EconomiePresidentielle

Les propositions de la galaxie libérale pour renouer avec la croissance

Aurélien Véron, mis à jour le 07.11.2011 à 17 h 23

[TRIBUNE] Selon les libéraux, notre protection sociale a figé l'ascenseur social et entretenu la pauvreté. Il est temps de changer de paradigme pour retrouver le chemin de la croissance.

Des faux euros saisis en Espagne. REUTERS/Susana Vera

Des faux euros saisis en Espagne. REUTERS/Susana Vera

Le 9 novembre, la galaxie libérale se rassemblera autour d'Hervé Novelli et des Réformateurs, d'Aurélien Véron et du Parti libéral démocrate et de personnalités comme Alain Madelin.

Cette réunion des libéraux a une double ambition: promouvoir des propositions fortes pour sortir de la crise, et indiquer clairement que ce courant politique n'est captif d'aucun candidat à la présidentielle de 2012.

Nous n’avons pas été écoutés lorsque nous annoncions la crise. Les faits ont hélas donné raison aux libéraux. Les repères économiques du gouvernement et de ses prédécesseurs, de droite comme de gauche, sont en train de perdre leur crédibilité.

Nous découvrons enfin que la dépense publique ne crée pas de richesse, mais nous entraîne vers le fond. Notre protection sociale a figé l'ascenseur social et entretenu la pauvreté. Il est temps de changer de paradigme pour retrouver le chemin de la croissance.

Le 9 novembre, la galaxie libérale prendra la parole pour promouvoir un projet économique et social fort, inspiré des mesures qui ont permis le redressement d’économies sinistrées aussi diverses que la Suède des années 1980 ou le Canada des années 1990.

Soutenir ou pas le candidat de la majorité?

Cette soirée doit aussi poser les conditions d'un soutien éventuel à la présidentielle. Si le gouvernement continue à mener sa politique sur une ligne qui ne la différencie en rien de celle des socialistes des années 1990, les libéraux auraient la responsabilité de ne pas soutenir son candidat déclaré le jour venu.

La première urgence consiste à réduire notre dépense publique. Il ne s'agit pas tant de rassurer nos créanciers inquiets que de revenir à un modèle viable pour les générations futures.

Au terme de presque quatre décennies de déficits ininterrompus, nous devons réduire nos déficits d'au moins 100 milliards d'euros en rythme annuel.

Nous devons le réaliser par la dépense, car notre pression fiscale figure déjà parmi les plus décourageantes d'Europe.

Une réduction structurelle d'une telle ampleur exige la fin des statuts de la fonction publique et l'autonomie des services de l'Etat: effectifs moins nombreux, plus flexibles et mieux rémunérés sur une base individualisée. De nombreux exemples de transition de cette nature ont permis à des Etats de faire mieux avec moins.

La réforme de l'Education nationale est un bon exemple. Elle concerne autant son coût pour les finances publiques que la qualité de la formation de nos enfants.

Jusqu’ici, toute ébauche de changement a buté sur une bureaucratie gigantesque qui emploie un fonctionnaire non enseignant pour deux enseignants. Pour passer outre, nous proposons donc de rendre leur entière autonomie aux établissements scolaires.

Réformer l'Education nationale, notamment en la rendant autonome

Cet alignement du fonctionnement de l'école publique sur celui de l'école privée ferait économiser 30% du budget de l'Education nationale si on retient le chiffrage de l'Ifrap. Cette économie proche de 20 milliards d'euros par an se réaliserait sans diminuer le nombre d'enseignants de manière arbitraire comme aujourd'hui. Et pour une qualité au moins aussi bonne.

Cette décentralisation ultime ouvrirait également la voie à la création de nouveaux établissements, notamment dans les zones difficiles au travers du chèque éducation.

Ces réformes ne peuvent être envisagées sans libérer les moteurs de la croissance dans le même temps.

Les raisons du succès de l’auto-entreprenariat doivent être étendues aux PME si nous voulons qu'elles se développent, embauchent et, pour les plus dynamiques, conquièrent de nouveaux marchés en Europe et dans le monde.

Nous proposerons un grand nettoyage des réglementations de l’emploi, des barrières corporatistes et des contributions sociales et fiscales des entreprises.

Le retour d'une forte croissance est une nécessité pour redresser non seulement les comptes du pays, mais aussi la vitalité de notre économie, sa capacité à se renouveler pour profiter de la mondialisation comme nos voisins allemands.

Le 9 novembre, nous proposerons aux Français un modèle économique et social adapté au monde ouvert et globalisé que nous connaissons.

Il passe par une modernisation ambitieuse de l'Etat et de notre modèle économique et social. Ce rassemblement de la galaxie libérale ne posera pas seulement les conditions d'un soutien éventuel à un candidat à la présidentielle, mais celles de notre engagement dans les années à venir.

Aurélien Véron

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