS, les privatisations n'ont jamais été libres mais données aux amis du pouvoir, du fait de la corruption laissée par l'URSS,
=>=>Et quelle différence cela fait il avec la France ? Vous n’avez pas entendu parler des noyaux durs, ni du pantouflage ?
De plus les libéraux sont ceux qui luttent le plus contre la corruption et les passe droits et privilèges, relisez des auteurs libéraux au lieu de leurs critiques.
=>=>Je ne parlais pas des auteurs, mais des interprètes qui massacrent l’œuvre originale, méprisent le public et sautent des couplets entiers (allocation universelle, abolition de la prohibition…) Woerth, par exemple, cela vous dit quelque chose ?
La corporation des rentiers qui profitent de la pénurie de logements et défendent bec et ongle les normes d'urbanisme malthusiennes ! Bon courage...Je suppose que sont visés aussi le numerus clausus pour les médecins, la licence pour les taxis, pharmaciens, débits de boisson, de tabac... =>Bien sûr avec tout les privilèges que vous défendez si bien
=>=>Je combats tous les privilèges et toutes les discriminations. Mais j’attends de voir si la galaxie libérale vaut vraiment mieux que les politiciens libéraux qui se sont succédés au pouvoir depuis Giscard.
Pour le reste, je suis d'accord avec certaines de vos propositions comme l'amelioration de l'efficacite des services publics...Vaste programme.
Je m'eleve par contre aussi contre la manipulation consistant a utiliser les prelevements obligatoires dans les comparaisons entre pays (pour mesurer l'efficacite des Etats). En effet, un pays comme les Etats Unis ou les retraites et une grande partie du systeme de sante ne sont pas finances par des prelevements liberatoires auront toujours un taux inferieur a celui de la France. Un minimum d'honnetete (quelle valeur? dans l'ere de la communication) consisterait a comparer les depenses de l'Etat a perimetre comparable sans inclure la securite sociale et les retraites (ni d'ailleurs les redistributions telles que les allocations familiales qui ne sont pas une depense de l'Etat mais un choix de repartition des richesses tenant compte de la contribution a la societe des procreateurs). Est ce trop demander?
Il est interessant de noter qu'un des desavantages competitifs les plus devastateurs des USA est le cout excessif de ses regimes de sante et de retraites qui penalisent fortement les secteurs soumis a la competition internationale.
Dans un Monde Mondialise, il est essentiel d'avoir une economie de combat performante (donc peu chere) dans tous les secteurs d'activites, y compris prives. L'evolution du partage des richesses est un bon indicateur d'ou se trouvent les gisements de valeurs...
Je suis profondément navré de constater l'étendu du désastre provoqué en France par la propagande socialiste. En noyautant l'éducation nationale dans les années 70, on a réussi à imposer un modèle de société absolument détaché de tout réalisme et de toute réalité à deux générations de Français. L'inculture économique, l'égoïsme corporatiste et les délires de persécution sociale sont devenus la norme. On confond benoîtement l'endettement et l'enrichissement, on fait grève systématiquement à la moindre réforme en invoquant la divinité des Acquis Sociaux, et l'on se prétend victime de l'injustice en pointant du doigt le "capitalisme financier", qui enrichirait toujours davantage les riches sur le dos des pauvres, entendez par là le ménage français moyen.
La pathologie a atteint un degré tel que même un Sarkozy est impuissant à imposer les réformes nécessaires. Qu'y faire?
La retraite à 60 ans est une aberration, défendue sans vergogne par le probable prochain Président de la République. La naïveté affichée dans la foi d'un état tout-puissant était touchante dans les années 80, elle est maintenant effrayante en regard des défis qui attendent les Français dans les décennies à venir.
La crise actuelle est une crise du dirigisme et de l'interventionnisme, pas du libéralisme! Pourquoi si peu de gens en France se font-il l'écho de cette vérité?
http://www.rue89.com/2010/05/26/des-statistiques-de-locde-font-sevanouir-le-reve-americain-152471 => c'est du rue 89 donc j'en doutes un peu désole ^^
Impossible, les impôts indirects sont régressifs. Ils frappent proportionnellement plus les pauvres que les riches. Seuls les impôts directs sont progressifs (et constitutionnels) => faux, les charges patronales + irpp(67% du produit payé par 10 % des contribuables de cet impôt) + iS +TVA (17% de taux moyen pour les 10 % les plus riches contre 8 % pour les plus pauvres)
risent le public et sautent des couplets entiers (allocation universelle, abolition de la prohibition…) Woerth, par exemple, cela vous dit quelque chose ? => Woerth n'est pas libéral, sinon d'accord avec vous.
Je combats tous les privilèges et toutes les discriminations. Mais j’attends de voir si la galaxie libérale vaut vraiment mieux que les politiciens libéraux qui se sont succédés au pouvoir depuis Giscard. =>J'ne conclus que vous aimiez un peu Giscard ? Un bon point pour vous, sinon pas vu de libéral depuis Giscard sauf balladur et Chirac en 86-88 et puis c'est tout ^^
=>=>Qu'à cela ne tienne, vous pouvez vérifier sur le site de l'OCDE elle-même : http://www.oecd.org/document/51/0,3343,en_2649_34325_44566259_1_1_1_1,00.html
les charges patronales + irpp(67% du produit payé par 10 % des contribuables de cet impôt) =>=>Vous additionnez des choux et des carottes ! L'IRPP est un impôt direct, alors que ce que vous appelez les "charges" patronales est un mélange d'assurances obligatoires (accident du travail par exemple. C'est normal qu'une assurance soit parfois obligatoire, seule la TVA qui arrive par dessus est scandaleuse) et de cotisations qui s'apparentent à des impôts indirects (allocations familiales par exemple) mais certainement pas à des impôts directs. Le fait que 67 % du produit de l'IRPP soit payé par 10 % des contribuables ne suffit pas à prouver que l'IRPP est en France un impôt globalement progressif (comme il devrait l'être)
TVA (17% de taux moyen pour les 10 % les plus riches contre 8 % pour les plus pauvres) => Là, je veux voir votre source.
Pas vu de libéral depuis Giscard sauf Balladur et Chirac en 86-88 et puis c'est tout
=> Giscard a privatisé la création monétaire en 1973 (loi Giscard) Ce fut la dernière fois que les jeunes qui sont arrivés sur le marché du travail ont trouvé de l'embauche normalement. Il est devenu président en 1974. Ce fut la dernière fois que la France eu un budget en excédent. Et la première fois en temps de paix dans notre histoire qu'une génération arriva sur le marché du travail et ne fut pas embauchée. Le cap impulsé par Giscard n'a jamais été remis en cause depuis, ni par Chirac ou Balladur, ni par les socialistes.
Giscard a purement et simplement stoppé le programme de reconstruction de la France, qui est resté depuis inachevé. Toutes les villes nouvelles et les cités HLM qui étaient programmés pour loger les gros bataillons des baby-boomers, qui étaient déjà nés (le baby-boom a culminé en 1967) mais pas encore arrivés sur le marché ont été annulés, avec les terribles conséquences, inévitables, qui ont suivis.
Avant Giscard l'Etat se faisait un devoir de pallier la carence de l'intiative privée. Avec Giscard le secteur privé s'est vu interdire de pallier la carence de l'action publique (premières normes d'urbanisme malthusiennes, interdiction des immeubles de grande hauteur)
Giscard était partisan de la croissance zéro. Il jugeait nécessaire de créer ce qu'il appelait un "volant" de chômage pour freiner les hausses de salaires. Certainement un des succès les plus éclatants de l'histoire de la politique économique.
C'est aussi Giscard qui a stoppé l'achèvement du programme social du Conseil National de la Résistance. Ses successeurs se sont attelés au démantèlement de ce qui avait été construit.
Je m'insurge contre deux contre-vérités que les libéraux ne cessent de nous rabâcher : 1/ : L'argent que l'état récupère, c'est du vol
et 2/ corollaire du 1/ :
privatiser un secteur permet de faire économiser de l'argent aux Français
Le point 2 étant parfaitement illustré par ce paragraphe : "Cet alignement du fonctionnement de l'école publique sur celui de l'école privée ferait économiser 30% du budget de l'Education nationale si on retient le chiffrage de l'Ifrap. Cette économie proche de 20 milliards d'euros par an se réaliserait sans diminuer le nombre d'enseignants de manière arbitraire comme aujourd'hui. Et pour une qualité au moins aussi bonne."
Je me permets juste de rappeler que l'école a de toute façon besoin d'argent pour fonctionner, et que si ce n'est pas l'état qui règle la facture, ce seront les ménages qui devront le faire. Cette dépense apparaitra forcément ou sous la forme d'un impôt, ou sous la forme d'une facture.
Si vous mettiez en avant l'hypothèse que le privé est plus efficace que le le public, ce serait déjà plus honnête. Il resterait encore à le prouver ou, si cela à déjà été fait, à donner au moins une référence pertinente.
D'autre part, vous nous sortez un argument d'autorité en affirmant que la qualité serait équivalente.
Qui pensez vous convaincre avec des arguments d'autorité sinon ceux qui sont déjà convaincus et les faibles d'esprit ?
La seule chose qui soit pire qu'un monopole public, c'est un monopole privé. Il suffit de vivre dans un état démocratique pour avoir une chance que les monopoles publics soient gérés et administrés dans l'intérêt général, alors que si le monopole ou l'oligopole est privé, on n'en a plus aucune.
Je ne vois pas comment l'école privée pourrait coûter moins cher que l'école publique car ceux qui investissent dans une entreprise privée quelle qu'elle soit en attendent un retour sur investissement, et d'ailleurs tout le monde sait que l'éducation comme la santé coûtent beaucoup plus cher aux USA qu'en France, pour une efficacité égale voire moindre.
Pour que le secteur privé puisse offrir au consommateur un service plus intéressant que le public il faut : 1) qu'il y ait de la vraie concurrence : pas un monopole ni un oligopole privé. Cela exclut les écoles car il n'est pas envisageable, sauf dans quelques très grandes villes avec une énorme densité de population, que les parents puissent mettre en concurrence plusieurs écoles dans chaque rue comme ils peuvent le faire avec les épiciers du coin, 2) que la concurrence profite au consommateur : cela exclut les marchés où celui qui paye n'est pas celui qui choisit l'entreprise comme l'eau, le gaz ou les chemins de fer.
Alors comment se fait-il que les soi-disant libéraux français défendent systématiquement la privatisation même (surtout !) dans des secteurs où par nature, faute de pouvoir organiser une concurrence authentique et efficace, cela ne pourra profiter qu'aux actionnaires, jamais aux consommateurs ?
Est-ce un hasard si les capitalistes s'intéressent tellement à ces secteurs où ils pourront jouir d'un monopole, font des pieds et des mains pour les "ouvrir" à une fausse concurrence qui ne profitera jamais au consommateur, mais laissent aux petits entrepreneurs les secteurs où on ne peut pas faire fortune, justement parce que le consommateur profite d'une vraie concurrence ?
Je crois que la réponse est dans la question.
Dans le cas de l'électricité on nous dit que nous devons accepter une augmentation importante du prix payé par le consommateur sinon le secteur privé n'est pas intéressé et la "concurrence" ne se développe pas ! Ceux qui avaient cru que l'ouverture à la "concurrence" (la privatisation) du marché de l'énergie était motivée par la volonté de favoriser les intérêts du consommateur sont maintenant aussi traumatisés que les communistes sincères quand ils ont découvert la réalité du goulag.
Si les épiceries étaient un monopole public, les capitalistes ne se précipiteraient pas pour les ouvrir à la concurrence. La vraie concurrence, celle qui profite aux consommateurs, ne les a jamais intéressé et ne les intéressera jamais : ce qu'ils veulent c'est des rentes de situation qui bétonnent les profits !
L'idéologie libérale est désormais aussi irrémédiablement discréditée que l'idéologie communiste. Cela ne sert plus à rien d'exposer posément les théories des auteurs communistes ou libéraux, les peuples de l'Ouest comme de l'Est ont été tellement traumatisés par le comportement de ceux qui s'en réclament quand ils sont au pouvoir qu'ils n'acceptent plus d'écouter les arguments théoriques, aussi intéressants ou pertinents qu'ils soient.
Une petite différence quand même. Les militants de base du PCF ou de LO sont généralement des communistes sincères, là où les militants de base de l'UMP, par exemple, ne font même pas semblant d'être sincèrement libéraux. Ils tiennent des discours ouvertement fascistes sur des questions comme celle du mariage homosexuel ou de la prohibition des drogues, ou encore défendent les subventions agricoles avec la même ardeur que les hindouistes défendent leurs vaches sacrées.
Les politiciens libéraux ont réussi à dégoûter complètement les peuples en moins de 30 ans, là où il avait fallu 70 ans aux politiciens communistes.
L'efficacité capitaliste.
"L'absence de gestion politique fait qu'il est trop dangereux pour l'industrie de continuer le développement d'une molécule dont la rentabilité serait immédiatement remise en cause par une concurrence non maîtrisée."
http://www.lepoint.fr/invites-du-point/didier_raoult/la-resistance-aux-antibiotiques-un-probleme-politique-21-11-2011-1398419_445.php
La concurrence libre et non faussée les capitalistes n'en ont jamais voulu. Ce qu'ils veulent c'est faire fortune, et pour cela il est indispensable que la concurrence soit "maîtrisée" comme ils disent.
A noter que dans cet article le professeur Didier Raoult propose une fuite en avant : encore plus de propriété intellectuelle, pour supprimer tout risque de concurrence, et donc faire revenir les capitalistes.
Il ne lui est pas venu un instant à l'idée que la mission de produire les médicaments dont le pays a besoin pourrait être (très) avantageusement assumée par l'État.
Horreur ! Les employés pourraient être des fonctionnaires, recrutés par concours nationaux et anonymes, rendez vous compte...Pas de piston, de passe-droit, de pot-de-vin ! Et même, comble de l'abomination : aucun dividende ne serait versé à des capitalistes !
Non vraiment, une pensée aussi perverse n'aurait jamais pu naître sous le crâne de ce brave homme.