C'est quoi un salafiste (français)?
Près d’un tiers des quelque 12.000 salafistes français sont des catholiques ou protestants convertis. Suivant les préceptes des théologiens d’Arabie saoudite, ils portent la barbe et la djellaba du Prophète Mohamed. Terroristes ou non, ils sont assurés d’aller au paradis.
- Damien Chavanat -
Une manifestation à tendance salafiste a eu lieu à Paris, samedi 15 septembre, dans la foulée des évènements sanglants survenus au Moyen-Orient, et qui ont notamment coûté la vie à l'ambassadeur américain en Libye Christopher Stevens. Nous republions à cette occasion un article sur les salafistes français paru en novembre 2011.
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Cela prend plus ou moins de temps mais l’impétrant finit un jour par «se réveiller salafi, dormir salafi, penser salafi, manger salafi, bref vivre salafi». Comme cela est (presque) arrivé au chercheur Samir Amghar, dont l’ouvrage Le salafisme d’aujourd’hui. Mouvements sectaires en Occident, propose une immersion dans le quotidien des salafistes.
Pour nous, ces derniers se résument souvent à d’hâtives silhouettes croisées dans la rue. Hâtives, étonnantes, dérangeantes, effrayantes même. Mais Samir Amghar, lui, est allé bien au-delà. «J’ai développé une relation d’amour-haine avec eux, dont il a fallu que je m’extirpe pour retrouver l’objectivité du chercheur», reconnaît-il.
C’est au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 que ce jeune sociologue décide de consacrer sa thèse de doctorat aux salafistes qu’on accuse d’être des proches d’al-Qaida. Samir Amghar ne conçoit pas son boulot de chercheur autrement que sur le terrain, immergé dans le matériel qu’il étudie, bien loin des tours d’ivoire académiques. Normal après tout, et signe de sérieux –excepté que son «objet», son «matériel» d’étude à lui est constitué par une véritable «organisation sectaire», l’un des groupes religieux les plus hermétiques qui soient.
Qu’est-ce qu’un salafiste (français)? Nous avons soumis à Samir Amghar neuf clichés qui circulent à propos de ces «musulmans primitifs».
1 L’habit fait le salafiste
VRAI. Le plus souvent, le salafiste porte une longue barbe, une calotte et un qamîs (djellaba) qui s’arrête au-dessus des chevilles comme en son temps le prophète Mohamed (VIIe siècle). Sa tenue a pour but de renouer avec les fondements de l’islam originel.
Les salafistes femmes revêtent le jilbâb, un voile ample à large emmanchure et de couleur sombre qui laisse le visage visible, ou bien le niqâb qui ne laisse découverts que les yeux ou encore le sitar qui leur permet de voir sans être vue. Elles peuvent y adjoindre des accessoires de marque, ceinture, sac et chaussures siglées. Porter du Chanel ou du Dior n’est pas en contradiction avec les valeurs religieuses qu’elles défendent.

D’ailleurs, la «mode salafiste» est à l’origine de certaines lignes de vêtements streetwear, comme Billal Wear, qui propose un look hybride entre la tenue islamique traditionnelle et la tenue américanisée hip hop des banlieues (baskets et jean qui laissent visibles les chevilles).
2 Un vrai musulman est salafiste
FAUX. Le salafiste peut être considéré comme un musulman ultra-orthodoxe. Un musulman qui considère que l’islam doit régir l’ensemble des comportements autant sacrés que profanes. Il a une approche littéraliste des versets coraniques. Il pense que le Coran doit être compris et appliqué à la lettre.
L’enseignement de Muhammad Ibn Abd al Wahhab, un théologien du XVIIIe, qui a tenté de revivifier l’islam des origines et domine le salafisme, forme aujourd’hui la doctrine officielle de l’Arabie saoudite.
Parmi l’ensemble des musulmans dans le monde, les salafistes représentent une minorité. Mais une minorité active. Cependant, de plus en plus de musulmans jugent leur pratique religieuse à l’aune de l’islam salafiste. Celui-ci est en passe de devenir la norme islamique mondiale.
3 On ne naît pas salafiste, on le devient
VRAI. On devient salafiste de son plein gré sans pression d’un quelconque gourou car on estime que c’est la voie la plus pure, celle qui incarne l’orthodoxie musulmane et qui garantit d’aller au paradis. Il n’y a pas de transmission de père à fils puisque les salafistes européens, âgés de 18 ans à 35 ans, sont un phénomène nouveau.
L’individu n’est pas victime d’un lavage de cerveau; il intériorise le fait que le salafisme est une norme religieuse légitime et s’autopersuade sur une base volontaire. A partir du moment où il fait le «minimum syndical» (aller à la prière, aux réunions, s’habiller comme un salafiste, etc) il est coopté par le groupe.
Devenir salafiste est une façon de refuser l’alternative «racaille ou assimilé type Rachida Dati», pour certains jeunes beurs. Ils retrouvent une fierté et une nouvelle identité. Les guerres en Irak, en Afghanistan et le conflit israélo-palestinien ont noirci l’image de l’islam et du salafisme auprès de l’opinion publique, mais en ont rehaussé le prestige dans les quartiers populaires qui tiennent leur «revanche» car le salafiste est redouté et fait peur.
En France, le mouvement salafiste compte un quart à un tiers de convertis, issus des milieux catholiques ou protestants, «français de souche», Antillais, Congolais, Zaïrois. Ces convertis sont souvent les plus radicaux car il leur faut «compenser» une vie qui n’a pas été musulmane jusqu’alors.
4 Salafisme et terrorisme vont de pair
FAUX. Tous les djihadistes (al-Qaida et affiliés) sont salafistes, mais tous les salafistes ne sont pas djihadistes.
Les salafistes ne sont pas forcément violents. Il y a même des branches salafistes qui condamnent de façon unanime la violence. Les salafistes «quiétistes» par exemple, qui sont légalistes et soumis au système législatif occidental quand bien même une norme contreviendrait à un principe religieux. Ainsi les salafistes quiétistes ont-ils appelé les musulmanes occidentales portant le voile à l’ôter si la loi l’exige.
Après les attentats du 11-Septembre, les salafistes quiétistes ont condamné toutes les formes de violence politique et d’actions terroristes. Certains exhortent même les musulmans occidentaux à collaborer avec les services de sécurité afin de dénoncer une personne ou une organisation qui voudrait commettre des attentats.
Une petite minorité de salafistes fait une lecture révolutionnaire de l’islam qui rendrait légitime l’usage de la violence. Le salafiste révolutionnaire se voit comme un «juste» combattant pour une cause légitime, l’instauration d’un Etat islamique qui préfigurera l’avènement de la justice de Dieu sur terre.
Depuis le 11 septembre 2001 à New York, toutes les tentatives d’attentat ont été évités –sauf en 2004 à Londres et en 2005 à Madrid. A Londres, le «seuil de tolérance» vis-à-vis des salafistes est plus élevé qu’en France. Chez nous, les pouvoirs publics sont secondés par la plupart des imams qui dirigent les mosquées et qui empêchent que des prédications violentes soient prononcées. De plus, les services de renseignements mènent un remarquable travail d’infiltration des milieux salafistes, en particulier dans les prisons.
5 Le salafiste est austère et se bat pour un ordre social plus juste
FAUX. Le salafiste a un rapport parfaitement décomplexé à l’argent et à la réussite individuelle. Idéologiquement et économiquement, le salafiste est plus proche du Medef que de la CFDT et pratique toutes sortes d’activités commerciales.
Le succès matériel est un moyen pour lui de se réaliser. Les salafistes s’entichent de produits high-tech, de la voiture dernier modèle, ou bien encore d’ordinateurs sophistiqués... Anti-occidental déclaré, le salafiste défend, souvent malgré lui, le modèle consumériste occidental et américain ainsi que l’individualisme.
Un salafiste peut placer son argent dans une banque occidentale mais pas dans un livret à taux rémunéré car l’usure lui est interdite, et il suit les règles de la finance islamique telles que conceptualisées par les théologiens saoudiens. Si le salafiste est heureux en affaires, il y voit une revanche sur cet Occident qui le critique et le signe qu’il est un élu de Dieu.
Les salafistes se battent pour islamiser le monde pas pour l’affranchissement de tous.
6 Le salafiste est nécessairement polygame
FAUX. Le salafiste défend la polygamie au nom du plaisir de l’homme et de la «protection» de la femme. Dans les faits, rares sont les salafistes qui pratiquent la polygamie. Souvent avant le mariage, la famille de la fiancée et la fiancée posent leurs conditions et peuvent très bien demander au futur époux de renoncer à la polygamie.
Chez les salafistes, la recherche d’une femme ou d’un mari est prédéfinie par un ensemble de règles. Et c’est le groupe auquel appartient le salafiste qui est chargé de trouver la bonne personne. En général, les «sœurs» qui portent le jilbab et le niqâb ont le plus de succès.

Les salafistes craignent d’ailleurs beaucoup les «sœurs» issues de la mouvance des Frères musulmans. L’un d’eux, vivant à Montreuil, précise bien qu’il n’est pas question pour lui d’épouser l’une d’entre elles: «Elle va me casser la tête avec les études et Tariq Ramadan, elle voudra faire des études puis travailler; y a pas plus féministes que les filles des Frères musulmans, si j’ai à choisir je préfère me marier avec Fadela Amara», rapporte Samir Amghar dans son livre.
Chez les salafistes, on ne se marie pas parce qu’on s’aime, on se marie parce que c’est un acte d’adoration d’Allah, c’est la moitiée de la foi selon un dire du Prophète. De plus en plus de salafistes ont également recours à des sites matrimoniaux communautaires comme Index Nikah pour se marier.
Selon le Coran, le divorce demeure l’acte le moins apprécié par Allah, mais les salafistes n’hésitent plus à divorcer si leur compagne ne correspond pas à leurs attentes. Au regard de la tradition prophétique, la sexualité des salafistes est très normative: l’épouse doit être vierge, la fellation est interdite et la seule position recommandée est la position «classique».
Mais les salafistes occidentaux vivent dans un environnement beaucoup plus permissif, surfent beaucoup sur Internet et fréquentent les librairies islamiques qui sont remplies de livres traitant du mariage et du sexe. Toutes choses qui influencent aussi leur sexualité. Tout comme le port de lingerie très sexy dont sont également friandes les jeunes femmes salafistes.
7 Pas pire «traître» qu’un Frère musulman pour un salafiste
VRAI. Israël et l’Occident constituent la menace numéro 1 aux yeux des salafistes. Pourtant ces derniers considèrent aussi certains musulmans, dont les Frères musulmans, comme des adversaires, soupçonnés de vouloir briser l’unité de l’Oumma et de pervertir l’islam.
Les salafistes reprochent aux Frères musulmans d’avoir intégré au patrimoine islamique des valeurs comme la démocratie, étrangère à la religion musulmane, ou de vouloir rénover l’islam en fonction de la modernité occidentale.
Ce qui fait que, paradoxalement, on peut dire que les salafistes sont malgré eux des défenseurs de la laïcité car ils défendent l’idée qu’il ne faut pas mélanger le religieux et le politique! Les salafistes jugent que les concessions des Frères musulmans constituent des altérations inacceptables de la référence coranique et de la tradition du prophète.
En France, le prédicateur frériste Tariq Ramadan est l’une des cibles privilégiée des attaques salafistes.
Il existe cependant un courant minoritaire qui accepte de se lancer dans la politique lorsque l’identité islamique est remise en cause en Occident. Ce courant de salafistes, nés et grandis en Occident, est alors prêt à négocier leur vote auprès des élus afin de faire pression pour que l’identité islamique soit mieux respectée. Dans ce cas, les salafistes deviennent concurrents des Frères musulmans car ils partagent avec ces derniers une stratégie d’entrisme dans la vie politique et se disputent la même clientèle.
8 Les salafistes risquent d’être les grands perdants des «Printemps arabes»
VRAI. Au début des printemps arabes, le comité des grands savants d’Arabie saoudite, relayé par de nombreux salafistes occidentaux, stipulait qu’il était interdit de se rebeller contre les régimes au nom de la cohésion sociale.
Car durant toutes ces années passées, les salafistes ont été les alliés de facto des dictateurs arabes. En Tunisie, le régime de Ben Ali avait autorisé de nombreux salafistes à prêcher alors que tout autre activisme islamique était interdit. En Algérie, Bouteflika a favorisé le développement du salafisme quiétiste pour contrer le salafisme djihadiste; il a institutionnalisé et fonctionnarisé nombre de personnes de cette tendance et le salafisme a pris la tête de la réislamisation du pays. Au Caire, l’essor du salafisme a été et reste soutenu par l’Arabie saoudite qui craint la concurrence des Frères musulmans.
En autorisant les prédicateurs salafistes, les gouvernements arabes gardaient la main sur la réislamisation de la société et satisfaisaient les aspirations religieuses de leurs populations tout en s’assurant que le retour à l’islam ne s’accompagnerait pas de revendications politiques d’opposition.
Mais avec les printemps arabes et la chute des dictateurs, les salafistes ont perdu cette position privilégiée. Ce sont les islamistes, Frères musulmans en Egypte, Ennhada en Tunisie, le Parti de la Justice et du développement (AKP) en Turquie, qui devraient être les gagnants des Printemps arabes.
9 Il y a un danger salafiste en France
FAUX. Estimés à 12.000 en 2010 avec une trentaine de lieux de cultes (Stains, Marseille, Lyon, Besançon…), les salafistes s’inscrivent en France dans une logique sectaire. Ils ne se «mélangent» donc pas au risque de se faire «contaminer».
Ils ne sont donc pas dans une logique de confrontation avec les autorités françaises. En novembre 2005, cent salafistes auraient été écroués dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, selon les chiffres présentés aux députés par le ministre de l’Intérieur d’alors, Nicolas Sarkozy.
On a également assisté à la neutralisation d’une filière «tchétchène» dans les banlieues lyonnaise et parisienne en 2002, au démantèlement du groupe Farid Benyettou dans le XIXe arrondissement en janvier 2005, à l’identification ou à l’arrestation de volontaires partis en Irak en 2005, ainsi qu’à l’expulsion d’imams salafistes, pour la plupart d’origine algérienne issus du front islamique du salut.
La France constitue cependant le pôle de l’organisation salafiste en Europe.
«Le courant salafiste fonctionne comme une multinationale du religieux, explique Samir Amghar. C’est aujourd’hui et pour les années à venir un acteur incontournable de l’islam occidental.» Mais le sociologue constate que «plus le salafiste s’enracine en Occident, plus il s’occidentalise et perd de sa verve». Par conséquent, «l’attaquer de front c’est le renforcer, le traiter comme un interlocuteur est le meilleur moyen de le contenir pour faire émerger un salafisme assagi», conclut Samir Amghar.
Ariane Bonzon
Dessins: Damien Chavanat
Mis à jour le 17/09/2012 à 11h08

















































La fellation est autorisée ,en tout cas Elle nest pas interdite,cest la sodomie qui Est proscrite.....
Toutes les positions sont autorisées ,il y a cependant des personnes plus imaginatives que d autres,chez les musulmans comme chez les autres ,alors dire que la position la plus classique Est la plus conseillée cest soit un très mauvais travail de journalisme ou alors de la desinformation !!!!
Sur ces bonnes paroles hasta la vista !!!!
Quelques rectifications ou ajouts : 1- pour la barbe: OK , pour la Calotte, non pas forcement mais par contre ils se rasent la tête, pantalon au dessus des chevilles, vrai : par contre il ne s'agit pas de la tenue originale de prophète, les vrai savants sunnites sont clairs à ce sujet. 2- Également, les savants musulman sunnites considèrent les salafistes comme une secte déviante de l'Islam, et celle ci n'est pas présenté comme la norme officielle de l'islam. 3- Il s'agit d'un lavage de cerveau puisque les salafistes ne sont bien que entre eux, généralement ceux -ci n'ont pas un niveau d'étude élevé, contrairement aux véritables musulmans. 4- Ils sont en général, avec la pensée, d'accord avec les méthodes violentes (lapidations...), mais il est vrai qu'ils ont différents niveaux d’activisme. 5- no comment 6- no comment 7- no comment 8- no comment 9- Le courant salafiste principal en europe est l'Angleterre, la France serait plutot en 2 eme position.
Pour ceux qui, Dieu sait pourquoi, ont développé une espèce de haine des salafistes, je ne pense pas que cet article pourra remédier à cet état de choses.
Et qu'ils soient d'origine catholique ne changera rien à l'affaire. Même si on nous assure que tous les salafistes ne sont pas des djihadistes, il nous suffit de savoir que tous les djihadistes sont des salafistes, pour nous faire gamberger un max !
Ajoutez à cela que le salafiste, paraît-il, se fout des problèmes de la société, ne s'intéressant qu'aux voitures dernier modèle et aux produits high-tech, ce qui n'est vraiment pas bien.
Heureusement qu'une slateuse est venue nous apprendre que, contrairement à ce qu'affirmait madame Bozon, la fellation et les positions du Kama-Sutra étaient autorisées sinon cet article aurait été vraiment trop désespérant.
Bonjour,
L'article laisse à penser que les musulmans "pratiquants", qui suivent la sounna (tradition prophétique), sont les salafistes. Le premier pilier de l'Islam est la profession de foi "j'atteste qu'il n'y a qu'un seul dieu Allah, et que Mohammed est son messager". C'est un engagement du musulman à adorer Dieu uniquement, en suivant les enseignements de son messager.
Tous les musulmans sont donc engagés à suivre la sounna, ce n'est pas particulier aux salafistes.
Dans votre 1er point l'habit fait le salafiste, vous parlez de la barbe, et du vêtement au dessus de la cheville, qui sont des sounna.
Pour ce qui est de la jellaba ou autre, il est prescrit dans le Coran de porter ses parures dans les lieux de prière. Voilà pourquoi beaucoup d'hommes musulmans portent des vêtements traditionnels arabes à la mosquée. Porter des vêtements traditionnels n'est pas une obligation religieuse.
Vous parlez ensuite des vêtements des femmes salafistes. Le port du jilbeb lorsque la femme musulmane sort est une prescription coranique. Il n'est pas particulier aux salafistes. Par exemple en Iran les femmes chiites portent le tchador, en Tunisie, le jilbeb traditionnel est le sefseri. Le vêtement change de nom selon les régions. Le jilbeb n'est pas forcément de couleur sombre, par exemple encore en Tunisie, dans certaines régions le sefseri est blanc cassé.
En Islam, il y a une divergeance des savants quand à l'obligation ou la recommandation du voile intégral. Le Coran institut le port du voile intégral pour les femmes du prophète Mohammed, et il est rapporté dans la sounna que le voile intégral était porté par d'autres femmes musulmanes à cette époque.
2-Le vrai musulman est salafiste :
"Le salafiste peut être considéré comme un musulman ultra-orthodoxe. Un musulman qui considère que l’islam doit régir l’ensemble des comportements autant sacrés que profanes. Il a une approche littéraliste des versets coraniques. Il pense que le Coran doit être compris et appliqué à la lettre."
Ceci est la croyance de tous les savants musulmans sunnites.
3-On ne nait pas salafiste, on le devient.
"En France, le mouvement salafiste compte un quart à un tiers de convertis, issus des milieux catholiques ou protestants, «français de souche», Antillais, Congolais, Zaïrois. Ces convertis sont souvent les plus radicaux car il leur faut «compenser» une vie qui n’a pas été musulmane jusqu’alors."
Moi même je suis convertie à l'Islam, ayant eu une éducation athée, et ayant cru en Dieu comme des milliards d'autres personnes (sans distinction de religion).
Mariée avec un musulman d'origine, je ne vois pas de différence dans notre compréhention de la religion. Comme tous musulmans, nous suivons le Coran et la sounna. Il faut bien différencier les personnes de religion musulmane des personnes de tradition musulmane.
Les musulmans sont de religions musulmanes. Il y a des athés de tradition musulmane, mais ils ne sont pas musulmans.
Souvent quand on parle des musulmans, on parle des gens de tradition musulmane (ils fêtent l'Aïd comme des athés de tradition catholique fêtent Noël par exemple), et lorsqu'on parle des musulmans de religion, on les appelle salafiste...
6-Le salafiste est nécessairement polygame
La polygamie est autorisée en Islam, mais pas obligatoire. Comme l'auteur le dit bien, la femme peut donner comme condition au mariage que le mari n'épouse pas d'autre femme.
Le musulman peut épouser la femme de son choix, si elle est musulmane, juive ou chrétienne. Pour la femme musulmane, le mariage n'est autorisé qu'avec un homme musulman. Rappelons que le consentement des deux époux est une des conditions de validité du mariage en Islam.
Le couple musulman est aussi fondé sur la tendresse et l'amour.
Le divorce est détestable d'après la religion musulmane, mais si les époux n'arrivent pas à s'entendre, il n'y a aucun mal à ce qu'ils divorcent d'un point de vue religieux.
Comme l'a déjà précisé Musulmane dans son commentaire, ce n'est pas la fellation qui est interdite, mais la sodomie. Et il n'y a pas de position recommandé, les seul interdits étant les rapports durant les menstrues et après un accouchement, et la sodomie.
#7 : "Les salafistes reprochent aux Frères musulmans d’avoir intégré au patrimoine islamique des valeurs comme la démocratie, étrangère à la religion musulmane, ou de vouloir rénover l’Islam en fonction de la modernité occidentale."
Je suis pas un grand connaisseur (ni croyant d'ailleurs), j'essaie de comprendre, et je m’intéresse bcp à la religion musulmane pour mieux comprendre et combattre mes préjugés. Mais je ne comprend pas ce passage, quelqu'un peut m’éclairer ? Peut on dire officiellement que la démocratie et l'islam sont étrangers, incompatibles ?
Merci !
Bonjour,
Pour répondre à votre question, les avis des musulmans sont divergeants sur le sujet de la démocratie.
Certains considèrent que c'est exclusif aux non-musulmans.
Dans le Coran, Dieu ordonne au prophète Mohammed de se concerter avec les musulmans.
Par exemple, avant une bataille, le prophète prenait l'avis de ses compagnons, et il suivait l'avis majoritaire même si ce n'était pas son propre avis.
Dieu ordonne aussi dans le Coran aux musulmans de se concerter entre eux.
Lors de la mort du prophète Mohammed, le califat est revenu au compagnon Abou Bakar, ce n'est pas lui qui a pris le pouvoir, mais il a été choisi par les musulmans.
Par la suite, il y a eu des divergeance quand au choix du dirigeant, ce qui a donné le chiisme.
Bien sûr la communauté musulmane était beaucoup moins grande, il n'y avait pas le systhème de vote comme on le connait aujourd'hui.
Par contre, l'obligation de diriger avec la loi islamique (chari'a) n'est pas sujette à divergeance. C'est une obligation claire dans l'islam. Il est illicite pour le dirigeant musulman de diriger avec des lois autres que les lois divines. Dieu dit dans le Coran que ceux qui ne jugent pas d'après les lois divine sont des injustes, dans un autre passage il est dit que ce sont des pervers (désobéissants), dans un autre passage, que ce sont des mécréants. Pour ce qui n'est pas légiféré par la loi islamique, les musulmans doivent se concerter (un exemple concret, le code de la route).
Dans la politique d'un pays, il y a de nombreux aspects qui ne sont pas légiférés par la chari'a, par exemple l'économie.
Quand aux musulmans, il ne peuvent pas rejeter la loi divine, ça reviendrait à trouver Dieu injuste, ce qui est contraire au dogme islamique, qui affirme que Dieu est exempt de tout défaut, et que le droit de légiférer lui revient exclusivement.
Tout ceci est valable seulement pour un pays musulman.
Les savants musulmans sont d'accord que la loi islamique ne peut pas être imposée dans un pays non-musulman, c'est au musulman de quitter un pays où il est empêché de pratiquer sa religion.
Mon avis aussi est que l'on ne peut pas imposer les actes d'adoration, car l'acte n'a de valeur que par l'intention. Par exemple une femme se voile pour Dieu, c'est un acte d'adoration. Une autre femme se voile pour ne pas avoir de problème avec son entourage, son acte n'a aucune valeur du point de vue religieux.
J'espère vous avoir un peu éclairé, si vous avez d'autres questions n'hésitez pas, j'y répondrais autant que je peux.
Bonjour,
je m’intéresse à l'Islam afin de comprendre les tenants et les aboutissants...
Ma question porte sur le financement des mouvances armées comme Al Qaeda. J'ai fait des recherches Internet et j'ai souvent relevé un lien entre le Qatar et Al Qaeda. Pourriez-vous expliquer ce lien s'il existe?
Merci.
Les croyances religieuses reposent sur un corpus de mythes. A chaque religion, ses mythes, mythologies, liturgies, règles, son droit, ses prêtres, saints, son histoire et autres événements merveilleux... L'homme peut-il vivre sans ce fatras de croyances, telle est la question. Il faut partir de là pour analyser les pratiques religieuses et les comportements. Si l'on croit que la Terre est cubique, on ne sera pas un grand physicien... Si l'on croit que Mahomet est monté au ciel à cheval... Etc. Et comme l'a chanté Brassens : "quand on est con, on est con !".
Bien à vous
Bonjour,
Pourriez-vous donner plus de précisions (ou de références) sur les affirmations que vous donnez en introduction de l'article?
> "Suivant les préceptes des théologiens d’Arabie saoudite"
C'est un peu normal, les villes saintes islamiques y sont situées (Médine et la Mecque)
> "ils portent la barbe"
comme Mohamed Merah (qui n'en avait pas)
> "et la djellaba du Prophète Mohamed."
pour ceux qui n'en n'ont jamais vu : djellaba = chemise (très) longue
> "Egalement férus de high-tech."
Là faut vraiment m'expliquer ou vite prévenir les forces de l'ordre que dès qu'ils voient un barbu avec un iPhone : direction la "garde à vue"
> "Terroristes ou non, ils sont assurés d’aller au paradis."
Ni le Coran, ni la tradition prophétique n'indique que le paradis est assuré pour qui que soit.
Cordialement.
"un tiers de catholiques ou protestants convertis" : vous voulez dire des anciens "pratiquants" habitués de l'église ou du temple, ou bien désignez vous ceux que l'on nomme des "français de souche" (vocable à manier avec délicatesse) ?
Pratiquants ou pas, de souche ou pas ou depuis quand, c'est difficile là aussi de faire des généralités. Et puis de quelle tendance, ou mouvance : le spectre est large des tradis aux cathos de gauche, des évangélistes aux luthériens, par exemple.
par ailleurs d'où vient cette donnée ? au pifomètre dans les commissariats, selon les intéressés eux mêmes (à partir de quel échantillon ?), selon un sociologue, ... ?
merci de sourcer l'info.
Au nom de Dieu le le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Pour commencer,pourquoi toujours ce besoin de deformer les mots;
comment donner un sens objectif à un mot qui dés le départ est déformé dans son appellation d'origine.(salafi et non salaf"iste")
Définition du mot [salaf]:
Ethymologiquement, cela veut dire "ancêtre", "prédécesseur"
Religieusement, on entends par [salaf] les compagnons (que Dieu les agrées), la génération d'après, et celle d'après.
Définition du mot [salafi]
Le "salafi", par définition, est celui qui suit la voie des [salafs].
Le but recherché par ce nouveau nom, c'est la distinction vis-a vis des autres groupes.
Ainsi il n'y a aucun doute que la classification claire, plate, distinctive et décisive est de dire : "je suis un musulman qui est sur le Coran et la Sounna et sur la méthodologie des pieux Prédécesseurs [Salaf As-Salih]". Et cela peut être dit avec plus de concision en disant : "je suis un Salafi".
Le Prophète Mohammad (et non mahomet qui signifie en hébreux "le non loué") (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit :
« Cramponnez vous à ma Sounnah et à la Sounnah des califes biens guidés après moi(salafs). Mordez-y à pleine dent et méfiez vous des choses forgées car toute chose forgée est une innovation, et toute innovation est un égarement, et toute égarement est dans le feu » Et aussi:
« Les meilleures de ma communauté sont ma génération, celle qui vient après et celle qui vient après »(donc les salafs)
Voila pour l'origine du mot "salafi".
Maintenant je vais me pencher sur la véracité de quelques passages, qui m'interpelle.
L'auteur, vous dites, je cite:
-"Une manifestation à tendance salafiste a eu lieu à Paris, samedi 15 septembre,"
Faux: les "salafis" (donc ceux qui suivent la voie des salafs) ne manifestent pas car cela ne fait pas partie de la voie(sunna) empruntée par le prophète(paix et bénédictions d'Allah sur lui)ni par ces compagnons. Les grands savants interdisent les manifestations pour la raison qu'elle ne fait pas partie de la sunna(voie empruntée)et que les manifestations appellent à la violence etc...
Donc soit vous vous trompez, soit vous manipulez les gens afin de faire passer les bons pour les mauvais!
-Dans (1) "Les salafistes femmes revêtent le jilbâb, un voile ample à large emmanchure et de couleur sombre qui laisse le visage visible Pourquoi de couleur sombre? C'est faux de couleur sobre et classique oui.
-Dans (2) "L’enseignement de Muhammad Ibn Abd al Wahhab, un théologien du XVIIIe, qui a tenté de revivifier l’islam des origines et domine le salafisme, forme aujourd’hui la doctrine officielle de l’Arabie saoudite."
Muhammad Ibn Abd al Wahhab a tenter de revivifier l'unicité de Dieu donc a fortiori l'islam d'origine. "et domine le salafisme"c'est faux!
Maintenant on parle de salaf"isme"et de quelqu'un à sa tête .Bien des savants ont appelés à l'unicité de dieu avant lui et personne ne les à mis à la tête du soit disant salaf"isme".
-Dans (3)"Devenir salafiste est une façon de refuser l’alternative «racaille ou assimilé type Rachida Dati», pour certains jeunes beurs. Ils retrouvent une fierté et une nouvelle identité".
"une façon de refuser l’alternative «racaille ou assimilé type Rachida Dati»" Donc pour vous quelqu'un qui revient aux bases de l'islam est motivé par le fait de refuser certaines alternatives! Je pense qu'il est motivé par le fait de refuser une seule alternative: celle de ne pas adorer Dieu uniquement et d'aller au feu.
-Dans (4)" Tous les djihadistes (al-Qaida et affiliés) sont salafistes, mais tous les salafistes ne sont pas djihadistes." Là vous mélangez tellement tout...
Un musulman qui se fait attaquer et qui se défend est dans le djihad, comme vous demain,on vous attaque vous vous défendez,non?Aujourd'hui dans le monde entier seul le djihad de défense est pratiqué. Vous essayez de faire passer des musulmans qui se défendent pour des terroristes.Al qaida sont des terroristes et en aucun cas des salafi.
Je ne sais pas si Dieu existe mais vu le sort qu'il a réservé à ses créatures, j'ai beaucoup de mal à imaginer qu'il puisse être miséricordieux...
Article bien long qu'il est facile de résumer :
- Une personne qui suit un culte, est un inculte. Il ne sait pas que la terre n'est pas plate, et que ce qui a crée l'univers n'avait rien à foutre de l'existence 14 milliards d'années plus tard d'imbéciles qui pensent qu'ils doivent vivre de telle ou telle façon pour pouvoir ensuite aller au ciel. Le ciel (l'univers) est complètement impropre à la vie et il n'y a en gros sur terre qu'on est bien, même si notre vie est très limitée. Le jour où ces idiots réaliseront que le ciel c'est l'enfer, il y aura un progrès.
- A la limite, si ces imbéciles vivaient leurs croyances ridicules dans leur coin sans faire chier le reste du monde, ça serait leur problème, et ça serait tout. Qu'ils autorisent ou pas telle nourriture, telle position sexuelle, on s'en fout. C'est dans leur demeure que ça se passe. Ils s'habillent en public comme des blaireaux du moyen âge qu'ils sont, ils sont ridicules, mais c'est leur problème. Là où c'est le nôtre, c'est que ces dits imbéciles pensent qu'il serait bien que tout le monde vive comme eux. C'est là où le bât blesse.
- Ce sont des ségrégationnistes (il y a eux et les infidèles) et la république s'honorerait à avoir une position claire par rapport aux gens qui non seulement croient en des bêtises (le père noel, les dahus, les dieux) mais en plus veulent imposer à la majorité leurs idioties. Favoriser un peu la culture scientifique irait dans le bon sens, et ne pas céder publiquement à leurs revendications ridicules également. Si vraiment la vie dans notre pays ne convient pas à leurs idioties, qu'ils aillent vivre au pôle nord (pour les supporters du père noel) ou dans un désert nord africain pour ceux qui pensent naïvement que l'univers a été crée pour la partie la moins productive de l'humanité. Le retour aux sources peut aussi se faire géographiquement, les babas cool de 68 ont migré dans le Larzac et c'était logique pour eux.
- La même république devrait modifier la loi de 1905, celle qui interdit à l'état de financer les cultes, et l'étendre à "tous les états", autrement dit, il est insoutenable que par exemple le royaume du maroc ou d'arabie saoudite finance un culte en France. On devrait arrêter de fêter des idioties comme le 15 Août, où paraît-il la mère de dieu, du moins de fils de dieu, mais dieu quand même, qu'elle aurait eu en restant vierge, serait "montée au ciel", ou des trucs abracadabrants comme ça. La pauvre, à 10km d'altitude, elle a du commencer à se geler sérieux ses vierges fesses, et bien avant 100km d'altitude, la pauvre était re-morte. Et il y a des gens pour croire des délires comme ça, et on doit les considérer comme des interlocuteurs normaux ? On est au 21ème siècle, quand même... En quoi l'état et la société devrait reconnaître des croyances de l'antiquité alors que l'on sait aujourd'hui que tout ça est complètement faux et ridicule ?